• Thierry et Eric n'avaient jamais fait attention à cet insigne sur le blouson de leur copain Andreas, une décoration métallique parmi beaucoup d'autres. Jusqu'au jour où, dans une boutique de jeux, le vendeur avait pointé l'index vers l'insigne et s'était mis en colère. C'était un vieil homme. Il s'était mis à crier, il était livide. Ensuite, il leur avait donné le jeu. En fait, il leur avait ordonné d'y jouer. Il n'y avait rien sur la boîte. A l'intérieur, une simple disquette, même pas un CD-Rom. Et pourtant, ce qu'ils voyaient sur l'écran de l'ordinateur ne ressemblait à rien de ce qu'ils auraient osé imaginer. Choisissez votre mode de jeu, dit la voix. Mais il ne s'agissait pas vraiment d'un jeu. Il s'agissait plutôt d'un passeport pour l'enfer.

  • La justice n'est pas toujours au rendez-vous, elle si.

    Tout commence le jour où une femme venue porter plainte au commissariat se défenestre sous les yeux de Verônica Torres, secrétaire pour la police de São Paulo. Sous le choc, Verônica veut comprendre ce qui l'a poussée à commettre ce geste et se promet de la venger. Quelques jours plus tard, elle reçoit un inquiétant appel anonyme ; celle qui la contacte a de bonnes raisons de croire que son mari va la tuer. Pourquoi ? Parce que tuer des femmes, c'est ce qu'il a toujours fait de mieux.
    Oubliant que son statut de secrétaire ne lui donne ni le droit de mener des enquêtes ni celui de traquer des criminels, Verônica, lasse de constater que les femmes payent toujours le prix fort, décide que la justice, ça commence ici et maintenant.

    Un thriller brésilien, résolument féministe, où se déploie à un rythme effréné toute la noirceur de l'âme humaine.

    « Après avoir lu ce roman, vous n'allez pas résoudre les énigmes, vous allez les collectionner. » Gloria Perez
    « Ce fabuleux polar brésilien mérite de faire le tour du monde. » Paulo Lins

  • L'homme est jeune, de bonne famille, et ne connaît rien de la vie. Un jour de brume, dans une baie paisible, son navire est éventré par un ferry et lui-même, quasi noyé, se réveille sur un phoquier en route vers le Japon. Un monde de mutineries, de tempêtes et de chasse s'ouvre à lui. Le capitaine, colosse entouré de marins embarqués de force, est un homme au pouvoir absolu qui insulte le cadavre de son second, mort de trop d'alcool. Immense et cynique, Larsen est bien le « Loup des mers » ; celui qui, entre deux horreurs, sera pour le novice un maître sans pareil...
    Paru en 1904, Le Loup des mers fut reconnu d'emblée comme un chef-d'oeuvre.


    Préface de Jean-François Deniau de l'Académie française


    Né en 1876 à San Francisco, Jack London connaît le succès après des années de pauvreté, de vagabondage et d'aventures. Auteur prolifique, ses nouvelles et ses romans sont souvent des récits de voyage où la nature représente un idéal de pureté face à l'injustice de la société. À sa mort, en 1916, il laisse une cinquantaine d'ouvrages parmi lesquels L'Appel de la forêt (1903) et Croc-Blanc (1906).

  • Édition enrichie (Préface, notes, dossier sur l'oeuvre, chronologie et bibliographie)De retour de la bataille de Solférino, le Provençal Jean Macquart s'est installé dans un village de la Beauce où il est devenu le valet du fermier Hourdequin. Mais quoiqu'il s'éprenne bientôt de Françoise, la nièce du vieux père Fouan, Jean reste ici un étranger à la communauté villageoise : car le vrai drame qui va se jouer est celui de la terre que Louis Fouan a décidé de partager entre ses trois enfants.
    Qu'il s'agisse en effet de la terre ou de la sexualité, c'est le désir de possession brutale qui est au coeur de ce quinzième roman des Rougon-Macquart. Mais ce que souhaite surtout Zola, lorsqu'il fait paraître son livre en 1887, c'est brosser aussi complètement que possible un tableau de la campagne et de la paysannerie, décrite comme une sorte d'humanité primitive. Et parce qu'il n'écarte pas les formes les plus vives ni les plus frustes de cette vitalité élémentaire, son roman a heurté la critique. Mais le public ne l'a pas écoutée et, à la mort de l'écrivain, La Terre demeurait l'un de ses romans les plus lus.
    Edition de Roger Ripoll. 

  • Jeu mortel

    Moka

    Arielle Lefranc est nouvelle à l'École Saint-Charles, un pensionnat de jeunes filles installé dans un somptueux manoir XVIIIe, avec parc, rivière, arbres centenaires, uniformes bleu marine, traditions et extinction des feux à dix heures. Dès le premier jour, parce qu'elle est arrivée dans la R5 de sa mère mais a prétendu que son père dirigeait une grosse société, les autres l'ont rangée dans le clan des Parvenues. Il y a trois clans à Saint-Charles : Parvenues, Aristos, Intouchables. Le préclassement va de soi. Il est fonction du nom, de la fortune, de l'origine. Quant à l'admission définitive, c'est une autre affaire. Il s'agit de subir diverses épreuves comme la mort subite, la traversée du cimetière voisin à minuit pile... Ou encore d'inventer une blessure horrible à infliger à un membre d'un clan adverse. D'abord révoltée, puis intriguée, et enfin amusée et conquérante, Arielle décide de se distraire en enquêtant sur ce que les autres lui cachent. Mais la pire épreuve qu'elle va rencontrer au fond du parc, personne, ni l'Aristo la plus perverse, ni l'Intouchable la plus vengeresse, n'aurait pu en avoir l'idée...

  • Hypnose

    Peter James

    « Peter James a trouvé son créneau, quelque part entre Stephen King et Michael Crichton. » Mail on Sunday
    Lorsque Charley voit la maison de ses rêves pour la première fois, c'est comme si elle l'avait toujours connue, qu'elle y avait déjà habité.
    Et lorsqu'elle y emménage avec son mari Tom, son impression se transforme en véritable certitude.
    Malheureusement, ce sont de bien sinistres souvenirs de cette vie antérieure qui la hantent.
    Des souvenirs si terrifiants et violents que Charley décide d'entamer des séances d'hypnose.

    Mais elle est loin d'imaginer l'ampleur de ce qui va lui être révélé...

  • Regina vient d'Ouzbékistan. Sur la place d'une ville allemande, dans la nuit et le froid, elle attend, seule. Son père a été assassiné sous ses yeux, sa mère a fui précipitamment en Europe. Mais la jeune réfugiée veut croire au pouvoir de la mémoire, croire en un monde meilleur. Pour sublimer l'attente, elle se rappelle sa vie passée et les gens qu'elle a aimés...


  • Le livre

    Le capitaine de frégate Richard Bolitho, en ce mois de janvier 1782, aurait dû être porté par la seule fierté d'aller prêter main-forte aux corsaires de la Révolution américaine naviguant au large des Caraïbes. Las !, son équipage est au bord de la mutinerie. Ces hommes, gueux, meurtriers ou paysans arrachés à leur terre à coups de gourdin, vont côtoyer le pire : chefs hagards couverts de débris humains, compagnons au ventre ouvert s'arrachant les entrailles pour en finir, membres tranchés glissant dans la mélasse pourpre... Oui, le jeune Bolitho aurait dû être fier. En aura-t-il seulement le temps ?


    L'auteur

    Alexander Kent, de son vrai nom Douglas Reeman, est né à Thames-Ditton en Angleterre, en 1924.
    Engagé à l'âge de 16 ans dans la Royal Navy, il débute sa carrière maritime comme aspirant de marine lors de la Seconde Guerre mondiale dans les campagnes de l'Atlantique et de la Méditerranée. À la fin de la guerre, il exerce des métiers aussi différents que loueur de bateaux ou policier, puis retourne dans l'armée active pour la Guerre de Corée, avant d'être versé dans la réserve.
    En 1968, dix ans après avoir publié ses premiers romans, il retourne à son sujet de prédilection : les romans maritimes de l'époque napoléonienne et commence, avec Cap sur la gloire une longue et passionnante série, dans laquelle il met en scène les personnages d'Adam et Richard Bolitho.
    Qualifié par le New York Times de « maître incontesté du roman d'aventures maritimes » et unanimement reconnu comme l'héritier de Forester, Alexandre Kent doit son succès à sa parfaite connaissance de la vie à bord.

  • Une tour oubliée où survivent des enfants, et des prédateurs qui rôdent... La Garonne insouciante lèche les quais de Bordeaux où les commerces sont florissants, l'urbanisme flamboyant. Une jeune professeur des écoles et un jeune policier tentent de sauvegarder quelques illusions. Un gamin trop malin veut venger ses copains. Le feu et la violence couvent dans les ruines jusqu'à l'emballement final.

  • La sauvage

    Jenni Fagan


    Anais s'est violemment débattue pour échapper à la police. Sa jupe est tachée de sang, mais tout ce dont elle se souvient c'est d'un écureuil.

    Elle est conduite au Panopticon, un centre pour adolescents difficiles, où elle rencontre d'autres gamins. Isla l'anorexique, séropositive et mère de jumeaux, qui pratique l'automutilation et Tash qui l'aime, et se prostitue pour gagner l'argent de l'appartement où elles vivront ensemble. Les garçons sont tout aussi perdus et perturbés, le quotidien oscille entre fugue et défonce.
    Tous sont des enfants abandonnés, ou pire, par tous les adultes qu'ils ont rencontrés. Les travailleurs sociaux qui les surveillent sont dépassés ou indifférents.
    Trimbalée de foyers en familles d'accueil depuis sa naissance, Anais a l'impression d'être un sujet de laboratoire prisonnier d'une expérimentation. Elle décide de mettre fin à l'expérience et de reprendre sa liberté. Elle a quinze ans, elle est intelligente, belle et insoumise.

    Dans un style rapide, brillant, plein de l'énergie de ses personnages, Jenni Fagan nous communique sa tendresse pour cette héroïne touchante et vitale autour de laquelle elle construit son roman.


  • Découvrez le livre suivi par plus de 18 000 lecteurs sur Facebook !

    Youssef Bekri, jeune homme de vingt-cinq ans surnommé « You », est un banlieusard tourmenté. Il voit sa vie se transformer un peu plus après le meurtre brutal de son meilleur ami.
    Anéanti, il se replie sur lui-même et ne croit plus en un avenir heureux. Sa vie oscille désormais entre religion, activités illicites et deuil. Seules quelques « petites meufs » tentent du mieux qu'elles peuvent de lui maintenir un semblant d'humanité.
    Malgré tout, You va essayer de trouver une raison de vivre en enquêtant sur l'assassinat de son ami. Mais cette quête ultime, destinée à retrouver les coupables et à refréner sa haine, engendrera plus de drames que de satisfactions...


    Note de l'éditeur : Le terme "Thug" est un acronyme inventé par Tupac Shakur, un célèbre rappeur américain mort assassiné, pour désigner une certaine catégorie de voyous. Il signifie "The Hate U (you) Give" ("La haine que tu transmets"). On parle de "Thug Life" pour désigner le mode et code de vie de certains voyous dans les ghettos américains.

  • « Plus jamais ça ! » L'incantation est répétée à l'envi comme une formule magique contre le mauvais sort. Mais, de façon lucide et réaliste, comment faire pour que ce slogan donne lieu à une résistance efficace quand on sait que la connaissance de la Shoah n'a pas empêché le génocide des Tutsi au Rwanda en 1994 ? Et qu'aujourd'hui encore les Yézidis, les Rohingyas ou les Burundais sont confrontés à un tel risque ou ont subi des actes de type génocidaire ? Sans parler de la multiplication des crimes antisémites.
    La question du génocide appelle une réflexion morale qui peut sembler abyssale mais que l'on doit néanmoins affronter et proposer aux jeunes générations dans la perspective d'une éthique de la responsabilité dans la lutte contre le négationnisme, les idéologies extrémistes et les violences de masse.
    Florence Evrard est enseignante de philosophie, de morale et de citoyenneté à la Haute École Bruxelles-Brabant où elle participe à la formation de futurs enseignants et éducateurs, notamment en travaillant sur la question du travail de mémoire et d'histoire au travers des génocides du XX e siècle et de l'approche historique et philosophique du racisme.

  • Une enseignante bousculée par des parents dans une école d'un quartier « pourtant » calme, des élèves abattus dans un pays qui n'est « pourtant » pas les États-Unis. Les réactions politiques se multiplient : discours de soutien aux victimes ou de dénonciation des auteurs de violence, lois, circulaires, plans de lutte réaffirmant l'impératif de fermeté face aux élèves violents. Depuis le début des années 1990, s'est ainsi imposée dans le débat public l'évidence d'une violence croissante à l'école. Une évidence à interroger.
    En se penchant sur les formes de violence présentes à l'école et leur évolution, cet ouvrage invite à analyser ce que le mot « violence » recouvre, ce qu'il dit de nos conceptions de l'enfant et de l'adulte, de l'école et de son rôle dans la société. Il fait un état des lieux documenté sur la situation actuelle et éclaire les enjeux d'une politique éducative dans ce domaine.

  • En 1998, tout un hiver, chaque mardi 13h20, je franchis la porte du Centre de jeunes détenus de Gradignan, près de Bordeaux, pour y proposer un atelier d'écriture.
    Au tout début, je n'ai qu'un seul participant volontaire, Frédéric Hurlin. Victime de mauvais traitements, sans liens ni amis, quand il est libéré au mois de décembre il reçoit le soir même un coup de couteau fatal dans un squat près de la gare.
    Je ne sais pas encore que j'aurai à la même place, quelques semaines plus tard, l'auteur de ces coups de couteau.
    Tout l'hiver, à mesure des séances, c'est l'image de la ville qui s'inscrit, dite par ceux qui y sont à la frontière, ou les plus instables. Les routes, les parcours, les frontières, les mauvais rêves.
    Lorsque celui qui a remplacé Hurlin craque et écrit un jour, en atelier, cette phrase : lenvi de me donner la fin de ma vie, je sais que la tâche pour moi n'est plus ici, en tout cas je ne saurais pas l'assumer. Revenir à la table de travail, se saisir de ces mots et comprendre pourquoi ils ont fini par vous pousser vous-même à la limite.
    Un livre en résultera, "Prison", publié chez Verdier en 1998, suivi d'un procès qui ne sera pas facile non plus à vivre.
    C'est pour cela que le texte est suivi ici d'un certain nombre de pièces liées à cette première parution, rassemblées sous le titre "Écrire en prison", et inédites.
    FB

  • Une caravane, partie de l'Arménie chrétienne, se dirige vers la Chine en suivant l'interminable route de la Soie : lent cortège en mouvement et pourtant comme immobilisé dans un rêve, petite société sans femmes où le désir n'a que faire de l'ordinaire distinction des sexes...
    Dans La Province des ténèbres, son premier roman, Daniel Arsand explore, au travers d'un voyage dans l'Asie profonde, toutes les violences du désir et de la passion.
    Prix Femina du premier roman 1998

  • Le crime n'est plus ce qu'il était ; il n'est pas davantage ce que l'on croit. Cet acte qui, dans la plupart des États démocratiques, est une infraction à la loi pénale, exerce une fascination dont on trouve les traces dans la littérature policière. Mais la criminalité est aussi passée du stade artisanal à une dimension planétaire.
    La criminologie, grille de lecture inventée au XIXe siècle, constitue aujourd'hui un moyen pour aider les gouvernements à mettre en oeuvre des actions nouvelles, dans le domaine de la prévention et de la répression. Une « science du crime » est-elle possible ? Dans quelle mesure peut-elle nous aider à éclairer les transformations de la délinquance dans le monde ?

  • En 1901, un commando de Boers investit une petite ville de la colonie du Cap, Fouriesfontein. Trois voix s'élèvent, fantomatiques, obsessionnelles, bouleversantes pour raconter un événement qui dressera les communautés les unes contre les autres et fera retentir dans une bourgade apparemment paisible le tumulte d'une guerre. Voix d'Alice, fille d'un magistrat anglais, voix d'un jeune clerc boiteux, Kallie, enfin voix de mademoiselle Godby, soeur d'un médecin britannique. Tous sont témoins de haines raciales inextinguibles. Tous sont des témoins impuissants. Leurs récits s'entremêlent aux regards que portent aujourd'hui sur Fouriesfontein un explorateur et un photographe professionnel venus mener l'enquête sur le héros Adam Balie, métis battu à mort. Voici deux hommes confrontés à une ville spectrale d'où ils ne reviendront peut-être pas.
    Sous la plume de Karel Schoeman, auteur majeur de la littérature contemporaine, c'est le destin de l'Afrique du Sud qui est restitué dans sa violence, sa complexité et sa beauté pour atteindre à l'universalité. Un roman à ajouter à la liste des chefs-d'oeuvre d'un écrivain considéré comme l'égal de J. M. Coetzee ou de Nadine Gordimer.
    Karel Schoeman est né en 1939 à Trompsburg (État libre d'Orange). Solidaire du combat des Noirs de son pays, Karel Schoeman a reçu en 1999, des mains du président Mandela, la plus haute distinction sud-africaine : The Order of Merit. Son oeuvre - colossale - compte une trentaine d'ouvrages d'histoire et dix-sept romans dont certains - En étrange pays (Phébus, 2007), Retour au pays bien-aimé (Phébus, 2006) et La Saison des adieux (Phébus, 2004) - comptent parmi les chefs-d'oeuvre de la littérature sud-africaine. Pour Cette vie, Karel Schoeman a obtenu le Prix Herzog, le plus grand prix littéraire d'Afrique du Sud.

  • En ce jour de Fête de la Rentrée, à Beslan, Anushka est heureuse. Elle court avec Miléna, sa meilleure amie, sur le chemin de l'école. A peine arrivée, elle se retrouve prise au piège dans le gymnase. Ils seront plusieurs centaines d'enfants, prisonniers de terroristes tchétchènes. C'était il y a dix ans.
    D'un bout à l'autre de ce roman émouvant, le lecteur va suivre les pensées d'Anushka, qui égrène les souvenirs. Progressivement, avec la faim et la soif, avec la peur, la conscience de la jeune fille va glisser dans un imaginaire qui se substitue au réel.
    Roman poétique et grave, L'Incertitude de l'aube est un hommage à l'enfance.
    Née en 1973, Sophie Van der Linden vit à Conflans-Sainte-Honorine. Elle a publié des ouvrages de référence sur la littérature pour la jeunesse, dont elle est spécialiste. Ses romans sont publiés aux éditions Buchet/Chastel.

  • « Le football n'est pas une question de vie ou de mort, c'est quelque chose de bien plus important que cela. » Bill Shankly.
    De tous les supporters qui peuplent les tribunes belges, certains font encore beaucoup parler d'eux malgré les mesures répressives que les zones de police appliquent aux abords des terrains. Eux, ce sont les hooligans. Plus discrets et mieux préparés qu'à leur apogée, dans les années 1980 et 1990, ils se sont adaptés au football moderne. Par obligation. Par nécessité.
    Matchs au sommet, troisièmes mi-temps, rencontres et interviews, ce livre propose une immersion parmi les nombreux « hools » qui peuplent les travées de Sclessin, Bruges, Anderlecht, Charleroi ou encore La Gantoise. Histoire de mieux comprendre qui ils sont et quelles sont leurs motivations. Sans préjugés et sans concession.
    Journaliste au sein des éditions de l'Avenir, Alan Marchal est passionné de sport depuis sa plus tendre enfance. Que l'on parle de football amateur, qu'il a découvert dans son Brabant wallon natal, ou du Tour de France, qu'il a déjà couvert, il préfère l'émotion et l'humain aux records. En 2017, il a remporté le prix du journalisme du Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles (catégorie « Internet »).

  • Cet ouvrage est né d'une profonde insatisfaction concernant les discours en vigueur sur la scolarisation en banlieue. Tout semble avoir été dit et pourtant des dimensions essentielles de l'action politique et administrative ainsi que de l'expérience des différents acteurs qui y travaillent quotidiennement restent dans l'ombre :- les perspectives adoptées a priori ne permettent pas de saisir la complexité des transformations en cours ;- ces perspectives se focalisent souvent sur un seul phénomène ;- ces perspectives se contentent souvent de constater l'érosion du modèle de l'École républicaine sans chercher à saisir les processus émergents.

  • Un texte violent. Et la fierté à le mettre en ligne : bon indicateur de ce qui se renouvelle, vient éclater dans l'écriture et appelle ces formes neuves de partage.
    Violence quant à ce qui est dit ? Oui, en partie : approcher la précarité ultime, celles qui n'ont plus rien, au voisinage des tentes de Don Quichotte, au terme des tunnels de la drogue qui les accompagne.
    Mais en partie seulement : violence peut-être plus radicale dans le deuxième cahier, quand il est question de son propre chemin artistique. Comment on est reçu, comment on progresse. Ces communautés fragiles qui se créent autour d'une pièce de théâtre, d'un festival ou d'une pratique de rue.
    Au passage, on aura traversé avec la même proximité, le même grossissement des visages, le même frôlement des corps, les lieux de la précarité extrême, et ces lieux où se chercher soi-même passe par l'expérience des autres : les rave par exemple, ou une nuit sur une plage, ou les coulisses d'un grand festival.
    Et si c'était la même violence : là où la norme d'une société marchande évince le chemin personnel ? Il n'y a pas de réponse simple. La colère de ce texte n'est pas une accusation - son chemin, on se le fabrique et si l'obstacle est plus lourd, on aura d'autant plus de force à le traverser.
    Une autre question, sous-jacente, qui elle fait autant accusation que question : dans ce chemin par lequel on chemine soi-même vers une pratique d'artiste, quelle place ou quel statut pour l'expérience directe de l'autre, extrême compris ? Quel prix payer, quel trajet prendre ? On nous parlait autrefois d'engagement, ça résonne comment, quand c'est la société au temps de l'industrie culturelle qu'on arpente ?
    Ces chemins, Marina Damestoy les arpente depuis longtemps. Une implication militante auprès des sans-abri, sans laquelle il n'y aurait pas devenir à ce visage entendu autrefois, et les textes écrits dans l'expérience même. Une implication théâtrale, festivals, arts de la rue, puis un passage à la revue Mouvements. Maintenant, l'écriture.
    Un noeud entre l'art et le social qui nous implique tous, en renversant les deux mots.
    Lire aussi sur remue.net son Cahier bigouden et on Animalimages.

    FB

  • Une humanité commune. Des milliards de solitudes.
    Entrez dans leurs paysages intérieurs, suivez leur évolution et cheminez avec eux vers une issue inattendue : inacceptable ou inévitable...

    Résumé des 17 nouvelles :

    1. Lorsque le rêve dépasse la réalité ou ne sert qu'à nous y préparer.
    2. Entre amour et résignation, un seul geste de l'autre suffit à nous rendre heureux.
    3. Une vieille dame. Un enfant. Tous deux liés par la même étincelle de vie.
    4. Une adolescente, loin du cliché futile et naïf de ses congénères, hésite entre vengeance et humanité.
    5. Un médecin légiste, ne sachant plus à quelle voix obéir, va devoir faire un ultime choix.
    6. Une jeune femme doit faire face au regard des autres. Ceux-là même qui feront bouleverseront sa vie.
    7. Toutes les dépendances ne sont pas nocives. Celle-ci comme toutes les autres prend malgré tout beaucoup de place.
    8. Quelle douleur plus intense que celle d'une mère complice par ignorance...
    9. Lorsque la maladie sonne à la porte de cette jeune femme, cette dernière la laissera entrer et prendre le pouvoir.
    10. Les hommes sont capables du meilleur comme du pire, mais quel sera le choix du personnage de cette nouvelle ?
    11. Rubis, aveugle de naissance, aura le pouvoir de tout changer. Mais osera-t-elle ?
    12. Lorsque Dali peint le tableau "La persistance de la mémoire", il tente lui aussi d'annuler les effets du Temps.
    13. Est-il préférable de vivre en oubliant ou de mourir en le décidant ?
    14. Grâce à son métier de comédien, un homme va découvrir une facette de lui qu'il ne soupçonnait pas.
    15. Jusqu'à quel point peut-on supporter la violence de l'autre ? Cela ne dépendrait-il pas de la personne qui nous violente ?
    16. Une petite fille s'apprête à vivre le jour le plus important de sa vie. Mais en a-t-elle conscience ?
    17. Une conclusion légère et amusante à un recueil de nouvelles qui ne le sont pas toujours.


    Bien que les thèmes principaux dont s'est inspirée l'auteur soient basés sur la violence de la mort, il s'en dégage une tendresse et un réalisme qui en font un livre absolument pas lugubre.


    La construction des nouvelles, parfois intrigante, fait qu'il faut attendre la dernière phrase pour deviner qui est le narrateur... et relire pour savourer !

  • À Dust City, les choses sont en train de changer.L'arrivée en ville d'une faction inconnue vient bouleverser les rapports de force entre les clans... mais Killian ignore tout des conflits qui se préparent. Abandonné par Sin la nuit de leur fuite éperdue et accro à l'opia, la drogue des rêveurs, le jeune homme n'est plus que l'ombre de lui-même. Jusqu'au jour où le seul ami qui lui reste disparaît.C'est l'électrochoc. Killian n'a pas le choix, il ne peut continuer à vivre en marge du monde. Il doit faire face à son passé et trouver le courage d'affronter de nouveau Damon, son frère, et surtout celui qu'il ne peut oublier, Sin.Les retrouvailles avec son ancien ennemi et amant risquent bien d'être explosives...

  • Dans la construction historique du problème social que constitue la violence juvénile, le rôle de l'expertise est primordial. L'expert, agissant au coeur ou à la lisière du système institutionnel de protection de la jeunesse, peut être celui qui recueille et met en forme l'expression de cette violence. De ce fait, il contribue à l'extension de sa définition: violence physique, mais aussi psychique, voire symbolique. Les experts dépassent alors la posture du simple diagnostic pour s'inscrire dans une démarche de soin et de réhabilitation sociale. Depuis le XIXe siècle, médecins, psychiatres, puis psychologues, pédagogues, sociologues et anthropologues, ont investi la question de la jeunesse irrégulière, contribuant ainsi à la définition d'une population-cible pour les politiques publiques.

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