Littérature générale

  • Danièle Linhart analyse en quoi la logique du management moderne n'est pas si éloignée de celle qui a prévalu dans le taylorisme. Dans les deux cas - déshumanisation et sur-humanisation - c'est la dimension professionnelle des salariés qui se trouve attaquée.

    Désormais le management moderne revendique l'idée que le salarié est avant tout un être humain dont il faut prendre en considération les besoins, les aspirations, comme les faiblesses. Ce livre montre que derrière cette idée louable s'organise en réalité une disqualification des métiers, de la professionnalité, de l'expérience qui tend à renforcer la domination et le contrôle exercés par les dirigeants. Gérer les salariés en fonction de leur seule condition humaine, c'est nier le fait qu'au travail, ils tiennent des rôles, exercent des fonctions dont ils sont les experts et qui mettent des limites à l'envahissement de leur vie personnelle.

  • Mieux comprendre comment se construisent les bébés, et mieux aider ceux qui présentent des difficultés évolutives et leurs parents, telle est la démarche de Bullinger, qui propose dans le domaine du cognitif, une éthique du sujet compatible avec une éthique du savoir. Cet ouvrage complet et original allie théorisation de premier plan et présentation concrète du bilan sensori-moteur. Il retrace un parcours de recherche et un travail clinique auprès d'enfants porteurs de déficits variés. La perspective présentée est développementale et cherche à décrire un processus : l'Enfance où se tissent des dimensions physiques, biologiques, émotionnelles et sociales. André Bullinger, professeur honoraire à la Faculté de psychologie et des sciences de l'éducation de l'université de Genève.

  • Non, la littérature jeunesse n'est pas un petit genre, une toute petite littérature à la mesure de ceux à qui elle est destinée, n'en déplaise à tous les François Busnel de la terre ! Patrick Ben Soussan nous offre là un beau plaidoyer pour la littérature jeunesse.

  • Jacques Ellul, penseur indépendant, à l'écart des modes et des fausses querelles, internationalement connu, poursuit avec cet ouvrage paru à la fin de sa vie sa réflexion et son analyse de notre société technicienne foncièrement intolérante. Au-delà du juriste, du philosophe, du sociologue, du théologien, c'est plutôt l'homme qui bouscule ici les idées reçues concernant tous ceux qui dérangent l'ordre établi (délinquants, malades mentaux mais aussi chômeurs, personnes âgées et tous ceux qui ne veulent ou ne peuvent produire) et nous engage à changer le cours de choses et à réagir contre l'exclusion, la ségrégation de membres du corps social qui, de plus en plus nombreux, pourraient devenir majoritaires.  

  • Une galerie de portraits de malades et de nombreuses anecdotes dans lesquels les aidants et les soignants reconnaîtront forcément leurs proches mais, au-delà, un regard neuf, non médical, humain et drôle, sur la maladie et l'animation en EHPAD. Voici le récit d'une banquière devenue animatrice en EHPAD par hasard. Elle décrit sa découverte de la maladie d'Alzheimer à travers les animations qu'elle propose et qui, jour après jour, l'attachent à ces malades. Au fil des pages, se constituent les portraits attachants, souvent drôles et toujours émouvants d'hommes et de femmes qui, à mesure qu'ils perdent leurs capacités cognitives, gagnent, grâce à l'animation, en sincérité, en profondeur, en authenticité et parfois même en candeur...

  • L'enfant connecté

    Collectif

    Le modèle de la connexion impose sa marque sur les relations intersubjectives. Quels sont les repères fondamentaux à garantir à l'enfant pour qu'il puisse, avec les nouveaux outils médiatiques, s'orienter et se développer ? L'enfant, dans sa quête de réponses à l'énigme de l'existence, rencontre un nouvel objet, le médium numérique. Comment d'une part penser avec l'enfant cet outil mais aussi comment penser avec cet objet ? quel usage de cette machine à connecter favoriserait l'élaboration de représentations inédites qui tiendraient le petit d'homme d'aujourd'hui et de demain suffisamment pour qu'il puisse s'y adosser ?

  • Notre civilisation a du mal à construire un discours autour de la maternité. La littérature contribue à éclairer cette expérience intérieure où l'amour de ces mères et la sublimation des femmes s'entremêlent. Colette, Anaïs Nin, Marguerite Duras, Nancy Huston, Julia Kristeva, Christine Angot, Marie Darrieussecq offrent leurs paroles et leurs écrits aux mères d'aujourd'hui et aux professionnels qui s'en soucient. La particularité de transmettre la vie, de la continuer en en gardant l'empreinte corporelle au creux de leur ventre, plonge les femmes, les mères, dans des émotions/sensations proches de l'archaïque, quasi innommable. En écrivant (sur) cet innommable, les écrivaines partagent leur expérience personnelle, qui les a exposées à une déstabilisation psychique due à ce corps à corps mère/enfant. Elles tentent de restituer un vécu qui échappe car difficilement maîtrisable - mais néanmoins il est pensable, pensé, et peut se dire, s'écrire, fût-ce partiellement. à partir des oeuvres de Colette, Anaïs Nin, Marguerite Duras, mais aussi Julia Kristeva, Nancy Huston, Christine Angot, Marie Darieussecq, l'auteur montre comment ces écrivaines utilisent leur art pour tisser une toile sur le clivage de la passion maternelle, entre emprise et sublimation. Corinne Cammaréri est psychologue clinicienne auprès d'enfants et d'adultes en situation de handicap. Ayant assuré des suivis de femmes enceintes et de mères en difficulté, elle a souhaité éclairer son expérience clinique en s'engageant dans un travail de recherche sur la question de l'écriture du maternel chez des écrivaines du début du XXe siècle à aujourd'hui.

  • Ce livre contient à la fois la réflexion personnelle de l'auteur et une méthode mettant en oeuvre dans une progression un certain nombre de dispositifs ayant fait la preuve de leur efficacité, et grâce auxquels les personnes venant écrire en ateliers nouent ou renouent une relation plus forte à l'écriture. L'intérêt de cet ouvrage vient de cette présentation très détaillée des dispositifs utilisés (la plupart inventés par l'auteur), de leur articulation entre eux dans une dynamique claire et lisible. Toute personne désireuse d'animer un atelier, de se familiariser avec l'écriture qui y est possible, trouvera là de quoi enrichir sa pratique. Philippe Berthaut, écrivain, poète et chanteur, propose de nombreux ateliers d'écriture en Midi-Pyrénées avec toutes sortes de public.

  • Ces enfants « rebelles », indignés, révoltés, ces enfants malheureux ne nous obligent-ils pas à voir avec des yeux neufs cette société cruelle et sans pitié pour les plus faibles dans laquelle nous vivons ? Lorsqu'un enfant perturbe la classe, fait l'école buissonnière, commet des incivilités, ses parents sont-ils coupables ou sont-ils les premières victimes de leur comportement ? Faut-il les stigmatiser, les culpabiliser, les punir et donc les disqualifier aux yeux de leur enfant ? Faut-il au contraire les soutenir et les traiter avec respect pour restaurer leur autorité parentale et leur permettre d'aider leur enfant ?

  • Qu'est-ce qui conduit un psychanalyste à s'intéresser aux problèmes cliniques repérables dans les banlieues défavorisées, tant sur les plans social, économique que culturel ? Est-il seulement opportun de supposer qu'ils comportent quelques spécificités et quelles sont-elles ? Concernent-ils plus particulièrement des adultes jeunes, des adolescents et des enfants ? Ne revêtent-ils pas des aspects différents suivant les générations ? À partir de ces interrogations qui courent tout au long de l'ouvrage, l'auteur propose une élaboration psychanalytique de son expérience clinique au sein des banlieues, territoires de ségrégation sociale. Il analyse les effets de l'exclusion sociale sur les individus et le retentissement indéniable sur leur subjectivité et leur position de sujet... mais au-delà il explore " la pointe avancée de la clinique contemporaine ".

  • Élisabeth Zucman témoigne de son parcours personnel de médecin entièrement consacré à l'accompagnement d'enfants, d'adultes polyhandicapés et de leur famille. Elle raconte son aventure faite de péripéties, de rencontres, de luttes, d'espoirs, de déceptions, significatifs des préoccupations d'une société peu soucieuse du bien-être de ces personnes affectées de déficiences à la fois mentales et physiques. Par son engagement, elle a contribué à l'émergence de véritables approches médicale et sociale de la personne polyhandicapée et de ses proches. Elle a développé une clinique du polyhandicap qui, s'appuyant sur des compétences professionnelles complémentaires, fut une véritable révolution, au service d'une cause qui ne mobilisait que quelques vagues et vaines expressions d'une compassion sociale sans lendemain. Ancien médecin rééducateur, Élisabeth Zucman est l'une des pionnières du combat pour la reconnaissance et la défense des personnes polyhandicapées. Elle a été membre du conseil scientifique du CTNERHI (Centre technique national d'études et de recherches sur les handicaps et les inadaptations).

  • Avec cet ouvrage, paru aux éditions érès en 1996, Ophélia Avron a fait progressé de manière considérable l'élaboration conceptuelle du psychodrame, à partir de ses propres observations de situations cliniques issues d'un groupe thérapeutique de longue durée. A partir de situations cliniques issues d'un groupe thérapeutique de longue durée, Ophélia Avron livre ici une avancée significative dans l'élaboration conceptuelle du psychodrame. Parallèlement aux constructions fantasmatiques liées à la dynamique libidinale, elle dégage certains processus d'interliaison psychique - qu'elle désigne comme « effets de présence » - qui se réalisent par une mise en activité réciproque des psychismes. Ophélia Avron est psychanalyste à Paris.

  • S'inspirant de destins de centenaires rencontrés ici et là au détour de ses pratiques de gérontologue, l'auteur a souhaité apporter une vision positive de ce long chemin qu'est la vie de chacun à travers des analyses réflexives mais également la parole de femmes et d'hommes qui ont vécu cent ans et plus. Dans ces pages, leurs discours romancés constituent avant tout une leçon de vie pour les générations à venir, témoignant qu'au-delà des désillusions, des peines, des trahisons, des difficultés rencontrées, vieillir est une expérience extraordinaire. Cet ouvrage s'achève par une partie consacrée au Bien-vieillir, véritable manuel pour un meilleur vieillir en devenir. Le lecteur y puisera des vivres symboliques et des forces pour continuer d'aller de l'avant quel que soit son âge.

  • Le suicide est une des trois principales causes de décès de la personne âgée, avec le cancer et les maladies cardio-vasculaires. Pourquoi, comment, dans quelles circonstances se donne-t-on la mort à un âge avancé ? Quelles sont les conséquences sur la famille et l'entourage ? La prévention du suicide de la personne âgée est plus complexe et plus difficile que celle de l'adolescent tandis que le risque létal est plus élevé. L'auteur offre ici une synthèse concernant les données épidémiologiques, les différents type de conduites suicidaires, les facteurs de risques, les signes précurseurs. A l'heure des débats sur l'euthanasie et le suicide assisté, elle met en évidence la souffrance des personnes suicidaires et celle des soignants et donne des pistes pour y faire face.

  • Et si la dépendance n'était pas seulement l'affaire des vieux mais bien celle de la communauté humaine ? Les trois auteurs, avec trois lectures de la même réalité, trois registres d'analyse et trois référentiels différents, refusent la notion de dépendance telle qu'elle est ordinairement admise en particulier dans le monde professionnel de l'action sociale et médicosociale. Cette analyse sociologique, philosophique et psychologique permet de construire un regard critique sur nos pratiques sociales et de donner des bases pour penser autrement notre rapport personnel, professionnel et citoyen aux personnes dont on a vite fait de dire qu'elles sont devenues dépendantes.

  • Ce texte, à la fois émouvant et dérangeant, donne à lire le parcours intérieur et social de mamans dont l'enfant est touché par une déficience. Avoir un enfant qui a des déficiences est une expérience unique et oblige à des rencontres en tout genre : professionnels, pairs... Que peut-on, que doit-on en dire ? Des mères se dévoilent. Elles disent ce que ça fait de l'intérieur. Elles appellent la compréhension, le soutien, l'altérité, debout, dressées coûte que coûte dans le tumulte des déficiences de leur enfant. À partir d'une correspondance au long cours et d'histoires singulières en forme de vignettes, tramées de réflexions personnelles, l'auteure souhaite faire cheminer le lecteur. Le texte dépasse le simple témoignage, il est la reconstruction laborieuse, patiente, de chaque vie singulière dont la valeur est plurielle.

  • À partir d'une longue expérience de juge des enfants, l'auteur raconte six histoires d'enfants-otages (enfants-miroirs , enfants-boucliers, enfants-trésors de guerre...) pris dans des conflits d'adultes, en se plaçant « à hauteur d'enfant ». Au moment où le discours social et médiatique se focalise majoritairement sur la délinquance des mineurs, ce livre voudrait recentrer l'attention de notre société sur la détresse de nombreux jeunes. En choisissant d'écrire des récits de vie, du strict point de vue de l'enfant prisonnier dans les déchirures des adultes, l'auteur veut donner à penser la place de l'enfant dans notre société et crier « aux voleurs d'enfance » avant qu'il ne soit trop tard.

  • Dépassant les simples constats, cet ouvrage construit une réflexion sur la notion d'innovation dans le domaine spécifique de l'animation avec la personne âgée. L'ouvrage traite de façon concrète du processus d'innovation dans le champ de l'animation sociale avec les personnes âgées. Il est construit autour d'une approche conceptuelle illustrée par des témoignages d'animateurs et d'une réflexion sur le sens de l'animation de demain tant en établissement qu'à domicile.

  • Le premier ouvrage qui aborde la question du regard sur l'enfant et l'enfance à travers la diversité des supports culturels destinés aux enfants eux-mêmes ou aux adultes éducateurs, membres de la famille ou professionnels. L'enfance et ses représentations sont aujourd'hui au coeur d'injonctions paradoxales ou sont porteuses d'utopies contradictoires. Cet ouvrage s'attache à explorer la diversité de ces « figures » de l'enfant et de l'enfance qui guident et accompagnent familles et professionnels dans leurs fonctions éducatives.

  • Le récit, cru et tendre à la fois, des petits détails de la vie quotidienne dans une unité de soins de long séjour, constitue une chronique mettant en scène un père, sa fille et l'environnement soignant. L'urgence d'une vie ténue se dérobe constamment devant la mort qui rode. Elle oblige à vivre chaque instant d'un présent sans avenir, à affronter cette peur nouvelle et inconnue d'être témoin et partie prenante d'une situation d'une grande force, où sont atteintes la quintessence de l'humain et sa transcendance. Les affects envahissants sont mis à distance grâce à un récit sobre pour porter et supporter les vécus de tous les protagonistes dont le personnage central reste le vieillard dépendant. L'auteur témoigne de cette expérience d'accompagnement au quotidien avec des mots simples et une distance qui s'appuient sur son passé médical et psychanalytique. Anne-Marie Merle-Béral, psychiatre, psychanalyste, ancien membre titulaire de la Société psychanalytique de Paris et de l'Institut psychosomatique de Paris, cofondatrice du Groupe toulousain de psychanalyse.

  • Des professionnels du monde de la santé et du médico-social écrivent ensemble pour témoigner des situations dans lesquelles ils interviennent, de la souffrance qu'ils y côtoient parfois et de la manière dont ils travaillent... en réseau ! Dans le constat de maltraitance familiale et conjugale, les équipes médico-sociales révèlent une réelle difficulté devant l'expression, souvent violente, d'une grande souffrance du couple vieillissant... La vie de couple deviendrait-elle un attelage bancal quand on devient vieux ? Quelles sont les raisons du déséquilibre de cet « attelage » ? Quelles solutions pourrait-on apporter pour mieux aider, accompagner et soigner, sans recourir à une réponse exclusivement médicale devant les situations de crise ? Quelle place pour les soignants et les équipes sociales ? Le réseau gérontologique Ville Hôpital du Grand Poitiers apporte son analyse et son expérience.

  • Tous les ouvrages de littérature de jeunesse sont-ils à s'en lécher les babines ? Ou racontent-ils des salades, des soupes au lait ? La littérature de jeunesse ne s'adresse-t-elle qu'à des enfants qui ont un petit pois dans le cerveau et qu'il faut éduquer avant tout ? Tout sucre, tout miel, ne faut-il leur parler que de doux et heureux instants, puisqu'il s'agit de les protéger du monde terrible qui les entoure et de garder leur innocence ? Avons-nous peur de les plonger sadiquement dans l'horreur, la perte, la séparation, avec nos mots à nous, crus, durs, ou trop salés parfois ? La toute nouvelle Agence nationale des pratiques culturelles autour de la littérature jeunesse (« Quand les livres relient ») propose ici son analyse gustative des livres pour tout-petits.

  • Vieillir avec ou sans déficiences pose avant tout la relation de l'individu au monde qui l'entoure, aux interactions avec les autres et interroge en permanence sur l'échange, au sens du partage, et dans ce mouvement, de l'amour à donner mais également à recevoir, la sexualité n'étant, elle, que l'une des formes de la manifestation de cet amour si vital et indispensable pour notre survie quotidienne. Les professionnels de ce secteur, acteurs de l'accueil en institution comme du soutien au domicile, mais également les familles, trouveront là un espace de réflexion, de confrontation et de débats pour se pencher, en retour, sur leurs pratiques professionnelles comme sur leur engagement auprès de ces populations souvent privées d'une vie intime.

  • Une réflexion étayée sur des exemples et comportant des outils concrets, respectueux de la spécificité des associations, plébiscitée par les lecteurs, justifie cette édition de poche. " Les associations, qui avaient rêvé de bénévolat, de gratuité, de générosité et de travail en commun harmonieux, vivent parfois des enjeux de pouvoir, des conflits violents, des identités non reconnues, un sentiment de perte de projet et donc de sens. D'où l'intérêt de cet ouvrage qui se propose de rétablir ce que devrait être un mode d'organisation de plus en plus influencé par le monde de l'entreprise. " Lien social

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