Mazarine (réédition numérique FeniXX)

  • De Villon à Céline, la création littéraire s'est bien souvent nourrie de l'argot. C'est ce que nous montre l'auteur qui présente, commente et traduit la centaine de textes qui composent ce recueil.

  • Une promenade dans l'univers du maître de la littérature fantastique de la fin du XXe siècle.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • L'auberge des Musiciens était un café-restaurant-épicerie d'un faubourg de Saint-Etienne. Robert Paul, pseudonyme de Léon Poliakov dans la clandestinité, y trouva souvent refuge pendant l'Occupation.

  • Enfermées dans un stéréotype de soumission, les femmes ne semblent connaître du pouvoir que ce que l'on veut bien leur en consentir. Pour elles, il est occulte, délégué et illégitime. Secondes, elles en subissent les effets et se trouvent peu désireuses d'en endosser la réalité objective. Leur audace devient témérité. Leur courage, folie. Tout ce qui est positif chez les hommes se transforme, par l'effet de nos représentations sexualisées et hiérarchisées, en négativité chez les femmes. Dès lors, conquérir le pouvoir c'est, pour les femmes, s'attaquer à un interdit. Rares sont celles qui osent. Tel est le constat, sévère et lucide, que dresse Michelle Coquillat dans l'essai qui constitue la première partie de ce livre. Encore lui fallait-il, pour être complète, dresser la liste des exceptions qui confirment la règle : ces femmes qui ont osé, qui sont-elles ? La deuxième partie de ce livre vous le dira. Véritable Who's who au féminin, il a été établi sur la base d'un questionnaire détaillé envoyé à des centaines de Françaises. Il leur donne la parole et les laisse s'exprimer, précisément, sur les questions du pouvoir et de l'influence. Résolument féministe, ce livre donne à toutes des arguments pour convaincre - et se convaincre - que tout est, en dépit qu'on en ait, possible.

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  • D'un côté, la division de la Gauche française, depuis 1977, ne cesse de s'approfondir. D'un autre, la situation internationale se complique et s'aggrave, en particulier avec l'invasion de l'Afghanistan, et les menaces grandissantes sur la paix. Ces deux phénomènes pèsent sur l'état du mouvement ouvrier, en France, en Europe et dans le monde. Sur leur appréciation, les partis communistes européens divergent. A. Adler et J. Rony traitent de ces questions cruciales sans effets rhétoriques, sans exclure non plus la polémique. Ils entendent par là contribuer au débat indispensable à la recomposition de la Gauche en France.

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  • Ary Safran, le héros de cette autobiographie imaginaire, est un fils de rabbin pas comme les autres, partagé entre sa nature essentielle, douloureusement juive, et son goût pour l'aventure et la création littéraire. Ses déboires, ses conflits et ses amours traversent l'histoire contemporaine, du Front populaire à Mai 68, en passant par la Seconde Guerre mondiale, la renaissance de l'État d'Israël et l'existentialisme de l'après-guerre. Marseille, Toulon, Genève, Jérusalem, Paris sont les lieux de transit et de bivouac de ce parcours animé de personnages multiples, névralgiques des désarrois actuels : Odette, "l'ange auvergnat" ; Roger, l'ouvrier électricien autodidacte ; l'écrivain Nathan et ses illusions naufragées ; Josiane, la prostituée artiste-peintre ; les femmes juives, amantes-soeurs : Ahouva, Marie-France, Berouria... Et aussi, et encore, les joueurs d'échec du tramway, le joueur de dames du café de la frontière, le polygraphe pitoyable et pathétique du buffet de la gare. De cette vaste fresque baignée d'humour et de tendresse, émanent le goût de l'errance et une émouvante recherche : "Les actes manqués, les efforts échoués, ne le sont pas à jamais. Il est un espace et un temps - aussi distants soient-ils - où l'objet de notre quête et de notre aspiration se représente." C'est ce qu'on appelle en termes cabalistiques, le Tikoun, la réparation au sens de la quête et de la restauration de plénitude qui annule l'effet d'une originelle brisure des vases.

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  • « Cannibale, Mange-Dieu ! - Corbeau, buveur d'eau ! Ce ne sont pas les Indiens tupi qui s'affrontent sur la plage dorée de Copacabana en cette année de grâce 1558, mais des Français, des protestants et des catholiques que l'Amiral des Coligny a envoyés coloniser les Brésil. Soudain, un corps disloqué rebondit de roche en rocher et vient s'écraser sur le sable. Premier martyr des guerres à venir, Jean de Valréal expire sous les yeux de son fils. Gaston revient en France, mais il n'oubliera jamais. Il n'aura de cesse. comme son père, d'être un Prince de Coeur... Mais qu'il est difficile de le rester dans une époque de grands déchirements pour un jeune Gascon ambitieux, au sang vif, qui apprécie la bonne chère et les jolies femmes..., qui a pour meilleur ami le rusé duc d'Épernon, pour maîtresse la pulpeuse et non moins rouée Charlotte de Sauve et qui aime d'un amour fou et impossible la plus riche héritière du royaume, Françoise de Foix Candale. Fançoise pour laquelle Gaston de Valréal se fera histrion, espion et mignon...

  • Dans une salle du Palais de Justice va s'ouvrir un procès. Accusé : le docteur N., psychiatre. Témoin principal : Kati, sa fille, dix-huit ans. Accusation : attentat à la pudeur. Juge : Camille Rousseau. C'est sa première cause. Mais le procès n'aura pas lieu. Ce sera pire. Le juge Rousseau, entraîné hors de la loi commune et de sa fonction de juge, va se soumettre à l'irrésistible attrait de l'autre - l'autre loi qui régit le monde de Kati, monde d'inceste, de destruction et de haine. Procès de la paternité ? Recherche du meurtrier de l'enfant que nous ne cessons jamais d'être ? A ces questions, le lecteur, juré d'un procès qui n'a pas eu lieu, devra, en son âme et conscience, répondre et, s'il le peut, rendre verdict.

  • Daniel Toscan du Plantier, directeur général de Gaumont, dont le pouvoir devient de plus en plus grand tandis qu'Hollywood se cherche chaque jour un peu plus, s'est fait beaucoup d'ennemis et quelques amis. On l'a traité d'indécis, de feu follet, d'irresponsable, de dilettante et même de charlatan. Or, je suis un de ceux qui considèrent qu'en dépit de ses nombreux défauts, il est une chance pour le cinéma français et même pour le cinéma international. Un moyen de communication de masse a besoin d'un immense public. Or, de tous les moyens de communication, le plus fort est et sera toujours le cinéma. Cela coûte beaucoup d'argent. Il n'y a pas de place pour des opportunistes, des truqueurs ou des médiocres, dans un monde que Fellini a décrit un jour en disant : "Nous sommes tous les enfants de Rossellini et d'Al Capone". Joseph Losey

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  • Un dimanche pluvieux, du côté des Folies-Bergère, Guy Chemla, fils de « rapatriés » juifs algériens, fait par hasard la connaissance d'un groupe de « chercheurs d'âmes », les Loubavitch ; Loubavitch, obscur lieu-dit de Biélo-Russie, mais aussi mot de passe d'une mouvance hassidique qui, de l'Europe Centrale au Nouveau Monde, appelle les Juifs à renouer avec leur foi. A partir de cette rencontre en forme de guet-apens, Guy Chemla va s'engager dans la voie du hassidisme, réconforté et stimulé dans ses nombreuses hésitations et volte-face par une mélodie - un nigoun - grave comme une prière. Il voyagera beaucoup. Décors et paysages défilent pour toujours composer des sites d'animation et d'effarement juifs, que ce soit le petit monde du ghetto parisien dans le quartier Saint-Paul ou le Brooklyn juif de New York. Et Tel Aviv turbulente et irréelle quand la nuit s'étend sur la plage méditerranéenne. Comme dans d'autres livres (Le Périple, Nous autres Juifs, Tikoun), Arnold Mandel fait briller les couleurs de la vie au miroir de la Bible, du Talmud et de la Kabbale, avec cet humour qui n'appartient qu'à lui.

  • Il était une fois un enfant qui aimait trop les ours. Quelques années plus tard, il devait découvrir que la vie n'offrait pas le contact pelucheux qu'il avait escompté. Comme on le voit, il s'agit ici d'un roman d'éducation. Qui est Constance ? Un regard bleu qui tombe un jour sur un naïf jeune homme - même pas un regard de désir : un regard d'intérêt. L'enfant prolongé qui croit qu'un ours en peluche peut suffire à établir un contact avec le monde réel ajoute : son origine ne pouvait être banale, une sorte d'efflorescence l'avait fait naître du néant et de la nuit. Comment Constance pourrait-elle être davantage qu'une illusion, un rêve d'amour, une image insaisissable qui se profile sur le décor du Père-Lachaise, quand on se rend au séminaire psychanalytique du mystérieux Lefébure-Foresto ? Constance aime-t-elle l'homme aux ours ? C'est possible : tout peut arriver quand les sentiments cherchent leur chemin dans l'obscurité du désir et de l'angoisse. Mais est-ce au fond ce qu'il lui demande, le garçon solitaire qui ne se soucie que des couleurs ? Ou cherche-t-il auprès de l'exquise créature, pourvue pour la circonstance de toutes les grâces, la confirmation de l'échec qui est son chiffre ? Roman d'amour, c'est-à-dire, selon une tradition de notre littérature, roman de l'impossibilité d'aimer : telle est la leçon, ironique et grave, de celui qui signe ici Hugues Védrennes.

  • Aux U.S.A., des villes entières se vident de leurs habitants, qui disparaissent du jour au lendemain sans laisser de traces. Le F.B.I. s'affole. Avec sa sagacité habituelle, Flynn parvient à localiser les disparus. Chacun d'eux a trouvé un matin, devant sa porte, un fabuleux magot en petites coupures, qu'il s'est empressé de dilapider. Et l'épidémie s'étend ! Insaisissable, un mystérieux bienfaiteur, fait marcher la planche à billets. Le système monétaire international va-t-il s'effondrer ? Heureusement, Flynn veille au grain...

  • La vie est un songe pour Thomas, modeste employé de bureau d'une ville de province. Un de ces mauvais rêves dans lesquels on erre, seul et déraciné, un rêve qui monte des viscères, un rêve humain, inhumain à force de l'être, et qui frôle même les confins du sordide ; c'est-à-dire, sans doute, un rêve vrai. Thomas vit, git dans un dénuement total, seul dans un studio isolé, au sommet d'un immeuble voué à la démolition et dont il est le dernier locataire. Loin des illusions et des mensonges. Comment arrivera-t-il à traverser les trois jours d'un long week-end de Pentecôte ? Le merveilleux dimanche de sa vie, c'est celui où Thomas va tenter de briser ce mur qui l'isole des autres. Sur la route qui revient de la plage, il prend en stop un adolescent, l'invite à prendre un verre chez lui, pour parler, juste pour parler. Mais le rêve ne supporte pas la réalité. Que peuvent donner les autres quand on en attend tout ? Jamais assez, jamais assez longtemps. Réalisant ce rêve vertigineux de séquestration qui vit au fond de chacun de nous, Thomas verse des somnifères dans le verre du jeune homme...

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