• Dossier : De quoi Fillon est-il le nom ? -> François Fillon, l'homme des trois droites par Franz-Olivier Giesbert Franz-Olivier Giesbert retrace le parcours politique de François Fillon, homme à la fois libéral et conservateur. Il synthétise pour lui les trois droites : légitimiste, orléaniste et bonapartiste. -> De Fillon et des catholiques. Les aphorismes de ma grand-mère valent bien les éditoriaux de Laurent Joffrin par Marin de Viry Les catholiques ont largement plébiscité François Fillon lors de la primaire à droite. Marin de Viry analyse cet électorat qui retrouve dans la candidature de Fillon, l'occasion de réaffirmer ses valeurs. -> La droite sans le peuple par Sébastien Lapaque La droite comme la gauche ne sait plus parler au peuple, affirme Sébastien Lapaque. Cette France périphérique, qui représente vingt millions d'électeurs, risque de voter massivement Marine Le Pen. Dossier : L'origine des guerres de religion en France ->Tuer et mourir au nom de Dieu au temps des guerres de religion par Nicolas le Roux À la fin du XVIe siècle, massacres et assassinats politiques « au nom de Dieu » se multiplient. Nicolas Le Roux décrit ces grands cycles de vengeance et de crimes. -> Entre outrance et tempérance : les écrivains face aux guerres de religion par Loris Petris Partisans ou contempteurs de la Réforme, les écrivains du XVIe siècle se font entendre. Loris Petris propose un tour d'horizon de cette littérature engagée. -> Entretien avec Rémi Brague. « Nos sociétés ne prennent pas la religion au sérieux » Rémi Brague note les profondes différences entre les guerres de religion du XVIe siècle et le jihad. Pour le philosophe, l'idée d'un affrontement au nom du religieux est inaudible par les sociétés occidentales, ce qu'il déplore. -> Les guerres de religion entre fin des temps et théâtre de cruauté par Denis Crouzet D'après Denis Crouzet, les guerriers de Dieu au XVIe siècle et ceux de Daesh au XXIe siècle utilisent le même discours sur la fin des temps et le même exhibitionnisme de la mort. -> Ceci n'est pas religieux par Jean-Marie Le Gall Jean-Marie Le Gall critique les analystes qui refusent de voir dans le religieux, les explications du comportement de certains exaltés. Littérature -> Inédit. Catherine Cusset : « un trop grand désir d'être aimée » La romancière raconte comment, à la recherche d'une colocataire dans une ville américaine, elle fait connaissance de « l'ange Meredith » qui la rend meilleure. Études, reportages, réflexions -> Pour une économie du bien commun. Discours à la jeunesse par Jean Tirole Le prix Nobel d'économie explique ce qu'est l'économie du bien commun et pourquoi il faut aller dans cette direction.

  • Pour gagner en 2012, la gauche devra sortir de ses ambiguïtés, revenir aux sources de son engagement et proposer aux Français un programme crédible qui réponde à la gravité de la situation et à leur profonde aspiration à la justice et au changement.
    Nous ne pouvons plus nous contenter de remèdes éculés, devenus inefficaces. Il faut inventer de nouvelles régulations, mettre en place de nouvelles solidarités, et surtout promouvoir un nouveau modèle de développement, juste et durable.
    Libres de tout passif idéologique mais porteurs du grand héritage républicain, humaniste et laïc, les radicaux sont depuis toujours à l´avant-garde sur les questions économiques, de société et la défense des libertés publiques. C´est l´esprit des trente propositions présentées ici et la raison d´être de la candidature de Jean-Michel Baylet aux primaires citoyennes.

  • À la veille de l'élection présidentielle, le candidat favori des sondages est surpris, alors qu'il se croit seul, dans le bureau de son QG de campagne prosterné sur un tapis en direction de La Mecque. La rumeur ne tarde pas à se répandre : le futur président de la République française serait musulman. En quelques heures, la nouvelle fait l'effet d'une bombe. Le candidat à la magistrature suprême doit s'expliquer.
    Après plusieurs romans à tonalité autobiographique, Abd al Malik s'essaie à un genre nouveau.

  • Compte tenu du poids qu'occupent encore les États-Unis dans l'équilibre mondial, forts de leur économie, de leur armée, de leur prépondérance culturelle, l'élection du Chef de l'État est un moment déterminant de la politique mondiale et une année cruciale de la vie politique américaine. En effet, les États-Unis demeurent, malgré le polycentrisme croissant du monde, et la crise qui les a fragilisés, la pièce maîtresse de l'échiquier international. Ils représentent la moitié des dépenses militaires, le seul État capable d'intervenir militairement, et en autonomie totale, de l'autre côté du globe, ils sont - encore pour quelques années - la première puissance économique et financière, celle dont la diplomatie publique demeure la plus efficace. Pour accéder au pouvoir, le processus est long, ardu, exigeant, coûteux et toujours usant. Quatre années de préparation sont nécessaires pour rassembler une équipe de campagne, les fonds, les soutiens. L'année électorale est une longue route, jonchée de cadavres politiques, et au bout de laquelle ne subsistent, l'automne venu, que deux acteurs, s'affrontant dans une dernière joute, pour n'en laisser qu'un... au terme du solstice électoral.
    Élisabeth Vallet détient un doctorat de l'Université Pierre-Mendès France à Grenoble et un postdoctorat du Centre de recherche en droit public de l'Université de Montréal. Elle enseigne aujourd'hui la géopolitique à l'Université du Québec à Montréal (UQAM) en plus d'être membre de l'Observatoire sur les États-Unis de la Chaire Raoul-Dandurand.

  • Grand entretien : Jean-Claude Michée. Peuple, people, populismes Jean-Claude Michéa dénonce l'abandon par la gauche des classes populaires. Le philosophe explique pourquoi le peuple a disparu du champ de vision des élites et des nouvelles catégories sociales privilégiées. Il ne croit pas à la droitisation de la société française mais à sa conversion au libéralisme. Dossier : De Gaulle, les cent jours qui ont changé la France -> La France de 1958 : quand la République entrait en agonie par François d'Orcival François d'Orcival dresse le tableau économique, politique et social de la France avant le retour de De Gaulle au pouvoir en 1958. -> De Gaulle et les grandes réformes de 1958 par Éric Roussel Fonctionnement des pouvoirs publics, nouvelle Constitution, plan de redressement économique et financier... : lorsque de Gaulle arrive au pouvoir, il s'attèle immédiatement aux réformes. -> Entretien avec Valéry Giscard d'Estaing : « La France n'applique plus sa Constitution » Valéry Giscard d'Estaing était parlementaire en 1958. Il évoque les débuts de la V e République, l'état de la fonction présidentielle et le train de réformes de son propre septennat. -> Entretien avec Patrice Gueniffey : « Napoléon et de Gaulle, un même sens du destin » Selon Patrice Gueniffey, Napoléon et de Gaulle ont réussi à dépasser des clivages pour réconcilier un pays profondément divisé. Légitimes, ces deux grandes figures du roman national ont su l'une et l'autre faire passer des réformes. Néanmoins, leur vision de la société différait. -> Je me souviens... par Jean-Louis Debré Jean-Louis Debré se souvient des conversations qu'il a eues avec son père, Michel Debré, sur la Constitution. -> Les « cent jours » des présidents de la V e République par Michèle Cotta Méthode, style, réformes : Michèle Cotta passe en revue les cent premiers jours de tous les présidents de la V e République. Et aussi Christine Clerc, Annick Steta, Gérard Larcher, Philippe Bas, Sébastien Lapaque, François Bert. Littérature -> Inédit. Agnès Desarthe : « J'ai toujours vécu dans la trahison » Agnès Desarthe raconte sa rencontre avec le romancier libyen Hisham Matar dont elle a traduit le roman La Terre qui le sépare (Gallimard, 2017).

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