Robert Laffont

  • " Ce n'est pas sans raison que cette nouvelle est l'une des plus célèbres de Stefan Zweig. Les multiples strates qui la constituent, les ingrédients en partie autobiographiques semblent récapituler tous les thèmes abordés dans ses précédentes oeuvres. L'épaisseur tant narrative qu'humaine, et même allégorique, de cette nouvelle en fait une sorte de testament fictionnel. " Françoise Wuilmart
    À bord d'un paquebot en route pour l'Argentine, deux hommes s'affrontent aux échecs. Le premier, Mirko Czentovic, est le champion mondial de ce jeu. Le second, M. B., n'a pas touché à un échiquier depuis vingt ans, par ordre du médecin. Car la dernière fois qu'il a joué, un contexte particulièrement douloureux l'a rendu schizophrène. Ces deux personnages singuliers et mystérieux attisent la curiosité du narrateur, passionné de psychologie. Dès lors, il se met en tête de les faire parler, et nous livre deux troublants récits enchâssés. Une traduction inédite en poche de ce classique de la littérature sans cesse réédité depuis sa parution posthume en 1943.

  • Par ce seul livre posthume, John Kennedy Toole gagna une place à part, et une des premières, dans la littérature américaine contemporaine : il reçut le prix Pulitzer en 1981 pour ce roman tumultueux - gargantuesque tragicomédie située dans l'ambiance grouillante des bas quartiers de La Nouvelle-Orléans. Lors de sa publication en France, la même année, l'accueil fut tout aussi enthousiaste, et ce roman-phénomène fit écrire à Jean Clémentin, dans Le Canard enchaîné, les lignes suivantes, toujours d'actualité : " Un ouvrage de génie comme il n'en paraît pas beaucoup par siècle... Il faudrait des colonnes entières pour détailler les cruautés, les trouvailles, la verve épicolyrique, la puissance de cet ouvrage. Cette audace, son auteur l'a payée au prix fort : déprimé de ne pas trouver d'éditeur, il s'est suicidé en 1969, à trente et un ans. Onze ans après, sa mère, remuant ciel et terre, réussit à trouver une minuscule maison d'édition, en Louisiane... Alors seulement les " grands " éditeurs et l'establishment intellectuel américain le découvrirent et s'en emparèrent, lui donnant, pour faire bonne mesure, le plus grand prix littéraire des États-Unis et ajoutant ainsi, par leur aveuglement premier et leur emballement final, un chapitre très significatif, une démonstration en quelque sorte, à La Conjuration des imbéciles. "

  • " Il faut lire ce texte inédit, magnifique de nostalgie. " François-Guillaume Lorrain, Le Point.
    Publiés dans la presse allemande entre août 1914 et août 1918, les textes réunis ici - articles, manifestes et reportages - montrent l'évolution de la pensée de Stefan Zweig. On y découvre que ses positions pendant la Grande Guerre sont mouvantes : elles ont changé l'homme et transformé l'artiste, lui donnant une épaisseur qu'il n'avait pas. D'abord humaniste, il se laisse emporter, comme bien d'autres, par un élan patriotique quasi mystique. Puis il rejoint peu à peu les idées pacifistes de son ami Romain Rolland, après avoir constaté les horreurs " réelles " de la guerre. En 1918, Zweig signe un texte saisissant, " Éloge du défaitisme ", où il cherche à résister au " bourrage de crâne " qui s'exerce sans relâche sur les consciences individuelles.Un siècle après, son appel à la résurrection de l'esprit et de l'Europe retentit avec plus de force que jamais.

  • Antan a tout l'air de n'être qu'un paisible village polonais. L'existence y est ponctuée par le temps : le temps d'aimer, de souffrir puis de mourir. Antan est situé au centre de l'univers - coeur du monde, coeur des hommes, coeur de l'histoire. Mais qui préside à son destin ? Dieu, qui du haut des cieux lui envoie les maux et les bonheurs dévolus aux humains, ou le châtelain Popielski, envoûté par le Jeu du labyrinthe que lui a offert le rabbin et qui, d'un coup de dés, renverse peut-être l'ordre des choses ? Un homme se transforme en bête, les âmes des morts errent dans le bourg jusqu'à se croire vivantes, des animaux parlent à une vieille folle... Au cours ordinaire de la vie se substitue brutalement la guerre avec son cortège d'événements diaboliques. Un conte ponctué de purs moments d'émotion, de fragiles instants de vérité saisis au vol par une plume d'une fraîcheur et d'une originalité peu communes, celle d'Olga Tokarczuk, la romancière polonaise contemporaine la plus traduite dans le monde, récompensée du prix international Man Booker 2018.

  • Une nouvelle édition de l'un des titres phares de la collection " Pavillons Poche ", le chef-d'oeuvre de Mikhaïl Boulgakov, Le Maître et Marguerite, qui voit ici sa traduction de Claude Ligny augmentée d'un appareil critique et d'une introduction de la spécialiste de la littérature russe Marianne Gourg.
    Pour retrouver l'homme qu'elle aime, un écrivain maudit, Marguerite accepte de livrer son âme au diable. Version contemporaine du mythe de Faust, transposé à Moscou dans les années 1930, Le Maître et Marguerite est aussi l'une des histoires d'amour les plus émouvantes jamais écrites. Mikhaïl Boulgakov a travaillé à son roman durant douze ans, en pleine dictature stalinienne, conscient qu'il n'aurait aucune chance de le voir paraître de son vivant. Écrit pour la liberté des artistes et contre le conformisme, cet objet d'admiration universelle fut publié un quart de siècle après la mort de celui qui est aujourd'hui considéré comme l'égal de Dostoïevski, Gogol ou Tchekhov. Cette édition s'accompagne d'un appareil critique et d'une introduction de la spécialiste de la littérature russe Marianne Gourg, qui a également révisé la traduction. " Le texte-testament de Boulgakov. Un acte de pure folie littéraire comme de pure liberté. " Télérama

  • De 1943 à 1945, durant les deux dernières années de la guerre, une poignée d'hommes et de femmes ont traversé l'Europe, depuis la Biélorussie jusqu'à Milan. Pour fuir ? Non, pour se battre. Ces Juifs russes et polonais allaient, au péril de leur vie, dans la solitude infinie des marécages et des glaces, conquérir une dignité nouvelle.Derrière eux, ils laissaient les ghettos, le souvenir des anciens pogroms, de familles exterminées par les nazis. Devant les attendait la Palestine. Certes, il leur faudrait lutter encore pour devenir des citoyens à part entière. Mais c'était " maintenant ou jamais ". Ils l'avaient décidé, ce serait maintenant. Fondé sur des faits authentiques, ce livre, que Primo Levi considérait comme son premier roman, nous entraîne dans les coulisses de l'histoire officielle, à la rencontre de héros anonymes dont la foi souleva des montagnes.

  • " Les belles histoires d'amour ont toujours enflammé l'imagination des hommes. L'Antiquité nous a légué celle d'Orphée et Eurydice, où s'exprime le rêve éternel d'un attachement capable de vaincre la mort. Le Moyen Âge nous a donné Tristan et Iseut, dont la passion fatale, interdite, trouve dans la mort sa consommation suprême. Héritier d'une tradition romanesque plus populaire, Shakespeare nous livre dans les personnes de Roméo et de Juliette un mythe différent encore, de l'amour pur mais impossible. Ici, pas d'adultère, pas de remords, pas de pacte suicidaire, pas d'au-delà. L'amour de Roméo et Juliette est tout entier de fraîcheur et de jeunesse. La vie et l'accoutumance l'auraient-elles émoussé ? Shakespeare n'en souffle mot : ce n'est pas son thème. Le poète a voulu célébrer un moment unique, un bonheur fugitif, sans égal, qui est bien, comme Roméo nous le dit, un éclair avant la mort. L'amour est cette illumination qui soudain, brièvement peut-être, donne sens à l'existence. " Victor Bourgy.Une édition bilingue de Roméo et Juliette avec une traduction de Victor Bourgy inédite en poche et saluée par Pierre Assouline.

  • Considéré comme un chef-d'oeuvre par Freud, à qui il est dédié, ce classique de la littérature, sans cesse réédité depuis sa parution en 1927, paraît aujourd'hui dans une traduction inédite en poche.
    À soixante ans, le professeur Roland de D. se remémore sa rencontre, alors qu'il n'avait que dix-neuf ans, avec celui qui devint rapidement un maître pour lui. Dans la fascination que le mentor exerce sur son élève se mêlent amitié, admiration, désir charnel et amour. Leur relation établit alors pour le jeune homme une réalité nouvelle où les catégories habituelles n'ont plus cours. Face au comportement de son professeur, qui oscille entre chaleur et rejet, Roland hésite entre haine et amour. Et cette confusion le plonge dans de profonds tourments. " Dans La Confusion des sentiments, Stefan Zweig cherche à cerner ce qui n'a pas encore été exprimé, ce qui est en dehors des catégories conscientes et rationnelles d'une société limitée. C'est ce qui fonde et permet l'originalité de son style. " Tatjana Marwinski

  • " Quelque chose est pourri dans l'état du Danemark ! " Le soir venu, le spectre du roi défunt hante les brumes du château d'Elseneur. Il crie vengeance. Honte à son frère Claudius, le lâche assassin ! Hamlet, son fils, l'a promis : ce crime ne restera pas impuni. Mais au bord du gouffre, voilà que le jeune homme vacille : " Être ou bien ne pas être ? " Jeu de miroirs, faux-semblants, théâtre dans le théâtre... Folie simulée ou véritable démence ? Le meurtre est pourtant bien réel. Et la mort d'Ophélie annonce de nouveaux désastres. Au coeur de la tragédie jaillissent alors les voix mystérieuses du pouvoir et de la guerre, de l'amour et de la mort. La poésie de Shakespeare fuse à chaque instant, racontant le mythe universel d'une humanité confrontée à ses démons." Hamlet est l'interprète de pensées et de sentiments tourmentés qui ne sont pas étroitement les siens. On y entend l'écho d'inquiétudes, d'aspirations et de déconvenues qui sont celles d'une époque et pas seulement d'elle. " Michel Grivelet.Une édition bilingue de Hamlet dans une traduction inédite en poche de Michel Grivelet saluée par Pierre Assouline.

  • Les aventures de Joseph Grimaldi Nouv.

    " Les deux hommes partageaient la même enfance diffi cile, le même culte de leur métier, le même sens de la fraternité. Et, surtout, la même obsession : transformer l'existence en oeuvre d'art. "André Clavel, L'Express.
    Voici un ouvrage resté longtemps méconnu en France, par un des romanciers anglais les plus populaires du XIXe siècle, Charles Dickens. Pourtant il retrace le destin d'un clown, certes, mais d'un clown comme on n'en avait guère vu jusqu'alors.La vie du grand Joe Grimaldi, son aventureuse carrière, nous dévoilent quelques-uns des plus curieux aspects des moeurs britanniques, des théâtres aux bas-fonds. Le hasard, en semant bien des incidents étranges, des rencontres dramatiques, des péripéties bizarres dans l'existence de ce comédien, semble s'être complu à lui faire un sort extraordinaire et à le désigner ainsi à l'attention des biographes.Et Dickens n'est pas n'importe quel biographe. À vingt-cinq ans et sous le pseudonyme de Boz, il a déjà prouvé son étonnant talent de conteur. S'il reprend alors les Mémoires de Grimaldi, c'est sans doute qu'il a reconnu, en cet enfant prodige, son double.

  • Un amour

    Dino Buzzati

    En 1963, plus de vingt ans après la parution de son chef-d´oeuvre Le Désert des Tartares, paraît ce qui restera comme le dernier roman, probablement autobiographique, de Dino Buzzati : Un amour, ou le récit de l´intrusion de la passion, c´est-à-dire du désordre, dans la vie d´un honorable architecte milanais d´une cinquantaine d´années.
    Le jour où Laïde, jeune prostituée, danseuse et fieffée menteuse, entre dans la vie d´Antonio Dorigo, commence pour lui une descente en enfer, au cours de laquelle il nous est livré à nu, comme il s´offre aux coups de son bourreau : pitoyable et tragique, criant, pleurant et s´agitant, possédé d´une folie où il se vautre avec désespoir et délices.
    Pour dire la souffrance de Dorigo et son amour insensé pour Laïde, Buzzati invente une nouvelle écriture, un style à l´opposé de celui de ses oeuvres précédentes et d'une étonnante modernité, jetant à l´état brut les pensées délirantes de son héros : abandon de la ponctuation, redites, tâtonnements, le rythme se fait haletant pour dire le désir et la folie du désir, l´urgence de se délivrer soi-même.
    Il n´est question que d´absolu dans Un amour, et la violence de l´obsession, la marche pourtant auto-destructrice de Dorigo prennent de façon inattendue la mort en contre-pied, apportant du sens à une vie conventionnelle, bourgeoise, et incarnant, finalement, une incroyable force de vie.

  • Nouvelle Édition 2021" Des intrigues où l'irrationnel surgit sans crier gare, où le lecteur navigue aux marges du réel, en proie à l'angoisse de la réalité défaillante, de l'effacement des limites entre rêve et conscience, entre raison et folie... Bref, l'emprise du fameux "sentiment d'inquiétante étrangeté', voilà le piège que, de livre en livre, ne cesse de tendre Bioy Casares. "Nathalie Crom, La Croix
    Le narrateur de la nouvelle-titre, souffrant de maux de dos, se rend aux thermes d'Aix-les-Bains. Là, il croise une connaissance qui lui confie comment, par quel ricochet amoureux, il est devenu propriétaire de l'hôtel où loge notre narrateur. " Sous l'eau " explore les limites de l'amour : son narrateur refuse de subir des transformations radicales afin de suivre son aimée sous l'eau, où elle a choisi de vivre... Dans ces neuf nouvelles, Adolfo Bioy Casares, que son chef-d'oeuvre L'Invention de Morel a hissé parmi les plus grands auteurs de la littérature sud-américaine, joue avec le fantastique, pratiquant un mélange des genres surprenant qui ne manque jamais de charmer son lecteur.

  • " Une nouvelle d'une noirceur sans nom, dans un décor où le scintillement du clair de lune sur une paire de lunettes est parfois la seule lueur de clarté. Et la course d'amok symbolise ici le désir de sortir de la nuit, par tous les moyens, y compris en se précipitant du haut d'un paquebot. " Olivier Mannoni.
    Dans une colonie néerlandaise des tropiques, un lieu moite, malsain, aussi bien par son climat que par ses moeurs, une femme voilée demande de l'aide à un ancien médecin, et le fait plonger peu à peu dans une folie meurtrière. Tel un de ces fous de Malaisie qui dévalent parfois subitement les rues armés de leur kriss et poignardent tous ceux qui se trouvent sur leur chemin dans une course insensée que l'on nomme amok, le héros de cette nouvelle se lance à la poursuite de cette mystérieuse femme.Ce chef-d'oeuvre de Stefan Zweig est ici publié dans une traduction inédite en poche. Comme dans sa parution originale de 1922, il est suivi de La Ruelle au clair de lune, nouvelle avec laquelle il présente nombre de points communs.

  • Blanche, une femme d'une trentaine d'années aux allures de grande dame, arrive dans le quartier français de La Nouvelle-Orléans pour rendre visite à sa soeur Stella. Là, elle découvre que sa cadette a épousé un ouvrier fruste et qu'ils vivent dans un sordide appartement. Après plusieurs semaines de lutte, de résistance, de mensonges, le papillon de nuit qu'elle est s'y brûlera les ailes.
    De cet infernal ménage à trois, composé de " gens ni bons ni méchants, juste d'individus qui ne se comprennent pas les uns les autres " et à jamais incarné au cinéma par Vivien Leigh, Marlon Brando et Kim Hunter, Tennessee Williams a tiré l'une des pièces majeures du XXe siècle, couronnée du prix Pulitzer.

  • On a écrit que, pour mieux savourer l'humour désopilant des nouvelles de Saki, il faut commencer par lire son roman L'Insupportable Bassington.C'est, nous prévient l'auteur, une histoire qui n'a pas de morale ; celle d'une femme, Francesca Bassington, qui, si on la priait de décrire son âme, dépeindrait son salon. Son fils Comus est beau, écervelé, incorruptible, insolent - bref, incapable d'arriver jamais à se montrer raisonnable. Francesca et Comus s'affronteront au lieu de se comprendre.De Roald Dahl à Maurice Baring et de Graham Greene à Evelyn Waugh, les meilleurs écrivains ont salué ce roman d'un enfant terrible comme l'un des chefs-d'oeuvre de la littérature anglaise du XXe siècle.À la suite de ce roman, et comme pour vérifier l'affirmation faite dans les premières lignes de cette page, sont glissées quatre nouvelles - autres pépites signées Saki - qui ont bien failli n'être jamais lues, n'eût été l'intervention d'un biographe consciencieux.

  • " La lutte passionnelle d'une femme pour sa liberté sur un mode de quasi-thriller psychologique. " Jrg Stickan
    Par envie de se divertir, Irene Wagner, épouse d'un riche avocat, entretient une liaison avec un musicien, jusqu'au jour où, en sortant de chez son amant, elle est bousculée par une femme qui la reconnaît. Dès lors, Irene vit dans la peur. Victime d'un odieux chantage, elle paie des sommes de plus en plus folles, sans savoir comment expliquer ces dépenses inconsidérées à son mari, et perd tout ce qui fait son existence. Par souci à la fois de modernisation et de fidélité à la version originale, la collection " Pavillons Poche " publie ce chef-d'oeuvre de Stefan Zweig dans une traduction inédite en poche.

  • " L'affaire [l'écriture du roman], comme beaucoup d'histoires d'amour, commença à la table d'un dîner et se poursuivit, nombre de migraines aidant, en beaucoup de lieux : Vienne, Venise, Ravello, Londres, Santa Monica. " Graham Greene.
    En 1949, Harry Lime disparaît mystérieusement à Vienne, triste décor de ruines enneigées encore marqué par la Seconde Guerre mondiale. Un ancien ami, Rollo Martins, décide d'enquêter et découvre qu'Harry était en réalité un trafiquant de drogues sans foi ni loi. Le récit est ponctué par la recherche d'un " troisième homme ", une ombre que l'on a du mal à percevoir.Le Troisième Homme, qui compte parmi les plus célèbres romans policiers de Graham Greene, a été écrit comme un préambule au scénario du film de Carol Reed, tout comme Première désillusion, qui lui fait suite dans ce volume.

  • Redécouvrez la version originale de l'oeuvre de Tennessee Williams dans une traduction de Pierre Laville, inédite en poche.
    Il a fallu attendre plus de quarante ans pour voir publiée en France la traduction du texte original de La Chatte sur un toit brûlant, que Tennessee Williams considérait comme sa meilleure oeuvre dramatique et qui lui valut un second prix Pulitzer en 1955. Jusqu'alors, seule la version scénique, modifiée à la demande d'Elia Kazan, était disponible. " Dans le sud des États-Unis, au coeur de la propriété d'un des plus riches exploitants d'une plantation de coton, toute une famille se réunit le temps d'une journée autour du chef de clan pour fêter son anniversaire. Hormis la présence de domestiques, d'un médecin et d'un prêtre, le patriarche est entouré des siens : sa femme, ses deux fils Brick et Gooper, accompagnés de leurs femmes respectives, Maggie, surnommée "la chatte', et Mae, enceinte de son sixième enfant. Il fait chaud, les esprits sont à vif, les antagonismes entre les uns et les autres resurgissent peu à peu, le ton monte, et à la fin de la journée le banquet aura tourné au cauchemar. " Catherine Fruchon-Toussaint

  • " James A. Michener possède quelque chose de rare et précieux : l'art de rendre l'histoire concrète, tangible. " The Boston Globe.
    Un groupe d'archéologues américains entreprend des fouilles en Israël, à Makor. À chaque niveau, ils mettent au jour des objets évoquant la vie de ceux qui ont vécu sur ces terres depuis la nuit des temps. À partir de cet épisode fictionnel, James A. Michener recrée, d'une manière extraordinairement vivante, avec toute sa maestria de romancier amateur d'histoire, la vie à Makor sous la domination successive des Cananéens, des Hébreux, des Égyptiens, des Babyloniens, des Turcs et des Anglais. Et c'est ainsi que sous nos yeux se déroule la passionnante histoire de la Palestine : Terre promise, Terre sainte.La Source est unanimement considéré comme le chef-d'oeuvre du grand écrivain américain, qui nous livre ici tout à la fois un grand divertissement et une belle leçon d'histoire.

    1 autre édition :

  • " Toute la symbolique de La Tragédie d'Othello le Maure de Venise se trouve condensée dans ce titre, qui, d'emblée, dit le tragique et ses modalités : l'exil et la rupture, l'altérité, et la présence, au coeur des relations entre les protagonistes, d'une irréductible obscurité. Le titre pose aussi l'antinomie autour de laquelle s'articule la dramaturgie tragique : l'opposition entre l'ombre, dont le Maure est la représentation métonymique, et la lumière, associée aux splendeurs vénitiennes. D'abord concentrées dans le personnage de l'étranger, propagées par les machinations obscures d'Iago, les ténèbres envahissent progressivement l'univers dramatique, jusqu'à la nuit du drame. " Léone Teyssandier.Une édition bilingue d'Othello avec une introduction et une traduction de Léone Teyssandier inédites en poche et saluées par Pierre Assouline.

  • " Un grand vent d'humour noir souffle sur cette suite de contes défaits qui forment, pour ceux qui ne la connaissent pas encore, une parfaite introduction à l'univers de Margaret Atwood. " Hubert Prolongeau, Télérama
    Une écrivaine de fantasy récemment veuve se laisse guider à travers un hiver glacial par la voix de son défunt époux. Une dame âgée, victime d'hallucinations, apprend peu à peu à accepter la présence des petits hommes qui ne cessent de surgir à ses côtés tandis que des militants populistes se rassemblent pour mettre le feu à sa maison de retraite. Une femme née avec une malformation génétique passe pour un vampire. Un crime commis il y a longtemps se voit vengé dans l'Arctique par un stromatolithe vieux de 1,9 milliard d'années... Dans ce recueil composé de neuf contes poétiques et satiriques empreints d'une ambiance gothique, Margaret Atwood, la grande dame des lettres canadiennes, s'aventure dans des ténèbres explorées par des auteurs tels que Robert Louis Stevenson ou Daphné Du Maurier - ainsi que par elle-même, dans son roman Captive.

  • " Au lecteur de recueillir, derrière les mots de ces transcriptions, la vérité qui vibre dans les paroles de Levi et qui se manifeste sous le double aspect d'un optimisme inattendu et d'un pessimisme lucide. " Marco Belpoliti.
    Quand Si c'est un homme paraît, en 1947, il passe inaperçu. Il faudra attendre plus de dix ans avant qu'une nouvelle édition révèle en Primo Levi non seulement un témoin majeur de l'univers concentrationnaire nazi, mais un grand écrivain. Primo Levi, qui disait devoir à Auschwitz sa vocation littéraire, revint sans cesse sur ce qu'il avait écrit dans son chef-d'oeuvre. Il se fit gardien de la mémoire, interlocuteur toujours prêt à éclairer notre vision des camps, du nazisme et de l'antisémitisme, et à alerter contre le retour de ce mal sous la même forme ou sous d'autres. Dans ce recueil d'entretiens diffusés à la radio ou parus dans la presse écrite, il creuse encore - avec son génie de la précision, son ironie et sa hauteur de vue - ces questions qui sont au coeur de son oeuvre. L'occasion de réentendre, cent ans après sa naissance, la voix d'un auteur pour qui la parole était le prolongement de l'écriture.

  • " Le lien entre les carnivores et le goût de tuer ne me paraît pas évident. Il suffit de penser aux abominations qu'a fait subir un végétarien à l'Europe et au monde. " Un roman sanglant qui donne à voir l'intolérance dans une société où l'animal est vénéré... et l'homme méprisé.
    Un soir de septembre 1949, une maison prend feu dans la ville de Batia, en Inde. Elle est réduite en cendres avec ses six habitants et un chien. Le chef de famille était un fonctionnaire chargé de la collecte des impôts sous la responsabilité de Madhusudan Sen, le magistrat de la ville. C'était aussi et surtout son très apprécié fournisseur en oeufs frais, poisson et viande rouge depuis que le cuisinier hindou de Sen a refusé de satisfaire ses plaisirs carnivores. Car ce dernier est un hindou de haute caste, mais non végétarien. Lorsqu'on découvre que l'incendie n'avait rien d'accidentel, et même que les disparus ne sont pas morts par les flammes, Sense jure de devenir végétarien jusqu'à ce que justice soit faite.

  • À l'occasion du bicentenaire de la naissance d'Emily Brontë, " Pavillons Poche " publie son chef-d'oeuvre et unique roman, Les Hauts de Hurle-Vent, avec une préface de Lydie Salvayre.
    " Il est l'orgueil en personne. Il est l'excès. Il est la foudre. Il est élégant et sauvage. Il est tendre et brutal comme un tranchant de scie. Il s'appelle Heathcliff. De Heathcliff, Emily Brontë a le caractère entier, l'insolence prompte et le refus têtu de se plier aux contraintes sociales dès lors qu'elles ne s'appuient que sur des faux-semblants. De lui, le goût de la lande que, depuis l'enfance, elle parcourt en tous sens, une lande qui meurt l'hiver sous le poids de la neige et les hurlements du vent pour renaître au printemps dans les bruyères roses et les crocus dorés dont elle fait des bouquets. Mais Emily ne partage en rien la noirceur effroyable de son héros, pas plus que sa classe sociale dite inférieure, une classe contre laquelle Heathcliff, l'enfant trouvé, l'enfant sauvage, l'enfant sans nom et sans lignage, se révoltera et se vengera avec un acharnement qui confinera à la démence. " Lydie Salvayre

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