Denoël (réédition numérique FeniXX)

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Le docteur Fer est une femme dangereuse. Dans sa folie, le vaste hangar où elle réside, elle bricole une machine à modifier la réalité. Machine dont elle est la seule à comprendre le fonctionnement et qui se compose d'un invraisemblable bric-à-brac dont les cadavres humains ne sont pas exclus. Pour Néon, jeune Loup d'un Paris en miettes, l'univers du docteur Fer est incompréhensible et menaçant. Qu'elle l'enrobe de barbe à papa, qu'elle inverse localement la pesanteur jusqu'à faire s'écraser au plafond sa femme, Eau, ou qu'elle s'acharne à remettre en route un maire virtuel, passe encore... Mais le jour où son camarade Pixel se met à délaisser ses parties de bataille navale pour collaborer au sabotage du réel, rien ne va plus...

  • La pibale, c'est l'alevin de l'anguille que les Girondins, les Landais et les Basques pêchent clandestinement et qui vaut très cher au marché noir... Car nous sommes en 1942, dans une petite ville « occupée ». Pibale, c'est également le surnom donné à un adolescent de 17 ans, lâche et mythomane. Son oncle Gérard qui l'élève, et qui est un caïd du milieu, veut faire de lui un avocat. Mais Pibale rêve d'égaler son père, « le Pacha », un gangster notoire, emprisonné depuis plusieurs années. Or le jeune homme ne va réussir à se distinguer que dans la délation et la veulerie. À cause de lui, des résistants seront arrêtés et aussi son oncle. Lui-même sera jeté en prison où il jouera le rôle de « mouton ». Mais jusqu'où pourront aller les conséquences de sa fabulation et de ses impostures ? Remarquable par sa précision et son extrême finesse dans la simplicité, ce livre est le portrait magistral d'un anti-héros, Pibale, mais aussi la peinture très originale d'une tranche de vie sous l'occupation.

  • Pierre Magnan nous donne une nouvelle lecture de dix de ses romans ; il nous distille les paysages et leurs habitants, les vrais et les imaginaires, ces derniers s'inscrivent dans le décor d'une Haute-Provence mise en images par Pierre Ricou.

  • Une jeune femme, en conflit avec son père, amoureuse d'une étrange créature venue des étoiles : un vampire stellaire qu'elle cache dans son grenier et nourrit de son sang... Un bal où les hommes sont déguisés en femmes et les femmes en bêtes, où la proie n'est pas toujours celle que l'on croit. Moïra, une artiste, qui à coups de crochet sur des draps détrempés de vie, fait rugir toute la puissance de son art, de véritables oeuvres de chair... Tableaux du délire, recueil posthume dérangeant, rassemble les meilleurs récits d'Alain Dorémieux et un inédit écrit en collaboration avec Fabienne Leloup.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • La Terre au XXVIIIe siècle, sous la dictature de Quartz II. Tout individu doit régulièrement passer des tests qui mesurent son aptitude psychosociale, tandis que des normes artistiques rigoureuses sont imposées à la population : les romans sont fabriqués par des machines selon des critères bien définis, la peinture ne doit pas sortir de l'abstrait officiel et la musique ne peut qu'être atonale... Insupportable obscurantisme étatique contre lequel va s'insurger un jeune étudiant en beaux-arts. Commence alors, pour le dissident Jan Artuby, une carrière d'agitateur qui va le mener jusque dans les étoiles... Un roman d'aventures qui s'est bonifié au fil des ans jusqu'à atteindre les dimensions d'une fresque prophétique.

  • Ancien rédacteur en chef de «Paris-Jour», «Paris-Presse» et «France-Soir», l'auteur fait le récit de l'épopée du monde à travers quatre-vingts journées décisives de son histoire. Des événements et des hommes qui ont marqué le XXe siècle.

  • Des textes qui témoignent d'un itinéraire intellectuel et d'un engagement politique qui firent de Souvarine un ardent bolchevique, fondateur du P.C.F., puis un opposant radical au système communiste tel qu'il s'est développé dans les pays de l'Est.

  • Un roman qui nous révèle la face cachée de celui que l'on appelait l'incorruptible.

  • Stéphane Fayot et sa soeur Céline, l'un et l'autre sans descendance, enregistrent sur cassettes à l'usage des historiens du futur, la biographie de leur ancêtre Louis Fayot, né en 1316, le même jour qu'Étienne Marcel dont il fut le témoin privilégié. Or, l'on a pu dire du prévôt des marchands de Paris qu'il fut l'un des plus célèbres personnages de notre histoire et pourtant l'un des plus mal connus. Cette chronique, transmise oralement, chez les Fayot, d'une génération à l'autre, et maintenant préservée de l'oubli, ne s'est-elle pas peu à peu muée en roman populaire ? C'est possible ; et c'est d'ailleurs le talent de Denyse Vautrin d'évoquer avec autant de simplicité que de verve la figure légendaire de celui qui assura le gouvernement de la capitale après le désastre de Poitiers (1356) et l'emprisonnement de Jean le Bon, en ces années charnières du XIVe siècle.

  • Catherine Sforza, fille du duc de Milan, est née et a vécu dans l'Italie des condottieri, des guerres incessantes, de Machiavel, des papes scandaleux, des splendeurs et des poisons de la Renaissance triomphante. Nièce par alliance du pape Sixte IV, puis de Laurent de Médicis, belle-soeur de l'empereur d'Autriche, Catherine Sforza est aussi l'aïeule de Marie de Médicis, et donc de Louis XIII. Cultivée, grande amoureuse, dotée d'une santé de fer et d'une énergie incroyable, Catherine fut réputée la plus belle femme de son temps. Après l'assassinat, dans des conditions atroces, de son premier mari en 1488, Catherine, comtesse de Forli, prit en main la direction de la cité, et organisa sa défense contre Cesar Borgia et ses alliés français. Elle montra alors de quoi elle était capable, résistant jusqu'au bout, l'épée à la main. Cette femme d'une trempe exceptionnelle survécut à tous les soubresauts d'une existence extraordinairement agitée. Elle mourut à Florence, discrètement, en 1509. Sa figure reste vivante dans la mémoire et la légende italiennes. Dans sa biographie très complète, Guy Rachet, à travers ce destin passionné, fait découvrir l'Italie des artistes du Quattrocento, les intrigues de la Rome pontificale, les rivalités des cités et des princes, parmi lesquels la dame de Forli occupe une place de choix.

  • Un roman historique évoquant la révolte de Razine, au 17e siècle, dans le sud de la Russie.

  • Premier volume d'une grande fresque romanesque et historique dans le cadre de la Russie tsariste finissante.

  • Sulpicia, jeune Romaine, est intelligente, cultivée, très belle. Cérinthus, jeune Grec, est intelligent, cultivé, très beau. Tous deux habitent le magnifique palais de Valérius Messala, l'illustre général, le protecteur des artistes, l'aristocrate humaniste. Sulpicia, nièce de Messala, est patricienne, de la plus haute noblesse qui soit. Cérinthus, secrétaire de Messala, est un esclave. Rien, absolument rien, n'est concevable entre eux, que sépare une barrière sociale parfaitement étanche. D'autant qu'en cette année 23 avant J.-C., Octave-Auguste, maître de Rome depuis quatre ans, prétend restaurer les vertus d'autrefois. Alors Sulpicia et Cérinthus, qui se sont découvert l'un pour l'autre une passion brûlante, sont condamnés à s'aimer à la dérobée, car le scandale serait mortel. Seule la charmeuse et vicieuse Julie, fille d'Auguste, et le délicat poète Tibulle, ami d'enfance et de coeur de Sulpicia, les ont devinés. Mais la fière et impétueuse patricienne ne parvient pas à dissimuler jusqu'au bout, et le drame s'abattra sur les amants comme la foudre. Ce récit tragique d'un amour impossible, superbe comme de l'antique, baigne dans un environnement politique et culturel à la fois riche et précis, car Sulpicia, comme tous les autres personnages de ce roman, a réellement existé. Nous avons conservé d'elle six poèmes brûlants, orgueilleux, déchirants. Enchâssant le destin imaginaire de Sulpicia et de Cérinthus dans les fastes de l'histoire romaine, l'auteur nous entraîne à une soirée chez Mécène, à un week-end champêtre chez Tibulle, ou dans l'animation bruyante du Forum.

  • Une journaliste de télévision disparaît après avoir interviewé un déserteur soviétique à Varsovie ; un vieil agriculteur, héros de la Résistance française, meurt écrasé par sa moissonneuse-batteuse. Ces deux faits divers sans lien apparent, constituent le point de départ d'une formidable enquête que mènent deux policiers de la brigade criminelle qui se détestent : le commissaire Vernet, un flic cynique et arriviste, et l'inspecteur Damiens, un idéaliste en quête d'aventures plus que de coupables. Mais on ne remue pas impunément les dossiers poussiéreux d'un réseau de Résistance. Surtout si, quarante-cinq après, ils sont toujours d'une brûlante actualité...

  • Un prénom ne se choisit jamais par hasard. Mais que veut-il dire ? Que représente-t-il ? En alliant sa rigueur de chercheur à son talent de conteur, Jean-Louis Beaucarnot nous raconte les prénoms : leurs origines, leur histoire, leurs modes, leur avenir et leur diversité. Aux accents mystiques et bibliques comme Daniel, germaniques comme Rodolphe, ou romantiques comme Corinne, née sous la plume de Mme de Staël, nos prénoms ont un sens. Du temps des Jules et des Eugène, à celui des Nathalie ou des Jonathan, en passant par celui des Robert, Jeannine, Michel... les modes changent. Savez-vous que Chantal vient du nom d'un pré du Morvan, que le prénom Mireille fut inventé par le poète provençal Frédéric Mistral, que sainte Pétronille fut autrefois la patronne de la France, que la Grande Guerre vit naître des Alsace, des Lorraine et des Joffrette ? Un livre rempli de merveilleux, grâce aux saints et aux saintes qui patronnent les prénoms, un livre rempli de sonorités venues d'ailleurs, comme celles des Astrid, des Éric ou des Dimitri, rempli aussi du parfum subtilement rétro des Clémentine, Zéphyrin, Herminie ou Rustique... En tout 1600 prénoms qui nous livrent leurs secrets.

  • Rome. Venise. New York. Paris. Florence. La dolce vita aujourd'hui. Le tendre portrait d'une jeune antiquaire romaine soumise, et parfois rebelle à la tyrannie de ses sens. Le tableau au vitriol d'une société en voie de décomposition où l'affairisme se mêle au désordre des moeurs.

  • Dans cette ville algérienne des années 1930, gorgée de lumière et d'odeurs, le juif Pinhas, riche marchand de tissus, jouit d'une haute réputation, y compris parmi les musulmans. C'est qu'il fait montre d'une piété exceptionnelle, cultivant les vertus et les rites de ses ancêtres installés là depuis le fond des âges. Mimatou, son épouse, étonnante figure antique de mamma, excessive mais esclave de sa destinée, tient comme elle peut la maison. Les deux filles et les trois fils, eux, sont loin de marcher droit, écartelés entre une tradition oppressante et l'ouverture sur leur temps, entre l'Afrique et l'Europe. Les drames domestiques tournent bientôt à la tragédie, car, attisée par les Français, l'hostilité entre juifs et arabes s'exacerbe en Algérie, paraissant anéantir toute perspective d'intégration. La famille de Pinhas, jadis son orgueil, se brise dans les larmes, le sang et la mort. Reste l'ultime espoir que porte un enfant, soustrait à l'enfer nazi. Lui, un jour, réveillera l'aurore.

  • Le "soft", en informatique, c'est le programme qui fait tourner la machine, c'est l'idée qui donne vie à la matière. Mais c'est surtout un nouvel eldorado économique, le royaume du pari financier sur l'imagination, des croissances phénoménales, des fortunes colossales bâties en quelques années par de jeunes créateurs. Ce "soft business" progresse à la vitesse de la lumière : il représentera bientôt l'essentiel des activités informatiques, et dépassera en importance les grandes industries traditionnelles comme l'automobile ! Il annonce une nouvelle économie, fondée sur la création d'idées, et non plus sur l'énergie et la transformation de la matière. Une économie qui permettra de retrouver croissance et emplois, et qui conduira à une nouvelle société de l'"immatériel", de l'esprit en quelque sorte : la "société soft"... Cette révolution silencieuse peut être la grande chance de la France et de l'Europe, mais une chance qu'il faut saisir vite. Bientôt, il sera trop tard...

  • Le célèbre banquier italien Renato Capri est retrouvé pendu sous un pont, à Londres. Président de la plus grande banque privée d'ltalie, il a réussi, dans une fulgurante ascension, à constituer un empire. Mais qui était Renato Capri ? Un génial financier manipulé ou un manipulateur ? Sa vie révèle en tout cas d'étranges collusions entre le Vatican, les partis politiques, la mafia, la police et une célèbre loge maçonnique.

  • La lumière frappe les pins, le calcaire, la broussaille. Appel et défi, l'eau roule d'une colline à l'autre dans un sévère appareil de pierre. L'homme se penche, respire, examine. Toute cette belle fraîcheur si souvent rencontrée, d'où vient-elle ? où va-t-elle et pour qui ? Pour quelle histoire ?... Monarchie de Juillet : la France s'enrichit et engraisse. Il paraît qu'elle s'ennuie malgré les premières grèves, les barricades, les émeutes, les attentats contre le Roi-épicier... De nouveaux objets : la machine à vapeur, de nouveaux personnages : l'ouvrier, l'ingénieur, de nouvelles forces : la presse, la banque, une pensée nouvelle : l'union, travaillent à un monde nouveau. Dans un petit village provençal, cent cinquante ans avant le T.G.V., surgit un monstre dévorant : la ligne du Canal. Il faut sauver Marseille de la sécheresse. Quatre-vingts kilomètres de ponts, tranchées, souterrains, aqueducs... On voit la campagne ravagée, on se querelle, on spécule, on résiste, on collabore. Le monde est coupé en deux. S'y tissent pourtant les fragiles passerelles d'amours improbables : Emilio et Louison, Paulin et Annabelle. Amours orageuses en un temps où tout bascule...

  • Un jour, la pestilence souffle sur la ville. Tournant le dos et marchant sur les cadavres dont regorge le sol, un homme fuit. Lui-même, est-il vivant ? Il est chargé d'un étrange fardeau : un poids mort. (Pour le désigner, il ne trouve pas d'autres mots que : « la chose »). Il marche vers l'Ouest, où se dressent des monts violets, pareils au versant d'un cratère baigné d'une dernière lumière. S'il parvient jusque là, s'il peut passer « dans la lumière », il sait que, mort ou vif, il sera sauvé. Sa marche interminable devient d'emblée un long délire à travers des paysages hostiles et hantés par des survivants, mais aussi à travers lui-même. Et toujours « la chose » est là, retrouvant parfois une forme de vie par le délire. Le temps, l'espace n'existent plus. Autour d'un trou qu'il s'est creusé, dans une cabane souvenir de son enfance, des ombres se penchent parfois sur lui, un docteur, un frère qu'il croyait pourtant avoir tué (y compris l'oiseau posté sur un arbre et qui le suit partout) sont-elles un seul et même personnage ? Et la cabane et le trou sont-ils si différents de la chambre qu'il avait quittée ? Il faut fuir et tuer toutes ces apparences. Alors seulement, débarrassé de ses poids morts et de « la chose », il pourra terminer le voyage. Il repart, il se presse, il court, tombe, se relève... là-haut la lumière... atteindra-t-il le sommet ? Ex n'est ni un récit, ni un roman, ni un conte, ni un poème, ce sont d'abord des voix. Le je qui parle ici est plusieurs. L'unité se fait par les thèmes du personnage plus que par l'identité. De même que le temps et l'espace retrouvent une unité dans l'annihilation, et la vie dans les morts successives. S'il y a un message dans ce livre, il n'est pas plus caché que celui des runes gravées par l'homme dans la pierre, depuis des siècles et partout dans le monde. Et c'est qu'il faut mourir pour naître, et non, comme on dit, pour renaître. A ce prix, il n'y a plus de désespoir à vivre. On cesse de ramper ; on prend les coups debout.

  • Lorsque la chance vient le tirer par la manche, Charlie n'hésite pas, il monte à Paris : de jeune clown qui anime les kermesses en province, il peut devenir le membre d'un quatuor qui va connaître le succès, surtout parrainé par Boris, grand clown déjà célèbre. Nora, la compagne de Charlie, fière de son grand homme, l'accompagne, comme elle l'a toujours fait. Mais Boris lui dit qu'elle doit s'effacer. Elle qui a tout partagé avec Charlie, qui a cousu ses costumes de scène, qui a été la première spectatrice de ses numéros, doit céder la place, attendre son retour sans rien dire. Elle fait l'apprentissage de la solitude, erre dans un Paris quasi inconnu, rencontre des êtres étranges, plus ou moins bienveillants. Orgueilleuse, elle refuse d'être celle qui attend. Elle préfère disparaître complètement, afin de ne pas compromettre la carrière de Charlie. Mais elle se perd en elle-même, incapable de vivre sans lui, sans son double. Anne Guduel, à travers ce roman, moins léger qu'il n'y paraît, dresse le portrait d'une mante religieuse moderne qui, sans cri ni hystérie, fait payer le prix de son sacrifice.

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