Inculte / Dernière marge

  • Ségurian, un village de montagne, quatre cents âmes, des chasseurs, des traditions. Guillaume Levasseur, un jeune homme idéaliste et déterminé, a décidé d'installer une bergerie dans ce coin reculé et paradisiaque. Un lieu où la nature domine et fait la loi. Accueilli comme une bête curieuse par les habitants du village, Guillaume travaille avec acharnement ; sa bergerie prend forme, une vie s'amorce.
    Mais son troupeau pâture sur le territoire qui depuis toujours est dévolu à la chasse aux sangliers. Très vite, les désaccords vont devenir des tensions, les tensions des vexations, les vexations vont se transformer en violence.
    La certitude des pierres est un texte tendu, minéral, qui sonde les âmes recroquevillées dans l'isolement, la monotonie des jours, l'hostilité de la montagne et de l'existence qu'elle engendre, la mesquinerie ordinaire et la peur de l'inconnu, de l'étranger.
    D'une écriture puissante, ample, poétique, Jérôme Bonnetto nous donne à voir l'étroitesse d'esprit des hommes, l'énigme insondable de leurs rêves, et l'immensité de leur folie.

  • " Et si une ville était la somme de toutes les villes qu'elle a été depuis sa fondation, avec en prime, errant parmi ses ruelles, cachés sous les porches de ses églises, ivres morts ou défoncés derrière ses bars, les spectres inquiets ayant pris part à sa chute et son déclin ? Il semblerait que toute une humanité déchue se soit donné rendez-vous dans le monumental roman d'Alan Moore, dont le titre - Jérusalem - devrait suffire à convaincre le lecteur qu'il a pour décor un Northampton plus grand et moins quotidien que celui où vit l'auteur. Partant du principe que chaque vie est une entité immortelle, chaque instant humain, aussi humble soit-il, une partie vitale de l'existence, et chaque communauté une cité éternelle, Alan Moore a conçu un récit-monde où le moindre geste, la moindre pensée, laissent une trace vivante, une empreinte mobile que chacun peut percevoir à mesure que les temps semblent se convulser. Il transforme la ville de Northampton en creuset originel, dans lequel il plonge les brûlants destins de ses nombreux personnages. Qu'il s'agisse d'une artiste peintre sujette aux visions, de son frère par deux fois mort et ressuscité, d'un peintre de cathédrale qui voit les fresques s'animer et lui délivrer un puissant message, d'une métisse défoncée au crack qui parle à la braise de sa cigarette comme à un démon, d'un moine du IXe siècle chargé d'apporter une relique au « centre du monde », d'un sans-abri errant dans les limbes de la ville, d'un esclave affranchi en quête de sainteté, d'un poète tari et dipsomane, tous sentent que sous la fine et fragile pellicule des choses, qui déjà se fissure, tremblent et se lèvent des foules d'entités. Des anges ? Des démons ? Roman de la démesure et du cruellement humain, Jérusalem est une expérience chamanique au coeur de nos mémoires et de nos aspirations. Entre la gloire et la boue coule une voix protéiforme, celle du barde Moore, au plus haut de son art." Claro

  • Dans un pays de marais, au début des années 60, un docteur rend visite à ses patients en flottant sur sa « plate ». De maison en maison, d'îlot en îlot, il sillonne ce paysage d'eau et de limon. Ses tournées le mènent à la rencontre d'une population miséreuse et isolée, réduite à quelques poignées de familles, auprès desquelles il fait office de vigie autant que de guérisseur.
    Passionné de photographie, il a aussi l'étrange manie de faire poser les habitants pour lui, comme s'il cherchait à ausculter à la fois l'intérieur et l'extérieur des êtres. Il devient ainsi le témoin de leurs vies, l'archiviste de leurs traces, le gardien de leur mémoire - et le révélateur des troubles qui circulent entre les corps. Mais lorsque Pacot, l'un de ceux des marais, disparaît mystérieusement, son absence perturbe le cours immuable de ce microcosme.

  • Sur les terres agricoles qui se trouvaient au sud de Rennes est née dans les années 60 une « ville nouvelle » : le quartier du Blosne. D'abord promesse de confort ou d'ascension sociale, l'ensemble a vieilli au fil des décennies, et les espérances se sont érodées. Au tournant des années 2010, un grand projet de rénovation est initié. Mais contrairement à ce qui se fait ailleurs, celui-ci va donner lieu à une vaste consultation appelant les habitants à associer leurs voix aux décisions de la mairie. Mieux : ils seront écoutés sincèrement.
    Youcef Bouras dirige une agence d'urbanisme impliquée dans le chantier. Pour lui aussi ce processus de concertation est une nouveauté, qui lui fait vite l'effet d'un caillou dans sa chaussure. Doit-il accepter de remballer une partie de l'expertise dont il est fier, lui qui a grandi dans une autre cité ? Les pratiques des usagers contredisent-elles les principes qu'il a mis en oeuvre dans d'autres circonstances ? L'intelligence qu'ils démontrent va-t-elle l'empêcher d'être le démiurge de ce chantier ?
    Pendant quatre ans, sur de longues périodes, les trois auteurs de ce roman ont résidé au Blosne. S'écartant des représentations habituelles de la « banlieue », ils racontent ici un quartier pluriel, où se cristallisent les transformations récentes de la société française. Dans la tension entre l'idéal et le réel, entre les volontés de domestication et la créativité concrète des habitants, c'est toute notre vie démocratique qui trouve à s'incarner.

  • Etats-Unis, année trente. L'industrie automobile fait la pluie et le beau temps de l'économie américaine. Le pays, gigantesque, s'offre à des routes rectilignes qui en traversent chaque état. Les citoyens s'équipent en nouveaux modèles, le crédit marche à flot, les autoroutes fleurissent, les stations-services éclosent. Afin d'encourager ces trajets qui enrichissent géants du pétrole et adeptes du fordisme automobile, on offre à tour de bras des cartes autoroutières aux conducteurs. Et pour s'assurer qu'elles ne sont pas copiées par des concurrents, on y place des fausses villes en guise de signature invisible, des villes de papier. Desmond Crothers, jeune cartographe, conçoit une telle carte de l'état du Maine pour Esso. Mais sa ville aura un tout autre destin : elle existera vraiment, une fois qu'un commerçant obstiné décidera de la fonder quelques années plus tard, comme pour valider cette ville imaginaire. Autour de ce monde qui prend forme, on croise des cartographes, une violoniste au destin tragique, Stephen King, des acteurs venus pour y tourner un épisode de Twilight Zone, des amoureux qui n'ont que ce territoire pour s'épancher.

  • A la suite d'un drame personnel, Rook Rope cède son poste d'analyste à la FEMA (Federal Emergency Management Agency) à un certain Mat Check. C'est à lui que revient désormais la lourde tâche de se rendre sur des lieux où la nature s'est déchaînée, et de décider si le gouvernement doit décréter ou non l'état de catastrophe naturelle. Sans le rencontrer jamais, Rope continue de superviser le travail de son successeur. Il relit les rapports que Check envoie à son administration et, peu à peu, il est envahi par un curieux sentiment : les photographies des catastrophes sont prises de trop près, les témoignages concordent étrangement avec ceux que l'on trouve dans la presse. Check ne se serait-il jamais rendu sur les lieux dont il parle ? Pourtant, Rope ne fait pas part de ses doutes à la FEMA. Car Check connaît le terrible secret de Rope. 
    Autour de la trame acérée de ce roman à suspense vient s'enrouler un second récit, celui-ci autofictionnel. L'auteur, Olivier Bodart, décide d'aller visiter les lieux de cette histoire qu'il n'est jamais parvenu à achever d'écrire. Il se rend sur les vestiges des drames véritables qui ont inspiré son texte. Il s'interroge, s'immerge, parcourt les lieux que son personnage n'a pas parcourus, mène une enquête que son personnage n'a jamais menée, plongé dans ce qui n'était jusque-là qu'un décor de fiction pour lui et pour Mat Check.

  • Une jeune journaliste phobique découvre qu'il existe une tribu perdue quelque part en Malaisie au sein de laquelle la peur est la vertu cardinale, où le courage passe pour de l'idiotie. Une autre jeune femme se demande si la nouvelle compagne de son frère ne feint pas son daltonisme. Le père d'une jeune fille se suicide en se pendant dans le garage le jour où elle s'apprête à faire un exposé sur l'Égypte en classe.
    Dans ces trois nouvelles initialement parues en anglais dans le New Yorker et traduites par elle-même, Camille Bordas déploie encore une fois son talent pour la demi-teinte, sa sensibilité, son goût pour les outsiders, pas vraiment perdants mais jamais gagnants. Avec Faits extraordinaires à propos de la vision des couleurs, et ces trois étranges points de départ, l'autrice d'Isidore et les autres avance en funambule sur la mince ligne de crête qui sépare le doux de l'amer, l'humour de la tristesse. Trois textes aussi poignants que drôles.

  • Difficile à onze ans de trouver sa place dans une famille de surdoués, surtout lorsqu'on se contente d'être « normal ». Entouré de cinq frères et soeurs qui dissertent à table des mérites comparés de Deleuze et Aristote, Isidore recherche d'abord l'affection de son meilleur ami, monument de douceur : son canapé. Dans sa famille, seul Isidore est capable d'exprimer des émotions, de poser les questions que les autres n'osent pas formuler. Et lorsqu'un drame survient, il est le seul capable d'écouter et réconforter son prochain. A moins que, épris d'ailleurs, il ne réussisse enfin une énième fugue qui lui ouvrirait un monde de liberté et de légèreté. Dans Isidore et les autres, écrit initialement en anglais par l'auteure, Camille Bordas brosse avec humour le portrait sensible d'un jeune garçon qui s'affranchit de son enfance sous le regard d'adultes encore plus désorientés que lui. Une fresque familiale tendre et émouvante, un portrait d'adolescent plein de finesse, une voix littéraire qui s'affirme plus que jamais.

  • C'est dans les villes que naissent les révolutions, qu'elles s'épanouissent, qu'elles s'ancrent. La révolution libanaise encore en cours aujourd'hui ne fait pas exception. Pour écrire Octobre Liban, Camille Ammoun a arpenté Beyrouth en révolte usant de sa double identité d'urbaniste et d'acteur de ce mouvement qui est en train de modifier profondément le Liban. Dans sa déambulation, l'auteur nous décrit les places où fleurissent les tribunes improvisées, les lieux de vie alternatifs où la révolte s'est installée, où la parole circule, où les idées s'agitent, mais pointe aussi les signes qui ont menés à ce mouvement. Comme des stigmates, la corruption, l'abus de pouvoir, les prébendes et petits arrangements ont laissé des traces, des blessures sur les murs, les édifices. Octobre Liban dépeint une révolution en cours, une ville entre agonie et espoir fou.  

  • De son séjour à Jérusalem, Emmanuel Ruben rapporte un texte qui interroge les cartes, met au jour les frontières, les limites, les murs qui sillonnent aussi bien la géographie d'une région aux contours flous que celle, intime, de ses habitants.

  • En 1666, un vieil astronome prédit qu'une éclipse solaire totale va plonger l'Europe dans les ténèbres pendant quatre secondes. Non seulement il est le seul dans la communauté scientifique de son époque à oser une telle prédiction, mais en plus il est parfaitement aveugle - on lui a arraché les yeux dans des circonstances mystérieuses. Intrigué par cette rumeur, le jeune Leibniz, encore étudiant mais déjà chantre de la raison, décide d'aller passer les trois heures qui précèdent la prétendue éclipse en compagnie de cet étrange vieillard. Dans l'attente du phénomène, l'astronome dévoile peu à peu au futur philosophe les arcanes de son passé... et voilà le lecteur embarqué dans une histoire pleine de chausse-trapes et de circonvolutions, où, un peu à la manière du Manuscrit trouvé à Saragosse de Potocki, les récits s'enchâssent de façon diabolique, chaque digression relançant le suspense qui précède l'éclipse.

  • Dans un futur proche, il existe une ville où les habitants ont adhéré au « feuilleton ». Désormais leur vie est filmée, montée, aiguillée, mise en forme pour la télévision par celui que l'on appelle « le Roi ». L'homme est un démiurge, artiste fou, mégalomane et mélancolique qui use de l'existence des habitants de la ville pour nourrir ce grand récit qu'il tisse, jour après
    jour.
    Rebelle à ce système, Magnus Gansa, un jeune homme solitaire, s'évertue à mener une vie sans événement et sans interaction. Son but : rester invisible afin de demeurer extérieur aux séries de la ville. Lorsque Lo DeLilla, ancienne héroïne du feuilleton, présente ses milliers de peintures élaborées à partir d'une machine restituant ses images mentales, Magnus y voit un acte révolutionnaire...
    Peut-être une porte de sortie, une alternative au feuilleton. Et si chacun pouvait devenir maître de sa création, de son existence ? Au sein de l'Empire des séries, va alors démarrer pour Magnus une longue quête qui va le mener au coeur de cette mystérieuse ville et de son roi.

  • Au cours de l'année 2015, Belt Magnet, 38 ans, entreprend d'écrire ses mémoires. Auteur d'un seul roman, il vit chez son père d'une pension d'invalidité accordée après qu'un curieux trouble mental lui a été diagnostiqué. Belt est convaincu, depuis l'âge de 12 ans, qu'il peut communiquer avec les objets, les inans comme il les appelle.
    En guise de thérapie, Belt s'est vu octroyer une innovation technologique : un des premiers Curio, un robot animal de chair et d'os capable d'empathie, de mimétisme, d'interaction avec l'humain. Ces petits animaux manufacturés sont si mignons qu'ils provoquent parfois la pulsion de les dévorer.
    Quelques années plus tard, les Curio se sont généralisés et focalisent toute l'attention. C'est dans cet environnement de légère uchronie que Bubblegum va suivre la vie de Belt Magnet, la mort prématurée de sa mère, ses amitiés adolescentes, ses questions permanentes sur le sens de la vie, le monde ou la société.
    Avec un humour féroce, Bubblegum nous parle d'une Amérique étrange, d'un jeune homme tout à fait aussi bizarre qu'attachant, d'un monde qui est le nôtre sans l'être tout à fait. Il y a du Salinger et du Philip Roth dans ce livre, mais il y a surtout du Adam Levin, écrivain à l'imagination débridée, au style virevoltant, à la verve irrésistible.

  • Ougarit Jérusalem, urbanologue de renom, est appelé à Dubaï pour une mission qui consiste à insuffler une âme urbaine à cette ville perçue comme une juxtaposition de tours ultramodernes reliées par des autoroutes tentaculaires. Originaire d'Alep, une ville plusieurs fois millénaire aujourd'hui ravagée par la guerre, il pense trouver en Dubaï une ville facile à lire et dans ce projet un moyen de découvrir un aleph borgésien - quête qui le taraude depuis qu'adolescent, il a été exfiltré par son père pour échapper à la conscription de l'armée syrienne.
    À Dubaï, tiraillé entre ses quêtes personnelles et ses missions professionnelles, Ougarit devient l'enjeu d'une lutte de pouvoir entre deux visions opposées de la ville... et du monde. Il finit par trouver dans la création littéraire le moyen de conserver l'âme des villes anciennes du Croissant Fertile, et d'insuffler une humanité à ces villes nouvelles qui bourgeonnent dans le Golfe. Pour lui, c'est aussi la seule façon d'entrer dans cette Cité dont il se sent exclu depuis son premier exil...
    Avec Ougarit, Camille Ammoun signe un premier roman qui est un véritable tour de force littéraire et politique.

  • Le grand retour du maître du polar. Vingt après après La Sirène Rouge et Les Racines du Mal, Maurice G. Dantec revient au roman noir avec une oeuvre totale, "Les Résidents". Un roman trinitaire qui se déroule en Amérique du Nord. Le premier "livre" suit Sharon, jeune américaine victime d'un viol collectif et qui laisse derrière elle de nombreux cadavres au bord de la route, mais aussi Novak un immigré serbe coupable d'une tuerie de masse dans son lycée canadien. Le "livre deux" est consacré à Vénus, séquestrée par son père pendant 15 ans, tandis que le troisième "livre" aborde la rencontre de cette trinité dans le cadre d'un projet des services secrets américains. Intimiste et puissant, techno-thriller redoutablement efficace, Les Résidents balaye les travers de notre société contemporaine : tuerie de masse, société en réseau, pornographie sur internet, intelligence artificielle, théories de la conspiration, rebellion des années soixante-dix...

  • Dans la « Maison noire », Gretch Gravey rassemble des adolescents mâles, dont il fait des disciples consentants, prêts à l'aider à accomplir son grand dessein : Darrel, la voix qui parle en et par Gravey, veut que toute la population américaine disparaisse, et ainsi il pourra advenir. Les garçons l'aident à kidnapper des femmes du voisinage qu'ils tuent et enterrent au sous-sol. Butler nous livre un roman d'horreur fantasmagorique d'une exceptionnelle brutalité. Le livre annonce immédiatement son ambition puisqu'il peut être comparé au 2666 de Roberto Bolaño. Mais d'autres influences sont notables : les adolescents tueurs de Dennis Cooper, l'absurde Reggie Ledoux de True Detective ou encore les portraits de freaks d'Harmony Korine. 300 Millions choque, stupéfie et dérange.

  • Dans ce texte écrit à quatre mains, Jérôme Ferrari et Oliver Rohe livrent une réflexion commune sur un thème essentiel de leurs oeuvres respectives : la représentation de la guerre.

  • Pas touche au Prophte. Pas touche la Nation. Pas touche au Christ en croix. Pas touche la famille. Pas touche aux marques. Pas touche au cache-sexe. Pas touche la mmoire sanctifie. Ceci n'est pas un blasphme est n d'un mlange d'incomprhension et de colre. Du sentiment d'un reflux, comme si la socit rpondait la vague de liberts du net, l'volution des moeurs et aux prouesses mdicales de la technoscience par une mare ractionnaire plus ou moins avoue, diffuse, et la longue trs pesante . Ceci n'est pas un blasphme interroge le blasphme sous toutes ses coutures, de ses dimensions historiques sa ralit contemporaine, de la religion aux marques en passant par la science. Il est n d'un dialogue entre un artiste qui a t lui-mme censur de multiples reprises, Mounir Fatmi, et un essayiste hrtique ayant beaucoup rflchi sur notre nouveau monde numrique, Ariel Kyrou. Se croisent dans ce livre sous forme de dialogue Dieudonn et les acteurs de la Manif Pour Tous, mais aussi Charlie Hebdo, Mahomet, Le Caravage, ORLAN, Nike, Michel-Ange, Bosch, les Pussy Riot, Brian Eno, Sainte Julie de Corse, les alvis, Apple, Oliviero Toscani, Thierry Meyssan, les frres du Libre-Esprit, Theo Van Gogh, le Coran, l'eau bnite, Larry Clark, les Yes Men, Baruch Goldstein, George Grosz, la lapine fluo Alba, Alain Soral, la procration mdicale assiste, Marcel Duchamp, Andres Serrano et bien d'autres.

  • Julian West géo-paléontologue octogénaire, auteur d'un best-seller en 2020, Zones de divergence, en écrit la suite 30 ans plus tard. Le monde est tel qu'il l'avait prédit : le réchauffement climatique, la montée des nationalismes, la propagation du terrorisme islamique ont détruit l'idée même de nation, l'Union européenne saturée de réfugiés s'est effondrée ; le Brésil, la Russie, l'Inde et la Chine se sont disloqués ; et Washington a disparu, détruit par l'ouragan Donald en 2022. Au fond de son lit, mourant, West parcourt le monde sous la forme d'un avatar numérique pour rendre visite une dernière fois à sa femme et ses enfants. Dystopie glaçante et terriblement réaliste, Zones de divergence anticipe les bouleversements dont l'élection de Donald Trump, la catastrophe de Fukushima et l'avènement de l'état islamique ne sont que les prémices.
    « John Feffer est le Jack London du 21ème siècle et à l'instar du Talon de fer, Zones de divergence est un avertissement saisissant et haletant sur l'ultime incompatibilité entre le capitalisme et la survie humaine » Mike Davis

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