Presses de la Renaissance (réédition numérique FeniXX)

  • Fanfan et Petite-Fleur, inséparables frère et soeur. Leur enfance est un monde à part, magique et fragile comme une bulle de savon. Pour les consoler du deuil de la Babouchka, grand-mère tant aimée, la mère leur a raconté : Aux grandes marées, ceux qui n'ont pas oublié ceux qu'ils ont aimés, sont appelés par les sirènes. Cette nuit, Grand-Père est venu chercher Grand-Mère pour l'épouser pour l'éternité. Je te protégerai toujours, a dit Fanfan. On se quittera jamais, a promis Petite-Fleur. Un soir, tout bascule. Petite-Fleur rentre en retard. Chargé de la punir, Fanfan obéit et surtout il rit. Le coeur brisé, Petite-Fleur se sent étrangement vide et seule. Rejoindre sa Babouchka au pays des sirènes devient son but. Comment résister à l'appel des sirènes ? Dans la solitude, quel mât assez solide peut nous retenir à la vie ?

  • Placé sous l'invocation d'Éros, le livre de Jacques Mazel nous initie, à travers une galerie de personnages empruntés à l'Histoire et à la mythologie (Aspasie, Socrate, Épicure, Aphrodite...), à toutes les formes de l'amour pratiquées dans la Grèce antique. Il en dévoile les rites et les secrets, depuis la couche conjugale, dominée par l'épouse - avant tout mère des enfants et gardienne du foyer - jusqu'au monde de la prostitution, du lupanar sordide, au luxe effréné des grandes courtisanes. Mais c'est sur la palestre, ou au cours du banquet, haut lieu de la convivialité chez les Grecs, que l'homme atteint peut-être l'absolu de la volupté. Pleinement et librement vécu, l'amour pédérastique suscite cet échange d'un genre unique entre l'homme mûr et le jeune garçon, où s'exprime l'essence d'une civilisation. Toujours attentif à l'exactitude archéologique, et cela dans les moindres détails, l'auteur ne sacrifie pas pour autant l'art du récit. Cette fresque de l'amour en Grèce nous est restituée à travers une écriture élégante et sensible.

  • Comme chaque année, Lucile Séverac passe ses vacances dans la propriété de sa belle-famille. L'été, ici, est moite, oppressant, l'ordre des choses immuable, à peine ponctué par l'espoir, toujours déçu, de l'orage. Égarée dans cette vie de bourgeoise aisée, Lucile arrache au temps des bribes de vertige, vaines tentatives de reprendre possession d'elle-même. En un seul et bref été, elle recompose un monde, dont elle avait perdu la vérité, et se l'approprie par la grâce de Lorenzo, l'adolescent, dont la beauté viole son regard assoupi. Hallucinée dans son désir, Lucile Séverac fait le choix du plus fou des actes d'amour. La nuit fauve est le roman d'une passion, d'un assouvissement absolu, au-delà des limites où l'on peut encore continuer à vivre.

  • Victime de la terreur d'État orchestrée par le régime communiste de Pékin, le peuple tibétain, bouddhiste et non-violent est, depuis un demi-siècle, plongé dans l'horreur. Monastères rasés, transferts de population, répression sanglante, désastre écologique : dans l'indifférence des nations, la Chine étrangle le Toit du Monde et bafoue les droits de ses habitants. La civilisation tibétaine est en danger de mort. En 1959, le Dalaï-Lama dut fuir vers l'Inde. À Dharamsala, où il établit son gouvernement en exil, un combat s'est engagé, par l'éducation et la transmission de la culture, contre cette mort programmée. Le chef spirituel et temporel du Tibet n'a jamais pu retourner dans son pays. Cependant, celui pour qui le seul vrai garant de la paix est en soi, ne cesse d'adresser au monde un message de tolérance et de compassion. Menée à partir de rencontres avec le Dalaï-Lama, son entourage et des réfugiés tibétains, cette enquête mêle de bouleversants témoignages à la réflexion historique et philosophique. Ces paroles d'hommes et de femmes, révèlent que la puissance de l'esprit est une forme essentielle de résistance à la barbarie. Enrichi de nombreuses photos inédites, ce document sans concession, pose la question cruciale de l'avenir du peuple tibétain, et lance un appel au monde occidental. Au risque d'ébranler nos consciences tranquilles. les auteurs s'interrogent sur le double langage en matière de droits de l'homme en Chine et au Tibet, Un plaidoyer à lire de toute urgence !

  • Dans le débat sur l'euthanasie, la passion l'emporte souvent sur la réflexion. Donner la mort, ou se donner la mort : voilà des actes qui sont loin d'être anodins. Le développement technologique des soins intensifs, place aujourd'hui le médecin devant la possibilité, sinon l'obligation, de gérer la vie finissante. Au-delà des difficultés issues de cette situation nouvelle, le terme même d'euthanasie est lourd d'ambiguïtés. S'il désigne, communément, les procédés destinés à rendre la mort plus douce, diverses pratiques s'en inspirent, qui peuvent être radicalement opposées d'un point de vue éthique. Geste de liberté individuelle, suicide, meurtre ou délivrance : la violence des arguments fait écho à celle de l'enjeu. Pour tenter d'y voir clair, une vingtaine de spécialistes d'horizons divers - médecins, psychologues, juristes, infirmières, psychiatres et représentants des religions - ont constitué, pendant plusieurs années, un groupe de travail collectif. Confrontant leurs convictions et leurs approches, parfois éloignées, souvent complémentaires, dans une volonté de dépassionner le débat, ils ont construit une réflexion approfondie sur la fin de vie, les soins palliatifs et l'accompagnement des mourants. Original et accessible à tous, cet ouvrage propose, face au désarroi des soignants et à la détresse des familles, une vision apaisée de la fin de vie, qui s'appuie sur la dignité de chaque personne.

  • Dans la ville grise, couturée de chantiers, rôdent des bandes de chiens fous. Leur instinct les pousse à attaquer, de préférence, ceux-là même - passants égarés, mendiants de tous ordres - que leur solitude, leur innocence aussi, exposent à la sauvagerie de la horde. Ainsi en est-il de Thomas. Peintre raté, Thomas a décidé de représenter, sur une palissade de chantier, le Jardin des Délices de Jérôme Bosch, cette célébration païenne, colorée et joyeuse de la vie. Les événements le forcent à s'interrompre et à fuir... Dans ce qui devient une véritable descente aux Enfers, Thomas, cependant, n'est pas seul : une jeune Algérienne de dix-sept ans, Malika, l'accompagne, partagée entre cette folie qui l'emporte elle aussi, et la volonté de ne pas s'en laisser conter. Dans ce décor de cauchemar, où les chiens figureraient l'Esprit du mal, dans cette ville inhabitable, incompréhensible, surgit un enfant, Typhus. Lui veut sauver ce qui peut l'être des palissades, avant leur démolition. C'est d'ailleurs avec son regard, que l'auteur nous incite à voir dans le dénouement, tout autant que la promesse de l'aube, la fin d'un sortilège. D'une écriture tendue, dense et obsédante, ce roman singulier révèle un véritable écrivain.

  • Dans la communauté charismatique de Gethsémani, la vie s'écoule paisiblement, entre prières et visites de prisonniers, quand survient David. Ancienne figure médiatique d'un mouvement étudiant, celui qu'on appelait le roi David, a choisi de donner un sens nouveau à sa vie. Pour obtenir d'être admis dans la communauté, il fait voeu de silence. Peu de temps après, des policiers viennent arrêter le novice. On l'interroge sur ses relations avec Sélim, terroriste algérien recherché pour des attentats commis sur le territoire français. David se tait, muré dans son silence. Soupçonné de collusion avec un réseau islamiste, pris au piège de son mutisme, David emporte avec lui, dans la tourmente, les membres de sa communauté. Mais quels sont les vrais motifs de son silence ? David cherche-t-il à respecter un voeu ? Ou bien n'est-ce qu'un prétexte pour cacher de terribles faits ? Quel est ce secret que David refuse de trahir, et au nom duquel il risque l'emprisonnement ? Au-delà de ces questions, se profile celle des liens entre islam et christianisme. Car, tout au fond de ce silence, réside l'énigme Sélim, alias Malik. David et Malik : une amitié jusqu'à la mort. Ou la prison... Fidélité et trahison, intégrisme et martyre, conversion et vocation se mêlent, s'opposent et se bousculent. De manifestations étudiantes en vagues d'attentats, ce thriller spirituel confronte les exigences de la foi, aux tragiques réalités contemporaines.

  • À l'instar de ses célèbres parents, Pierre et Marie Curie, Irène Joliot-Curie a mené son combat personnel avec un talent prodigieux et curieusement méconnu. À dix-sept ans, elle est sur le Front pour radiographier les blessés de la guerre de 1914. Décorée de la médaille militaire en 1918, elle commence sa carrière de chercheur à l'Institut du radium, où elle rencontre Frédéric Joliot, qu'elle épouse quelque temps plus tard. Ensemble, ils découvrent la radioactivité artificielle qui leur vaut un prix Nobel en 1935, mais c'est Irène, seule, qui est à l'origine de la découverte de la fission, premier pas vers la puissance nucléaire et la bombe atomique. Reconnue comme une des leurs par des personnalités de la taille d'Einstein ou de Perrin, première femme ministre en 1936, défendant la cause des femmes et la paix (mais désapprouvant Munich), Irène Joliot-Curie sera de tous les combats contre le fascisme, les injustices sociales, la lâcheté et la bêtise... Une vie riche et forte, une époque passionnante, que ressuscite Noëlle Loriot, en s'appuyant sur de nombreux témoignages et une documentation approfondie.

  • À l'instar de ses célèbres parents, Pierre et Marie Curie, Irène Joliot-Curie a mené son combat personnel avec un talent prodigieux et curieusement méconnu. À dix-sept ans, elle est sur le Front pour radiographier les blessés de la guerre de 1914. Décorée de la médaille militaire en 1918, elle commence sa carrière de chercheur à l'Institut du radium, où elle rencontre Frédéric Joliot, qu'elle épouse quelque temps plus tard. Ensemble, ils découvrent la radioactivité artificielle qui leur vaut un prix Nobel en 1935, mais c'est Irène, seule, qui est à l'origine de la découverte de la fission, premier pas vers la puissance nucléaire et la bombe atomique. Reconnue comme une des leurs par des personnalités de la taille d'Einstein ou de Perrin, première femme ministre en 1936, défendant la cause des femmes et la paix (mais désapprouvant Munich), Irène Joliot-Curie sera de tous les combats contre le fascisme, les injustices sociales, la lâcheté et la bêtise... Une vie riche et forte, une époque passionnante, que ressuscite Noëlle Loriot, en s'appuyant sur de nombreux témoignages et une documentation approfondie.

  • Il est médecin dans une petite ville de province. Elle peint pour tromper son ennui. Il rêve d'écrire un roman et de vivre une immense passion. Elle aspire à la liberté. Mariés depuis six ans, un enfant. Gabriel et Elsa, un couple sans histoire. Léonore, Parisienne en vacances dans la région, est l'ex-femme d'un écrivain célèbre. Belle et mystérieuse, elle possède le pouvoir séducteur d'un mirage d'amour et d'aventure. Gabriel tombe amoureux fou. Mais au-delà de cette fascination, Elsa espère que, grâce à l'intruse, sa vie sans surprise va enfin s'animer. Avec une sorte de machiavélisme innocent, elle poussera son mari dans les bras de Léonore. Ce qui doit arriver arrivera. Départs, retours, cris et larmes : quel prix Elsa devra-t-elle payer pour cette liberté qu'elle a tant désirée ? L'homme adultère est un roman violent et passionné, où l'ironie et le désespoir se mêlent à la tendresse. Un roman fort et vrai. Au-delà de l'histoire d'un homme et d'une femme, Paule Darmon, avec finesse et causticité, brosse le portrait de toutes les femmes qui, ni heureuses ni malheureuses, rêvent d'échapper au mariage, et de conquérir une liberté qu'elles ne savent comment apprivoiser.

  • « Un prêtre n'a pas droit à l'amour et il ne cesse d'aimer », écrit Serge Rezvani dans sa préface au très beau livre de Jacques Laval.
    Il a fallu à ce dominicain de soixante-quinze ans un certain courage pour vivre et pour écrire sa vie. Son livre pourra scandaliser ou simplement bouleverser, mais nul n'y restera indifférent. A l'heure actuelle, beaucoup dans et hors l'Église veulent savoir comment la purification se passe dans un corps, dans un coeur de prêtre, et quel est le véritable visage d'une vocation.
    Au gré d'une existence riche d'émotions et d'événements qui le mènent aux quatre coins du monde, Jacques Laval nous conte sans complaisance sa quête de l'amour, depuis les premières rencontres adolescentes jusqu'aux ultimes espérances de l'homme âgé. Emporté par les mouvements de son coeur et les impulsions de sa sensualité, il nous révèle sa recherche de l'amitié à tout prix, de l'amour des hommes qui, incluant l'amour de Jésus-Christ, le déchire et le passionne.
    Sans craindre d'être suspect, il dépasse les hypocrisies et s'expose pour que le lecteur s'interroge lui aussi. En publiant ses mémoires intimes, en faisant la part du feu, de la honte, voire du ridicule, Jacques Laval nous donne sa plus simple prière.

  • Ariane, photographe célèbre, évoque son tumultueux passé. Pendant près d'un demi-siècle, de 1945 à nos jours, passions politiques et amoureuses se sont mêlées pour elle, son mari Sébastien, architecte, et Xavier, le deuxième homme de sa vie. Tous trois, liés par un « pacte de liberté sans mensonge », voyagent bien au-delà des convenances admises par un monde qu'ils veulent changer. Sébastien croit le rebâtir, Ariane le recomposer et Xavier agir sur lui. Mise à rude épreuve, leur foi en l'action collective s'écroulera. Puisque le monde n'obéit pas aux rêves, le trio choisira la fidélité à ses propres lois. Vulnérables, Ariane, Sébastien et Xavier affronteront pourtant sans faillir les secousses qui menacent leur équilibre. Et cette exceptionnelle histoire d'amour et d'amitié durera jusqu'à la disparition de celui qui disait à Ariane : « Je voudrais que ma mort soit le premier chagrin que je te causerai ». Jamais Dominique Desanti n'a ainsi mêlé le réel et l'imaginaire, l'historique et le quotidien, le public et le privé. Une brillante re-création de notre monde, où le doute le dispute à la nécessité de croire.

  • Quand, au détour d'une relecture des Hauts de Hurlevent et d'un voyage dans le Yorkshire, une romancière telle que Jeanne Champion rencontre la figure étonnante d'une Emily Brontë, le choc est inévitable. Au-delà de tous les commentaires suscités par la vie et l'oeuvre d'Emily Brontë, c'est à un véritable voyage outre-tombe que nous convie Jeanne Champion. A travers un dialogue saisissant avec son modèle, elle a su recréer pour notre plus grand plaisir de lecture l'atmosphère de ce lieu magique où vécurent les Brontë : le sinistre presbytère de Haworth, les « Moors » austères que le vent et la pluie glacée ne cessaient de battre... Elle fait revivre, par la magie du style, par la justesse des dialogues, les moeurs et les pensées de ces personnages hors du commun que furent Charlotte et Anne (les deux soeurs), Branwell (le frère) et Emily elle-même. Après la mort de la mère et de deux autres soeurs, l'existence de ce quatuor maudit se noua d'autant plus fortement autour de la figure étrange du père, un pasteur anglican hypocondriaque, et misanthrope. Pour lutter contre la solitude, l'enfermement, les enfants se créèrent, grâce à la littérature, un univers imaginaire seul capable de tromper la mort. Cette mort qui, pourtant, aura le dernier mot : en 1848, et en l'espace de quelques mois, succomberont Branwell, Emily et Anne. Emily n'avait que trente ans...

  • Loin des analyses sociologiques et psychologiques sur le monde de la drogue, ce livre révèle, de manière crue - comme ils l'expriment entre eux -, ce que les jeunes ressentent face à la drogue, omniprésente dans leur vie. Qu'ils soient en cinquième ou en terminale, ils ont accepté de parler librement. Il est important d'écouter ce qu'ils ont à dire.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Le duel ? Le mot évoque irrésistiblement l'univers de Dumas et de Paul Féval. Pourtant, ce livre nous entraîne bien au-delà des images que les fictions des romanciers nous ont imposées. Sous l'Ancien Régime, en effet, le duel est une pratique courante. Pour un rien - un mot déplacé, une rivalité galante, une question de préséance, une querelle de cabaret -, on « appelle » l'offenseur, on entraîne parents et amis, et l'on se retrouve au petit matin, ferraillant à deux, quatre ou huit, jusqu'à ce que mort s'ensuive. Les édits contre cet usage barbare (les morts se comptent par milliers tous les ans) se multiplieront sans parvenir à le déraciner. La loi privée du sang se maintient obstinément contre la volonté du prince. Cette religion du « point d'honneur », et surtout le mépris de l'existence qu'elle suppose, nous offrent la matière d'une passionnante étude de mentalités. A partir des sources les plus sûres et les plus diverses (mémoires, correspondances, textes littéraires et juridiques), Micheline Cuénin retrace les moments forts de ce conflit qui mit aux prises, plusieurs siècles durant, l'autorité monarchique et le « sacrement de l'assassinat », le politique et le romanesque...

  • Tirée au cordeau, la vie d'Annie Moore, une jeune comptable de vingt-huit ans, sans imagination ni audace. Rien ne dépasse. Pas d'écart. Sauf Charly, un voyou sympathique qui l'aime bien et lui ment mal. L'imprévu fait irruption un beau matin lorsque la voisine d'Annie lui demande de s'occuper de sa petite fille de huit ans, car elle vient d'apprendre la mort accidentelle de son mari. La journée pourrait se dérouler sans histoire, mais Margot est capricieuse, Annie, elle aussi, a perdu son père lorsqu'elle était enfant, et Charly entre en scène... Un premier roman tendre, vif, où la drôlerie des situations le dispute à la gravité de l'émotion.

  • De l'ancienne Rome à 1945, le modèle de l'autorité familiale régissant les relations parents-adolescents n'avait guère évolué. Le père régnait en maître sur la famille. Depuis un demi-siècle, les changements ont été radicaux... Ce sont ces transformations historiques, sociales et psychologiques que l'auteur analyse dans cet ouvrage passionnant. Comment et pourquoi au modèle autoritaire s'est substitué un modèle démocratique ? L'après-guerre, la croissance ou les crises qui lui succèdent consacrent une notion « révolutionnaire », celle d'adolescent. Aujourd'hui, il n'y a plus ni parents ni adolescents, mais des personnes à part entière, évolution qui apporte ses propres traumatismes ou conflits. Se référant à la fois aux meilleures sources et à un travail d'enquête personnel auprès de nombreuses familles, l'auteur nous donne à voir un véritable état des lieux de notre société sous l'angle original de la relation entre parents et adolescents.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Horatio Nelson, célèbre par sa mort légendaire à Trafalgar, et par la colonne qui porte son nom, fut l'égal de Napoléon dans le duel homérique qui opposa la France à l'Angleterre à la fin du XVIIIe siècle. Mais quel est l'homme qui se cache derrière ces images de gloire ? En novembre 1770, un jeune garçon de douze ans, fils d'un modeste pasteur, embarque sur le Raisonnable, en qualité de midshipman. Tout frêle qu'il est, la dure vie à bord des navires de guerre de Sa Majesté britannique, le séduit. Très vite, ses prodigieuses qualités de marin sont remarquées : c'est le début d'une carrière, qui s'achève en apothéose lorsque, en octobre 1805, l'amiral Nelson monte sur le Victory et prend le commandement de la flotte anglaise. Mais Nelson n'est pas seulement un marin génial. C'est aussi un grand politique, étroitement mêlé aux destinées de l'effarant royaume de Naples, ballotté dans la tornade qui bouleverse l'Europe napoléonienne. Et c'est aussi - et peut-être surtout - un grand amoureux, que la rencontre avec la stupéfiante Emma Hamilton, va conduire au paroxysme de la passion, au scandale des aristocrates mais pour la joie du peuple d'Angleterre, qui a fait de son héros l'égal du roi. La mer, le pouvoir, l'amour : toute la vie de Nelson est là, aux prises avec ces forces bouillonnantes.

  • Intellectuelle, artiste peintre, progressiste, féministe, républicaine, révolutionnaire..., c'est beaucoup pour une seule femme, même au plus fort du siècle des Lumières. La vie de Sophie de Grouchy, marquise de Condorcet, fut en effet. pleine de risques et de passions. Occultée pour la postérité par l'ombre de son célèbre mari, Sophie fut de celles dont on dit qu'elles ont connu un destin exceptionnel.
    Chanoinesse issue d'une famille d'aristocrates éclairés, Mlle de Grouchy est, dès l'adolescence, devenue athée par amour pour un oncle voltairien. Elle a vingt-deux ans lorsqu'elle épouse Condorcet.
    Non contente de s'engager dans le combat philosophique et politique, Sophie pratique avec brio l'art du portrait qu'elle a appris chez Mme Vigée-Lebrun. Ce talent lui sera d'un grand secours personnel et financier sous la Terreur, notamment lors de la clandestinité de Condorcet, lorsqu'elle se retrouvera seule pour élever sa fille.

  • Un jeune héros de vingt-quatre ans, idéaliste et chevaleresque : Aleck Paterson, fils d'un milliardaire américain. Une belle aventurière, condamnée pour un meurtre passionnel à cinq ans de prison, qu'elle purge au pénitencier de Santa-Cruz, au Mexique. Un sinistre individu : Montanez. Les bouges du Paris des années 30. La "high society" de New York et de Californie. Un escroc bolivien. Du chantage, de l'action, de l'amour... Tels sont quelques-uns des ingrédients de cette intrigue policière et sentimentale, qui n'a rien perdu de son charme. Au contraire, les lecteurs d'aujourd'hui y trouveront des parfums "kitsch", qui ajoutent à son pouvoir de séduction. Publié en 1931, et tiré alors à 150 000 exemplaires, "L'archange aux pieds fourchus" est l'un des meilleurs romans de Maurice Dekobra, égal sinon supérieur au célèbre "La madone des Sleepings". Il ravira, bien sûr, les fidèles du genre, mais aussi les amateurs de "grands classiques" du roman populaire.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Né en 1885, à Mont-lès-Neufchâteau, petit village lorrain proche de Domrémy, Alphonse Haensler a donc aujourd'hui quatre-vingt-treize ans. La chose est peu banale en soi : sa vie d'homme et de prêtre se confond avec l'histoire de notre siècle, la grande et la petite. Curé de campagne depuis 1912, il nous fait revivre l'enfance sévère d'un garçon que tout, autour de lui, son père militaire, son éducation rigide, son milieu modeste, son isolement, pousse vers le sacerdoce. Grâce à lui, on entre dans l'univers méconnu du petit et du grand Séminaire, tandis que la fièvre s'empare de la France divisée en deux camps. Déchirements de la séparation de l'Église et de l'État : les Francs-maçons contre la calotte... Vision manichéenne, à partir de laquelle l'histoire du curé de campagne se fige dans un itinéraire personnel entièrement tourné vers Dieu, y compris - et surtout - au milieu de la tourmente de la Grande Guerre. L'abbé Haensler témoigne d'un monde passé, qui appartient aujourd'hui aux livres d'Histoire ; mais sa vie quotidienne nous restitue, par le menu, un destin unique incarnant toute une époque et ses contradictions. Plus que tous les discours théoriques sur l'évolution de l'Église au XXe siècle, ce récit permet de comprendre les ressorts de la foi populaire : certitudes villageoises, miracles, présence du Diable et des Saints... Document sociologique, Curé de campagne est aussi un livre où les souvenirs touchants, chargés d'une émotion - souvent naïve mais issue d'une inaltérable bonté -, se mêlent à une quête de la vérité et du bonheur.

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