Sciences & Techniques

  • La réalité clinique et institutionnelle, et ses difficultés actuelles, ont conduit les auteurs à relire plusieurs séminaires de Jean Oury, mais aussi à revisiter la catégorie de l'imaginaire à partir de l'élaboration de Cornelius Castoriadis. Là où Lacan mettait le symbolique, puis le Réel, au coeur de la problématique du sujet, Castoriadis place l'imaginaire radical - à entendre dans ses deux acceptions : à la racine du sujet, mais aussi dans son inscription dans les « productions imaginaires du social-historique » -, une manière pour lui de se détacher très tôt du structuralisme, de tout déterminisme, et de ce qu'il appelle « la pensée héritée ».

    À partir de cet ancrage théorique et politique, les auteurs explorent les pistes offertes par leur clinique des psychoses et des états limites, attentive à la narrativité, aux productions plastiques des patients, à leur accès à l'espace imaginaire... Ils insistent sur la nécessité actuelle de repenser leur pratique clinique et institutionnelle en prise avec une « nouvelle raison du monde » néolibérale qui engendre une vision réifiée des sujets en souffrance, et promeut un imaginaire comptable, marchand, où chacun se trouve mis en concurrence avec tous.

  • L'auteure embarque le lecteur dans les méandres du soin comme dans un grand voyage. Les escales sont faites de différentes séquences de soin en intra comme en extra-hospitalier. La diversité d'expériences qu'elle aborde lui permet de présenter mille et un visages de ceux que l'on appelle des « fous » et de témoigner de leur courage.

    Elle témoigne aussi du désarroi, parfois du désespoir, des soignants devant l'inhospitalité hospitalière et le dévoiement de leur métier. Elle raconte les combats qu'ils ont à mener à chaque instant pour qu'une rencontre advienne et que leurs soins puissent éventuellement devenir thérapeutiques.

    Mais loin d'être dans la plainte, elle donne mille et une raisons de continuer ce combat en racontant la magie de la rencontre humaine dans la relation de soin. Elle ne donne pas de leçon. Simplement, elle décrit certains chemins qu'elle a empruntés avec des patients, les explorations qu'ils ont menées ensemble sur des territoires inconnus de l'un, de l'autre ou des deux. Elle invente pour chacun une « bonne distance » sans craindre de puiser dans ce que Jean Oury appelait son « arrière-pays ». Elle fait feu de tous bois et balade une besace d'infirmière pleine de lectures, d'échanges et d'expériences mais aussi de contes et de bouts de chiffons.

  • Cet ouvrage porte sur l'expérience de l'hôpital psychiatrique du point de vue de ses soignants, en particulier infirmiers. Leur travail en première ligne face aux patients, auprès desquels ils représentent l'institution, constitue un observatoire pertinent des transformations de l'hôpital gestionnaire.

    À partir d'une enquête de terrain fournie de plus d'une année au sein de deux services de psychiatrie hospitalière, cet ouvrage ouvre les portes de l'hôpital psychiatrique public et suit le travail des équipes infirmières. Les scènes de la vie quotidienne ancrent le propos dans l'ordinaire des soins et des relations avec les patients atteints de troubles psychiques. Elles invitent le lecteur à réfléchir au renouveau de la violence de l'institution psychiatrique. Dans ce récit ethnographique, l'auteur décrit les tours de mains des soignants et met en lumière la manière dont ils peuvent poursuivre leur mission dans un contexte contraint en négociant des marges de manoeuvre pour résister à la violence gestionnaire.

  • Sous la forme d'un abécédaire, une équipe de soutien en soins palliatifs témoigne de sa pratique. Elaboré à partir d'une supervision assurée pendant plusieurs années par Jean-Pierre Lebrun, cet abécédaire rend compte du travail d'ajustement incessant de détails auquel se soumettent les membres de l'équipe Delta, pour couvrir - palliatif venant de palliare, qui veut dire recouvrir - d'un manteau d'humanité jusqu'à leur dernier souffle, ceux et celles que la vie est en en train de quitter. Dire cette clinique du détail, de la broutille, voire m ême de la bricole, fait émerger l'importance cruciale de ces choses apparemment anodines, mais aussi des frottements, parfois des frictions, m ême des heurts, dans la rencontre entre le patient en fin de vie et celui qui l'accompagne.

  • La méthode de l'observation directe des bébés selon Esther Bick a profondément transformé les personnes qui s'y sont formées, non seulement dans les aspects concrets de la pratique avec les bébés et leurs parents dans le cadre de leurs activités professionnelles telles que le travail dans un service de néonatalogie, dans une consultation de PMI, dans une crèche ou une pouponnière, dans une consultation thérapeutique de pédopsychiatrie, mais également dans les applications qui en ont découlé plus ou moins directement, notamment en rapport avec les soins aux enfants autistes et psychotiques.

  • L'auteur revisite dans cet ouvrage sa double expérience de médecin malade pour mieux apprécier comment soignants et malades peuvent être des veilleurs du respect de l'homme souffrant. Être à la fois soignant et soigné, acteur de cette relation fragile et fondamentale qu'est celle du " prendre soin " ensemble de l'humanité souffrante tout en se retrouvant de l'autre côté : telle est la double expérience où les regards se mêlent et s'éclairent.

  • Dans le cabinet de l'orthophoniste, Léa entre, inquiète, parce qu'elle n'arrive pas à lire en fin de CP, monsieur R. consulte car il ne trouve plus les mots ni ses clefs, Thomas a 3 ans mais il ne parle pas, madame V. vient de quitter l'hôpital et elle ne parle plus, Simon bégaie au collège et à table, Nathan ne veut pas articuler le « je »...

    Où est le lien entre toutes ces histoires, ces symptômes différents ? Qu'ont-ils en commun pour pousser la porte de l'orthophoniste ? Que peut proposer l'orthophoniste ?

    Des orthophonistes présentent leur métier, sa formation initiale, ses modes d'exercice, sa pratique mais aussi leur propre conception de leur fonction, leurs choix professionnels et les références qui les sous-tendent, les théories du langage auxquelles ils souscrivent et les pratiques qui en découlent.

    Si l'orthophoniste connaît le langage et ses sciences, il ne sait rien du patient qui s'adresse à lui avec son symptôme. Chaque rencontre est originale, l'orthophoniste est à l'écoute de tout ce qui parle sans forcément se dire. Il se laisse surprendre par un coup d'oeil, une mimique, un geste, une réflexion qui pourrait sembler anodine ou décalée. C'est donc du patient, de sa manière d'aborder son symptôme et des possibilités de s'en défaire dont il va être question tout au long de cet ouvrage.

  • Cet ouvrage explore et défriche le terrain délicat des violences évitables de façon à la fois concrète et théorique avec l'espoir que professionnels et chercheurs s'en saisissent. Les patients, leur entourage et les soignants sont souvent victimes de violences inhérentes à l'administration du soin, à son déroulé, au soin sans consentement, à la formation des futurs soignants, mais aussi à ce qui relève du tout-économique, du tout-évaluation dans le modèle hospitalier contemporain où se déploient des normes et des contraintes qu'il importe d'interroger. Cet ensemble de textes vise à identifier la part évitable de ces violences. Il dit aussi ce qui relève de l'impensable dans des lettres adressées par des patients ou des proches aux soignants, et aux institutions.
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  • Douze rencontres comme autant de nouvelles qui mettent en scène patients et soignants dans lieux de soins dits intermédiaires, groupes d'accueil, communautés thérapeutiques et centre de crise, créés à Villeurbanne par l'association Santé mentale et communautés.

    C'est parce qu'il s'engage en personne, avec sa créativité, sa spontanéité, mais aussi une réflexion sur soi-même, qu'un soignant en psychiatrie peut espérer soigner, c'est-à-dire accueillir et accompagner une souffrance psychique pour aider à l'élaborer et à l'atténuer, parfois à la surmonter. C'est parce qu'il voit dans celui qu'il rencontre le sujet de son histoire et non l'item substituable d'une population, qu'il peut espérer construire une relation d'aide. Cet ouvrage en est l'illustration littéraire, en même temps qu'un travail d'analyse approfondie de l'essence du soin psychique.

  • A l'intention des usagers, des familles et des professionnels de la psychiatrie et de l'action sociale, cet ouvrage donne une lecture claire des lois constituant le cadre psychiatrique contemporain. La loi du 11-2-2005 qui reconnait le handicap psychique dessine pour la psychiatrie une situation porteuse d'espoir. En effet, sous l'impulsion d'un mouvement émanant de familles et d'anciens malades, il semble qu'une créativité sociale vienne au secours d'une psychiatrie qui aurait perdu ses repères. De façon paradoxale , la psychiatrie et l'action sociale, qui s'excluaient mutuellement jusqu'à maintenant, sont amenées à se féconder aujourd'hui avec la reconnaissance de la parole des personnes en situation de handicap psychique.

    Guy Baillon est psychiatre des hôpitaux (Bondy)

  • Aujourd'hui les ateliers à médiations contribuent plus que jamais à élargir les modalités de prise en charge des personnes souffrantes. Cette approche singulière nécessite toutefois l'exploration approfondie de certaines notions. Qu'est-ce qu'un atelier ? Qu'est-ce qu'une activité ? L'atelier est-il toujours thérapeutique ? Comment le définir et se repérer dans les différentes pratiques ? à Libourne, dans le sillage de Jean Broustra, la pensée autour des ateliers thérapeutiques d'expression reste dynamique et engagée depuis maintenant plus de 30 ans. L'auteur témoigne de cette expérience et développe des outils à destination de ceux qui animent ou souhaitent animer un atelier. Mise en vente le 6 mai 2010.

  • L'auteur se refuse à considérer les personnes avec handicap comme ayant une sexualité elle-même handicapée. Dans un objectif de bientraitance, ce livre est un engagement personnel et professionnel contre les violences qui entourent trop souvent la sexualité dans les institutions. La vie affective et sexuelle des personnes en situation de handicap ou de vulnérabilité pose, dans notre pays, un problème de maltraitance quasi généralisé. Une maltraitance active ou « en creux » surtout quand les personnes doivent vivre en institution. Les professionnels de l'accompagnement sont le plus souvent gênés dans leur action dès que cette question surgit. Cet ouvrage se veut un guide pour comprendre ce qui vient faire frein à cette reconnaissance et propose un soutien pratique, méthodologique et éthique pour tous ceux qui ont le désir et la volonté de ne pas en rester là.

  • Cet ouvrage n'est ni un pamphlet contre la psychiatrie américaine et ses classifications, ni un panégyrique. Il a l'ambition de donner au lecteur la possibilité de se forger son propre avis à travers une histoire foisonnante et une actualité agitée, relatée avec humour et précision par l'auteur. Un livre captivant qui se lit comme un roman. Le souci de l'auteur est de replacer la naissance et le développement de ces classifications - qui ont ébranlé la psychiatrie internationale - dans l'histoire de la psychiatrie américaine et dans l'histoire de l'Amérique, des premières tentatives de Benjamin Rush au début du xixe siècle jusqu'au tout nouveau dsm-v. Il le fait en brossant des portraits pittoresques des hommes et des femmes qui furent et qui sont les acteurs de cette histoire.

  • La proximité psychique entre patients et soignants est-elle devenue indésirable dans la technologie psychiatrique ? Ce livre montre qu'elle est un élément essentiel du soin. Il développe une réflexion à plusieurs voix sur ce qui la rend possible, supportable et féconde. Le terme de « clinique » met le malade au centre de l'activité soignante, et suppose donc la recherche d'une proximité avec lui. Pour le somaticien, proximité avec l'intimité corporelle du patient, pour les soignants psy, proximité avec son intimité psychique. Aujourd'hui la technologie psychiatrique cherche à en faire l'économie. Elle n'est nécessaire ni pour une prescription médicamenteuse, ni pour la mise en œuvre d'un programme comportementaliste. Lorsque la relation soignante en psychiatrie est amputée de cette dimension clinique, que devient-elle sinon une rencontre opératoire dont la seule finalité est la normalisation du sujet par l'extinction de ses déviances sociales ou symptomatiques ?

  • L'ergothérapie, profession relativement jeune, fait désormais partie de l'éventail thérapeutique en psychiatrie, dans le respect de la personne qui souffre de troubles psychiques. Les auteurs rendent compte de leur démarche singulière d'accompagnement du patient sur le chemin de la condition humaine. Les ergothérapeutes proposent une démarche thérapeutique par l'activité, en adéquation avec le projet de soin global des patients. Ils sont amenés à « trouver-créer » des cadres-dispositifs de soins médiatisés afin de prendre en compte au mieux la souffrance psychique, relationnelle et socioculturelle. Au-delà des modèles conceptuels, des méthodologies professionnelles et des processus d'intervention, les auteurs témoignent du savoir-faire et du savoir- être qui les engagent intimement dans la relation thérapeutique avec les patients. Ils défendent la spécificité de leur profession au sein des équipes pluridisciplinaires qui oeuvrent en psychiatrie. Les 17 co-auteurs sont tous ergothérapeutes de formation initiale. Certains sont formateurs en institut de formation en ergothérapie ; quelques-uns sont psychologues et/ou psychothérapeutes. Tous exercent en psychiatrie, auprès d'adultes ou d'adolescents.

  • Avec en toile de fond la question cruciale posée par la demande d'euthanasie, cet ouvrage propose ici une réflexion laïque sur la question du sens en fin de vie. L'auteur s' attache à la recherche de pistes pratiques (relecture de la vie, contrat soignant soigné, recherche de tâches signifiantes) pour ouvrir un espace de cheminement en fin de vie, en repositionnant le malade en tant que sujet de sa vie et de sa mort au coeur du processus de soin. Cette place centrale accordée au patient s'intègre dans l'approche globale défendue par le mouvement des soins palliatifs et constitue, au sein d'une médecine contemporaine dominée par la toute puissance technique, un enjeu éthique majeur. Bénédicte Echard est médecin homéopathe à Toulouse. Elle a travaillé pour Médecins sans frontières en Côte d'Ivoire et au Cambodge (prise en charge du VIH).

  • L'histoire de l'expression, plutôt située classiquement comme un débat philosophique (Aristote, Spinoza et Nietzsche), rejoint l'histoire de la psychiatrie en Europe dans les années soixante-dix. Dépassant la seule ambition de collectionner des oeuvres d'aliénés, au-delà de la fascination réciproque entre génie et folie, l'expression constitue un champ de pratique et de théorie qui a sa légitime part dans le traitement des maladies mentales. Dans le sillage de la psychothérapie institutionnelle, elle a pris son élan en devenant une nouvelle manière de vivre le lien entre société et culture. Elle a ainsi revendiqué sa place dans la pédagogie (F. Oury, A. Stern), dans le changement social (M. Pagès), dans la philosophie et la psychanalyse (JF Lyottard, J. Kristeva) mais aussi dans la littérature et les arts contemporains (de P. Sollers à I. Xenakis). L'expression, sous la forme d'ateliers thérapeutiques, contribue au traitement approfondi des patients psychotiques. Dans un cadre habituellement associatif, elle propose aussi des ateliers de créations pour aider à la citoyenneté par développement du lien socioculturel. Interface entre soin et création, l'expression doit tenir une place privilégiée dans l'esprit d'une véritable politique de secteur, ce à quoi l'auteur porte tous ses efforts.

  • Michel Soulé est l'un des pionniers de la pédopsychiatrie en France, l'un des premiers à s'intéresser à la vie foetale. Dans cet ouvrage élaboré à partir d'entretiens filmés avec Sylvain Missonnier, il raconte son itinéraire personnel et professionnel qui l'a amené à travailler avec Serge Lebovici, René Diatkine (les 3 mousquetaires de la pédopsychiatrie naissante), Léon Kreisler, Myriam David... Il aborde d'une manière vivante, avec la verve qu'on lui connait, les thèmes qui lui sont chers, la prévention, la périnatalité, le foetus et le placenta, le placement, l'aide sociale à l'enfance, la formation, la psychanalyse... Des textes inédits ou oubliés viennent compléter ce panorama et contribuent à l'effort de transmission qui a toujours animé Michel Soulé.

     

  • La loi sur la fin de vie du 2 février 2016 rend désormais possible une assistance médicalisée assimilée par certains à l'aide active à mourir, ce que revendiquent depuis des années les apôtres du suicide assisté ou de l'euthanasie. De « nouveaux droits » y sont proclamés, comme celui d'éviter toute souffrance en décidant de mourir de manière anticipée, sous sédation profonde et continue. Pouvoir ainsi recourir aux dispositifs d'une mort à la demande, dans la minutie de procédures médico-légales, est-ce l'avancée démocratique attendue pour « mourir dans la dignité » ? Cette « dernière liberté » constitue-t-elle le nouveau modèle de la « bonne mort », une nouvelle éthique du « bien mourir » sous contrôle médical ?

    Les derniers temps d'une existence sont affaire intime ; ils relèvent de circonstances personnelles. Ils sont pourtant devenus l'enjeu de débats politiques et de décisions légales qui aboutissent aujourd'hui à de nouvelles pratiques médicales. Au-delà d'une promesse électorale et d'une concertation nationale n'ayant pu aboutir qu'au consensus provisoire d'un texte de loi ambigu et d'une application compliquée, nos responsabilités demeurent auprès de celui qui va mourir. N'aurait-il pas été alors plus sage et courageux de créer les conditions effectives d'un choix possible entre un accompagnement humain jusqu'au terme de la vie et une euthanasie par compassion ?

  • Le dessin enfantin  a toujours fasciné. Depuis la fin du XIXe, il a nourri une foisonnante littérature. L'importante bibliographie sur la question a cependant trop souvent réduit le dessin d'enfant à n'être qu'une voie privilégiée d'accès à l'analyse de sa personnalité?, laissant très vite transparaître limites et dangers de ces interprétations souvent adultomorphes.

    Philippe Greig pose dans cet ouvrage un regard renouvelé sur le dessin de l'enfant, croisant les points de vues développementaux, sociologiques, pédagogiques et esthétiques. Il s'intéresse tout particulièrement à l'émergence du langage graphique tout au long de la maturation physique et psychique des petits d'Homme, révélant les richesses et les processus méconnus de la créativité de l'enfant.

    En s'appuyant sur des illustrations cliniques, issues de son expérience de psychiatre-psychanalyste, il permet au lecteur d'assister à cette élaboration psychique des représentations, de s'émerveiller pour autant d'inventions mais aussi de s'inquiéter pour le retard, la pauvreté ou le blocage de cette activité graphique chez des enfants en panne du côté des acquisitions ou victimes de traumatismes graves. Il pose ainsi des questions essentielles sur les processus créatif, langagier et thérapeutique mis à l'oeuvre dans et par le dessin chez l'enfant.  

  • Ouvrage documenté et riche en témoignages originaux par une pédiatre expérimentée qui désire transmettre ses acquis, sa longue pratique et sa connaissance de la pédiatrie.

    Simone Gerber livre sa vision du métier de pédiatre qu'elle a exercé avec passion pendant de longues années. Ce livre regorge d'histoires de bébés et d'enfants amenés en consultation par leurs parents ou leurs grands-parents. Il montre que l'attention et la sensibilité du pédiatre sont souvent mises à rude épreuve pour saisir les tenants et aboutissants d'une situation à laquelle l'enfant répond par une fragilité, un symptôme voire une maladie constituée. Un livre sensible et stimulant.

  • Ces textes rassemblés pour la première fois montrent l'oeuvre pionnière et trop peu connue de Myriam David (1917-2004), « grande dame » de la pédopsychiatrie française. Son apport constitue le socle de nombreuses pratiques professionnelles dans le champ de l'enfance, du travail social et de la recherche clinique. Ce recueil de textes frappe par le caractère novateur des contributions de Myriam David lorsqu'elles furent publiées et plus encore par leur étonnante actualité aujourd'hui, ce que soulignent, dans chaque domaine exploré, des spécialistes, amis et élèves. à l'heure où beaucoup de pratiques dans le champ du social, de l'enfance et de la petite enfance sont ébranlées, ce regard porté du côté de leurs fondations est salutaire.

  • Préface du docteur Rémy Salmon, cancérologue à l'institut Curie. Alors que le sein est à la une de l'actualité avec les prothèses PIP ou les délo-calisations de l'usine Lejaby, voici des paroles utiles socialement qui articulent les témoignages de femmes touchées par le cancer du sein et des savoirs professionnels relevant de la santé et la médecine, des soins du corps et de la beauté, du maintien et du retour dans l'emploi. Ginette Francequin donne la parole à des patientes de tous âges et milieux et à des soignants français et québécois pour tenter de répondre aux questions que la maladie engendre : choc de l'annonce du cancer du sein ; remaniement nécessaire au niveau de l'emploi et des relations humaines dans l'entreprise, dans la cité, et même dans la famille. L'ouvrage témoigne aussi des façons « de dire, de faire et d'être » que les femmes ont inventées pour faire face à l'adversité et garder leur féminité, avec l'aide des professionnels engagés, quand la maladie a entamé regard et émotions. Il développe les relations possibles entre les femmes et les professions du soin, de la beauté et de la féminité, et apporte des informations utiles. Docteure en psychologie clinique et sociale, Ginette Francequin est chercheure au Laboratoire interdisciplinaire de sociologie économique du CNAM Paris et associée à Paris VII.

  • La loi du 25 février 2008 concernant la rétention de sûreté impose aux psychiatres de statuer sur la dangerosité supposée de condamnés ayant purgé leur peine, mais qui pourraient être maintenus en détention pour des actes qu'ils seraient susceptibles de commettre dans l'avenir. Cette mesure a provoqué un tollé (cf. la pétition Non à la perpétuité sur ordonnance ! ) et a relancé les débats sur le sort des malades mentaux criminels. La réédition sous forme d'ouvrage de ce numéro du JFP épuisé, complété et actualisé, qui questionne l'expertise psychiatrique, s'est donc imposée.

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