Eres

  • Les sages-femmes sont formées pour être spécialistes de l'accouchement eutocique, soit sans complication obstétricale. Or le fait que 80% des femmes en France ont un accouchement médicalement dirigé a généré de nombreuses mutations dans leur métier. Elles ont dû adapter leurs savoirs en fonction, d'une part, de leur statut (hospitalier ou libéral), d'autre part, de la protocolisation de leur exercice basé sur une conception normalisée du risque obstétrical.

    Devant les effets de cette standardisation, elles sont nombreuses à revendiquer de meilleures conditions de travail et d'accouchement pour les futures mères. De leur côté, les femmes dénoncent les violences gynécologiques et obstétricales, demandent une humanisation et une diversification de l'offre de soin par la création notamment de maisons de naissance. Pourquoi ces attentes ne sont-elles pas entendues à leur juste valeur ?

    Catherine Thomas apporte un éclairage anthropologique et historique sur l'évolution du métier de sage-femme pour mieux comprendre les conditions actuelles de la naissance. L'engagement et le savoir-faire de celles qui tentent de préserver leur identité professionnelle de « gardienne de l'eutocie », à qui cet ouvrage donne la parole, sont essentiels à la formation des nouvelles générations de sages-femmes.

  • Avec ces cent mots, pour une profession longtemps restée sans mots, Philippe Gaberan parle de pratiques éducatives, dans un langage simple, mais non simpliste. En analysant ce qui se trame entre Soi et l'Autre, entre l'éducateur et la personne accompagnée, il fait le lien entre les actes posés au quotidien et le sens que ceux-ci prennent au regard des objectifs éducatifs. Au-delà des définitions, ce dictionnaire jette un pont entre l'apparente banalité des gestes quotidiens et leur fondamentale répercussion sur le développement de l'être. Il n'est pas à laisser dans la bibliothèque mais à intégrer dans la trousse à outils que tout professionnel devrait avoir à porter de main, comme tout artisan qui se respecte. Car le métier d'éducateur relève d'un savoir faire dont la complexité n'est pas toujours bien perçue parce que souvent trop mal exprimée. Philippe Gaberan, éducateur spécialisé, formateur et chercheur en travail social à l'ADEA de Bourg-en-Bresse.

  • Les Groupes d'entraide mutuelle (GEM) sont des associations loi 1901 et des lieux autogérés par des personnes souffrant de handicap psychique, ouverts 35 heures par semaine. En France, il en existe plus de 650 qui regroupent quelques 35 000 adhérents. Ils sont répartis de façon à peu près équilibrée sur l'ensemble du territoire à raison de un à dix GEM par département selon leur densité.

    Introduits par la loi du 11 février 2005 pour l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes en grande vulnérabilité psychique, ils obéissent à un cahier des charges précis. Partant du principe que chaque personne est experte de sa maladie, les GEM reposent sur la philosophie du soutien par les pairs, rencontrant des difficultés similaires, grâce à une écoute, un partage d'expériences autour des troubles et du parcours de chacun. Ils sont ainsi des outils de lutte contre l'isolement, d'insertion dans la cité et de prévention de l'exclusion sociale. Stefan Jaffrin a parcouru  plus d'une cinquantaine de départements pour explorer les GEM au jour le jour. Il présente leur fonctionnement, leurs forces et leurs faiblesses mais aussi leur diversité et leur lien avec d'autres dispositifs existant (club thérapeutique, accueil familial, clubhouses).

  • Travailler en santé mentale, que ce soit dans le champ sanitaire, médico-social ou social, c'est se confronter en permanence à la question de l'aide à une personne qui souffre dans sa vie psychique. L'accompagnement est devenu une modalité essentielle d'intervention,  aussi il est nécessaire de bien comprendre ce concept devenu extensif.

    Dans cet ouvrage clair et synthétique, Clément Bonnet explore cette « nébuleuse » de l'accompagnement et décrit les différentes formes qu'il prend dans les pratiques actuelles des équipes sanitaires et médico-sociales. Ce qui constitue la relation d'accompagnement est une relation interpersonnelle, qui demande de se situer entre guider, conduire et escorter, et où l'essentiel passe par la rencontre.

    L'accompagnement n'est pas un métier, c'est plutôt une fonction caractérisée par une posture professionnelle spécifique où il faut laisser toute sa place à la personne accompagnée, sans se substituer à elle ni mettre en avant son savoir.

    L'auteur en fait l'éloge et soutient qu'il est l'axe d'une nouvelle militance en santé mentale qui intègre le rôle des pairs (GEM, clubs thérapeutiques, club-houses, pairs aidants...) et les relations familles-professionnels.

  • Les professionnels du secteur social et médico-social, en poste ou en formation, trouveront dans cet ouvrage des repères pour saisir les enjeux historiques, législatifs et éthiques de leur domaine d'activités. En effet, cette culture professionnelle souvent méconnue a une influence sur les pratiques actuelles dans les divers établissements et services, mais aussi sur leur place et leur évolution dans la société.

    L'auteur présente le secteur médico-social selon deux axes complémentaires. D'une part, il en illustre l'évolution au fil des siècles par une description des contextes sociopolitiques et des dispositions législatives successives qui ont mené à ses fonctionnements et à ses modes d'organisation contemporains. D'autre part, il montre que les professionnels exerçant dans les établissements et services de ce secteur ne sont pas de simples agents exécutant une volonté publique ou institutionnelle, mais plutôt des acteurs pleinement engagés dans une démarche éthique et anthropologique auprès des personnes accueillies.

  • L'évolution de la société dans la prise en compte du handicap a permis l'émergence de structures de soins comme les sessad, tournées vers l'accompagnement du sujet au plus près de ses besoins et de son environnement.

    Partant du constat d'un décalage entre les attentes du public concernant l'accompagnement des personnes porteuses de handicap et le manque de visibilité des sessad durant les cursus de formation des professionnels, l'auteur questionne la place de ces dispositifs dans l'offre de soins contemporaine ainsi que leur développement futur. En quoi l'évolution des idées concernant la place du sujet dans le projet de soin est-elle venue influencer la création de services externalisés ? Dans quelle mesure ceux-ci viennent-ils révéler le basculement opéré dans l'accueil de l'enfant handicapé à l'école ? À l'heure des grandes réformes budgétaires, sociales, idéologiques, les sessad, aujourd'hui, seraient-ils le prototype du soin de demain ?

    Loin de vouloir figer les propos et les points de vue, ce livre se donne pour objectif d'ouvrir à la réflexion et de contribuer à favoriser une démarche clinique résolument prospective.

  • L'ouvrage se présente comme une plongée subversive au coeur du travail social, de ses pratiques et de ses enjeux à travers un dialogue imaginaire entre deux professionnels de l'action sociale. Par les questions posées, l'auteur identifie et met au débat les non-dits, les logiques et les motivations enfouies du travail social en se décollant des images d'Épinal qu'il véhicule habituellement. Si elle s'adosse à des théories éprouvées (philosophie, sociologie, psychanalyse), la réflexion ne se présente pas comme un savoir extérieur et distant sur le métier ; elle se fonde plutôt sur une expérience de terrain dont elle révèle les contradictions. Ainsi, au fil des échanges, en travaillant les paradoxes d'une pratique, ce sont les lignes de force d'une éthique professionnelle qui se dessine avec en point de fuite le rapport à l'autre, celui qu'on nomme généralement l'usager.

    Xavier Bouchereau, éducateur spécialisé en AEMO pendant dix ans à Nantes, chef de service en prévention spécialisée puis dans un service d'action éducative intensive en milieu familial, intervenant et auteur de nombreux articles sur le sens de l'engagement professionnel et sur le travail éducatif auprès des populations précarisées.

  • Le travail thérapeutique en psychiatrie

    Tosquelles/Delion

    • Eres
    • 1 January 2012

    Il s'agit-là de la réédition d'un classique publié en 1967 par les Editions du Scarabée. La préface de Pierre Delion et la postface d'Yves Clot mettent en relief toute l'actualité de la réflexion clinique et politique de François Tosquelles. En rompant avec la tradition esclavagiste de l'hôpital psychiatrique, il a fait du travail non seulement une source d'informations cliniques incomparables mais aussi un moyen pour le patient de reprendre contact avec le monde interhumain. La réédition du texte de Tosquelles sur le travail thérapeutique, au-delà de ses quelques rides conjoncturelles inévitables, est une prise de position sur la psychiatrie d'aujourd'hui, en ce qu'elle ne peut faire l'économie d'une réflexion sur l'engagement du malade mental dans son rapport au monde. Pierre Delion

    François Tosquelles (1912 – 1994), psychiatre catalan, militant engagé, fuit l'Espagne franquiste. Il est l'un des initiateurs de la transformation des hôpitaux psychiatriques à travers l'expérience de Saint-Alban et le promoteur du courant de la psychothérapie institutionnelle.

  • Le secteur médico-social est aujourd'hui confronté à la souffrance psychique de très nombreux usagers avec lesquels les équipes sont de plus en plus en difficulté. Le management des établissements est trop souvent coupé des réalités psychopathologiques, un déni de cette souffrance s'installe implacablement. Le soin risque de se réduire à des prestations symptomatiques et cloisonnées destinées à rétablir des fonctions mentales défaillantes alors que la souffrance psychique envahit la personne dans son intégralité : corporelle, affective, relationnelle, sociale... Le secteur médico-social semble s'éloigner de plus en plus d'une mission de soins au plus près de la personne handicapée mentale au profit d'une « novlangue » où l'inclusion s'impose comme la réponse ultime. Comment continuer à penser le soin en médico-social ? L'ouvrage apporte des réponses à ces questions dans plusieurs dimensions : la quotidienneté comme fondement de tout soin psychique, le soutien aux équipes par une véritable fonction clinique  institutionnelle, les activités thérapeutiques... Si l'éducatif trouve souvent ses limites face à la souffrance psychique, il n'en reste pas moins pertinent dans l'accompagnement médico-social notamment dans des pratiques groupales aujourd'hui délaissées.

     

  • Histoire d'un sans-abri

    Antoine Courtecuisse

    • Eres
    • 20 May 2019

    Claude n'a plus de domicile. Il nous livre son quotidien précaire et la complexité de sa souffrance mais aussi sa rencontre avec Christine, éducatrice dans un accueil de jour. De cette relation va naître l'espoir de la reconstruction.

    Dans ce récit à la première personne, l'auteur se glisse alternativement dans la peau de Claude et dans celle de Christine. Il nous laisse découvrir le profond désespoir des personnes sans abri, toute la fragilité du travail social et les premiers temps de l'accompagnement de ces personnes en situation de grande précarité. L'accueil se doit alors d'être au ras de ce qui se vit lorsqu'on vit dehors.

  • Découvrir les déficiences intellectuelles NE

    Denis Vaginay

    • Eres
    • 22 November 2018

    Parce que le déficient intellectuel a longtemps été désigné comme un simple d'esprit, on pourrait croire que le monde dans lequel il évolue est celui de l'innocence et de la clarté. C'est faux : dès qu'il apparaît, le trouble l'accompagne. Monstrueux pour les uns, angélique pour les autres, il sollicite les frontières de l'humanité en rappelant que l'altérité dérange là où elle permet à l'identité de se construire. C'est pour cette raison que toutes les sociétés ont créé des représentations et des stratégies pour le neutraliser en le condamnant, en le marginalisant ou en l'intégrant.

    Ce livre offre un panorama des déficiences intellectuelles en s'appuyant sur des données historiques et pluriculturelles comme sur les réalités actuelles. Il apporte un ensemble d'informations pratiques qui ont été entièrement mises à jour pour cette nouvelle édition.

    En affirmant une position résolument éthique, l'auteur propose ici une rencontre précise, directe et réaliste avec les déficiences. Il donne ainsi au lecteur des repères utiles pour comprendre et agir avec et auprès des personnes souffrant de ce handicap.

  • Découvrir les déficiences intellectuelles

    Denis Vaginay

    • Eres
    • 15 March 2013

    L'ouvrage offre une description poussée des déficiences intellectuelles, basée sur les réalités actuelles comme sur des données historiques et pluriculturelles, tout en apportant au lecteur un ensemble d'informations pratiques. Par cette analyse précise, qui refuse de nier, d'éviter ou de réduire la déficience, l'auteur propose d'entrer dans une réflexion anthropologique et psychologique sur ce sujet dérangeant, y compris sous certains aspects peu abordés tels que la lecture ou la sexualité. Admettre que la déficience se définit comme un écart à la norme ne l'exclut pas de ce qui est humain mais, au contraire, permet de soutenir une position éthique. Denis Vaginay, docteur en psychologie, travaille en institution (IME), en cabinet et comme formateur (Lyon).

  • Des petites victoires sur l'illettrisme

    Claudie Tabet

    • Eres
    • 20 May 2019

    La lutte contre l'illettrisme est connue en France depuis les années 1980 : priorités ministérielles, campagnes de sensibilisation, publication d'ouvrages de chercheurs et pédagogues. En revanche, rare, voire inexistante est la connaissance des publics dits « illettrés et/ou faibles lecteurs » dans leur relation aux bibliothèques publiques, aux écrivains, aux livres vivants. L'auteur donne corps et humanité  à ces personnes qui découvrent qu'elles peuvent « devenir sujets de leurs destins » en levant l'interdit fatal « les livres c'est pas pour moi ». Comme autant de nouvelles, elle brosse des portraits attachants de « déclassés du lire-écrire » qui illustrent une démarche encourageante, revigorante du « faire ensemble » entre professionnels du champ éducatif, social et culturel pour lutter contre l'illettrisme. Cet ouvrage constitue un bel hommage aux ré-apprenants et aux bibliothèques publiques ainsi qu'un encouragement pour l'avenir.

  • Guide pour se faire passeur d'écriture et de lecture, informé des recherches et débordant d'idées pratiques, dans une perspective de démocratie d'apprentissage.

    La démarche proposée dans cet ouvrage s'appuie sur une réflexion et une pratique de plus de quinze ans auprès d'élèves ordinaires, d'élèves handicapés, de publics en difficulté, d'éducateurs, d'étudiants et d'enseignants. S'adressant à ceux qui veulent construire une aventure d'écriture créative avec les emp êchés d'écrire et les autres, elle renoue le cognitif et l'affectif, le savoir et l'éprouver, qui sont les deux facettes inséparables de tout apprentissage. Ni récit d'atelier, ni recueil de propositions, cet ouvrage propose une réflexion sur les choix et une progression justifiées théoriquement et par une pratique soucieuse de faire évoluer le rapport à l'écrit.

  • Une approche globale des médiations artistiques (art-thérapie et autres activités apparentées au soin), dans le champ de l'aide et du soutien des personnes en souffrance.

    On les nomme : ateliers thérapeutiques à médiation artistique, ateliers d'art thérapie, ateliers psychothérapeutiques médiatisés, ateliers d'expression créative, ateliers d'animation thérapeutique, etc. Est-on sûr de savoir et de comprendre, à partir de ces termes, quelle est la nature du travail engagé ? Quelle est la formation et la place des intervenants ? Quel dispositif est mis en oeuvre ? Quels en sont les objectifs ? Martine Colignon apporte des éléments de clarification salutaires.

  • L'équipe pluridisciplinaire d'un CAMSP - établissement médico-social qui reçoit de jeunes enfants malades, souffrant de divers troubles ou porteurs de handicap, et leurs familles - témoigne de son travail spécifique à travers les histoires d'Anaïs, Mathis, Robin et des autres enfants accueillis.

    Cet ouvrage transmet une expérience de la rééducation, de la réadaptation, de
    l'accompagnement familial et social, des soins psychothérapeutiques dans un CAMSP à partir d'un travail à plusieurs. Celui-ci est toujours orienté par la singularité de l'enfant, son histoire, les demandes et l'extrême souffrance des parents, les aléas de la maladie ou du handicap, les espoirs et les
    désespoirs qui se succèdent.

     

  • C'est à partir d'un récit clinique précis et soutenu que les auteures de cet ouvrage témoignent de la pratique éducative au sein d'un SAFEP pour tout jeunes enfants déficients visuels. Ce faisant, elles révèlent en quoi, lorsque naît un enfant porteur de handicap, un accompagnement précoce spécialisé est nécessaire. Elles montrent comment celui-ci se doit d'être porté par un collectif dont la démarche interdisciplinaire se fonde sur un va-et-vient constant entre la pratique et la théorie.

    Leur travail d'écriture tente d'engager les lecteurs dans une réflexion sur le handicap du tout-petit, sur ses effets sur la parentalité et sur le lien social.

    Émaillé de références théoriques fondamentales, cet ouvrage incite à approfondir des notions essentielles dont la portée s'étend au champ du soin des tout-petits tout venant.

  • Emmener des adolescents vivre une aventure extraordinaire à l'étranger, dans des pays qui échappent aux codes occidentaux en vigueur, relève d'un pari à priori fou.

    Surtout lorsque ces séjours intègrent différentes actions appelant au dépassement de soi, en lien avec l'itinérance, la découverte d'un ailleurs, des actions solidaires, l'immersion dans les cultures d'accueil, au sein d'environnements totalement inconnus.

    Surtout lorsque ces adolescents, concentrés de souffrances et de révoltes, sont étiquetés comme « incasables », à la frontière entre la psychiatrie, la délinquance.

    Et pourtant, cette véritable pédagogie du risque produit une transformation profonde de ces adolescents. Un accompagnement devient possible, sur une forme nomade, que les organisateurs de séjours dits de rupture réunis au sein de l'association OSER déclinent diversement, sur la base de concepts communs. La rencontre en est le maître mot, entre l'adulte et l'adolescent, par la différence des cultures, la magie des paysages et de la nature. Et le passage devient bien réel lorsque l'attention est portée et travaillée sur les trois temps primordiaux que sont l'avant, le pendant et l'après.

    Les témoignages collectés dans cet ouvrage vont dans ce sens, qu'ils proviennent de travailleurs sociaux, de chercheurs, d'accompagnateurs, de parents, de formateurs, de jeunes...

    C'est bien dans les différentes explicitations que prend forme l'innovation réelle que constitue ces séjours, bien au-delà des dénominations retenues.

  • Comment redonner un élan vital à des personnes en déshérence ? Comment rentrer chez soi quand on n'en a pas ? Martine Colignon montre que la médiation artistique, pratiquée dans un cadre sécurisant, peut être un réel soutien pour les personnes en exclusion et participer à leur mieux-être. Collages, peintures, écritures... qu'importe la médiation pourvu qu'elle crée du lien durable ! En amont des dispositifs classiques d'accompagnement, cette action médiatisée agit comme un souffle sur la braise presque éteinte pour ranimer le désir.

    À travers des vignettes cliniques qui évitent les pièges habituels - généralisation, caricatures, stigmatisation et autres travers -, l'auteure témoigne d'une approche originale et nouvelle de l'exclusion, de ses conséquences, et ouvre de nouvelles pistes pour travailler sur la refonte du lien social et sur la souffrance des sujets en errance.

  • Construites sur un héritage asilaire confessionnel ou philanthropique, les maisons d'enfants à caractère social sont maintenant en première ligne dans les dispositifs de protection de l'enfance mis en oeuvre par les départements. Les MECS sont au carrefour de toutes les problématiques (soin, social, justice) et continuent à accueillir, protéger, éduquer, former, des jeunes en difficulté personnelle, familiale ou sociale, qui ne peuvent, pour diverses raisons, souvent provisoires, être maintenus dans leur milieu familial ou qui ont besoin d'y être accompagnés.

    Les auteurs, usagers, chercheurs et professionnels, questionnent les réalités de la vie quotidienne institutionnelle (des fondements historiques jusqu'aux politiques sociales les plus actuelles) pour en tirer enseignements et perspectives de travail. Ils témoignent qu'en dépit de nombreux écueils, structurels et conjoncturels, les MECS arrivent encore à innover et à aider, familles, enfants, adolescents et jeunes adultes, à trouver leur chemin au milieu des broussailles. Dans une dialectique entre théorie explicitée et pratique « engagée », ils montrent comment se construisent en permanence des avancées dans le respect des personnes accueillies dès lors que technicité rime avec humanité.

  • Evaluer l'expérience en VAE

    Alex Laine

    • Eres
    • 22 November 2018

    Depuis plus de quinze ans, Alex Lainé s'est spécialisé dans l'accompagnement et l'évaluation en VAE (Validation des acquis de l'expérience). Il a développé une longue pratique de recherche sur ce que ce dispositif exige des candidats, des accompagnateurs et des membres des jurys. Il en a acquis la certitude que celui-ci requiert, de la part de ces trois acteurs qui n'y sont pas toujours préparés, de travailler sur la question du métier, de sa mise en mots et de sa mise en dialogue.

    Avec ce nouvel ouvrage, il se situe au plus près du travail réel et des problèmes concrets rencontrés par les candidats, les membres des jurys et les accompagnateurs. Il fournit à la fois des outils au service de ces trois acteurs de la VAE, et les éclairages théoriques qui leur permettront d'en construire de nouveaux.

    À travers l'analyse de nombreuses pratiques des jurys et d'accompagnement en VAE, il définit les conditions d'une évaluation rigoureuse et celles d'un accompagnement méthodique.

  • Les auteurs mettent en valeur la dimension quotidienne de l'accompagnement des personnes en situation de vulnérabilité, la relation essentielle qui se tisse au jour le jour, en dépit de la technicisation croissante des interventions imposée par les référentiels professionnels.

    Les temps et les actes a priori banals du quotidien sont en réalité les supports à toute action d'accompagnementéducatif, social ou soignant des personnes en situation de vulnérabilité. Les auteurs ont souhaité dans cet ouvrage revaloriser ces moments dits «ordinaires» en les incluant dans une réflexion sur l'éthique de l'accompagnement, à l'heure où les référentiels professionnels tendent à une technicisation des interventions. Ils s'appuient sur des situations rencontrées, sur des écrits de professionnels en formation et revisitent certains auteurs et concepts.

    Arlette Durual, assistante sociale de formation initiale, sociologue, est actuellement coordinatrice pédagogique du pôle des formations en travail social à l'ADEA à Bourg-en-Bresse.
    Patrick Perrard, moniteur-éducateur puis éducateur spécialisé, doctorant en sciences de l'éducation, est actuellement responsable du pôle des formations en travail social à l'ADEA (Bourg-en-Bresse). Il a publié avec Philippe Gaberan, Moniteur-éducateur (érès, 2004, réédité de nombreuses fois) et avec Arlette DurualAMP : aide médico-psychologique (érès, 2008). Il a également collaboré à la revue Reliance.

  • Une recherche participative pour penser les effets de la violence conjugale et sociale, sur les femmes et sur leurs enfants, et les pratiques d'accompagnement social qui favorisent à la fois une écoute de ces enfants ainsi que la restauration personnelle et parentale des adultes.

    L'originalité de cette recherche-action est d'aborder la violence conjugale et sociale, du point de vue des professionnelles qui partagent le quotidien des femmes et de leurs enfants dans un centre d'accueil. Par la description vivante et l'analyse de situations concrètes, l'ouvrage est à la fois un saisi « sur le vif », et une réflexion en profondeur sur l'accompagnement professionnel. Les auteurs portent l'attention sur des dimensions insuffisamment pensées dans ces situations : l'impact des diverses violences sur les femmes en tant que mères et la souffrance des enfants.

  • L'art-thérapie en soins palliatifs

    Carole Duflot

    • Eres
    • 5 January 2017

    Entrevoir la fin de vie autrement par la création accompagnée.

    Dans notre dernière phase de vie, tout semble vain et terminé. La personne malade va mourir. Son équilibre psychique et ses repères vont en être bouleversés. Comment, dans cette ultime étape, le patient va-t-il faire face et intégrer l'idée de la mort ? La rencontre avec la création peut offrir au patient un détour par l'imaginaire, un temps d'expression intime soutenu par l'art-thérapeute. De personne à personne, d'inconscient à inconscient, le patient amorce petit à petit un travail de deuil mêlant le mourant et le vivant.

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