Mercure de France (réédition numérique FeniXX)

  • Ce roman est l'histoire d'une jeune fille qui a pris pour devise : « Périsse Rome plutôt que les principes ! » Estimant que nul bonheur ne vaut celui d'être courtisée sans rien donner en échange, Philippine tient qu'il ne faut jamais céder à l'amour. Elle le tient d'autant plus qu'elle possède une foi profonde et le goût naturel de la vertu. Partager les désirs et les sentiments qu'on inspire ou du moins avouer qu'on les éprouve serait pour elle une déchéance, car ce serait renoncer à sa supériorité sur ses soupirants. Aussi se refuse-t-elle systématiquement à eux. Mais la représenter dans l'exercice plénier de cette politique de prestige, au sommet de sa gloire, n'eût pas laissé d'être irritant. Il a paru préférable de la montrer dans un épisode de sa vie sentimentale où son système connaît sa première lézarde. Ce roman, « chargé de peu de matière », dont l'action se situe de nos jours, marque une résurrection du récit psychologique et une réaction contre la morale permissive de l'époque actuelle.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Le roman le plus célèbre de Zola, Germinal, a fait couler beaucoup d'encre. Dans une édition populaire, il a récolté des dizaines de milliers de lecteurs et au cinéma une grande masse de spectateurs. Voici pourtant une nouvelle méthode pour comprendre ce chant de la misère humaine, elle s'appuie sur des faits, sur des chiffres, sur des lois, c'est en quelque sorte une reconstitution de la vie ouvrière - et surtout de la vie minière - sous le second Empire. Chez Zola, les scènes sont exactes, précises, réalistes, mais le lecteur ne sait pas toujours sur quels éléments elles reposent. Dans Anatomie d'un chef-d'oeuvre, on trouvera le canevas du roman chapitre par chapitre (car on ne se rappelle pas toujours l'imbroglio) et l'explication des principaux thèmes qui y sont traités : salaires, prix de la vie, faits de grève, attitude du patronat, maladies des mineurs, enfin, travail de l'enfant dans les mines. Grâce à cette dissection d'un nouveau genre, on saisira à quel moment Zola quitte le réel pour se laisser emporter par l'imaginaire, ce qui est en quelque sorte le propre du naturalisme. On sait qu'Henriette Psichari s'est toujours passionnée pour les questions sociales. Ici, la recherche littéraire s'ajoute à l'intérêt qu'elle porte à la peine des hommes. Bien que s'appuyant sur des faits historiques et sur des textes de lois, on lira avec émotion dans ce livre l'évocation de la vie difficile des gens du Nord à un moment où ce rappel du passé coïncide avec l'intérêt que le public porte au rude et dangereux travail des mineurs.

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  • Je n'écoute pas l'officier. Je me souviens du chien de Gospi´c, de notre peur, du hurlement de Vladimir. Le chien avait voulu nous mordre. Plus tard, la dame de l'ancien restaurant nous avait offert du riz. « Mangez, avait-elle dit, ça va être froid. » Nous ne mangions pas, nous la regardions pleurer. « Vous savez, avait-elle ajouté, il tombait des petits jouets comme ceux des arbres de Noël ! Des boules rouges, des clochettes, des poissons d'argent. Les femmes ont crié de ne pas y toucher. Nous avons toutes crié ! Un enfant n'a pas dû entendre. C'était une journée sans pluie, une belle journée, les gens étaient dehors. Mais ce n'était pas des petits jouets. » Je ne quitte pas l'officier des yeux, j'acquiesce à tout ce qu'il dit mais je ne l'écoute plus.

  • Inspiré par plusieurs faits divers qui ont défrayé la chronique criminelle des années 70, Le vicomte épinglé est pourtant un roman. C'est la sombre histoire d'un enlèvement manigancé dans des sphères ambiguës, où se côtoient les mondes de la haute finance et du grand banditisme, du terrorisme international et de la politique. Mais, c'est aussi l'histoire d'un homme qui a tout et qui, en l'espace de deux secondes d'incertitude et de deux mois de violence et de solitude, va tout perdre. Le vicomte épinglé est le récit minutieux, découpé comme un film policier aux mille facettes, d'un crime parfait et du destin d'un homme qui en restera foudroyé.

  • Un paradis comme Stevenson aurait pu en rêver et, dans cette région des Cévennes où il s'est promené avec un âne. Une communauté naturiste, pastorale, édénique, peut-être inspirée des anciens adamistes et qui, à l'encontre des sectes, récuse le prosélytisme et le lavage de cerveau. Des adeptes d'apparence rustique et quelque peu fabuleux - une comtesse de lignée cathare, un réparateur de tableaux ami des énigmes... - pour qui le Royaume des Fins n'est rien d'autre que le choix du bonheur immédiat, dans le cadre d'une vie naturelle et même primitive. Qu'une jeune fille, surgie des Flandres, comme l'Ève de Jérôme Bosch et, sous le coup de la mort de son frère qu'elle veut venger, trouve refuge dans cette providentielle Arcadie, et voici que le vieux mythe originel recommence autour du couple reformé. Trois morts pour un paradis, tel pourrait être le titre, telles sont les données de ce crime parfait en forme de légende aux couleurs occitanes, récit tracé entre la fascination des ors maudits, et le refus de se laisser déposséder du bonheur par son ennemi de toujours : l'ennemi du bonheur des autres.

  • Homme-orchestre et enchanteur, Paul Guth est - chacun le sait - l'un des rares écrivains de de ce temps à avoir créé un type le naïf. Aujourd'hui, en ménageant un suspens haletant, dont ce serait un crime de vous révéler l'intrigue, il peint, dans son premier roman policier, un monstre qui tue neuf fois, avec des raffinements croissants de cruauté. Dans les annales du crime, cet assassin qui porte la barbe restera un être mythique et sanguinaire, comme Landru ou le Docteur Petiot. Il sera le Barbe Bleue du siècle de l'atome. Paul Guth a réussi à marier la malice et l'horreur, l'humour et la terreur, et à nous faire successivement sourire, rire, trembler. On rencontrera également, dans Le retour de Barbe Bleue, l'inspecteur Froidemont, déjà légendaire lui aussi, sous le nom du Colombo français, et son adorable petite épouse en mini-jupe, Isabelle. Le lecteur savourera l'univers policier, poétique, et tendre de Paul Guth, avec autant de délices qu'il en a goûté à le rêver.

  • Ces poèmes (essentiellement descriptifs) en prose s'organisent autour de deux thèmes majeurs : la mer et la terre. L'inspiration poétique s'appuie ici sur des paysages concrets où le réel est beaucoup plus important que l'idée.

  • Marguerite, Éléonore, Sanche et Béatrice, quatre soeurs devenues reines, tel fut le destin, au XIIIe siècle, des quatre filles du comte de Provence, Raimond Bérenger V. Il était tentant d'évoquer la vie de ces femmes qui, au sortir de l'enfance, devinrent les épouses de Saint Louis, d'Henri III Plantagenêt, roi d'Angleterre, de Richard de Cornouailles, roi des Romains et empereur d'Allemagne, et de Charles d'Anjou, souverain des Deux-Siciles. Ombres de ces rois, les quatre filles de Provence en furent aussi la lumière. Leur séduction naturelle, leur intelligence, leur énergie, mises souvent au service d'une féroce ambition, pesèrent dans la balance politique, mais leurs amours, leurs haines, leurs illusions, constituent la trame d'une existence tout simplement humaine, qui se déroule à Paris, à Londres, sous le ciel de l'Orient des Croisades ou celui, infiniment plus clément, mais non moins envoûtant de Provence.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • "... Nous nous demandons si nous avons réellement vécu quelque part avant notre arrivée ici. Mais il se peut que nous n'ayons jamais eu ni feu ni lieu et que nous soyons condamnés pour le restant de nos jours à errer à travers monts et plaines, sans repos ni espoir d'arriver. Pourtant notre situation présente semblerait indiquer que notre errance a pris fin puisque nous sommes pourvus d'un toit, installés bien au chaud dans nos lits, à nous fabriquer des histoires, à nous inventer peut-être notre propre histoire, rien ne nous étant advenu, que notre apparition dans ce coin-de désert d'où nous n'avons jamais bougé. Et, s'il en est ainsi, ce ne serait pas encore un trop mauvais sort, car nous aurions pu être de ceux qui n'ont pas connu la chance d'être au monde, qui sont légion gémissante, au fond des nuits, à moins que ce ne soit les âmes des trépassés qui appellent de la sorte et s'exaspèrent du silence des vivants. Ou peut-être que nous ne sommes ni ceux-ci, ni ceux-là, faux morts et vivants incertains, comment savoir, ou les derniers représentants de l'engeance humaine..."

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  • « Il tente de ne pas perdre de vue le manguier devant la porte... C'est une mer de regards de femmes maintenant qui l'emporte, trois yeux par visage, avec de longs cils et des pleurs retenus... Dans un bois maigre les traces d'une troupe d'hommes en fuite, et par l'entrebâillement d'une porte, des hommes en casquette au regard blanc... En même temps c'est un châle noir de vielle grand-mère sur la chaise d'une chambre propre... « Papa ! C'est prêt ! Viens manger ! »... Par une de ces ruses mentales dont il a le secret, il se provoque la vision d'une haute cascade de montagne, riche dense et glacée, manifestation puissante d'un éternel cycle de vie, qui se concrétise aussitôt par l'apparition de la Nouvelle Compagne à laquelle il se voit lié par la bouche, les soupirs, les cris, si bien que sans qu'il sache clairement comment elle est là il la décolle méthodiquement de ses vêtements enflammés... « Qu'est-ce que c'est ? » demande-t-il... « Rien, répond-elle, un petit nègre de Gueule-Baie qui a volé une douzaine de voitures et tué quatre ou cinq gendarmes »... « Il a bien fait ! »... « Oui, dit-elle. Alors on l'a arrêté à Sainte-Thérèse, et les gens ont pris parti pour lui ! Maintenant il y a toute une émeute ! »

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  • Une accélération : en pleine vitesse, il atteignit le centre de l'octogone qui limitait sa course, son pied frappa la pierre, le corps se tordit et projeta la flèche, avec un détachement qui troubla l'assistance. Aussitôt, le javelot s'engagea dans une trajectoire incompréhensible. Loin de tracer une parabole, il se dressa à la verticale - il grimpait au zénith, animé d'une singulière autonomie ! L'affront qu'il infligeait aux dieux parut sans précédent, et une foule hurlante de linges blancs, s'agita comme si un tourbillon d'écumes avait noyé la plage. Un silence invincible s'imposa pourtant ; tous les hommes, de tous les autres jeux, se figèrent dans l'éblouissement de la lance, minuscule pupille crevant l'oeil transparent du globe céleste. Scandale au coeur du scandale, le soleil se trouvait en équilibre au milieu de son orbe. Il est midi.

  • Frank Brazier, agent secret français, apprend un jour que le service dont il dépend est dissous. Que faire désormais ? Sur la recommandation de son ancien chef, il est engagé par une agence de détectives privés, spécialisée dans les affaires sentimentales. Or, à l'occasion d'une banale filature, Brazier voit se multiplier les meurtres dans un quartier de Paris livré à feu et à sang - tout cela à cause d'une simple petite rondelle de métal... Roman criminel, roman d'espionnage, de science-fiction et d'horreur, La rondelle nous offre tous les polars possibles en un seul !

  • Charles Davoud a quarante-cinq ans. C'est un homme qui a réussi. Ce riche industriel est passionnément amoureux de sa très jeune épouse. Il est heureux. Pourtant le cours entier de son existence va brusquement changer. Que va-t-il découvrir qui le fera succomber aux pires excès d'une jalousie féroce, désespérée ? Comment devient-on un faiseur de morts ? Avec son premier roman policier, Guy des Cars a su se placer d'emblée au niveau des maîtres du genre. Le faiseur de morts est un suspense haletant dont les rebondissements ne laissent aucun répit, jusqu'à la dernière page. C'est aussi un livre de Guy des Cars, où celui-ci se montre, comme toujours, un grand analyste des coeurs et un merveilleux conteur.

  • Un homme vient de tuer une vieille dame impotente. Elle vivait seule, retirée, oubliée de tous. Et puis, soudain, voici Margit, la belle prostituée errante, l'amour, et l'irréalité d'une vie. Est-elle un rêve ? Ou la jeunesse de la première ? Ou, peut-être, un passé que lui invente le narrateur, et où est inscrite, déjà, la menace, la blessure, la mort présente au coeur de nous-mêmes ? Autour de la vieille femme qui, dans la troisième partie, pressent l'assassinat, comme dans tout le roman de Torrigiani, ce sont finalement la mort, le rêve, l'érotisme qui dansent leur ronde hallucinée.

  • Du 4 au 11 février 1945 en URSS, à Yalta, station balnéaire au bord de la mer Noire se retrouvèrent Roosevelt, Churchill et Staline pour prendre d'importantes décisions relatives à la fin de la guerre, la défaite de l'Allemagne ne faisant plus de doute. Aujourd'hui, le monde est séparé en deux et la guerre froide est issue directement de Yalta. Roosevelt voulait concilier l'inconciliable : l'univers communiste avec le monde libre. Ce fut l'erreur fondamentale des occidentaux, erreur qu'il ne faudrait plus commettre. Jean-François Chauvel montre les origines et la réalité de cette guerre éclatée qui se poursuit aux quatre coins du globe. Il analyse tous les conflits actuel, les guerres précédentes, coloniales ou non et remonte jusqu'en 1944 et à l'infiltration des mouvements nationaux de résistance par les communistes. Ce livre violent et passionné veut dénoncer la mémoire courte des peuples et des politiciens. C'est aussi un hymne vibrant à la démocratie et à la liberté.

  • Du 4 au 11 février 1945 en URSS, à Yalta, station balnéaire au bord de la mer Noire se retrouvèrent Roosevelt, Churchill et Staline pour prendre d'importantes décisions relatives à la fin de la guerre, la défaite de l'Allemagne ne faisant plus de doute. Aujourd'hui, le monde est séparé en deux et la guerre froide est issue directement de Yalta. Roosevelt voulait concilier l'inconciliable : l'univers communiste avec le monde libre. Ce fut l'erreur fondamentale des occidentaux, erreur qu'il ne faudrait plus commettre. Jean-François Chauvel montre les origines et la réalité de cette guerre éclatée qui se poursuit aux quatre coins du globe. Il analyse tous les conflits actuel, les guerres précédentes, coloniales ou non et remonte jusqu'en 1944 et à l'infiltration des mouvements nationaux de résistance par les communistes. Ce livre violent et passionné veut dénoncer la mémoire courte des peuples et des politiciens. C'est aussi un hymne vibrant à la démocratie et à la liberté.

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