• La narratrice retrace sa relation avec Emerence qui fut sa femme de ménage pendant une vingtaine d'années. L'une est vieille, l'autre jeune, l'une sait à peine lire, l'autre ne « respire » que par les mots, l'une arbore l'humilité comme un blason, l'autre l'orgueil de l'intellectuelle sur-cultivée. Et pourtant la vieille servante va tout apprendre à l'écrivain adulée...
    Ce roman, bouleversant, a obtenu le Prix Femina Étranger en 2003.

  • Un hêtre peut-il pousser en une seule nuit dans un jardin, à Paris, sans que personne ne l'ait planté ? Oui. Chez la cantatrice Sophia Siméonidis ; et elle n'en dort plus. Puis elle disparaît sans que cela préoccupe son époux. Après une série de meurtres sinistres, ses trois voisins « dans la merde », aidés par l'ex-flic pourri Vandoosler, découvriront les racines du hêtre, vieilles de quinze ans, grasses de haine et de jalousie.

  • Au cours de la Seconde Guerre mondiale, le Grand Reich envahit une multitude de pays, grands et petits ; le tour vient du royaume ancestral, minuscule et glacé de Cédric X. Longtemps, le vieux roi et ses sujets vont accepter l'humiliation, courber l'échine, jusqu'au jour où dans la petite nation, également, les juifs sont tenus de porter l'étoile jaune...

    « Parvenir, par le truchement de la littérature, à dire des choses aussi fortes sur l'honneur, la vieillesse, la monarchie, Hitler, le totalitarisme, l'histoire, le progrès, la lâcheté, la honte, l'antisémitisme et la guerre : c'est tout simplement inédit. Ce petit livre est un grand livre. » - Le Figaro Magazine

  • Thomas Hogan aura pourtant tout fait pour exorciser ses démons ? les mêmes qui torturaient déjà son père. Quand a-t-il basculé? Lorsque Paul l'a trahi pour rejoindre la bande de Calvin ? Lorsqu'il a découvert le Blue Budd, le poker et l'alcool de poire ? Lorsque Donna l'a entraîné naïvement derrière la scierie maudite ?

  • Un traducteur volant une cuillère parce que le texte original en contient une douzaine, un voyageur traversant la Bulgarie en longue conversation avec le contrôleur alors qu'il ignore tout de cette langue, un milliardaire d'occasion contant à son meilleur ami ses chagrins intimes : voici les personnages extravagants de ces nouvelles traduites du hongrois.
    L'humour est maître et un personnage récurrent, tour à tour héros ou témoin des multiples péripéties, est en le chef d'orchestre.

    « Un recueil de nouvelles où le goulasch du quotidien est pimenté d'un humour prince-sans-rire et d'un goût du fantastique. » -L'Express

  • Les "Mémoires d'Alonso de Contreras", découverts à la fin du XIXe, sont le plus beau récit d'aventures sur terre et sur mer vécues par un capitaine de l'ordre de Malte au début du XVIe siècle. Ils nous racontent la guerre de course de galères en Méditerranée, les abordages entre les galions espagnols et les corsaires anglais, les expéditions sous le soleil des côtes barbaresques.
    « Le plus beau roman picaresque connu, parce que vécu. » Fernand Braudel

  • Dans le 19e arrondissement de Paris, toutes les communautés, religieuses et ethniques, se côtoient au quotidien. Sushis casher, kebabs, restaurant turc, coiffeur juif... Seul Ahmed Taroudant se tient à distance de cette population cosmopolite et se réfugie dans la lecture de romans policiers. Jusqu'au jour où il découvre le corps de sa voisine assassinée...

  • 1954, la guerre d'Indochine touche à sa fin. Dans un hôpital militaire français de Hanoï, Mai, une jeune Annamite qui aide les équipes médicales, croise le regard de Yann, un soldat breton blessé à la poitrine. C'est le coup de foudre. La fougue, la candeur, la jeunesse leur font croire qu'ils pourront vivre librement leur passion. Mais le père de Mai, juge influent, l'a promise à un autre. Elle s'insurge, elle est bannie de la famille...

  • « C'était la mort et non le sexe, le secret dont les grandes personnes parlaient en chuchotant, et sur lequel on aurait bien voulu en apprendre davantage. » Cet uppercut à la mâchoire, c'est la première phrase de « Refus de témoigner ». Ruth Klüger raconte son enfance viennoise ravagée, puis sa déportation à onze ans dans plusieurs camps de concentration. Refus de l'oubli, mais aussi refus de témoigner selon les codes de la sanctification des survivants.
    Il est difficile de dire l' « indocilité » du récit dont Ruth Klüger nous fait ici l'abrupt et magnifique présent.

  • Un soir, quelque part dans un château aux tréfonds des terres de l'ouest, au milieu d'un XIXe siècle français en turbulence, un garde-chasse se découvre un nouveau maître. Le vieux baron de L'Aubépine est mort, un fils le remplace. Lui, Lambert, le gardechasse, aurait dû être un serviteur à l'âme trop près de ses bois, au caractère trop probe, à la meute de chiens trop sauvage et à la fille trop belle pour s'entendre avec ce nouveau baron, si plein de folies politiques, d'obsession des corps de maladie rentrée.
    Non, entre lui et le jeune de L'Aubépine, l'entente n'était pas pensable, c'était d'emblée sensible, l'affaire aurait dû rester là.
    L'affaire n'en restera pas là. Elle va durer dix années, et s'achèvera en carnages.

  • Un jour de 1936, Frigyes Karinthy, assis au Café Central, entend démarrer un train. Il n'y a pas de gare aux environs. C'est le premier symptôme de sa maladie, une tumeur au cerveau, et la première scène de "Voyage autour de mon crâne" que Karinthy écrira après avoir subi l'ablation de cette tumeur dans une clinique de Stockholm.

  • Tout commence au lever du soleil. Dans un village portugais au nom de mammifère, un homme armé disparaît. Au même moment, à Lisbonne, le vent tourne : la révolution des OEillets met fin à la dictature. Mais où a pu se rendre l'insaisissable Celestino ?
    La Main de Joseph Castorp est le portrait d'une famille marquée par les années de tyrannie salazariste, la répression et la guerre coloniale. Ses secrets, ses mystères, ses joies se dessinent au rythme de l'Histoire, tragique parfois, somptueuse toujours, du Portugal, et composent une symphonie inoubliable.

  • Libotz, le bouc émissaire, ne parvient pas à sauver son ami Askanius du désastre déclenché par le procureur Tjärne, pas plus qu'il ne parvient à se faire accepter dans la petite ville de province. Il part, il « supporte les coups du destin, l'un après l'autre, sans laisser s'éteindre son espoir tout ensanglanté ».

    Sven Stolpe, le biographe de Strindberg, a écrit que Le Bouc émissaire était « l'un des plus grands récits jamais écrits en langue suédoise, qu'il n'avait pas été surpassé par la suite, ni même égalé ». Les lecteurs français ne pouvaient en juger. Cette première traduction française comble une incroyable lacune.

  • Après avoir connu les vastes espaces de sa Russie natale et combattu dans les rangs de l'Armée Blanche, Gazdanov, comme des milliers de ses compatriotes en 1920, s'exile et se retrouve l'observateur fasciné et horrifié des bas-fonds parisiens. Au volant de son taxi, toutes les nuits, Gazdanov parcourt le labyrinthe des rues de la capitale et de sa banlieue, en même temps que celui de sa mémoire. S'élabore ainsi une géographie où s'entrecroisent les destins d'individus qui n'auraient jamais dû se rencontrer, une courtisane déchue, un ouvrier russe, un ivrogne philosophe...

  • La rencontre du prince Hamid el-Ghâzi avec le jeune esclave révolté que le marchand Boutros s'apprête à châtrer ouvre ce roman d'aventures, ce conte qui nous convainc que l'amour absolu est possible... L'étrangeté de la relation qui unit el-Ghâzi ? le Guerrier ? à Shahin ? le Faucon ?, l'adolescent qui a perdu la mémoire, exacerbe les jalousies et les haines.

    « Ce qui triomphe, c'est la valeur de l'amour. Et les diverses péripéties du roman nous importent moins, dans leur enchaînement de cruautés et de renversements, que ces moments que le bonheur sauve. Peut-être parce que c'est ce que nous appelons l'éternité. » - Le Figaro littéraire

  • Maxim Livius hésite entre deux soeurs, Cecilia et Antonia. Pour échapper à ce dilemme il rejoint l'armée. Quinze jours avant d'être démobilisé, il est muté sans explication dans une forteresse, au coeur d'une montagne. Là, les hommes ignorent tout de leur situation, sinon qu'ils doivent obéir à un Ordre énigmatique. L'ennemi est invisible, la frontière, hypothétique, les soldats errent dans un univers paranoïde, s'accrochent à un passé et à des certitudes absurdes.
    « La Forteresse » concentre les événements de l'ex-Yougoslavie, la décomposition de l'État et la guerre civile, en un épisode unique. L'auteur oscille entre naturalisme et onirisme, l'entreprise est grandiose. Rôdent les ombres de Kafka, Borges, Buzzati, Gracq...

  • "Toujours campé sur ses rollers, le jeune Grégoire Braban et son ami Vincent s'adonnent avec plus au moins de bonheur au vol à la tire. Ce jour-là, à Saint-Michel, ils arrachent la sacoche d'un vieux. Trente mille balles. Le gros lot. Mais la sacoche est lourde de bien autre chose.
    « Autre chose d'assez dégueulasse. Le sac du vieux, Grégoire, c'est la boîte de Pandore. Il y a tous les péchés du monde là-dedans. » Au soir, Vincent est assassiné, la cuisse lacérée de quatre coups de lame. Le commissaire Adamsberg s'inquiète de cet étrange dessin. Le tueur à la serpe, celui que la rumeur a surnommé Le Bélier vient-il de signer son quatrième meurtre ?
    "

  • Ingrid Diesel ne l'a pas revu depuis plusieurs années et les nouvelles ne sont pas bonnes. Accusé d'avoir étranglé une rockeuse dans le parc Montsouris, son vieil ami Brad est activement recherché. Pas évident de se disculper quand on est bâti comme un ogre, qu'on est un Américain avec de faux papiers et qu'on fuit la police. Aidée de l'ex-commissaire Lola Jost, Ingrid parviendra-t-elle à l'innocenter ?

  • L'été, les bords de la Tamise, Orvil Pym a quinze ans. C'est l'Aventure, la découverte des correspondances entre une croupe et une pêche Melba, la révélation de la beauté devant Aphra, qui « profitait de chaque seconde pour se métamorphoser »... Ce sont les derniers jeux de l'enfance, le trouble qui s'immisce, le plaisir, la peur délicieuse.

  • Le journal de guerre de Léon Werth entre 1940 et 1944: « pour l'historien, un des témoignages les plus directs et les plus précieux dont il puisse disposer pour recomposer l'évolution des esprits dans un coin de terre française, entre les temps nauséeux de l'armistice stagnant et cette grande année de la Libération. » Lucien Febvre, Les Annales, 1948

  • Lorsque le roman commence, Lydia a 18 ans, elle est amoureuse d'Arvid Stjärnblom, qui l'aime également. Elle a confiance en lui, elle est prête à l'attendre, attendre qu'il termine ses études, qu'il trouve sa voie... Mais Arvid « ne supporte pas que quelqu'un l'attende. » La jeune fille finit par épouser un vieil homme riche. Arvid, de son côté, épouse sa maîtresse qui attend un enfant. Le temps passe, rythmé par l'histoire mondiale : les journaux commentent l'Affaire Dreyfus, la scission entre la Suède et la Norvège, la crainte d'une guerre mondiale... Arvid est devenu un grand critique musical. Un jour, à l'opéra, Lydia occupe la loge voisine de la sienne...

  • Roman espistolaire ou roman policier, Le Dernier Eté est celui que vit le gouverneur de Saint-Petersbourg menacé de mort... En cette année 1906, les pressentiments qui hantent Lusinja von Rasimkara, l'épouse du gouverneur, vont se révéler justifiés. Quand elle a engagé un secrétaire pour servir de garde du corps à son mari, elle a scellé le destin de sa famille. L'arrivée de ce jeune homme hors du commun bouleverse les esprits. Il se rend bientôt indispensable. Son emprise protectrice ne cesse de grandir, mystérieuse, presque menaçante...

  • L'intense jubilation que l'on éprouve en lisant Un voyage en Inde, le magnifique roman de Gonçalo M. Tavares, doit beaucoup à la scansion qui se dégage de la liberté formelle adoptée par son auteur.
    Un voyage en Inde nous conte l'histoire de Bloom.
    Pourquoi, en l'an 2003, Bloom a-t-il décidé de fuir Lisbonne ? Quel crime a-t-il commis ?
    A-t-il vraiment tué son propre père pour venger sa bien-aimée, morte en de bien mystérieuses circonstances ? Son voyage vers l'Inde lui permettra-t-il de se réconcilier avec lui-même et de trouver un sens à la (sa) vie ?
    Chanceux que nous sommes, de le suivre dans son périple aux escales incertaines, son errance, sa quête inlassable de l'humain...
    Fiction ambitieuse, errance pétrie de mélancholie et de fantaisie, ce voyage accède à l'harmonie magique entre suspense, poésie et philosophie.

  • De combien de meurtres l'oeuvre de Marcel Proust sera-t-elle responsable ? Illiers-Combray et la charmante maison de tante Léonie ne distillent pas seulement le parfum unique du temps perdu et retrouvé. La redoutable présidente de la Proust Association y

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