Casterman (réédition numérique FeniXX)

  • Premières altercations sur le tas de sable... Premières disputes entre frères et soeurs... Premières fessées peut-être... À la violence des enfants, répond la violence des parents. Répond ? Précède plutôt. Quand nous disons : Je ne peux plus le supporter, il est trop agressif, n'amorçons-nous pas le cercle vicieux, soigneusement entretenu par les contraintes, les brutalités de la société, que nous ne voyons même plus ? Et pourtant cela pourrait changer, en commençant par une éducation différente. L'agressivité fait vivre, la violence tue. Sachons l'apprendre à nos enfants.

  • Une enquête dramatique menée par un jeune garçon.

  • Petite-fille d'Elvira, une des grandes couturières de Paris, Sylvana, qui a disparu depuis six ans, manifeste soudain le désir de rentrer chez sa grand-mère qui l'a élevée. Qu'a-t-elle fait durant tout ce temps, et pourquoi revient-elle ? Un dur conflit de générations a toujours opposé la vieille dame et sa petite-fille. Elvira, baronne de Lauzac, reine de la haute couture, née dans un misérable quartier de Rome, a réussi, selon son point de vue. Cependant, Sylvana a toujours étouffé dans le luxe qui l'entourait et elle est allée à la recherche de sa propre voie. Pour elle, sa grand-mère la maintenait hors de la vie, tandis que la couturière pensait, au contraire, qu'elle offrait à sa petite-fille des chances qu'elle eût tant aimé posséder dans la nuit de sa jeunesse. Mais, pour Sylvana également, la nuit l'a enveloppée et, avant l'aube, que de combats, d'errements et de découvertes...

  • « Elle avait quinze ans et une mobylette rouge. On l'a retrouvée dans un fossé. Nue. Recroquevillée. Les yeux fixes. Elle s'appelait Céline. C'était ma fille. » Ainsi commence ce qui n'est qu'un fait divers. Du moins pour les autres. Mais pas pour Laure, la mère de Céline. Pas pour le père, Philippe Jaujac (le narrateur), pourtant rompu - par son métier de journaliste - aux drames de l'actualité quotidienne. Pris entre le besoin de savoir de Laure, et le doute de la Justice, Jaujac va réagir. À sa façon. Il ne veut pas la peau de l'autre. Seulement sa vérité ! Parce que le meurtrier présumé a menti. Au moment de l'aveu. Ou après. Et que le bénéfice du doute profite trop souvent au mensonge. Parce que Jaujac n'a qu'une certitude : la condamnation de sa fille. À perpétuité. C'est là tout le problème posé par ce qu'on appelle, de nos jours, « la légitime justice ».

  • Quatorze témoignages d'anonymes présents à certaines périodes de l'histoire de France : la bataille de Verdun, le débarquement de Normandie, Auschwitz, le Front populaire, l'Algérie française, le Tour de France, les années yé-yé...

  • Im-pos-si-ble, lui avait dit le doyen de la Faculté de Sao Paulo, votre père est à peu près l'unique Blanc à pouvoir se hasarder seul dans ces contrées. Quelle déception ! Six ans que Pierre Laumière n'a plus vu son père, ethnologue au Brésil. Une chance unique l'a amené à Rio mais, hélas, à l'heure qu'il est, papa Laumière se trouve dans le Mato Grosso, chez la tribu des Bororos. C'est alors que tombe du ciel la proposition inespérée de son ami Oliveira : Je pars demain en inspection sur nos chantiers. Cela te plairait-il de m'accompagner ? - Ils sont loin ? - Assez. Près de Cuïaba, dans le Mato Grosso...

  • C'est la rentrée dans l'internat de monsieur Nil. Ici, le maître est magicien et les élèves apprentis sorciers, fées, fakirs... Une école pas comme les autres!

  • Souillac, Souillac, deux minutes d'arrêt ! Dans un hoquet, le wagon s'immobilisa. Le chef de train relâcha la pression qui maintenait les portes fermées ; on aurait dit que le Corail, en bête fourbue, soufflait après une longue course. Un air chaud s'engouffra dans les couloirs. Hakim passa la tête à l'extérieur. - Eh les gars ! C'est pas Belleville ! On a raté la station ! Parés pour des vacances sans soucis, aux frais de leur cher ancien directeur, Diembi, Miki, Bouboule, Hakim et Lisa vont vite déchanter. Accueillis comme des chiens dans un jeu de quilles, il ne leur reste qu'une solution : essayer de comprendre ce qui se trame dans ce village aux allures pourtant si innocentes...

  • Mince ! C'est ce qu'a dit Damien quand on lui a annoncé que sa grand-tante Flavie était morte. Quoi ? Igor ? ici ? avec moi ? ce week-end ? C'est ce qu'a hurlé le même Damien quand il a su que c'était lui qui devrait s'occuper de son infernal cousin Igor, pendant que toute la famille s'en irait enterrer la fameuse tante au fin fond de la Lorraine. Et tout cela, bien sûr, le jour de la boum d'anniversaire d'Éléonor. Fermement décidé à sauver ce qui peut être sauvé de son pauvre week-end, Damien est prêt à tout. Igor aussi. Bonne soirée...

  • Tu peux nous donner ton nom et ton adresse ? reprit le policier d'une voix amicale. Le jeune garçon secoua désespérément la tête. - Non ! cria-t-il, pressant le lapin en peluche entre ses mains si crispées que les jointures en devenaient blanches. Pourquoi ce refus de répondre ? Et pourquoi ce silence semble-t-il si lourd à porter pour ce garçon aux yeux gris ? Patient et tenace, l'inspecteur Garnier est bien décidé à reconstituer, coûte que coûte, le puzzle incertain de cette enfance volée.

  • Cette histoire ne rimait à rien, c'était évident et, pourtant, Jeanne n'était pas folle. Elle avait vu la boîte. Ce n'était pas de sa faute si elle avait ensuite disparu mystérieusement. À cause d'une petite boîte grise remplie de poudre blanche, qu'elle est seule à avoir vue, Jeanne se laisse peu à peu prendre au piège du silence. Ne rien dire à ses parents, se méfier même de Samira, son amie de toujours. Il se trame pourtant quelque chose de vraiment inquiétant dans les coulisses du cours de danse...

  • C'est vers la fin avril que les choses ont vraiment commencé à se gâter. Juste au moment du quinzième anniversaire de mariage de mes parents. C'était une date secrète ; on avait décidé de ne rien dire, de ne pas ébruiter l'affaire ; il ne fallait surtout pas que les Lancashire, nos voisins, puissent l'apprendre... Qu'est-ce donc que cette guerre des tranchées, qui oppose les Lancashire à leurs voisins ? Quel obscur secret les pousse à cette joute sans merci ? Peut-être la boîte de Lego ? Ou la belle plante grimpante ? Nul ne le sait plus, mais une chose est certaine : c'est l'enfer !

  • Ecrit par un spécialiste de la question, cet album s'adresse à un large public.

  • Je lance des regards discrets... Ils sont trois, deux filles et un garçon. La première, qui est jolie, fait un noeud avec ses cheveux ; l'autre, qui est jolie mais un peu moins, gratte un coin de son pantalon ; le garçon lace et délace ses chaussures. On est déjà quatre à être tout seuls, ça fait du bien... Pensant guérir la timidité de leur fils, les parents d'Émile ont décidé de l'envoyer en colonie de vacances. S'ils savaient...

  • De la déclaration d'amour : Combien d'amours ne sont-ils pas nés et morts, plongés dans les entrailles de la terre, étouffés dans l'oeuf du métropolitain ?, à la rupture : Notre amour déraille,... c'est fini. Je t'aimais trop !, en passant par l'échec : Je te déteste, parce que tu es la créature la plus belle et la plus fascinante que j'aie jamais rencontrée, parce que je suis fou amoureux de toi et que si, de temps en temps, tu levais les yeux de ce livre, peut-être que je t'aimerais. Les amours se font et se défont, au gré des mots et des stations de métro. À la suite d'un concours s'adressant aux jeunes Bruxellois de 14 à 24 ans, plus de 1500 lettres sont parvenues aux organisateurs en trois semaines. Présidé par l'écrivain Amélie Nothomb, le jury a primé les missives les plus belles. Aujourd'hui nous les retrouvons dans ce volume particulier de la collection Travelling. Un document brut, parcouru d'émotion, de tendresse et de violence : l'amour vu par une génération qui renoue avec les sentiments, parfois les plus amers.

  • Mais ça va vous faire une sacrée route ! Vers quelle heure comptez-vous arriver ? Papa s'est tout de suite montré rassurant : il avait, longtemps, été représentant de commerce et avait parcouru la France en tous sens. Les grandes distances, ça le connaissait. Le père de Quentin est prêt à tout pour ne pas rater la fiesta organisée par son vieux copain Patrick pour ses quarante ans. Prêt à traverser la moitié de la France en voiture, à emporter dans l'expédition deux innocents chatons à peine sevrés, à faire la sourde oreille au petit bruit bizarre dans la région avant droite de son véhicule, par ailleurs déjà crotté jusqu'aux oreilles. Un anniversaire comme ça, ça ne se rate pas ! Et si c'est lui qui le dit...

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Chargée de mener à bien la dernière journée du groupe de théâtre, en l'absence de la prof de français qui s'est cassé la jambe, Priscilla se débat pour régler les ultimes mises au point du spectacle...

  • T'inquiète pas, j'ai dit à ma mère, tu pourras venir nous voir au foyer de la DASS. J'avais dit ça pour mettre de l'ambiance. Ça a marché. Tu ne peux pas la boucler cinq minutes ? m'a fait Ana. Fils de contremaître au chômage passe encore, mais fils de concierge, ça, jamais. Rencogné dans la minable loge dont la famille a hérité grâce à la solidarité de la diaspora portugaise, le narrateur de cette histoire n'est pas vraiment décidé à la boucler...

  • Quelle armoire tu veux prendre ? - Aucune importance ! - T'as pas envie d'être là, hein ? - Comment t'as deviné ?... Grâce à une classe de neige, qui promet de les barber autant l'une que l'autre, Jeanne et Sien font connaissance. Jeanne se surprend à avouer à Sien combien son amitié pour la parfaite Mathilde l'encombre parfois ; Sien fait partager à Jeanne sa passion pour la peinture, pour Vincent Van Gogh et pour le jaune...

  • Est-ce si simple de prendre l'avion tout seul ? Au bout du voyage il y a de la fierté, mais avant il y a l'anxiété, l'attente et la première grande solitude.

  • La Castor ! Je vois la Castor ! Oui, pas de doute ! c'est bien elle ! Elle est ligotée sur une chaise, et un homme vêtu d'une blouse blanche promène sous son nez un gros serpent ! Cyprien a suivi Margoton, son extravagante voisine, au sommet d'un immeuble en construction. Et voilà qu'il découvre que la maîtresse a été kidnappée... Mystère, aventure et gros serpents au menu de ce roman plein d'humour.

  • En cet après-guerre, les grandes villes ont changé de structures, de fonction et de nom. Elles sont devenues des métropoles. Ces métropoles ont mal tourné. Elles sont aujourd'hui communément maudites. Pourtant, il y a une douzaine d'années seulement, les autorités, à l'avance, les béatifiaient. Comment expliquer cet échec urbain ? Une certaine idéologie anti-ville se repaît de banalités et fait diversion. Elle prophétise la fin des villes, sans élucider les raisons véritables de la crise actuelle de la ville. Les villes sont un mode d'être de la société. La métropole est devenue la formation urbaine dominante, parce que la sorte de concentration qui s'opérait en elle, constituait un facteur de croissance économique. Elle correspondait à la fois aux conditions nouvelles du développement de la production, et à l'évolution interne des rapports sociaux dans le capitalisme avancé, dont la couche sociale monopoliste était devenue la force motrice. Elle avait, par là-même, pour fonction sociale de consolider et d'amplifier l'hégémonie des classes dirigeantes. C'est ainsi que la politique urbaine de l'État a été axée sur le développement des métropoles. Leur aménagement fut, essentiellement et prioritairement, conçu en fonction de la production et de l'accumulation du capital. Cette déviation économiste, qui est structurelle, est la raison principale de leur mal aménagement, qui est à l'origine de la crise de la ville. Que valent les palliatifs proposés ? La politique des villes moyennes apparaît comme une bien curieuse affaire. La prolifération des néo-villages dans les parages lointains des aires métropolitaines et les villes nouvelles, ne font que confirmer la prépondérance des métropoles. Alors, que faire ? Penser se libérer individuellement en fuyant la ville, est une utopie inopérante. La lutte socio-politique, collective, à la fois revendicative, politiquement consciente, et s'articulant à l'ensemble du combat démocratique, peut, seule, permettre de libérer la ville.

  • ... Je sens son halètement sur mon visage. Je n'ose même pas crier. Il va me mordre à la gorge et me sectionner la veine jugulaire, Je vais mourir après m'être vidée de mon sang et juste aujourd'hui, mardi, alors qu'on n'a pas école demain. C'est comme ça à Montigny. Vous pourriez croire qu'il ne s'y passe rien. Pourtant, restez-y quinze jours avec Chris et Marinette, et vous verrez ! Un hold-up fracassant, une Toyota en or massif, une pianiste martyre, un baron louche, un chemineau mélomane... Je vous garantis que vous ne serez pas déçus !...

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