Le Cherche-Midi

  • Le désordre, c'est l'ordre moins le pouvoir

    Léo Ferré

    • Le cherche-midi
    • 12 March 2015

    LE DÉSORDRE, C'EST L'ORDRE MOINS LE POUVOIR La musique et l'amour ne sont pas racontables. Heureusement, d'ailleurs ! * La femme, c'est la mer. * Je suis un oiseau qui chante, c'est tout. * Les plus belles chansons engagées sont celles qui n'en ont pas l'air. * Les poètes, ça boîte toujours un peu. * Nous sommes des robots qui mangent des épinards. * La révolte - comme le désespoir - est une forme supérieure de la critique. * Je ne suis pas un militant. L'anarchie ne doit pas être organisée. * Seule compte l'émotion. * Le silence ne téléphone jamais. * Quand Dieu s'emmerde, il va au music-hall. * Il faudrait ouvrir la tête des enfants pour voir ce qu'ils ont dedans. * La vie est un grand livre écrit par un maladroit. Mais nous, on s'en fout, on ne sait pas lire ! * La mort n'a pas toujours tort. Léo Ferré

  • Léo Ferré sur le Boulevard du crime ; au TLP-Déjazet de 1986 à 1992

    Daniel Pantchenko

    • Le cherche-midi
    • 10 November 2016

    DVD offert : Léo Ferré au TLP-Déjazet le 8 mai 1988 - réalisé par Raphaël Caussimon et produit par SWProductionsLe 1er février 1986, Léo Ferré inaugure à Paris, à deux pas de la place de la République, le TLP-Déjazet, baptisé " Théâtre Libertaire de Paris " par ses amis " anars " : ils l'ont remis en état et en assurent désormais la programmation. Cette arène rouge et noir à l'italienne, et à l'acoustique exceptionnelle, est un théâtre à part : elle constitue le dernier vestige du célèbre Boulevard du Crime que Jacques Prévert, Marcel Carné et le décorateur Alexandre Trauner ont immortalisé dans
    Les Enfants du Paradis.
    Daniel Pantchenko raconte la suite avec passion : une aventure qui a duré sept ans et qu'il a suivie de près, concert après concert. Un moment rare dans l'histoire du spectacle. Une séquence sans équivalent dans la trajectoire de Léo Ferré.
    Si Bernard Lavilliers a, le premier, repéré cette salle, c'est Léo Ferré qui, entre 1986 et 1992, en a été l'âme et la tête d'affiche. Grâce à lui, grâce à ses longs passages et à sa présence amicale, le TLP-Déjazet est alors devenu un " music-hall " incontournable, au même titre que l'Olympia.
    Là, dans la foulée de Ferré, nombre d'artistes ont trouvé la scène dont ils rêvaient : Georges Moustaki, Cora Vaucaire, Leny Escudero, Gilles Vigneault, etc.
    Léo Ferré sur le Boulevard du Crime est le récit d'une triple histoire d'amour : amour d'un artiste pour un lieu scénique, amour d'une " belle équipe " théâtrale pour un poète-musicien hors-normes, amour du public pour une étoile nommée Ferré.

  • Léo Ferré ; la voix sans maître

    Jacques Vassal

    • Le cherche-midi
    • 6 June 2013

    20 ans de la disparition de Léo Ferré - 1993-2103Est-ce ainsi que Léo Ferré vécut ? De l'enfant monégasque au pater familias toscan, du 24 août 1916 au 14 juillet 1993, voici, narré par le menu, un voyage magnifique : celui d'un terrien du XXe siècle qui fit de la musique son cosmos et de la poésie son vaisseau spatial. Car Ferré ne fut pas seulement un auteur-compositeur-interprète de chansons populaires (Paris-Canaille, Jolie môme, Vingt ans, C'est extra, La The nana) ou de chefs-d'oeuvre définitifs (La mémoire et la mer, Les étrangers, Avec le temps) ; pas seulement un anar généreux et irréductible (Les anarchistes, Madame la misère, Ils ont voté, Il n'y a plus rien) ; pas seulement un compositeur d'oratorios et d'opéras (La chanson du Mal-aimé, L'opéra du pauvre). Il fut aussi un " passeur " qui donna à aimer les poètes qu'il mit en musique (Aragon, Baudelaire, Apollinaire, Verlaine, Rimbaud, Caussimon) et les musiciens dont il se fit le héraut (Beethoven, Ravel, Mozart, Satie, Bartok) : là aussi est son oeuvre.Cette " oeuvre-vie " de Léo Ferré, comme celle d'Arthur Rimbaud, est une aventure individuelle unique qui dit tout de tous les humains et de leurs rêves, de leurs méandres et de leurs paradis perdus. Le bonheur ? " C'est du chagrin qui se repose. "La vie de Léo, c'est la nôtre : " Avec le temps, va, tout s'en va... " Tout s'en va, sauf la voix de Léo Ferré, qui demeure. " Une voix unique, inoubliable ", comme l'écrit Guy Béart dans son avant-propos. Une voix amie, une voix aimée, une voix sans maître.

  • C'est écrit

    Francis Cabrel

    • Le cherche-midi
    • 3 May 2012

    Le meilleur de Cabrel, par Cabrel.
    J'ai la prétention de penser que la chanson est une forme d'art, comme la peinture, le cinéma. [...] Une chanson, c'est comme une petite bulle... Comme une bulle de savon dans laquelle tu enfermes toutes les couleurs, les images, les humeurs que tu choisis. [...] Il y a un moment où l'on sent que la petite bulle vole un peu toute seule dans l'air. Si le texte est trop lourd, il la fait retomber. Si elle ne raconte rien, elle est trop légère, et elle s'envole. Il faut qu'elle reste là, suspendue, en équilibre, toute seule. [...] À la lecture d'un texte, il faut déjà qu'il y ait une petite musique qui résonne quelque part. Il doit y avoir une sorte de swing. En fait, il y a les trois S : le Sens, le Son et le Swing. Francis CabrelHomme libre et fraternel, Francis Cabrel chante sans détour ses joies et ses douleurs, ses rêves et ses révoltes. Autant de variations sur l'amour, l'enfance, la nature, les utopies, la solidarité, l'intolérance, la misère... Autant de chansons définitivement populaires : Petite Marie, Je l'aime à mourir, L'encre de tes yeux, Elle écoute pousser les fleurs, Saïd et Mohamed, Encore et encore, Le monde est sourd, African Tour, etc. C'est écrit propose " le meilleur " des chansons de Francis Cabrel : celles qui ont sa préférence.

  • éphémère éternité ; chansons choisies

    Georges Moustaki

    • Le cherche-midi
    • 7 March 2013

    C'est à un jeune poète de vingt ans, venu d'Alexandrie, que Georges Brassens lança en 1954 : " Chante, Moustaki ! Ta chanson s'envolera... " Quinze ans plus tard, Georges Moustaki confiera au vent ses notes et ses mots : " Avec ma gueule de métèque, / De juif errant, de pâtre grec... " Le Métèque deviendra un succès international, puis un " standard " mondial au même titre que Milord, chanson qu'il avait écrite pour Édith Piaf en 1958. Il signera aussi quelques merveilles pour Barbara (La longue dame brune) et pour Serge Reggiani (Ma liberté, Ma solitude, Sarah, etc.). Mais, à partir de 1969, suivant le conseil de Brassens, il n'hésitera plus à défendre lui-même son répertoire. " Mes chansons, confie-t-il, ont le poids de ce que je vis. " Comme autant de pages d'un journal intime mises en musique, elles célèbrent et donnent à aimer tout ce qui fait le sel de l'existence : les rencontres et l'amour, les voyages et la littérature, l'art et la liberté ; elles stigmatisent sans hésiter tous les systèmes humains qui contraignent, humilient, blessent et détruisent ; elles plaident pour une " révolution permanente ". Artiste tendre s'il en est, " nonchalant qui passe ", Georges Moustaki, sans hausser le ton, ne manque jamais de s'engager avec force dans le seul parti qui vaille sous toutes les latitudes : celui de ses " frères humains ". Car tel est son chant, telle est sa philosophie joyeuse et contagieuse : " Nous avons toute la vie pour nous amuser / Et toute la mort pour nous reposer. " Éphémère éternité : un art de vivre décliné en chansons.

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