Hermé (réédition numérique FeniXX)

  • Le jour de ses dix-huit ans, Alex reçoit de son père, qui est bouquiniste à Bruxelles, un étrange cadeau : dépouiller les innombrables livres accumulés dans un grenier. Au cours de son travail, il découvre des fascicules populaires qui le fascinent. C'est un monde inouï, peuplé de rêves et de voyages, de mystères et d'aventures, un monde que le père d'Alex, justement, aurait fort bien connu, qu'il aurait partagé avec un certain John, et à propos duquel il peut devenir intarissable. Et voilà que la réalité rejoint brutalement l'imaginaire ; la vie d'Alex devient une quête entêtée, qui le conduira tour à tour au bout du désir, du mystère et de la mort. Recherche d'identité, récit initiatique, roman d'énigme, Lord John est tout cela à la fois. Un nouveau visage de Baronian, qui délaisse, pour ce livre, la littérature fantastique et le policier.

  • Séville, Nîmes, Madrid, Arles, Vic-Fezensac, Dax... Autant de villes éclairées par les rayons des habits de lumière dont les noms redeviennent familiers. En effet, la corrida qu'on regardait, il y a quelques années encore, comme une coutume ancestrale et barbare, revient à la mode, envahit les colonnes de nos journaux et les écrans de nos télévisions. Dans le même temps, des associations couvrent les murs des grandes villes du Nord d'affiches dénonçant la tauromachie, et les Toulousains militent pour la réouverture de leurs arènes. Qu'est donc véritablement cette coutume populaire descendant des antiques jeux du cirque, ce spectacle sombre qui éclaire le visage de foules en liesse ? Pierre Veilletet et Véronique Flanet tentent de répondre à cette interrogation, avec une dizaine d'auteurs prestigieux, français et espagnols, parmi lesquels Jean Lacouture, Michel del Castillo, Carlos Serrano, Tio Pepe, Francisco Ruiz-Miguel, Jean-Louis Lopez, Gabriel y Gallan... Un « grand dossier » pour tout savoir par le texte et par l'image sur le monde de la corrida, ses origines, son histoire, ses hommes, ses techniques, le spectacle, l'architecture des places de toro, les mentalités et les coutumes du peuple du toro, la tauromachie à travers art, littérature, cinéma...

  • La lande bretonne est hantée. Les recteurs eux-mêmes l'avouent. Depuis 1793, des milliers d'âmes errent dans ses chemins creux, s'attendent au pied des calvaires, murmurent dans les genêts. Les granites couchés dans la bruyère, face en terre, sont les morts des batailles anciennes. Il n'y a plus ni trônes de crapaud, ni mouches de chêne. Le battoir des lavandières de nuit s'est tu, mais il reste les hermines. Elles sont la mémoire de la vie d'autrefois. C'était vingt ans avant la mort du roi Louis XVI, face au Yaudet, sur la corne de falaise arpentée vers la grève. Il y avait là le bourg de Saint Jorland, près du manoir de Gwenn Minel, domaine du baron de Ker-Ys. Ses gens l'appelaient : Monsieur Alain. Il était le dernier survivant d'un monde et ne le savait pas. Ses mains étaient faites pour le bois des charrues ; les misères du temps les fermeront sur la garde des épées. Le hobereau devra se battre contre la ruse, l'artifice et la félonie. Chez lui, il affrontera les loups, la famine et l'administration royale. Il y sacrifiera un peu de sa chair et de son sang. En franchissant ses frontières pour mieux les défendre, saura-t-il préserver son âme et ses illusions des intrigues de cour et des amours perverties ?

  • « Je me suis mis dans la tête que si, dans bien longtemps, quand je ne serai plus de ce monde, mon oeuvre tombait entre les mains de quelqu'un qui serait, comme je suis à présent, désireux de vérité et disposé à s'intéresser aux joies et aux chagrins d'un être quelconque, pourvu que cet être soit vraiment humain, sincère, qu'il ait su aimer, rêvasser, faire le bien quelquefois et faire le mal souvent... qu'importe. Si cet être hypothétique se trouve dans les mêmes dispositions que moi maintenant, une telle lecture ne pourra que le rendre meilleur et il sera reconnaissant infiniment reconnaissant à l'auteur inconnu. » Ainsi s'exprimait, un soir de février 1897, Hélène, une jeune femme des Ardennes, dans une lettre à Berthe, sa cousine et confidente. Dominique Halévy, presque un siècle plus tard, retrouvait dans un grenier la correspondance d'Hélène, exauçant ainsi son voeu et découvrant un écrivain : « Jamais je n'étais entré de la sorte, par une amicale effraction, dans la vie d'un être inconnu, disparu, déjà presque oublié, et soudain vivant proche, palpitant par la grâce de ces centaines de petites feuilles couvertes de la même écriture fine et penchée, sans rature, dont les mots jaillis d'une source unique et incroyablement fraîche me racontent avec une pudeur, une sincérité, une volonté d'honnêteté forçant l'émotion, toute la frémissante vérité d'une existence. » Une si rare rencontre, on ne peut que souhaiter la partager : écrivain née qui ne se sent vivre qu'une plume à la main, jeune fille ambitieuse qui se heurte aux préjugés et aux interdits d'une époque impitoyable pour les personnes de son sexe, Hélène est aussi et surtout une amoureuse dont les élans n'ont pour exutoires que le rêve et l'écriture.

  • Grâce à ses relations amicales dans l'île de Beauté, le journaliste Jean Bazal a pu rencontrer les derniers bandits corses, ces hommes qui tuaient pour venger leur honneur. Il a ainsi constaté que la loi du talion, remontant à la plus haute antiquité, subsistait encore chez des personnages, certes asociaux, mais victimes d'un romantisme périmé. Ils appliquaient avec une énergique précision la loi de Moïse : « OEil pour oeil, dent pour dent ». Parmi les bandits qui l'ont le plus impressionné à divers titres, Jean Bazal garde un souvenir ému de deux d'entre eux : Muzzarettu (20 ans de maquis), avec lequel il a vécu plusieurs jours dans les solitudes de Senetosa, et Clara Gaggioli, la seule femme à avoir gagné le maquis après avoir défendu son honneur, en tuant un homme trop entreprenant. L'un comme l'autre se sont épanchés à coeur ouvert, alors qu'ils faisaient l'objet des recherches de la Gendarmerie. Ces révélations fracassantes font de cet ouvrage un document exceptionnel. Autres bandits célèbres que l'on retrouvera au gré des chapitres : Rutili, Bornéa, Ettori, Lucchini, Giacomini, Bellacoscia, Romanetti, Jean-Camille Nicolaï, Bartoli. Bien que la race des bandits corses soit en voie d'extinction, les prouesses de ces hors-la-loi, magnifiées, continuent à inspirer les voceri et les lamenti chantés dans les cabarets typiques, comme au son des guitares à Ajaccio. Parle sang dans l'honneur : la première saga de ces vengeurs irréductibles.

  • Jardinier des Rothschild, l'auteur fait revivre une époque de fastes : des anecdotes sur la grande famille.

  • Débutant comme mousse sur un chalutier de grande pêche au large de Terre-Neuve et du Groenland, l'auteur est devenu le commandant d'un navire-usine, ultra moderne.

  • La chronique d'une communauté paysanne du Morvan à la fin du XIXe siècle.

  • Appartenir à la mémoire d'un roi n'est pas toujours un privilège. Uniquement préoccupé par le bonheur de son domaine et de ses gens, le baron Alain de Ker-Ys devient, malgré lui, un symbole de résistance à toutes les formes d'oppression. Monsieur Alain agace. Il agace l'administration de Louis Seizième, laquelle n'apprécie guère de le voir expédier ses soldats en enfer. Il agace les politiques dont il refuse les manoeuvres. Enfin, il agace les Anglais en évitant leurs pièges. Le hobereau ne supporte plus cette existence. Chaque jour, il est contraint de se battre au lieu de moissonner. Il lui faut aller chercher le bonheur au bout du monde, dans un pays neuf que les Bretons appellent « la terre des jeunes » ou « la paroisse voisine ». Pour conquérir l'Amérique, il abandonnera sa maison, ses landes, ses légendes, ses sorcières et ses bardes. Il franchira l'océan, affrontera l'ouragan et connaîtra l'horreur des batailles de la guerre d'indépendance. À Blackstone, Pierre Noire, village martyr, Alain de Ker-Ys trouvera sa vérité.

  • L'action se passe en 1683 en Médoc, à une époque où les grands vignobles bordelais prennent à peine figure.

  • Du bleu blanc rouge partout et sur tout : du collier tricolore d'un Massaï au Kenya à une broderie d'un Indien du Canada, d'un manteau de vison signé Christian Dior à la voiture futuriste vue par André Courrèges...

  • Le regard d'un grand magazine de mode parisien sur les relations de la mode et de la publicité de 1885 à nos jours.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • "On parle souvent des grands hommes, beaucoup moins des « grandes femmes » : d'ailleurs, l'expression n'existe pas. Elles ont pourtant bel et bien existé, vivent ou naîtront aux quatre coins du monde. Et puis il y a les héroïnes de mythologies, de légendes ou de contes, qui, sans être réelles, n'en sont pas moins présentes dans les coeurs et les esprits. Toutes ces femmes marquent une culture et une époque, véhiculent des images et des archétypes, nourrissent l'imagination collective. Elles représentent des mythes.
    Mères ou maîtresses, folles ou sages, angéliques ou démoniaques, martyres ou traîtresses, guerrières ou patientes épouses, femmes d'ombre ou de lumière... En voici une centaine, parmi des centaines."
    Extrait de la préface

  • Découvrir l'Arc de Triomphe avec le regard admiratif de Victor Hugo ou l'oeil critique de Raymond Queneau, revivre le drame des Tuileries à travers Rimbaud, Dumas, Hugo, se promener au fil du temps dans le jardin, errer dans les galeries du Louvre en quête d'une révélation avec Romain Rolland ou parcourir les chefs-d'oeuvre d'un pas pressé avec Paul Morand... Autant de points de vue, d'anecdotes, d'événements vécus ou imaginaires, empruntés à la littérature de tout genre et de toute époque, apportant un éclairage original et un relief inattendu aux monuments les plus célèbres et les plus visités de Paris. Huit promenades littéraires font revivre les monuments les plus prestigieux de Paris : la tour Eiffel, l'Arc de Triomphe, les Tuileries, le Louvre, Notre-Dame, le Panthéon, l'Opéra, le Sacré-Coeur.

  • En vingt ans, les adeptes des sectes ont décuplé dans l'Hexagone ! Comment expliquer un pareil succès ? Myriam Assan tente de répondre, en analysant le pourquoi de la fascination exercée par les sectes auprès des jeunes essentiellement : faiblesses psychologiques, mal de société, recherche d'un absolu... En s'appuyant sur des témoignages d'anciens adeptes, l'auteur s'attache à montrer comment les sectes opèrent. Aujourd'hui, leurs modes de recrutement et d'embrigadement semblent d'autant plus redoutables, que les sectes se sont acquis un formidable pouvoir, tant sur le plan médiatique, que sur les plans politique et financier.

  • Noël 1979 : pour la première fois, Ariane s'envole dans le ciel de Guyane. Trente minutes après le "top départ", la joie déferle sur le Centre spatial guyanais. Sur le continent européen, se rend-on bien compte, ce soir-là, que ce premier pas dans l'espace nous ouvre la porte de l'an 2000 ? « Quoi de plus exaltant que l'espace, où l'Europe est maintenant bien présente, avec un programme solide et cohérent qui nous assurera l'autonomie ! « Mais la technologie est un exercice sévère, où il ne suffit pas d'être bon pour gagner. Il faut être, ici et là, et si possible pas trop rarement, les meilleurs. Être les meilleurs, scientifiquement, techniquement, industriellement, commercialement. L'industrie des objets spatiaux, lanceurs et satellites de toutes natures, est une rude école pour les chercheurs et les ingénieurs. « L'enthousiasme et le sérieux, qui sont de mise dans les entreprises spatiales, se retrouvent fort plaisamment dans le texte d'Isabelle Naddeo-Souriau. Un beau livre, qui raconte une belle aventure. » Extrait de la préface de Hubert Curien.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • « Luigi Ferrari revint séjourner au château de Luzan à la fin août 1787 : il y resta environ cinq mois, le temps de peindre la fameuse "Vue avec personnages", qui orne le mur de mon couloir à Toulouse. Je regardais la Vue avec personnages naître sous son pinceau appliqué. Il avait commencé par le décor des jardins, les grands peupliers, le morceau de ciel traversé par les hérons, les lointains où se profilaient le village autour du clocher de l'église, le colombier, les ruines du donjon, le lacis des chemins et les énigmatiques promeneurs qui, assis en ligne sur un talus, tournaient le visage vers nous. Luigi n'était pas un exécutant parfait, mais il avait le sens du mystère. Déjà, s'esquissaient les deux arches de pierre menant aux parcs cruels, en deçà de la cascade de la Volte, dont les flots avaient roulé le corps de Giorgio. Maintenant, Luigi dessinait d'abord au crayon, au premier plan, les grands personnages : il me les nomma successivement. Je vis avec émotion ma silhouette naître, et se fixer à côté de celle d'Agathe, la comtesse et le comte Robert s'entretenir avec Desmarches. - Il manque quelqu'un, fis-je. - Qui donc ? - Le chevalier de La Brillane. - Je sais bien ; mais Madame la comtesse m'a interdit de le présenter sur la toile. »

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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