• Jamais une psychothérapie n'a autant ressemblé à une enquête policière que dans cette saison 6. Qui est cet homme qui veut être reçu à 7 heures du matin au 12, rue des Murlins et qui a l'air de connaître la maison de Sauveur comme s'il y avait déjà vécu ? D'où vient Gilbert le Démon qui persécute la jeune Sarah en lui criant à l'oreille des insanités ? Pourquoi Ghazil Naciri a-t-elle volé une clé dans le sac de sa prof de SVT ? Qu'est-ce que Kimi va faire de ce revolver qui lui est tombé entre les mains ? Et Jovo, mythomane ou psychopathe ? Va-t-on enfin connaître son passé ? Si vous n'avez pas toutes les réponses en saison 6, c'est qu'il y aura une saison 7.

  • Dans la famille Ezechiel, c'est Antoine qui mène le jeu. Avec son « nom de savane », choisi pour embrouiller les mauvais esprits, ses croyances baroques et son sens de l'indépendance, elle est la plus indomptable de la fratrie. Ni Lucinde ni Petit-Frère ne sont jamais parvenus à lui tenir tête. Sa mémoire est comme une mine d'or. En jaillissent mille souvenirs-pépites que la nièce, une jeune femme née en banlieue parisienne et tiraillée par son identité métisse, recueille avidement. Au fil des conversations, Antoine fait revivre pour elle l'histoire familiale qui épouse celle de la Guadeloupe depuis la fin des années 40 : l'enfance au fin fond de la campagne, les splendeurs et les taudis de Pointe-à-Pitre, le commerce en mer des Caraïbes, l'inéluctable exil vers la métropole...
    Intensément romanesque, porté par une langue vive où affleure une pointe de créole, Là où les chiens aboient par la queue embrasse le destin de toute une génération d'Antillais pris entre deux mondes.

  • Sur l'île antillaise de Sainte-Catherine se trouve un volcan en activité, au cratère recouvert d'un lac épais et chaud. Mitchell Wilson, un jeune
    expatrié américain, y mène des expériences pour le compte du Ministère de l'Agriculture. Mais voilà que la situation politique se dégrade, entraînant Mitchell au coeur des rivalités sanglantes du gouvernement. C'est aussi le
    moment que choisit la séduisante Johanna, son amour d'autrefois, pour réapparaître dans sa vie et détruire définitivement l'image paradisiaque de l'île. Désormais l'éruption devient inéluctable, car rien ne semble
    pouvoir contenir les forces de la nature ni les tensions humaines.

  • Lorsque survinrent, au début de l'année 2009, de vastes mouvements de grève générale contre la vie chère à l'appel du Liyannaj Kont Pwofitasyon en Guadeloupe et du Kolectif 5-Févrié en Martinique, nombreuses furent les réactions d'étonnement face à la radicalité, l'ampleur et la durée de ces deux mobilisations. Que pouvait-il donc y avoir de si intolérable dans la cherté de la vie pour que, par milliers, les Antillais cessent le travail, descendent dans la rue et occupent les places ? Peu comprenaient, de l'extérieur, la volonté farouche de quelques organisations de travailleurs venues dénoncer la pwofitasyon, cette " exploitation outrancière, capitaliste et colonialiste ", en exhibant publiquement les rouages les plus secrets de la machine qui semblait s'être alors enrayée.
    /> S'appuyant sur une enquête sociologique et historique mêlant entretiens, observations de terrain et travail dans les archives, cet ouvrage revient sur le rôle du syndicalisme dans les mobilisations en Guadeloupe et en Martinique, depuis la période tumultueuse des luttes révolutionnaires et anticolonialistes des années 1960-1970 jusqu'à nos jours, et sur la grève générale de l'hiver 2009, moment demeuré ouvert à tous les possibles.

  • Dans ce récit plein d'humour mené à 100 à l'heure, Simon Hayot nous relate une aventure passionnante : celle de son parcours professionnel hors norme aux commandes de ses avions, du DC3 historique au jet d'affaires, dans les Antilles des années 70-80.Ce livre est un témoignage rare écrit par le fondateur d'Air Caraïbes et d'Air Calypso. Dans ce récit plein d humour mené à 100 à l heure, Simon Hayot nous relate une aventure passionnante : celle de son parcours professionnel hors norme aux commandes de ses avions, du DC3 historique au jet d affaires, dans les Antilles des années 70-80.Ce livre est un témoignage rare écrit par le fondateur d Air Caraïbes et d Air Calypso.

  • Description du livre La Martinique, ses habitants, ses pitons et ses plages sublimes n´attendent que vous ! Le créateur de la célèbre méthode Assimil a conçu pour vous le compagnon moderne et indispensable de votre séjour en Martinique.

    °Initiati

  • Intellectuel diasporique par excellence, militant panafricain de la première heure, le Caribéen CLR James (1901-1989) a pris part aux grands mouvements de décolonisation de son temps et fut un acteur de premier plan des luttes noires aux États-Unis. C'est l'itinéraire exceptionnel de ce révolutionnaire iconoclaste que M. Renault nous donne à découvrir dans cette biographie intellectuelle, entre révolution et luttes anticoloniales-antiracistes. Qui, en France, connaît C. L. R. James ? Né en 1901 à Trinidad, alors colonie de la Couronne britannique, et mort à Londres en 1989, celui que le Times dénomma à la fin de sa vie le " Platon noir de notre génération " est pourtant une figure intellectuelle et politique majeure d'un siècle qu'il aura traversé presque de part en part. Intellectuel diasporique par excellence, militant panafricain de la première heure, James a pris part aux grands mouvements de décolonisation de son temps en Afrique et dans la Caraïbe et fut un acteur de premier plan des luttes noires aux États-Unis. Fervent partisan de Trotski avant de rompre avec l'héritage de ce dernier pour défendre la thèse de l'auto-émancipation des masses ouvrières-populaires, James eut un destin étroitement imbriqué dans celui du marxisme au XXe siècle. Pour ce " marxiste noir ", révolution socialiste et luttes anticoloniales-antiracistes étaient intimement enchevêtrées : elles s'inscrivaient dans l'horizon d'une " révolution mondiale " dont la source et le centre ne pouvaient plus être la seule Europe. C'est à celle-ci que James s'est voué corps et âme pendant plus de cinq décennies, débattant et collaborant avec ses contemporains aux quatre coins du monde. Dans une conjoncture où la gauche radicale éprouve de grandes difficultés à renouveler ses stratégies face aux revendications des minorités non blanches et où la critique de l'eurocentrisme bat de l'aile, méditer la vie et l'oeuvre de James pourrait se révéler essentiel dans la tâche de construction d'une pensée de l'émancipation qui soit, enfin, à la mesure du monde.

  • Description du livre La Guadeloupe, ses habitants, ses plages et la Soufrière n´attendent que vous, en mode créole ! Le créateur de la célèbre méthode Assimil a conçu pour vous le compagnon indispensable de votre séjour en Guadeloupe.

    °Initiation

  • C´est avec un long poème limpide et magnifique qu'Aimé Césaire entre tout à la fois en littérature et en politique. Nous sommes en 1937 et sa colère jaillit par l´intensité de son verbe et la modernité de son écriture. SonCahier d´un retour au pays natal le classe au rang des plus grands écrivains de son temps. Après des études brillantes au lycée de Fort de France où Césaire a passé une enfance qu'il ne cessera de chanter toute sa vie, il rejoint Paris (1931) et intègre Louis Le Grand, l´ancien collège des Jésuites. Des rencontres décisives comme celles avec Senghor ou Bigaro Diop alors jeunes étudiants se vont donner naissance à une revue L´étudiant noir (1934) où Césaire y peaufine son concept de « négritude ». Car le « Nègre antillais » veut faire bouger les esprits, et faire connaître aux métropolitains le sort infâmant des territoires outre-mer. Suivront l´aventure des revues Tropiques et Présence africaine, le soutien d´André Breton qui rédigera la préface du Cahier d´un retour au pays natal qui ne paraîtra en librairie qu´en 1947...

    Après la guerre, Césaire est élu, avec le soutien du PCF, maire de Fort de France et dans la foulée devient député, ardent défenseur de la départementalisation de la Martinique (1946). Mais son ralliement au PCF ne dure pas et Césaire rend sa carte en 1956. Entre temps, son Discours sur le colonialisme (1950) comparant nazisme et colonialisme aura fait scandale. C´est pourtant une oeuvre essentielle qui est désormais étudiée dans les programmes scolaires.

    A la fin de sa vie, Césaire est devenu ce grand sage que tous les prétendants à la campagne présidentielle 2007 devront visiter. Une vie bouleversante, où l´amour n´est pas absent : Suzanne rencontrée au lycée, elle aussi écrivain, intellectuelle et sa muse lui aura donné six enfants avant leur séparation en 1950.

  • Le père Labat, dominicain de son état et missionnaire aux Antilles, fut aussi un rude gaillard qui oublia de mâcher ses mots et qui, à l´instant de l´abordage en compagnie de ses amis flibustiers, trouvait l´odeur de la poudre plus douce à ses narines que celle de l´encens... Tour à tour ingénieur, inventeur, botaniste et surtout formidable conteur, il livra sans répit le récit de ses aventures dans son Voyage aux Isles publié pour la première fois en 1722 : un livre de bonne humeur où l´on voudrait pouvoir tout citer !
    Michel Le Bris en propose ici la version scrupuleusement fidèle au texte authentique, inexplicablement oublié et pourtant admiré par Chateaubriand, Paul Morand et Albert t´Serstevens.
    « Quel homme ! Quelle aventure ! Il n´y a de place ici que pour l´action, une vie au triple galop et des suées sous le soleil. » Jean-Luc Coatalem. Le Quotidien de Paris.

    Jean-Baptiste Labat (1663-1738), dominicain français et grand observateur des coutumes, de l´histoire et de la géographie antillaises, est l´auteur de récits de voyage dont Voyage aux Isles, qui constitue une référence historique en matière de flibusterie.

  • À chaque fois qu'un docteur lui confirmait qu'elle portait un enfant, Gina éprouvait aussitôt l'étrange et merveilleuse sensation de flotter dans un temps parallèle. Elle était alors intimement persuadée de détenir un pouvoir qui s'activait en elle dès la première semaine de gestation, se déployait jusqu'à la délivrance et s'amoindrissait au fur et à mesure, avant de disparaître d'un coup, le jour même où sortait la troisième dent de l'enfant.

    Pour Gina Bovoir, attendre un bébé est un moment d'exception. Elle a déjà sept enfants de pères différents. Enceinte de son huitième petit, elle s'en réjouit en secret avant d'annoncer la nouvelle à son entourage. C'est sa façon de fuir le réel et les soucis du quotidien. Car Gina vit dans un quartier difficile, la Ravine claire, un ghetto désolé, violent, abandonné des pouvoirs publics. Après chaque accouchement, Gina promet de ne plus tomber enceinte, mais 'rechute' systématiquement. Sharon voit sa mère sa mère s'éloigner un peu plus de ses grands enfants. La filette supportera-t-elle un nouveau petit frère?
    À travers cette chronique douce-amère et les destins singuliers de ses personnages, Gisèle Pineau brosse aussi le portrait de la Guadeloupe d'aujourd'hui, tiraillée entre ses douleurs anciennes et ses fléaux modernes.

  • L'oeuvre de Frantz Fanon, psychiatre et militant de l'indépendance algérienne, a marqué des générations d'anticolonialistes, d'activistes des droits civiques et de spécialistes des études postcoloniales. Depuis la publication de ses livres, on savait que nombre de ses écrits psychiatriques restaient inédits, dont ceux consacrés à l'" aliénation colonialiste vue au travers des maladies mentales " (selon les mots de son éditeur François Maspero).
    Le lecteur trouvera donc dans le présent volume les articles scientifiques de Fanon, sa thèse de psychiatrie ainsi que des textes publiés dans le journal intérieur de l'hôpital de Blida-Joinville où il a exercé de 1953 à 1956. On y trouvera également deux pièces de théâtre écrites durant ses études de médecine, des correspondances et certains textes publiés dans
    El Moudjahid après 1958. Cet ensemble remarquable est complété par la correspondance entre François Maspero et l'écrivain Giovanni Pirelli à propos de leur projet de publication des oeuvres complètes de Fanon, ainsi que par l'analyse raisonnée de la bibliothèque de ce dernier.

  • Le livre Peter Blood, après une vie aventureuse, ne demandait qu´à exercer son métier de médecin dans une paisible bourgade d´Angleterre... jusqu´au jour où la justice du roi le condamne pour avoir porté secours à un rebelle et l´envoie au bagne dans les Caraïbes. Mauvais calcul pour ladite justice car Peter Blood s´évade avec quelques compagnons d'infortune, s´empare d´un vaisseau espagnol, et a tôt fait de mettre les Antilles à feu et à sang...

    Adapté au cinéma par Michaël Curtiz en 1935 avec Errol Flynn dans le rôle principal, Captain Blood est, aux côtés de L'Ile au Trésor et de Moonfleet, l'un des chefs-d´oeuvre absolus du roman d'aventures inspirés par la mer.

    L'auteur Né en 1875 de mère anglaise et de père italien, tous deux chanteurs d´opéra, le jeune Rafael Sabatini connut une enfance et une adolescence itinérantes qui lui permirent de maîtriser l´anglais, l´italien, le portugais et l´allemand. Il devint traducteur puis se lança dans l´écriture de romans d´aventures, de pirates, de cape et d´épée, et renouvela avec talent tous les codes de ces genres. Il est mort en 1950 ; sa tombe porte en épitaphe la première phrase de Scaramouche : « Il était né avec un don pour le rire, et l´idée que le monde était fou. »

  • James Miranda Barry fut médecin militaire, chirurgien avant-gardiste, inspecteur général des hôpitaux de Sa Majesté et... l'un des plus grands imposteurs de tous les temps.

    Au moment de sa mort en 1865, au terme d'une carrière de plus de quarante ans au sein de l'armée britannique, James Miranda Barry n'a pas eu droit aux honneurs dus à son rang. Les autorités militaires ont plutôt jugé bon de l'enterrer à la sauvette, dans un coin reculé d'un cimetière quelconque. Car le scandale qui éclata à sa mort était d'une telle ampleur, qu'il devint la principale raison pour laquelle Barry passerait à l'histoire, reléguant dans l'ombre presque tout ce que le médecin avait mis tant d'efforts et d'années à accomplir.
    />
    Dans chacune des colonies où on l'avait posté, James Barry avait fait tout en son pouvoir pour améliorer les conditions de vie et les soins de ses patients. Il avait forgé sa réputation sur une pratique nouvelle et moderne de la médecine, par sa spécialisation dans les domaines de la chirurgie, des maladies tropicales, de l'obstétrique, du traitement de la lèpre et des maladies vénériennes. Sur trois continents, Barry a imposé des nouvelles conditions sanitaires, des méthodes révolutionnaires de quarantaine, des diètes alimentaires, ainsi que des traitements efficaces contre les plus terribles maladies connues à l'époque. Sans contredit, les réformes de James Barry ont sauvé des milliers de vies à travers le monde.

    Mais pourquoi a-t-on profané ainsi la mémoire d'un brillant médecin, dont les accomplissements n'avaient d'égal que la controverse dont Barry aura été l'auteur presque tout au long de sa vie? Sylvie Ouellette retrace ici la vie et la carrière d'un être humain hors de l'ordinaire, qui n'était absolument pas ce que ses contemporains auraient pu croire.

  • Longtemps, l'émancipation des esclaves fut considérée comme l'oeuvre des abolitionnistes, libéraux et blancs. Dans ce livre, qui fait pour la première fois le grand récit sur plus de trois siècles des insoumissions et des rébellions d'esclaves en couvrant l'ensemble des Amériques, Aline Helg déboulonne cette version de l'histoire. La réalité des révoltes dépasse en effet en force et en richesse toutes les idées reçues. Longtemps, l'émancipation des esclaves fut considérée comme l'oeuvre des abolitionnistes, libéraux et blancs. Dans cet ouvrage, qui fait pour la première fois le grand récit des insoumissions et des rébellions d'esclaves dans l'ensemble des Amériques et sur plus de trois siècles, Aline Helg déboulonne cette version de l'histoire. En s'appuyant sur une très riche historiographie fondée sur des sources états-uniennes, latino-américaines, antillaises, britanniques, françaises et néerlandaises, elle montre que, bien avant la naissance des mouvements abolitionnistes, une partie des millions d'esclaves arrachés à l'Afrique par la traite négrière et de leurs descendants était parvenue à se libérer, le plus souvent en exploitant les failles du système, à l'échelle locale ou globale. Cette étude pionnière par son ampleur dans le temps et l'espace met en lumière le rôle continu des esclaves eux-mêmes dans un long processus de lutte contre l'esclavage sur tout le continent américain et dans les Caraïbes, du début du XVIe siècle à l'ère des révolutions. Elle dévoile les stratégies qu'ils ont élaborées pour renverser subrepticement - et parfois violemment - un rapport de forces qui, dans son écrasant déséquilibre, ne leur laissait a priori rien espérer. Sans magnifier le rôle des esclaves ni occulter les limites de leurs actions, ce grand récit montre que l'esclavagisme déshumanisant n'est pas parvenu à empêcher que des hommes, des femmes et des enfants accèdent, par leurs propres moyens, à la liberté.

  • Une étrange épidémie d´« empoisonnements » s´est répandue dans les Antilles françaises aux XVIIIe et XIXe siècles. Or, ce terme est fréquemment synonyme de « maléfices » tandis que les « empoisonneurs » sont souvent dénoncés comme « sorciers ». Les imputations de crime d´empoisonnement participent d´un système de croyances magiques, qui amène les colons à prêter aux « nègres » (sorciers et guérisseurs) une extraordinaire force de nuisance fondée sur une science botanique occulte, associée à d´effrayants pouvoirs.

    L´effroi qui saisit les maîtres engendre la terreur contre les esclaves. Exacerbée par l´incapacité de la justice ordinaire à mettre fin au fléau, elle entraîne la création de juridictions spéciales et l´instauration d´un dispositif administratif de répression épouvantable.
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    Face à une mortalité animale ou humaine inhabituelle les colons s´attendent à une accusation d´empoisonnement, la suspicion face à un décès isolé - d´une bête de somme, d´un esclave ou d´un blanc - ne surprenant jamais personne. Celui qui ne se conforme pas à cette attente s´expose à l´exclusion sociale, voire à la violence coloniale. Lassalle, commandant du quartier de La Trinité à la Martinique, ne craint pas de proclamer, en 1824, qu´il frappera de sa cravache quiconque parlera d´épidémie.

    C´est en explorant les archives des procès tenus en Guadeloupe et à la Martinique que l´auteure a pu faire la généalogie de cette grande peur et en reconstituer la logique sociale. La violence que l´analyse du crime d´empoisonnement met en lumière est tout autant la violence subie au quotidien (constituée par les privations continuelles, le travail effectué sous le fouet du commandeur, les châtiments pratiqués de façon habituelle sur les habitations - quatre-piquets, mise aux fers, cachot) que la violence dans ses manifestations les plus cruelles, dont le but immédiat est de montrer aux esclaves que leur sort est entre les mains du maître, qu´aucun autre pouvoir (politique, judiciaire ou religieux) ne peut leur venir en aide.

  • Laissez-vous inspirer par 50 circuits de rêve qui vous mèneront au Mexique, dans les îles des Caraïbes et dans les pays d'Amérique centrale et d'Amérique du Sud. Qu'il s'agisse de grands périples, d'escapades urbaines dans les métropoles ou de séjours dans des îles paradisiaques, Amérique latine et Caraïbes - 50 itinéraires de rêve vous invite à vivre des moments de pur bonheur. Décrit au jour le jour, chaque itinéraire met en lumière les expériences inoubliables à vivre, les beautés à voir et les découvertes étonnantes à faire. Équipées sur les traces des Mayas et des Aztèques; visites des villes coloniales du Mexique; balades d'île en île dans les Antilles françaises ou néerlandaises; randonnées jusqu'aux volcans du Costa Rica; incursion dans la luxuriante forêt amazonienne; observation de la faune aux îles Galápagos; excursion hors du temps à l'île de Pâques; expéditions au Salar de Uyuni en Bolivie, au lac Titicaca, aux chutes d'Iguaçu au Brésil ou du Salto Ángel au Venezuela : c'est tout cela et bien plus encore que vous propose ce livre magnifique. Amérique latine et Caraïbes - 50 itinéraires de rêve, un livre pour s'évader, une boîte à outils pour imaginer votre prochain voyage!

  • En étudiant la culture matérielle des esclaves, l'archéologie - et en particulier, depuis une vingtaine d'années, l'archéologie préventive - contribue de façon décisive aux recherches sur l'esclavage colonial. La traite, l'habitat, la vie quotidienne, le marronnage ou les pratiques funéraires bénéficient ainsi d'une documentation nouvelle, dont cet ouvrage rend compte grâce aux contributions des meilleurs spécialistes internationaux.
    L'archéologie a joué, depuis les années 2000, un rôle décisif afin de renseigner sur les conditions de vie des esclaves, leurs habitats, les établissements où ils furent asservis (souvent détruits mais dont subsistent les fondations), les enclaves du marronnage, les rites d'inhumation, l'état sanitaire des défunts, leur âge, leur sexe, etc. En étudiant la culture matérielle des populations asservies, l'archéologie - et en particulier depuis une vingtaine d'années l'archéologie préventive - contribue en effet de façon déterminante aux recherches sur l'esclavage colonial et offre une documentation nouvelle.
    Confrontant études de cas et synthèses sur l'archéologie de l'esclavage aux États-Unis, à la Barbade, à Cuba, au Brésil et aux Antilles françaises, en Afrique de l'Est, du Sud et de l'Ouest, à La Réunion et à l'Île Maurice, cet ouvrage fait le point sur les avancées récentes de la connaissance de la traite, de l'esclavage et du marronnage et propose une meilleure prise en compte du patrimoine archéologique du système esclavagiste, de sa conservation et de sa mise en valeur.

  • Cyclones des Antilles

    Maryse Audoin

    • Scitep
    • 2 February 2017

    Les îles des Antilles sont à la croisée de nombreux risques naturels majeurs, parmi lesquels les cyclones, ces formidables et dangereuses machines atmosphériques.
    Dans une société où le mythe du « risque zéro » est de plus en plus présent, il est vital de garder à l'esprit que quels que soient les progrès de la science et de la technologie, la nature gardera toujours sa supériorité sur la volonté de l'homme. Il ne reste par conséquent qu'à atténuer le risque, faute de pouvoir agir sur ses causes.
    Cela ne peut se faire que si chacun est correctement formé, informé et préparé, autrement dit conscient du danger et outillé pour l'affronter.
    C'est à cette action que nous avons voulu apporter notre contribution, en synthétisant dans un document unique les informations utiles à une bonne compréhension, non seulement du phénomène météorologique lui-même, mais aussi de sa gestion.

  • Un nouveau personnage de femme inoubliable, un roman majeur dans l'oeuvre de Maryse Condé.0300Il y a cinq ans, à la Guadeloupe, un bébé a été trouvé, la gorge tranchée, sur un tas d'ordures. Il a survécu à ses blessures. La lecture de ce fait divers abominable a touché profondément Maryse Condé. Une telle mutilation subie quand on est un bébé marque une vie d'une manière monstrueuse. Comment peut-on survivre en portant à son cou une cicatrice aussi horrible ? Pour répondre à cette question, Maryse Condé a créé l'étonnant personnage de Célanire Pinceau, dite " Célanire cou-coupé " et a replacé ce drame dans le contexte du début du siècle et de la colonisation. La blessure abominable devenant le symbole du crime commis contre les populations indigènes et la révolte de son héroïne celle de tous les révoltés.Une nouvelle fois, avec la force et la cruauté qui hantent son oeuvre, Maryse Condé met en scène le supplice des peuples opprimés, et plus particulièrement celui des femmes martyrisées. Dans ce roman " endiablé " où les vivants et les morts se mêlent parfois amoureusement, Maryse Condé trace à l'encre rouge sang le destin de Célanire Pinceau, bébé sacrifié à sa naissance sur l'autel de la réussite politique d'un Blanc et qui n'aura assez de toute sa vie pour se venger du crime dont elle a été la victime.

  • « Maintenant il faut que ça rapporte ! »Isabelle Balkany, le 6 mars 1983 ... Ce soir-là les époux Balkany, en remportant les élections municipales, mettent la main sur la ville de Levallois. Pendant plus de trente ans ils vont mettre en coupe réglée (selon leurs détracteurs) cette commune de l'Ouest parisien.  En 2019, les Balkany sont enfin convoqués par la Justice avec Jean-Pierre Aubry -  leur fidèle exécuteur des basses oeuvres financières  - et l'associé de Nicolas Sarkozy, maître Arnaud Claude. Un prince saoudien les accompagne dans le box des accusés, soupçonné d'avoir versé 5  millions d'euros de pots-de-vin pour une opération immobilière à Levallois.Quelle que soit l'issue du procès, Patrick Balkany s'apprête sereinement à se représenter à la mairie de Levallois en 2020. Même s'il est condamné, rappelons qu'il est présumé innocent jusqu'à un éventuel jugement en appel puis un pourvoi en cassation.Cette enquête nourrie de témoignages du premier cercle des Balkany nous ouvre les portes de leur vie de milliardaires de Marrakech à Saint-Tropez en passant par les Antilles, où rien n'était jamais trop beau pour s'attirer les faveurs des ténors de la droite. Elle apporte des témoignages inédits sur les activités du maire de Levallois au coeur de la «  Françafrique  ».Elle explique enfin comment ce couple d'élus politiques accusés de corruption a pu échapper pendant plus de trente-cinq ans à la Justice. Qui les a protégés  : Chirac  ? Balladur  ? Pasqua  ? Sarkozy  ? Quels secrets détiennent-ils pour s'être rendus intouchables  ?  Jean-Charles Deniau est journaliste et réalisateur. Il a réalisé plus de 80 documentaires dont en 2015 «  Il était une fois dans l'Ouest  : le roman noir des Hauts-de-Seine  », et il a notamment publié La vérité sur la mort de Maurice Audin (éditions des Équateurs, 2014). 

  • "Ainsi du jour au lendemain, Théodora quitta son monde, le village où elle avait trimé quarante ans, où ses enfants étaient nés, où son Mano dormait sous la terre dans une petite tombe. Elle pleura beaucoup. Pourtant sitôt arrivée à La Pointe dans sa maison pimpante, elle enferma les orteils de ses pieds d'habitude libres à l'air dans des souliers, se fit couper une douzaine de robes matador et surtout s'essaya à parler français. Ainsi naissent nos bourgeoisies!" Dans son nouveau roman, Maryse Condé nous conduit des rives de la Guadeloupe à la boue de Panama, du Chinatown de San Francisco aux maisons hautes et basses de La Pointe, racontant avec tendresse et humour l'ascension sociale de toute une famille. Des destins se succèdent et s'entremêlent: celui de l'aïeul Albert I, qui partit creuser le canal de Panama, et de ses fils: Jacob, boutiquier barricadé dans la geôle de ses caisses de morue salée et de ses fûts d'huile, dont il ne s'évada qu'une fois pour s'enivrer des senteurs de New York; Jean, rebelle qui revint vers la terre pour la fertiliser de son sang; de sa petite-fille Thécla qui, lasse d'errer à la poursuite du bonheur collectif, d'Haïti à la Jamaïque, finit par se réfugier égoïstement de l'autre côté du monde, et de son premier-né surtout, Albert II dit Bert, le fils de la négresse anglaise, initiateur d'une lignée maudite en pays d'exil.
    On retrouve dans ce roman foisonnant, exubérant et poétique, le talent de conteuse de Maryse Condé, son sens de l'épopée et du mythe, sa fascination pour le surnaturel, sa connaissance lucide et désenchantée d'une certaine histoire, celle des siens.

  • Inspiré par les tragiques événements de 1962, dans la Guinée de Sékou Touré, Heremakhonon (expression signifiant "Attends le bonheur") est l'histoire d'une désillusion.
    Véronica est une Guadeloupéenne un peu perdue en quête d'identité. Partie à la recherche du passé africain, elle ne trouve que pauvreté, dictature et bourgeoisie corrompue. Ses démêlés sentimentaux traduisent bien son désenchantement. En choisissant d'aimer Ibrahima Sory, son "nègre avec aïeux" aux manières princières, Véronica s'aperçoit peu à peu qu'elle s'est trompée de camp. En réalité, Ibrahima a les mains sales du sang de son ami Saliou.
    Et c'est pour ne pas avoir à choisir entre l'amour et l'amitié, entre deux visions de l'Afrique, que Véronica choisit la fuite...

  • De ses études philosophiques auprès de Gaston Bachelard, jusqu'à sa rencontre avec Gilles Deleuze, Régis Debray, Jacques Derrida ou Pierre Bourdieu, Édouard Glissant a construit une philosophie de la Relation. Essayiste, romancier, dramaturge, Glissant est avant tout le poète des imaginaires et des archipels du Tout-Monde.
    Son engagement, depuis la création du Front antillo-guyanais en 1961, l'amène à penser une politique de la mondialité, contre les effets désastreux de la domination.
    Sa relation aux artistes ouvre son oeuvre à une nouvelle esthétique : la trace, l'éclat, le tremblement, l'errance, le divers. Mêlant souffle poétique et philosophique, Glissant est le Montaigne de notre temps.
    INEDIT

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