InterEditions (réédition numérique FeniXX)

  • Dans notre pays de castes et de hiérarchies, savoir qu'il existe des réussites fondées sur l'anticonformisme est plutôt rassurant. Celle de René Sautier est exemplaire à plusieurs titres : lancer un groupe pétrolier d'État dans des secteurs nouveaux pour lui (la pharmacie, les produits de beauté, les biotechnologies), mener avec succès cette aventure industrielle, et faire d'une entreprise née dans le giron du secteur public une des vedettes de la bourse, le cas est sans doute unique en France. Par chance, notre auteur fait preuve d'autant d'irrévérence comme homme de plume qu'il a montré d'audace comme chef d'entreprise. Un don d'observation très aigu et une totale liberté de jugement, servis par une expérience multiforme : un régal ! Le système français de production des élites, avec ses rites d'initiation et ses conséquences stérilisantes, l'auteur le connaît de l'intérieur. De même qu'il connaît, pour l'avoir longuement pratiqué (et souvent bousculé) le monde des technocrates et de l'Administration, attaché surtout à préserver sa puissance et à nourrir son autojustification. Il n'est pas plus tendre pour nombre de grandes entreprises, où la langue de bois et la déresponsabilisation sont les plus sûrs garants de l'inefficacité. Ni pour les gourous de la recherche et de la prévision, d'autant plus portés à parler de l'avenir qu'ils veulent faire oublier leurs erreurs passées... Le constat est sévère, mais nullement désespéré. L'immobilisme est presque toujours le résultat de coalitions tacites d'intérêts, qu'il faut avoir le courage de remettre en question. D'où cette morale provocatrice : le patron, c'est celui qui provoque les crises.

  • Pour tenter de comprendre les grandes mutations de notre société, l'auteur suit le parcours de deux de ses principaux acteurs : d'une part l'entreprise, et d'autre part, la cité formée de ses composantes diverses (Etat, penseurs, architectes, choeur des citoyens). Dans quelle mesure ces deux protagonistes agissent-ils comme partenaires ou comme adversaires?

  • Le lecteur non averti qui ouvrira ce livre croira se trouver devant un recueil de poèmes en prose, fortement teintés de surréalisme, foisonnant d'images saisissantes, oscillant sans cesse entre le rêve mystique, l'obsession charnelle et le grotesque. Des textes qui vont de l'expression de la plus intense souffrance à la dérision philosophique, « le fond de la pensée c'est le chien », en passant par la réflexion sur l'écriture, « en écrivant la pensée me dépasse, je la retiens, mais j'aime mieux cela que de causer sans liberté ». Il s'agit pourtant de textes écrits par des « fous » et publiés entre 1850 et 1930 dans diverses revues spécialisées que l'on peut consulter à la bibliothèque de Sainte-Anne. Pour la première fois ils sont ici présentés en nombre, dépouillés de tout commentaire clinique, parlant d'eux-mêmes dans toute la violence de leur beauté littéraire. Parions que plus d'un « normal » trouvera ici l'écho amplifié et troublant de ses propres angoisses, de son propre vertige et de ses propres doutes, et se reconnaîtra dans la réflexion de l'un de ces anonymes, « mon masque est ordinaire, mais mon âme est insondable ».

  • Il n'y a pas de grande entreprise sans grands entrepreneurs. Ceux qui ont fondé, puis dirigé Pont-à-Mousson, pendant le premier siècle de son existence, font partie de cette race de bâtisseurs d'entreprises qui, d'une aventure, font une réussite. L'épopée de Pont-à-Mousson se confond avec l'histoire du bassin lorrain. La Lorraine a fourni le minerai, Pont-à-Mousson a fourni les hommes et les idées. Coller étroitement au marché. Tenir les prix de revient avec acharnement. Doter l'entreprise d'une stratégie qui s'inscrive dans le temps. Produire les meilleurs tuyaux. Ce sont les idées-forces de Pont-à-Mousson. Les milliers d'hommes qui ont travaillé et travaillent pour elle, dans 87 pays du monde, oeuvrent pour la pérennité d'une entreprise qui a su traverser - sans dommage - le drame de la sidérurgie. Ses ingénieurs, ses techniciens, créent sans cesse des procédés novateurs pour maintenir l'entreprise à la pointe de l'innovation et de la compétitivité. S'appuyant sur son passé, Pont-à-Mousson est prête pour le grand marché européen de 1992.

  • Il n'y a pas de grande entreprise sans grands entrepreneurs. Ceux qui ont fondé, puis dirigé Pont-à-Mousson, pendant le premier siècle de son existence, font partie de cette race de bâtisseurs d'entreprises qui, d'une aventure, font une réussite. L'épopée de Pont-à-Mousson se confond avec l'histoire du bassin lorrain. La Lorraine a fourni le minerai, Pont-à-Mousson a fourni les hommes et les idées. Coller étroitement au marché. Tenir les prix de revient avec acharnement. Doter l'entreprise d'une stratégie qui s'inscrive dans le temps. Produire les meilleurs tuyaux. Ce sont les idées-forces de Pont-à-Mousson. Les milliers d'hommes qui ont travaillé et travaillent pour elle, dans 87 pays du monde, oeuvrent pour la pérennité d'une entreprise qui a su traverser - sans dommage - le drame de la sidérurgie. Ses ingénieurs, ses techniciens, créent sans cesse des procédés novateurs pour maintenir l'entreprise à la pointe de l'innovation et de la compétitivité. S'appuyant sur son passé, Pont-à-Mousson est prête pour le grand marché européen de 1992.

  • Ce livre est destiné, en premier lieu, aux professionnels de la santé - infirmières en particulier - qui ont l'anthropologie au programme de leurs études. Cependant, il ne se présente pas comme un manuel, mais comme une incitation à la réflexion sur le rapport de chacun à ses traditions et sur la façon dont la dimension culturelle pourrait être introduite dans tout acte de soin. Une telle réflexion ne peut laisser indifférents tous ceux qui recherchent leurs racines, qui, s'interrogeant sur la trop grande spécialisation des soins actuels, sont à la recherche d'une médecine plus "totale", d'une réconciliation entre tradition et modernité. Enfin, réfléchir sur ses propres traditions, dans la situation de pluralisme culturel qui est celle de notre société, devrait permettre d'aborder de façon plus sereine les questions si brûlantes de l'identité ou de la différence.

  • Deux grands praticiens mettent l'analyse transactionnelle à la portée de tous. Dans leur second ouvrage, Thomas et Amy Harris développent et complètent les principes de base exposés dans D'accord avec soi et les autres, best-seller vendu à plus de quinze millions d'exemplaires. Les auteurs nous proposent ici des moyens efficaces pour appliquer l'analyse transactionnelle à la résolution des problèmes de la vie quotidienne. Ils nous révèlent ainsi comment prendre conscience de notre dialogue intérieur, comment entreprendre une investigation, établir notre liste de désirs, et même comment mieux gérer notre temps. C'est une quantité de conseils pratiques qu'ils donnent à tous ceux qui cherchent à mieux vivre dans le présent. Dans la lignée de Naître gagnant, de Muriel James, Toujours gagnant s'adresse à tous ceux qui ont entrepris une démarche de changement et veulent comprendre les ressorts de la vie en société.

  • « L'analyse transactionnelle s'est lentement mais sûrement diffusée au sein de l'entreprise et des institutions. Les séminaires "inter" et "intra" entreprises se sont multipliés, de même que les séances d'information, d'initiation ou de sensibilisation. Ainsi, petit à petit, l'AT a gagné de nombreuses entreprises et, à l'intérieur d'elles, de nombreuses fonctions. Maintenant est venu le temps des ouvrages de la deuxième génération, qui prennent le relais pour dire, non plus ce qu'est l'analyse transactionnelle mais comment on s'en sert. TRANSACTION fait partie de cette génération-là et son ambition est double. D'une part présenter, à travers des exemples concrets, des applications pratiques des différentes grilles transactionnelles, applications qui concernent aussi bien les relations à l'intérieur de l'entreprise que celles de l'entreprise avec son environnement. D'autre part, proposer de très nombreux exercices permettant d'utiliser l'AT dans différents domaines. Ce livre s'adresse avant tout aux managers, formateurs, animateurs d'équipe, chargés d'études et, plus largement, à toute personne intéressée par la vie de l'entreprise. Il se présente en deux parties, chacune précédée d'une matrice, idée originale et caractéristique de cet ouvrage. »

  • Ce livre se compose de deux grandes parties. La première expose les grandes lignes d'une physique des formes signifiantes : la Sémiophysique. L'auteur s'efforce d'y répondre à la question suivante : « Supposons qu'un observateur naïf contemple un "spectacle" de formes naturelles, évoluant au cours du temps. A quelle condition pourra-t-il attribuer un sens à ce qu'il voit ? » Pour René Thom, la réponse réside dans la nécessité de la présence de deux types d'objets : des êtres stables (formes saillantes en contraste avec leur environnement) et des entités en principe invisibles : les prégnances. La seconde partie propose une lecture catastrophiste de la Physique aristotélicienne. L'auteur en présente une "axiomatique", et traite des perspectives aristotéliciennes en Biologie. Le dernier chapitre s'intéresse au langage et montre comment certains modèles linguistiques modernes pourraient s'intégrer dans le cadre de la théorie aristotélicienne. L'auteur fait observer à ceux qui jugent la doctrine d'Aristote périmée qu'on trouve chez ce dernier une philosophie matérialiste et néanmoins régie par la forme et les causes finales.

  • Colonisée et morcelée, puis "libérée" et partiellement réunifiée, l'Indochine est depuis trente ans au coeur de l'histoire contemporaine, à la fois son écran et son tragique laboratoire. Les défaites et la retraite des occidentaux, coupables de colonialisme, ont laissé la place à d'autres législateurs. Au Laos entre août 1974 et juillet 1978, respectivement comme professeur et médecin, les auteurs ont vécu au jour le jour l'expérience unique de ce pays : le passage brutal d'une tradition bouddhiste millénaire à un régime communiste de type soviétique. En décembre 1975, brusquement les mots ont changé de sens, soudainement les fêtes, les bruits et même les arbres ont viré au rouge. Tour de passe-passe : le marxisme "bouddhique" est né du jour au lendemain, avec son cortège d'absurdités et de crimes. Un témoignage du pervertissement de la vie quotidienne (le marché, la musique, les fêtes), de la vie professionnelle (santé, médecine, enseignement). Témoignage aussi des moeurs nouvelles : camps de concentration, séminaires de rééducation, naissance de l'"homme nouveau", puis la fuite et l'exil. Une question, finalement, qui nous concerne : demain, notre monde "normal" ressemblera-t-il à cette société de la délation et du contrôle ?

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • Qu'il s'agisse d'écrits cliniques ou de réflexions métapsychologiques, l'oeuvre de Dominique J. Geahchan témoigne d'une attention passionnée et rigoureuse à relire Freud, et de prolongements très personnels. Ainsi, il renouvelle profondément la compréhension de l'hystérie, de la sexualité féminine, ou de la bisexualité. Il introduit, dans la pensée psychanalytique, une catégorie neuve, celle de la relation d'objet nostalgique. Il relance, en outre, la réflexion sur l'institution thérapeutique, la position du psychanalyste, et celle du psychothérapeute. La préface de Monique Schneider nous introduit aux ouvertures que D.-J. Geahchan a soutenues, pour repenser la paternité dans son séminaire public, tenu à confrontation, sur le père en question. La postface de Jacques Sédat rappelle les enjeux psychanalytiques qui ont conduit D.-J. Geahchan à la fondation du Collège de psychanalystes.

  • La qualité de l'information financière publiée par les grands établissements de crédit français est étudiée ici par cinq cabinets d'audit.

  • Encore un livre sur l'alcool, mais lequel ? Les ouvrages anciens ou récents ne manquent pas sur cette affaire rude, profondément ennuyeuse et austère. Alors, pourquoi pas la psychanalyse ? Mais laquelle et avec quel praticien ? Que l'on sache que je ne crois pas aux vertus de la psychanalyse orthodoxe en tant que cure de l'alcoolisme. Tout au plus, elle peut correspondre à l'action d'une « machine à donner soif ». En ce qui me concerne, je garde probablement l'envie d'être guérisseur. Mais de quoi et de qui ? L'être humain, qui n'est pas un insecte, sait très vite qu'il est mortel. Un aphorisme banal entre alcooliques : « L'alcool tue lentement, dit-on ; nous, on s'en fout, on n'est pas pressés », témoigne d'un humour des buveurs que les scientistes n'apprécient pas. En phase d'imprégnation, l'alcoolique veut unifier sa singularité psychocorporelle en tentant de voir double, pour n'être qu'un et un seul à lui-même... J'ai donc tenté de rédiger ce livre sous forme de dialogue, en mettant en présence deux confrères avertis, un psychiatre et un psychanalyste. L'un est forcément consultant et l'autre consulté, mais chacun a son désir d'en savoir plus, et sur lui-même et sur la façon dont il est situé, écouté, entendu. La psychanalyse devient un art difficile quand la bouteille est passionnellement en question, comme un arbre fait pour cacher la forêt, foisonnante d'autres passions, d'ombres, de terreurs, d'élections secrètes ou de hontes...

  • On sait que la question des rapports du corps et de l'esprit, problème essentiel posé aux philosophes et hommes de science, a radicalement été transformée par la découverte freudienne, encore que Freud lui-même, de son vivant, n'ait jamais prétendu faire une théorie du corps. Cependant, toute sa métapsychologie prend comme instrument de recherche et de travail un corps dessiné tant par les maladies réelles que par les représentations qu'en donnent diverses conceptions scientifiques et populaires depuis des millénaires. Depuis le vingtième siècle, le démantèlement du champ de la psychopathologie et l'apparition de la psychosomatique tracent de multiples voies nouvelles. Élève de Freud et de Lacan, l'auteur propose ici son point de vue de théoricien et de clinicien. Ce séminaire a été prononcé en 1971-1972, dans le cadre du Quatrième Groupe (Organisation Psychanalytique de Langue Française) dont François Perrier était président cofondateur après sa séparation d'avec Jacques Lacan, mort en 1981.

  • L'auteur aborde ici la toxicomanie en l'inscrivant dans la culture et en la démarquant des idées courantes sur son rapport avec l'initiative et la perversion

  • Cet ouvrage n'est pas uniquement destiné aux psychologues et psychologues sociaux, mais à tous ceux qui s'intéressent au développement cognitif des individus. Les auteurs se proposent de retrouver, à travers le développement de l'intelligence selon Piaget, une dynamique des relations sociales capable d'en rendre compte. L'expérimentation en psychologie sociale est souvent considérée comme trop artificielle et peu pertinente. C'est là une généralisation abusive : plusieurs travaux en psychologie sociale, et en particulier ceux réalisés par les auteurs et leur équipe, apportent un éclairage nouveau sur les mécanismes fondamentaux qui articulent dynamique sociale et individuelle.

  • Ce livre est la transcription et la reprise écrite du séminaire que François Perrier a soutenu de janvier à avril 1974 sur les problèmes cruciaux de la psychanalyse. Qu'il s'agisse du transfert, de l'hystérie, de la paranoïa, de l'argent et de la dette ou d'une éthique analytique possible, François Perrier a une façon singulière et personnelle de réinterroger l'oeuvre de Freud et l'oeuvre de Lacan avec lesquelles il ne cesse de dialoguer. Et c'est l'originalité de François Perrier de maintenir en ouverture réciproque la clinique et une élaboration théorique au plus près des processus psychiques mis en oeuvre dans l'espace analytique chez l'analysant et l'analyste.

  • Pourquoi les entreprises sont-elles aussi silencieuses ? Leur réserve n'est-elle pas le signe d'un manque d'ouverture à l'environnement ? La capacité de l'entreprise à créer, l'utilité de ses réalisations dans la vie économique, n'apparaissent pas dans son discours. En partant du choc, que fut pour beaucoup d'entreprises, la montée du consumérisme, Simone Barbaras analyse comment, confrontée au mouvement de défense des consommateurs, l'entreprise a dû établir une relation nouvelle avec eux. Mais peut-être n'est-ce pas assez ? La reconnaissance récente de l'entreprise par les citoyens - le succès de l'actionnariat populaire en témoigne - l'amène à une nouvelle intelligence de ses rapports avec la société, qu'elle doit signifier non seulement par ses actes, mais aussi par son discours. Il faut faire vite. 1992, c'est demain. Dans le concert des discours de l'Europe, la parole de l'entreprise française devra être assez puissante dans notre pays, pour se faire entendre à travers l'espace européen. Ce livre, qui démontre qu'on ne peut séparer consommation et communication, se lit comme un roman. L'entreprise y est décrite de l'intérieur, avec ses rites, les conflits et les complicités entre ses collaborateurs, par une femme qui la connaît bien, qui l'observe et la raconte avec passion, indépendance et humour.

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