La Musardine

  • Pour la réimplantation des poils pubiens dans les petites culottes !
    Les sexes féminins foisonnants des années 1970, c'est fini ! Après avoir plébiscité le maillot brésilien puis le " ticket de métro ", les femmes succombent en masse à l'épilation intégrale. Si la presse féminine en fait chaque semaine son beurre dans ses pages " beauté ", le phénomène mérite d'être sorti du cadre de l'intime pour être observé à l'échelle sociétale. Pornographie omniprésente, culte de la jeunesse, hygiénisme rampant, industrie cosmétique agressive se cachent en effet derrière le masque du consentement des femmes à se séparer des derniers poils qui leur restaient sur le corps.
    Amateur de sexes touffus et chantre de la diversité des corps, Stéphane Rose a mené l'enquête pour comprendre les raisons de ce tsunami dépilatoire. À la croisée de l'enquête journalistique, de l'éloge érotique du poil et du pamphlet sans concession, son livre se veut un plaidoyer pour la réimplantation des poils pubiens dans les petites culottes.
    Journaliste, auteur, chroniqueur sur RTL et sur Paris Première, éditeur, Stéphane Rose multiplie les casquettes. Dans l'intimité, il confie volontiers que celle d'essayiste du poil et des relations amoureuses (En finir avec le couple, La Musardine, 2020) est sa préférée.

  • Un essai libre et sans concession contre le couple mais à la gloire du sentiment amoureux.
    Affi rmez à voix haute que vous ne voulez pas être en couple et, aussitôt, une pluie de jugements désapprobateurs s'abattra sur vous : " tu es égoïste ", " tu as peur de t'engager ", " tu vis comme un ado attardé ", " tu dis ça parce que tu n'as pas trouvé la bonne personne "... Une procession de formules toutes faites que l'on rabâche machinalement depuis des siècles. Mais que se passe-t-il quand on confronte le vocabulaire amoureux à la réalité du sentiment amoureux, quand on se libère de ces expressions toutes faites ? D'autres possibilités d'aimer apparaissent. Moins contraignantes, plus respectueuses des spécifi cités individuelles, et plus créatives.
    Stéphane Rose s'est intéressé au lexique du couple, aux mots et expressions qu'on utilise traditionnellement pour en parler, le défendre... et n'y a trouvé que des lois, des interdits, des obligations. Ainsi est née la thèse de ce livre : quand on s'exprime loin de ces dogmes naissent des relations qui ne relèvent ni du couple, ni du " plan cul ", et qui n'ont pas besoin d'être étiquetées pour exister. Et la fête commence enfi n.

  • Un regard décalé, drôle, subversif et émouvant sur les années qui ont bouleversé l'homosexualité Il restait à écrire une histoire ordinaire de l'homosexualité, qui rende compte des réalités que taisent les livres d'histoire et les films documentaires. Érik Rémès le fait brillamment en livrant un témoignage exceptionnel sur la vie des homosexuels français dans les dernières années du xxe siècle. Après la dépénalisation en 1982, il décrit entre humour et gravité des années pleines de contrastes : années de la fête malgré la stigmatisation, affirmation de la fierté dans les affres du sida, progression des droits sur fond d'homophobie. Pride, chroniques de la révolution gay est un recueil d'articles, éditoriaux, billets d'humeurs, coups de gueule, et témoignages, dans leurs versions intégrales non censurées, parus entre 1992 et 2005 dans la presse gay et généraliste : Libération, Nova magazine, Gai Pied Hebdo, Illico, etc. En douze chapitres : Visibilité, Mariage, Homoparentalité, Homophobie, Hétérophobie, Politique, Homonormativité, Subversion, Voyage, Drogues, Sexualité, Prévention, Années sida.

  • Comment le féminisme peut se reconnaître dans la pornographie Objet de débats où la passion l'emporte bien souvent sur la raison, la pornographie semble à première vue s'opposer au féminisme. Or, les années 1980 voient éclore aux Etats-Unis un courant se définissant comme " pro-sexe " porté par des figures telles Annie Sprinkle ou Candida Royalle. Avec l'idée que la pornographie n'est pas systématiquement condamnable, la question suivante s'impose : peut-on parler de moyen d'émancipation ? La femme doit être libre de choisir la sexualité qui lui convient. Les films pornographiques conçus par des hommes et pour des hommes ne lui permettant pas d'obtenir une satisfaction complète, des réalisatrices, parmi lesquelles Erika Lust, Ovidie ou Emilie Jouvet, promeuvent une pornographie alternative où le plaisir féminin est - enfin - mis en exergue. Et brisent les standards pornographiques dominants ! Peu étudiées en France, les thèses défendues par les féministes pro-sexe n'ont encore que peu d'échos au sein du grand public. Basé notamment sur une dizaine d'entretiens de spécialistes et professionnels, ce travail cherche à élucider en quoi le féminisme peut se reconnaître dans la pornographie. Et inversement.

    1 autre édition :

  • Nous avons besoin d´un nouvel art de jouir. L´héritage de la révolution sexuelle s´est épuisé. Pourquoi ? Parce qu´il paraît vain d´imposer un programme, quel qu´il soit, à la jouissance. Ce programme, la révolution sexuelle l´avait baptisé«érotisme ». Peut-être, pour en finir, faut-il donc aussi en finir avec cet érotisme. En finir au profit d´une autre conception de la sexualité où la jouissance participe d´un véritable art. Tel est du moins le but du présent essai - un but qu´il ne sera possible d´atteindre qu´au prix d´un bouleversement complet du partage entre admissible et inadmissible en matière de sexe. En serez-vous capables ?

  • Le bondage est un langage. Le bondage est un langage. Qu'est-ce que le bondage ? D'où vient cette pratique dont les enjeux diffèrent selon les époques et les cultures ? Comment se décline-t-il aujourd'hui ? Qui sont les attacheurs et leurs atta chés ? Que recherchent-ils dans l'art des cordes ? Autant de questions que la sexologue Magali Croset- Calisto s'est posée à travers la mise en lumière d'une pratique érotique et artistique subversive en plein essor dans notre société. Bondage est un essai historique, littéraire, sexologique et esthétique consacré à " l'art des cordes ". Au fil de ses interviews en clubs spécialisés, écoles d'appren tissage ou soirées privées, Magali Croset-Calisto a analysé les enjeux de constriction puis de lâcher-prise qu'engage le bondage. À l'heure du monde sans fil, l'auteure démontre comment l'art des cordes vient relier les êtres entre eux. En cela, le bondage incarne une nouvelle forme 2.0 du langage dans laquelle la notion de jeu culmine. Magali Croset-Calisto est sexologue clinicienne et psychologue. Titulaire d'un Doctorat en lettres modernes, elle est l'auteure de plusieurs ouvrages dédiés aux représentations de la sexualité dans notre société (Fragments d'un discours polyamoureux, Michalon ; SeXo : petit guide de sexologie et des pratiques sexuelles d'aujourd'hui, Maxima). Sa pratique clinique en cabinet de consultations ainsi que sa volonté d'utiliser son vécu personnel et ses créations comme terrain d'analyse font d'elle une théoricienne éclairée.

  • L´histoire des transsexuels en France est à la croisée de plusieurs chemins. Celui, tout d´abord, d´hommes et de femmes ne se reconnaissant pas dans leur sexe de naissance et qui, grâce à l´activisme de certains chirurgiens et aux progrès de la médecine, purent choisir le corps qui correspondait à leur véritable identité. Celui aussi de personnalités issues de la société civile ou du monde de la nuit, ainsi que des politiques et des religieux qui, chacun à leur manière, ont contribuéà sortir la transsexualité de la marginalité et à exiger son respect. Tout au long du vingtième siècle, la question transsexuelle n´aura eu de cesse d´occuper l´espace public, remettant en cause la conception même de genre. Ce livre raconte le parcours des pionnières (Michel-Marie Poulain, Marie André Schwidenhammer), la naissance d´une culture cabaret transgenre, sous l´égide de Coccinelle, et les débuts du militantisme. L´auteur nous fait entendre la voix de celles et ceux qui sont allés au bout de leurs questionnements identitaires et ont offert un visage et une légitimitéà leur cause. Au-delà de son intérêt historique, ce texte, illustré de nombreux documents, permet de comprendre les enjeux du transsexualisme et de la lutte contre la transphobie.

  • Partout présente, la pornographie reste pourtant peu étudiée et connue en France, en dehors des cercles d'amateurs et de spécialistes. Mal définie, constamment comparée à l'érotisme dont elle serait une forme moins noble, elle possède pourtant un langage

  • La loi s'est toujours crue investie d'un droit de regard sur la sexualité des individus. Elle a même prévu une hiérarchie des sanctions selon les nuances de la libido - mieux vaut, par exemple, être zoophile que pédophile, nécrophile que violeur, voyeur que proxénète -, et d'ailleurs certaines pratiques sexuelles - fétichisme, gérontophilie, triolisme, échangisme, etc. -, à condition de rester discrètes, n'encourent aucune sanction devant les tribunaux.
    Le Sexe et la Loi se propose de faire un tour d'horizon de la sexualité sous ses formes les plus diverses et du traitement que lui réserve la loi. On y trouvera les réponses à de multiples questions : Quelle peine encourt-on à harceler sa secrétaire ? À quels tracas s'exposent les couples sado-masochistes ? Peut-on faire l'amour en public ? Qu'est-ce que le devoir conjugal ? Est-il licite de coucher avec sa nièce ? Que risque-t-on pour un viol de cadavre ? etc.
    Emmanuel Pierrat recense les rapports ambigus qu'entretiennent encore le sexe et la loi dans une enquête remise au goût du jour par les dernières évolutions des années 2010 : le mariage pour tous a été autorisé, les clients de prostitués peuvent désormais être poursuivis, le débat sur la sexualité criminelle ou délictueuse s'est accru et le Conseil constitutionnel en viendrait presque à autoriser le harcèlement sexuel.

    Servi par une plume ironique, ce regard sur les curieux rapports entre le sexe et la loi évoque l'ancien droit comme la loi actuellement applicable. Quelques affaires retentissantes et beaucoup d'anecdotes illustrent des situations parfois sordides mais bien souvent rocambolesques.

  • ON SAIT QUE LA SEXUALITE EST AU COEUR DE LA THEORIE FREUDIENNE, MAIS QUE PEUT NOUS DIRE LA PSYCHANALYSE DE LA PORNOGRAPHIE ? À rebours d'un discours médiatisé qui a tendance à déplorer la visibilité croissante de la pornographie, cet ouvrage se propose de la considérer de façon tout à fait novatrice comme un fait dont la psychanalyse reçoit les discours à la place qui est la sienne dans les cures mais aussi hors les murs. Loin des paniques morales qui s'emparent souvent des " psys " des médias, Éric Bidaud choisit d'examiner la pornographie comme une forme culturelle, dans l'ordinaire des évolutions adolescentes et dans ses rapports avec l'amour : le porno est une donnée de la sexualité aujourd'hui, non pas uniquement comme source de l'excitation sexuelle dans le champ du voir, mais aussi comme un lieu de savoir, de " voir ça ". Au-delà de prises de position souvent normatives, la pornographie est un nouveau champ auquel se confronte actuellement la psychanalyse, qui lui permet de se penser et de ne pas cesser de s'inventer. Éric BIDAUD est maître de conférences en psychopathologie clinique à l'université Paris 13 Sorbonne Paris Cité, psychologue clinicien, psychanalyste, membre de l'association " Espace analytique ". Il exerce depuis de nombreuses années dans le champ de la clinique de l'adolescent et de l'adulte. Il travaille à faire dialoguer la psychanalyse avec les mots et les objets de notre modernité : le sexe, le porno, internet. Derniers ouvrages parus : Il n'y a plus de honte dans la culture (Penta, 2010) ; Recherches de visages. Une actualité de la psychanalyse (Hermann, 2014). Laurie LAUFER, qui signe la préface du livre, est, professeure de psychopathologie clinique à l'université Paris Diderot, psychanalyste, auteure de nombreuses publications dont L'énigme du deuil (Puf, 2006), Qu'est-ce que le genre ? (Payot, 2014, avec F. Rochefort).

  • Ce qu'on se dit au lit L'expérience ordinaire montre que le discours se défait au fur et à mesure que l'acte sexuel s'accomplit. En caricaturant : moins de mots, plus de râles et de cris à mesure qu'augmente la jouissance. Pourtant, chacun sait qu'apparaissent de multiples formes vocales et verbales que l'on pourrait croire accessoires, voire cosmétiques, mais dont l'analyse prouve l'importance dans la coordination des actes et la gestion des sensations et des émotions. Cet ouvrage est consacré à la nature et aux fonctions des manifesta tions vocales et verbales pendant l'acte sexuel. Plus qu'un objet folklo rique ou amusant, il s'agit d'une invitation à questionner la nature et les comportements humains intimes. Plus que de pornographie, d'actes sexuels, de sensations résultant du frottement d'organes érogènes, ce travail traite de certains aspects des comportements et de la nature humaine tels qu'ils sont révélés dans ces contextes particuliers. Maître de conférence en sciences du langage à l'université Paul-Valéry Montpellier III, François Perea consacre sa recherche aux expressions subjectives dans le cadre d'une analyse du discours et des interactions ouverte à une anthropologie du langage, en particulier en contexte numérique. Il est l'auteur de plusieurs articles et ouvrages sur la pornographie, l'alcoolisme, les émotions au prisme du langage. Le livre est illustré par François Matton, auteur de nombreux ouvrages chez POL, dont le dernier, Oreilles rouges et son maître, est paru en 2015.

  • Il paraît que la bisexualité n'existe pas, qu'elle est au mieux - et doit rester - un phénomène fugace et impensé, puisque l'ordre érotique impose de choisir un camp. Dogme du plaisir, économie libidinale et politique du cul font ainsi du goût des deux genres une dérive à nier tout en la condamnant, ce qui n'est déjà pas le moindre des paradoxes, mais il se pourrait bien que la légitimité de la démarche ne résiste pas à l'analyse. Il convient toutefois de s'interroger aussi sur les raisons de cet ostracisme, à la faveur notamment d'une déconstruction du discours sexuel et d'une mise au jour des frontières artificielles qui cloisonnent le champ d'un désir naturel moins partagé que fondamentalement métis.

  • " Belle à croquer ". " Trop bonne ! ". " Je vais te manger ! ". Nos discussions coquines sont souvent pimentées de ces remarques et fantasmes dont la dimension cannibale est évidente si on les lit au premier degré, mais qui ne sont jamais utilisées qu'au second. Il n'est évidemment pas question de dévorer l'autre. Mais alors pourquoi ces expressions ponctuent-elles régulièrement notre vie sexuelle ? Serait-ce que nous avons au plus profond de nous des pulsions cannibales réprimées ? Julien Picquart cherche les réponses à ces questions dans la psychanalyse bien sûr, mais également les faits-divers, les légendes ancestrales, la littérature et le cinéma. Au travers de ces récits et exemples qui font le sel du livre, l'auteur propose une vision renouvelée de notre sexualité, car intégrant pleinement sa dimension cannibale au lieu de l'occulter comme nous le faisons si souvent. Il souligne ainsi les ressorts profonds de notre vie érotique : envie d'éternité, fantasme de totalité, soif de vengeance, mais aussi pulsions meurtrières et incestueuses. C'est alors la sombre dimension de notre désir qu'il met en lumière de façon aussi surprenante que convaincante.

  • Fétichisme... À la simple évocation du terme, l'imaginaire s'emballe et chacun voit surgir, entre effroi et fascination, un étrange personnage rendant un hommage un peu trop appuyé aux escarpins vernis d'une femme. Pourtant, cette notion recouvre un champ d'investigation bien plus vaste. Car dans sa façon de mettre en scène et en action les corps et les rapports humains et de valoriser les objets à travers des structures d'échange, le fétichisme peut être pensé comme emblématique des mutations actuelles de la société de consommation. Quel rapport y-a-t'il entre Alice au pays des merveilles, Freud et un godemiché ? Dans un monde où tout devient marchandise, en quoi ce découpage métonymique du corps, cette prise de pouvoir des choses sur les êtres et de la partie sur le tout sont-ils révélateurs de nos existences inféodées à la loi du marché ? Pourquoi ne sommes-nous jamais que regard ou pur objet ? Comment le féminisme et l'art contemporain se sont-ils réappropriés le fétichisme ? En convoquant la psychanalyse, la sociologie, l'économie et l'histoire des mouvements féministes, Émilie Notéris livre une réflexion érudite sur le pouvoir des images et ces objets inanimés à qui l'on vend parfois son âme.

  • Il y a encore peu de temps, la disette sexuelle n'était pas jugée négativement.
    Au contraire : haro sur les fornicateurs, les masturbateurs, sur tous ceux qui séparaient sexe et procréation. Si la révolution sexuelle peut avoir quelques ratés, son influence ne fait aucun doute sur un point précis : désormais, c'est une libido faible, voire inexistante, que l'on montre du doigt. Manifester un goût peu prononcé pour la chose prend des allures de tare à soigner. Au centre du soupçon, une poignée d'individus se revendiquant asexuels et qui, autour du site Internet asexuality.org, conquiert peu à peu une visibilité sociale et médiatique.
    Pour quelles raisons peut-on être dépourvu de libido ? L'asexualité est-elle une autre de ces modes made in USA ou l'expression d'une profonde mutation de notre société ? Faut-il obligatoirement avoir envie de faire l'amour ? C'est ici que commence la passionnante enquête historique, sociologique et scientifique que Peggy Sastre a choisi de mener. Avec un unique préjugé : l'asexualité n'a rien d'une maladie.

  • Dans la plupart des sociétés démocratiques modernes, on considère que la sexualité est une fonction du corps humain qu'on peut mettre à la disposition d'autrui sans problème si on le fait librement et gratuitement. Mais si c'est pour de l'argent, on s'expose à la réprobation morale et à la répression de l'État, sous certaines conditions prévues par la loi. Ce qui pose un problème politique ou moral dans nos sociétés, ce n'est donc pas de donner du sexe mais de le vendre. Pourquoi ?
    En réalité, le problème est plus général. Il ne concerne pas seulement le sexe, mais tout le corps humain, qui serait protégé par un principe de non commercialisation ou de non marchandisation, dont la valeur serait à la fois légale et morale. Ainsi, en France, la légalisation de la gestation pour autrui est envisagée mais à titre gratuit exclusivement. Les dons de rein, de sang, de sperme sont permis, mais leur vente, interdite. Une fois toutes sortes de raisons mineures écartées, c'est sur le même principe que repose finalement la disqualification morale de la prostitution et, plus généralement, de tout échange de sexe contre de l'argent. Mais qu'est-ce qui justifie ce principe de non commercialisation des éléments et des fonctions du corps humain ? Sur quoi l'opposition morale radicale entre le don et la vente estelle fondée ? Avec brio, clarté, humour, et force exemples à l'appui, l'auteur remet en question le principe kantien de « dignité humaine », en examinant parallèlement le débat autour des mères porteuses et du don d'organes, et celui qui continue de diviser profondément partisans et adversaires de la liberté de se prostituer. Un essai décapant, accessible aux spécialistes comme aux novices en philosophie morale.

  • À la croisée de l'enquête journalistique, de l'éloge érotique du poil et du pamphlet sans concession, un plaidoyer pour la réimplantation des poils pubiens dans les petites culottes !
    Après avoir plébiscité le maillot brésilien puis le " ticket de métro ", en 2010, les femmes succombent en masse à l'épilation intégrale. Qu'est-ce qui se cache derrière ce " tsunami dépilatoire " ? Pornographie omni présente, culte de la jeunesse, hygiénisme rampant, industrie cosmétique agressive apparaissent au-delà du masque de consentement des femmes à se séparer des derniers poils qui leurs restaient sur le corps.
    Les sexes féminins foisonnants des années 70, c'est fini ! Après avoir plébiscité le maillot brésilien puis le " ticket de métro ", en 2010, les femmes succombent en masse à l'épilation intégrale. Si la presse féminine en fait chaque semaine son beurre dans ses pages " beauté " ou " bien-être ", le phénomène mérite d'être sorti du cadre de l'intime pour être observé à l'échelle sociétale. Pornographie omniprésente, culte de la jeunesse, hygiénisme rampant, industrie cosmétique agressive se cachent en effet derrière le masque du consentement des femmes à se séparer des derniers poils qui leurs restaient sur le corps. Amateur de sexes touffus et chantre de la diversité des corps, Stéphane Rose a mené l'enquête pour comprendre les raisons de ce tsunami dépilatoire.

  • Sexe et Littérature aujourd'hui est une petite promenade dans la littérature la plus libre, ou la plus osée, publiée depuis peu. Quels sont les auteurs qui ont salué par un verbe vif l'effondrement des interdits et la nouvelle tectonique des corps ? Cette inédite banalité du flirt et de l'amour libre n'a-t-elle pas dévitalisé la littérature galante ? Comment comprendre la poussée de l'écriture érotique féminine depuis les années 1980 ? Et celle du hard et du trash dans les années 1990 ? Virginie Despentes, Michel Houellebecq, Catherine Millet, parmi d'autres, sont-ils dans la descendance des grands auteurs lestes anciens ? Quelle est l'image du sexe qui se dégage de ces littératures salées ? Que dit-elle des moeurs ? Telles sont les questions auxquelles ce livre se propose de répondre.
    Écrit dans une langue fluide qui évite les lourdeurs universitaires, Sexe et Littérature aujourd'hui s'adresse au grand public lettré. L'auteur s'engage sur des choix qu'il argumente avec passion. Il ne ménage pas ses critiques contre une pseudo littérature en partie fabriquée par des éditeurs prompts à capter les effets de mode sans lendemain. Polémiques assurées.

  • Contrôle plus strict des images ou des écrits à caractère " pornographique ", censure à tout va sous prétexte de protéger " la jeunesse ", les " sentiments des croyants " ou la " dignité humaine ".
    Désormais, faute de pouvoir s'attaquer directement aux pratiques sexuelles des individus, les nouveaux croisés de l'ordre sexuel s'en prennent à leurs représentations littéraires et artistiques. en partant de questions simples, ruwen ogien propose un ensemble d'arguments en faveur de la liberté d'offenser : pourquoi n'est-on pas libre de voir ce qu'on est libre de faire ? et pourquoi donc exiger des oeuvres sexuellement explicites des qualités artistiques qu'on ne demande pas aux oeuvres d'autres genres ? le mauvais goût est-il un crime ? a qui profite vraiment la critique des morales du consentement ? un manifeste brillant et subversif, pour la liberté d'expression et de création, et contre la panique morale.

  • Toutes les études des sexologues le prouvent : le clitoris est bien le principal détonateur de l'orgasme féminin. Pourtant, dans les médias comme dans les mentalités, les approximations perdurent, et avec elles une somme d'idées reçues. En convoquant quelques pionniers de la psychanalyse et des études scientifiques récentes, la presse féminine et les séries télévisées, les films pornographiques et les féministes, Maïa Mazaurette et le Dr Damien Mascret analysent les raisons de cette étrange excision culturelle et, avec pédagogie et humour, proposent des pistes pour partir à la redécouverte d'un petit bout de matière qui a fait couler beaucoup d'encre.

  • Encore passible de prison dans certains États, la fellation est aujourd'hui une pratique courante chez les peuples civilisés. Toutefois, on constate une contradiction entre cette banalisation et les réticences qu'elle continue de soulever. Rejetant une approche historique, sociologique ou psychanalytique, déjà maintes fois adoptées, l'auteur dresse ici une sorte d'état des lieux, en s'appuyant sur des références littéraires et cinématographiques. Il s'attache en réalité à démontrer que, loin d'être une pratique secondaire, accessoire ou utilitaire, la fellation est un véritable idéal dans le rapport amoureux.

  • À l'aune de quel principe moral devons-nous évaluer les actes sexuels ? Suffit-il que les participants à de tels actes donnent leur consentement pour que l'acte soit moralement permis ? Ou bien doit-on exiger que ce consentement repose sur un sentiment amoureux fort entre les partenaires ? En prétendant faire table-rase du passé et en prônant une jouissance sexuelle sans entraves, la révolution sexuelle des années 70 a provoqué une réflexion éthique sans pareille autour de la sexualité, donnant lieu à l'affirmation de principes parfois concurrents, souvent complémentaires. Dans ce livre, Norbert Campagna se propose de dresser un panorama critique des grands principes au nom desquels des limites morales sont tracées à la recherche de la jouissance sexuelle.

  • Suivre les starlettes de X dans leurs péripéties sexuelles, accueillir leurs mimiques et leurs soupirs comme une générosité destinée à nous guider sur le chemin de notre propre fascination, c'est pénétrer en leur compagnie dans des mondes nouveaux. Dans cette étrange métaphysique, les partouzes ont un parfum boticellien et l'amateur de films pornographiques n'est, étonnamment, jamais loin de l'ascète mystique. Et si, lorsque le film s'arrête, la réalité crève l'écran, la starlette de X laisse dans son sillage une trace. Un ange passe. Une promenade troublante, érudite et élégante, servie par une plume audacieuse qui flirte entre l'érudition et la dérision. Après avoir lu cet essai subversif, vous ne regarderez plus jamais un film pornographique de la même façon.

  • Imaginez un monde où les hommes et les femmes feraient des choix sexuels basés sur ce qu'ils aiment et ce dont ils ont envie, et non pas sur ce qu'on leur a dit qu'ils devraient désirer. Un pays où la monogamie ne serait qu'une modalité existentielle possible et non pas une nécessité.
    Une ville où les prostituées ne seraient pas clouées au pilori ni leurs clients montrés du doigt. Une famille où les petits garçons n'auraient plus l'obligation d'être masculins pour devenir des hommes hétérosexuels avec des pénis, et les petites filles féminines pour devenir des femmes hétérosexuelles avec des bébés. Vous n'y aviez jamais pensé ? Pat Califia en a rêvé.
    Théoricien majeur des queers studies et de l'identité de genre, Pat Califia a accepté de nous livrer ici un recueil d'articles d'une subversion ébouriffante, sincères et brillants, simples et choquants, drôles et graves, qui nous atteignent au plus profond de nous, qui que nous soyons et quelle que soit notre orientation sexuelle. Un ouvrage cinglant comme un coup de fouet et indispensable pour tous ceux qui s'intéressent à la question du sexe et du genre.

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