Nil (réédition numérique FeniXX)

  • Top models, stylistes, photographes, agents..., les acteurs de la mode constituent une tribu nomade. Comme les commerçants touaregs de la Cure Salée ou les bergers quechuas de l'Altiplano, les "fashion victims" vivent en clans et observent une migration saisonnière immuable. Deux fois l'an, de Milan à Tokyo via Paris et New York, de grands marchés sont organisés, qui s'accompagnent de fêtes et de cérémonies : les collections du prêt - à - porter. Christophe Graizon étudie avec humour les ressorts de cette société comme s'il s'agissait d'une tribu pygmée ou papoue. Il a suivi leur grande migration, partagé leurs conditions de vie, leur habitat, leur nourriture, pour tenter de comprendre leur langage, leurs moeurs, bref, leur vie. La Tribu est un livre léger sur un monde infatué, dans lequel l'auteur a préféré, plutôt que de fustiger des excès reconnus, rapporter sobrement toutes les indiscrétions.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Ancien grand rabbin de France, René-Samuel Sirat s'est rendu célèbre par ses prises de position courageuses à propos du terrorisme, de l'intégrisme, du chômage, du racisme etc. Questionné par l'historienne Martine Lemalet, il exprime avec force ce qu'un rabbin épris d'humanisme éprouve face à l'évolution de son époque. - Homme de religion, conscient de la montée de l'intégrisme auquel le judaïsme n'échappe pas et du danger que fait courir l'obscurantisme à la société, il puise dans sa connaissance de la Bible et dans l'étude de la Torah pour appeler de tous ses voeux à la tolérance. - Homme d'ouverture et de dialogue, il milite inlassablement pour que la connaissance et la compréhension se substituent aux malentendus et aux conflits entre les religions. - Homme de son temps, René-Samuel Sirat souhaite à la fois rester fidèle à la tradition et adapter les préceptes du judaïsme à la réalité de la vie moderne. - Homme de paix, il plaide sans relâche pour son avènement. Défenseur d'Israël, il refuse de passer sous silence le douloureux problème palestinien.

  • Georgette, 60 ans, est femme de ménage. Sa vie est bouleversée lorsqu'elle gagne un voyage dans le Pacifique. Elle y découvre la vraie vie, le bonheur et l'amour.

  • "Je crois en Dieu. J'ai l'intuition d'une présence, d'un esprit. Je refuse de le mettre en scène ou en croix. J'ai beaucoup plus une pensée de son existence, de son être céleste, invisible, mais qui nous observe, enregistre tout. J'ai besoin de Dieu pour comprendre ce qu'il m'est arrivé. Il me semble que tout ce que j'ai connu a été le fruit d'une imagination supérieure à la mienne ! Je n'ai pas eu le destin de Napoléon, mais quand même... J'ai toujours eu le sentiment d'être protégé, d'être différent. Le mystère de mon origine, je le comble par l'idée de Dieu, d'un esprit qui m'a prêté mes dons, a balayé le terrain devant moi. Je prêche dans des salles combles le rire et la bonne humeur. Quand les choses ont commencé à marcher pour moi, je me suis d'abord dit que la chance était de mon côté. J'arrivais au bon moment, dans la foulée de l'élection de François Mitterrand, de la création de S.O.S. Racisme. On m'a mis en avant, j'étais un prototype, un cobaye. Mais l'on ne peut pas se contenter très longtemps de la chance..."

  • Il est des destins exceptionnels, des vies amoureuses qui pourraient nourrir plusieurs films, des traversées de l'histoire qui laissent pantois et des talents si grands que les événements les plus dévastateurs ne peuvent les étouffer. L'espérance est violente raconte l'un de ces destins, celui de Marina Tsvetaïeva, poétesse écrivain russe née à Moscou en 1892. À vingt ans, cette grande femme aux yeux verts, toujours vêtue de blanc, règne sur les cercles littéraires de la capitale. Mandelstam, Vichniac, Pasternak, Rilke, l'admirent et bientôt l'aimeront. Dix ans plus tard, cette même femme se bat pour survivre, que ce soit à Moscou, à Berlin, à Prague, à Paris ou en Vendée. La Révolution a tout bouleversé, mais l'esprit de Marina est resté libre, aérien, hardi dans un quotidien devenu cauchemar. Elle écrit, s'exile, aime, se bat avec audace et avec une indestructible intégrité.

  • "Ma mère me disait souvent : tu mets des plumes de paon aux geais ! Comme pour la plupart des proverbes entendus dans l'enfance, le sens s'en dégagea beaucoup plus tard. Oui, j'avais fait cela depuis longtemps, si longtemps. Alors j'ai tiré sur chaque plume de Cyril pour savoir de quoi il retournait. C'était bien un oiseau pur race "homme". Ni plus, ni moins."

  • Des vies romanesques, exemplaires, méconnues ou oubliées, l'Histoire n'en manque pas. En voici sept, sept destins de femmes exceptionnelles, qui ont su vaincre famille, société, préjugés et lois, pour se tailler une place dans l'histoire économique et sociale de la France. Au Moyen Âge, Pétronille de Chemillé, première grande abbesse de Fontevraud, gestionnaire et financière bien plus que guide spirituel, rayonna sur le domaine et toute sa région pendant près de 30 ans. Sous François Ier, l'un des plus grands armateurs et négociants était... une femme, la belle Magdeleine Lartessuti. Au XVIIIe siècle, la célèbre fabrique des toiles de Jouy était placée sous l'autorité de Marie-Catherine de Maraise, commerçante hors pair. Sous Louis XV, Marie Brizard n'était pas seulement une liqueur, mais aussi une habile négociante qui, contre vents et marées, créa et fit prospérer sa fabrique à Bordeaux. Le champagne Veuve Clicquot porte le nom de celle qui géra l'affaire pendant soixante ans au siècle dernier. Marie-Louise Jay créa et développa la Samaritaine, au même titre que son mari. Enfin, Yvonne Foinant, maître de forges en 1914, à 21 ans, fut la première femme élue à la chambre de commerce de Paris, et la fondatrice d'une association de femmes chefs d'entreprise devenue internationale. Le récit de ces vies, dont chacune pourrait être un roman, est aussi l'occasion d'un passionnant voyage en France, à travers ses régions et les épisodes décisifs de son histoire.

  • « Capitaine, Ici, les négociants viennent acheter la récolte qui n'est encore que promesse. Je profite donc des circonstances pour vous proposer un honnête marché. Vous qui êtes habile en femmes devez savoir qu'il y a celles qu'on séduit et celles qu'on épouse. J'espère que vous m'avez rangée parmi les secondes et que vos longues lettres ne sont qu'une belle façon de demander ma main. Auquel cas, je vous réponds : pourquoi pas ? Je sais parfaitement quelle sorte d'époux vous faites. Et c'est justement cela qui me séduit. J'exige, en compensation de votre totale liberté en mer, une totale liberté sur terre. Je ne vous reprocherai ni vos bateaux, ni vos absences, ni vos folies, car c'est ce qui vous rend si beau. Je demande seulement deux faveurs : je voudrais que vous me fussiez toujours fidèle, en tout port du monde. Je voudrais aussi que vous ne me demandiez jamais de poser le pied sur un navire. Je vous promets, en échange, d'être toujours là, au bout du quai, à vos retours, et d'élever vos enfants... »

  • En 1934, à Bourg-d'Artois, Adrien Steenfort se bat pour conserver le monopole de la production de la bière. Veuf inconsolé de la belle Joanna, il prospecte le marché européen avec une nouvelle bière, la Joanne, en fondant tous ses espoirs sur son fils, Charles. Mais c'est sans compter sur l'ambition du nouveau directeur commercial de la brasserie, Léopold Garcin, prêt aux pires noirceurs pour arriver à ses fins. Margrit Steenfort, la Rouge, est toujours là, vigilante, qui veille sur l'avenir de ses trois petits-enfants, Juliette, Charles et Marianne. C'est à ce moment qu'apparaît Régine Texel, la jeune et jolie Canadienne, héritière des brasseries Texel. Trahison, manipulation, crimes, passion et vengeance illustrent les nouvelles aventures de la saga familiale des Steenfort. Les heures les plus douloureuses de la révolution industrielle, la crise des années trente, la Grande Guerre, l'émergence du socialisme, en sont le décor dramatique, jusqu'à l'embellie des années cinquante et le début de la récession... Et l'on découvre, de nouveau, de beaux portraits de femmes : Régine, l'intrigante, et Marianne Steenfort, la digne héritière.

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