• Edition enrichie (préface, notes, dossier sur l'oeuvre, chronologie et bibliographie)Pendant la guerre de 1870, deux soldats se lient d'amitié ; Jean Macquart, incarnation des solides valeurs rurales, et Maurice Levasseur, intellectuel qui rêve d'un cataclysme où s'anéantirait le monde corrompu - et le lecteur va les suivre jusqu'à ce que la Commune les sépare et dramatiquement les voie s'affronter. Mais si Zola choisit, bien au-delà de leur opposition symbolique, de les mêler à d'innombrables autres figures, c'est qu'il veut écrire le roman des masses et nous montrer une nation tout entière meurtrie par l'Histoire. Il juxtapose donc des scènes de combat et de vie civile, montre sans fard toutes les souffrances des corps, et jour après jour déroule sous nos yeux la douloureuse chronique qui va conduire à l'humiliation de Sedan.
    La Débâcle que Zola fait paraître en 1892, avant de clore Les Rougon-Macquart par un ultime roman, est le seul de ses livres dont le sujet soit un événement historique, le seul aussi qui soit consacré à la guerre. En abordant la crise la plus grave de l'histoire récente de la France, il adopte pour la dernière fois une vision tragique, mais nous donne à comprendre que sans doute la défaite fut un mal nécessaire. Après quoi Le Docteur Pascal pourra interpréter la totalité de la fresque romanesque comme une célébration de la vie.

  • On refait l'Histoire !

    Collectif

    • First
    • 8 October 2020

    14 uchronies pour revisiter l'histoire de France !Et si la Bastille n'était pas tombée aux mains des révolutionnaires le 14 juillet 1789 ? Et si Bonaparte avait raté son coup d'État et n'était jamais devenu empereur ? Et si le Débarquement du 6 juin 1944 n'avait été qu'un échec cuisant ?
    L'Histoire semble couler comme un long fleuve tranquille ; " c'est arrivé parce que cela devait arriver ", pense-t-on. Et pourtant, le hasard a souvent bien ou mal fait les choses. Des événements décisifs se sont joués sur un coup de dés. Ainsi, pourquoi n'aurait-il pas pu en être autrement ?
    Dans cet ouvrage entre essai historique et oeuvre romanesque, Claude Quétel et son équipe d'historiens revisitent 14 moments incontournables de l'histoire de France, depuis l'Antiquité avec la bataille d'Alésia, jusqu'à la fin du XXe siècle avec l'échec des accords d'Évian.

  • À quelques mois d'intervalle, deux membres d'une famille sont assassinés, l'un à Paris, l'autre dans le Béarn.
    Ni la police ni la gendarmerie ne font le lien entre ces meurtres. Quelques mois plus tard, Le commissaire Payardelle réunit son ancienne équipe dans sa maison des Ardennes afin de fêter ses 50 ans. Un fait-divers, relaté dans le journal local, vient troubler les agapes, le nom d'une ex-fiancé du commissaire refait surface. Le policier est alors amener à enquêter sur son propre passé.
    Une enquête du commissaire Théo Payardelle, dans la même veine qu'Un charmant petit village, Une intrigue passionnante, truculente...
    La caresse des orties, est le deuxième opus des enquêtes du commissaire Payardelle édité aux éditions Lajouanie, après Un charmant petit village.
    On peut évidemment lire l'un sans avoir lu l'autre.

  • Largement étalées de la Brie à la Lorraine et de la Picardie à la Bourgogne, les plaines champenoises présentent une incontestable unité. Partout où elle s'étend en surface et en profondeur, la craie champenoise détermine des aspects originaux qui se reproduisent sur de vastes espaces. Mais la Champagne historique présente une bien plus grande diversité. Là, les sociétés humaines se sont développées dans des cadres qui concordent mal avec les limites naturelles. Domaines imprécis des civilisations préhistoriques et des peuplades gauloises, provinces romaines, royaumes barbares, comté de Champagne et domaines ecclésiastiques de Reims, Châlons et Langres, intendances et gouvernements des temps modernes, départements des temps contemporains, se sont superposés, créant un enchevêtrement de limites déconcertant au premier abord. Mais, en dépit de cette confusion apparente la notion d'une Champagne historique s'impose. Elle résulte tout d'abord de l'existence d'une forte organisation féodale, le comté de Champagne. Certes, celui-ci ne coïncide pas exactement avec la région naturelle et il a perdu, plus tôt que d'autres, son existence autonome pour se fondre dans l'unité française identifiée avec le domaine royal. D'autre part, la notion d'une Champagne historique repose également sur un caractère essentiel que nous retrouverons à travers les principaux épisodes de l'histoire de la province. Ce caractère s'exprime en un seul mot : carrefour. La Champagne occupe, en effet, un croisement de routes traditionnelles dont la fréquentation est aussi ancienne que les plus précoces développements de la civilisation humaine (extrait de l'Avant-propos, édition de 1933).
    René Crozet, né à Romorantin (1896-1972), historien, archéologue, professeur d'Histoire à l'université de Poitiers, est l'auteur de nombreux ouvrages historiques notamment sur le Poitou, l'Anjou, le Berry et l'Orléanais.

  • Plus d'un siècle après sa mort, Arthur Rimbaud sème le chaos dans le département qui l'a vu naître, les Ardennes. Le maire de Charleville-Mézières, voulant fêter dignement le poète, décide de redonner un peu d'éclat au musée qui lui est consacré. Las, en préparant la nouvelle exposition, l'édile et son conseil provoquent une découverte inouïe qui va révolutionner la galaxie rimbaldienne, mais pas seulement... Une cellule de crise est mise sur pied. On va y croiser, entre autres participants, un officier de police a priori peu porté sur la poésie et un juge d'instruction en fin de carrière qui préfère Baudelaire à Rimbaud. Ce duo improbable va croiser quelques personnages bien étranges, prêts à toutes les extrémités pour éviter que le terrible secret entourant la mort de Rimbaud soit éventé.
    Un magistrat aussi désabusé que roublard, un enquêteur aussi entêté que perspicace et un amateur de rimes aussi expert que curieux gravitent autour du cercueil de Rimbaud.
    Leur intérêt pour ce " Vilain bonhomme " va-t-il les conduire à vivre Une saison en enfer ?

    Jean-Michel Lecocq signe ici une captivante fantaisie littéraire qui ravira les amateurs d'énigmes, de poésie et d'histoire.

  • Yves Tesson nous plonge ici dans l'histoire de l'une des toutes premières mutuelles créées en France : CMMA Assurance, héritière des bureaux de charité des évêques de Champagne au XVIIIe siècle et de la Caisse départementale des incendiés de la Marne au XIXe siècle.
    À travers des archives inédites, nous découvrons la construction d'une « solidarité champenoise » à laquelle tous les grands acteurs de la région ont successivement contribué : Rouillé d'Orfeuil, philosophe des Lumières et intendant du Roi, monseigneur Leclerc de Juigné, futur archevêque de Paris qui encouragea l'abolition des privilèges, ou encore Bourgeois de Jessaint, préfet habile qui refonda la Caisse sous l'Empire en rassemblant les élites locales en dépit de leurs divergences politiques... Et bien d'autres encore qui, jusqu'à la transformation de ce service départemental en mutuelle à la fi n du XXe siècle, eurent à affronter la jalousie des compagnies d'assurance, la crise des années 1930, les ravages des guerres, les bouleversements législatifs de l'Union européenne et l'émergence des grands groupes. Autant de défis que la Caisse sut relever pour oeuvrer à la défense du territoire champenois.

  • Avec les Nuls, la Lorraine n'a pas fini de vous surprendre !Vous êtes Lorrain de coeur, d'origine ou d'adoption ? Vous pensez bien connaître cette région à l'identité forte, au coeur des turbulences de l'Histoire, ou vous voulez la découvrir ? Découvrez l'histoire de la Lorraine de l'Antiquité à nos jours, et retrouvez au fil des pages celles et ceux qui ont marqué l'histoire de cette région : Edmond de Goncourt, Callot, mais aussi Jules Ferry et Robert Schuman ! Partez à la découverte d'un peuple à l'identité forte et explorez les richesses linguistiques des dialectes encore parlés aujourd'hui. Appréhendez la Lorraine contemporaine : son économie, sa politique, sa nature encore préservée, etc.
    Qui sont les Malgré-nous ? Pouvez-vous citer un vers de Verlaine ? Vous apprendrez les recettes authentiques de la fameuse quiche, de la tarte aux mirabelles et de la soupe des Vosges, en français et en lorrain !
    Loin des clichés et des stéréotypes, découvrez ou redécouvrez la Lorraine !
    Dans ce livre :

    L'histoire de la Lorraine, des origines à nos jours
    Le tour de la Lorraine, de Metz à Nancy, des Vosges à la Meuse en passant par la Meurthe-et-Moselle
    L'économie de la Lorraine
    La nature lorraine
    Les traditions, spécialités culinaires et rudiments de la langue
    Et bien d'autres choses encore !

  • Et si un repas traditionnel commence souvent par une entrée roborative, il faudra penser à vous réserver pour la suite, il y va de votre honneur : tarte aux oignons (zewelkûach), tourte à l'alsacienne (fleischtürt ), Choucroute alsacienne (sükrüt), matelote au riesling, palette de porc fumée (schiffala),... en espérant qu'il vous restera assez d'appétit pour apprécier une de ces tartes aux fruits, larges comme une roue de charrette, dont l'Alsace a le secret.

  • Ardennes, début du XXe siècle. Gabrielle, passionnée par les chevaux, découvre les joies mais aussi la complexité de l'amour. Armée de son talisman, une montre de gousset ayant appartenu à Arthur Rimbaud, la jeune femme doit faire preuve de toute sa force pour surmonter les difficultés dans lesquelles la plonge sa condition.

  • C'est une véritable encyclopédie du Folklore de ce département-frontière, qui désormais, peut être considéré comme l'un des pays de France les mieux explorés. A ce titre, il mérite de prendre place dans la bibliothèque de ceux qui s'intéressent aux choses populaires. Les travailleurs y trouveront de bons documents sur la plupart des sujets qui se rapportent au traditionnisme, et ceux qui le consulteront par simple curiosité prendront grand plaisir à la lecture de ce livre qui reste scientifique sans être, pour cela, aride ou dogmatique. [...] Dans la partie consacrée aux Coutumes, l'auteur décrit successivement le Mariage, la Naissance, la Mort, les Funérailles. C'est un véritable et véridique tableau de la vie humaine dans les Ardennes, qu'il a comparé aux usages et aux coutumes que l'on a constatés dans les autres provinces de France [...] Dans les Ardennes, les Pèlerinages jouent un rôle important et se rattachent par plus d'un point à la médecine populaire. De nombreuses pages sont consacrées aux Fêtes et aux réjouissances qui se reproduisent périodiquement chaque année, ainsi qu'aux Jeux. La Sorcellerie - dans laquelle l'auteur a fait entrer la Médecine populaire - comprend presque un quart de l'ouvrage. Jusqu'à nos jours, les sorciers ont été florissants dans les Ardennes. Les légendes dont ils sont les héros s'y retrouvent encore nombreuses, et quelques-unes, même, fort originales. Un chapitre d'un grand intérêt comprend deux cent cinquante formules de Superstitions diverses... » (extrait de la Préface, édition originale de 1890).
    Albert Meyrac, né à Béligny (1847-1922), est un journaliste et folkloriste, d'origine landaise (Dax). En 1883, il devient rédacteur en chef du journal Le Petit Ardennais et le restera jusqu'à l'invasion allemande en 1914. Durant cette période, il se passionne, à l'instar du Breton Paul Sébillot son modèle, pour tout ce qui touche au folklore de sa région d'adoption : les Ardennes. Ses recherches, collectages et travaux divers donneront lieu à nombre de publications régionalistes : Traditions, coutumes, légendes et contes des Ardennes ; Contes du pays d'Ardennes ; La Forêt des Ardennes ; Villes et villages des Ardennes ; La légende des Quatre fils Aymon ; Géographie illustrée des Ardennes.
    Découpé en cinq livres (Traditions & coutumes ; La Sorcellerie ; Rondes & chansons ; Légendes historiques ; Contes), l'ouvrage original - grand format - comptait quelque 600 pages. Afin de le rendre plus accessible, il a été divisé en trois tomes : respectivement Tradition, coutumes & sorcellerie (Tome Ier) ; Contes & légendes (Tome 2) ; Rondes & chansons populaires (Tome 3). Les tomes 2 et 3 seront publiés ultérieurement.

  • Noémie Larciel est maîtresse d'école à la ville. Affaiblie par une anémie, elle part se reposer dans un village des Ardennes. Elle tombe amoureuse d'un homme du village, mais elle va repousser sa demande en mariage, car elle estime ne pas pouvoir abandonner ses élèves qui ont besoin d'elle. L'eau suit sa pente, et la jeune institutrice aussi : «Comme va le ruisseau... comme vont les ondes de la vie, comme va l'élan des âmes.» Un texte à la narration simple, un livre qui ressemble à un beau pastel de Millet. L'auteur sait trouver le verbe juste, l'épithète vraie, le mot qui peint cette nature des Ardennes, qui décrit cette jeune femme franche et gracieuse. Une histoire dont l'authenticité est renforcée par quelques locutions du terroir paysan et de magnifiques descriptions de scènes de pêche à la ligne.

  • Les dames de Meuse

    Françoise Bourdon

    • Omnibus
    • 8 November 2012

    Quatre grandes sagas familiales, quatre destins de femmes au tournant du XXe siècle dans la rude région des Ardennes, terre de travail peu épargnée par les guerres.



    Voici Joséphine, Hermine, Eloïse, Benjamine, ces « dames de Meuse », capitaines d´industrie au caractère trempé ; elles doivent lutter pour conquérir leur indépendance malgré le poids des mentalités, les bouleversements des guerres - celle de 1870, celle de 14-18 qui fait des Ardennes un territoire occupé-, affronter avec courage la trahison, les coups du sort, et malgré tout accomplir leur vie de femme.

  • Retrouvez toute la gastronomie alsacienne ! Voici les 120 meilleures recettes alsaciennes en langue régionale et traduites en français. Découvrez enfin la vraie recette de la Flammeküeche (tarte flambée), de la choucroute, des galettes de pommes de terre, du kouglof , et de bien d'autres spécialités alsaciennes.
    Une cuisine généreuse et conviviale ! Bouchées à la reine, tourte au munster, bibalakas (fromage blanc à l'alsacienne), pâté en croûte, salade de pissenlits, spätzle, coq au riesling, palette de porc fumée, pain d'épice, tarte aux myrtilles, streusel, soufflé au kirsch...

    E Gueter !

  • La Forêt des Ardennes a été publié, initialement, en 1896. C'est le fruit des recherches et des collectages de l'auteur : en quelque sorte une défense et illustration du pays ardennais, de ses spécificités réelles et légendaires, de son passé et de son présent de la fin du XIXe siècle.
    « C'est cette chose mystérieuse et troublante, l'Âme d'un pays, qu'on sent frémir à chaque page, dans la Forêt des Ardennes de M. Albert Meyrac. Le passé de cette belle région se réveille, et ses héros défilent sous nos yeux enchantés ; ses tours abattues se redressent au sommet des monts, tandis que les chênes séculaires, les hêtres gigantesques, tous les grands arbres innommés - sous lesquels les peuplades antiques croyaient la divinité plus près d'eux - viennent refleurir magiquement à la place des cheminées d'usines et des poteaux du télégraphe. Quelle aimable évocation, quel bain de poésie et de rêve ! Après avoir décrit les Ardennes actuelles, telles que peut les voir le géographe le plus scrupuleux, l'auteur nous fait pénétrer dans l'Ardenne fabuleuse et fantastique, dans cette forêt immense qui s'étendait, d'après la légende, des portes de Poitiers à celles de Constantinople. Et dans le mystère de ces solitudes, il nous montre tour à tour, comme dans une éblouissante féerie, les Gaulois, les Romains, les druides aux faucilles d'argent, les évêques aux crosses d'or, les chevaliers aux rudes cuirasses, les jongleurs aux violes légères, tandis que les follets dansent au clair de lune, ou que de grands chasseurs blancs courent dans les airs en faisant, au son d'invisibles cors, de barbares et prodigieuses battues... (extrait de la Préface de Jean Rameau).
    Albert Meyrac, né à Béligny (1847-1922), est un journaliste et folkloriste, d'origine landaise (Dax) - d'où la Préface de Jean Rameau, alors célèbre écrivain régionaliste gascon. Albert Meyrac est successivement journaliste à La Gironde à Bordeaux, au Réveil des Landes à Dax, au Patriote de l'Ouest à Angers, au Républicain de Cannes. En 1883, il devient rédacteur en chef du journal Le Petit Ardennais et le restera jusqu'à l'invasion allemande en 1914. Durant cette période, il se passionne, à l'instar du Breton Paul Sébillot son modèle, pour tout ce qui touche au folklore de sa région d'adoption : les Ardennes. Ses recherches, collectages et travaux divers donneront lieu à nombre de publications régionalistes : Traditions, coutumes, légendes et contes des Ardennes, comparés avec les traditions, légendes et contes de divers pays, préf. de P. Sébillot ; Contes du pays d'Ardennes ; La Forêt des Ardennes ; Villes et villages des Ardennes ; La légende des Quatre fils Aymon ; Géographie illustrée des Ardennes.

  • Une fille de rien, c'est l'histoire d'une fille de la campagne, qui mène à la ville la vie galante. C'est aussi toute l'existence d'une petite paysanne qui tourne mal. Jules Leroux nous présente dans ce roman une aventure « peu convenable à la décence », qui aurait pu provoquer les bonnes consciences du début du XXe siècle. Mais c'est surtout la qualité littéraire de ce roman qui fut remarquée. Une fille de rien est un roman savoureux, chargé du suc robuste du terroir, inspiré des Ardennes dont Jules Leroux était originaire et du Nord où il vivait lorsqu'il a rédigé ce roman. C'est oeune uvre attentive à une dimension sociale, celle d'un monde rural dont les valeurs sont déjà en train de changer avant la Première Guerre mondiale. C'est le premier roman de Jules Leroux. Celui-ci avait présenté le manuscrit à Louis Pergaud qui avait obtenu le prix Goncourt en 1910 avec De Goupil à Margot. Pergaud l'avait recommandé à l'éditeur Figuière qui le publia et le proposa au Concourt en 1911. Il fut remarqué par le jury, mais n'obtint pas la « suprême distinction ».

  • Au village de Pouilly-sur-Meuse, un homme étrange arrive le jour de la Saint-Jean. Il attire immédiatement la méfiance des villageois. Le maire voit d'un mauvais oeil sa présence mais ne cède pas à la panique pour autant. Pourtant, bientôt, des objets disparaissent et des morts inexplicables se succèdent au village.

  •  "Difficile de faire vivre et partager ses ideaux, davantage encore quand, sous ses yeux, s'entrechoquent solidarité et indiviualisme et que le second finit par l'emporter. Telle est la douloureuse expérience de Jean, dont l'histoire nous est contée ici. Sur fond de transition sociale et historique en ces années 70, celle du passage de la tradition ouvrière et campagnarde à l'ère de la technologie, du petit commerce à la grande distribution, "L'Jean", cet homme de conviction remarquable et respecté, réchappé des camps nazis et qui a toujours  mis sa vie au service des autres, déploie toute son énergie pour que survive la coopérative de consommation de son village. Oui, mais d'autres en ont décidé autrement..."  Valeurs Mutualistes, n° 261, 2009 www.jeandesardennes.com

  • Dans ce roman autobiographique dans lequel il décrit ses premières années d'enseignant, Jules Leroux peint des gens simples. Léon Chatry veut enseigner aux enfants de ces gens simples, parmi lesquels il serait encore sans cette école à laquelle il doit et rend tout : vocation sincère, étroite, marquée par le goût du travail bien fait. Ce roman est un extraordinaire témoignage sur l'école de la République au début du XXe siècle ; il est aussi un fascinant reportage sur la vie ardennaise à cette époque, les Ardennais étaient des gens braves et durs au labeur.

  • Ce livre parle du début du XXe siècle, de la campagne, des métiers, des gens de cette époque. Jules Leroux nous donne une petite galerie de ce monde paysan. Le Charron, la tante Poncette, des personnages bien dessinés dans leur petitesse, leur égoïsme féroce et leur rapacité en face des Poncette ou encore des Francolin qui respirent la vie et la joie. Le vocabulaire de Jules Leroux est celui d'une époque, hors Larousse, celui d'une région, les Ardennes. Un livre fort sans intrigue réelle où l'on suit avidement les personnages dans leur vérité attachante de gens modestes roulés dans les aléas d'une vie qu'ils finissent quand même par maîtriser. Ce roman posthume ne fut édité qu'en 1922.

  • La spécificité du pays arden-nais n'est plus à présenter aujourd'hui. Elle s'est, pour beaucoup, forgée dans une histoire complexe, au carrefour des ambitions de ses voisins germaniques. Mais la vitalité et la bonne humeur ardennaise transcende tous ces épisodes dramatiques et donne corps à une série de contes et de légendes historiques et merveilleuses. Et l'auteur, ou plutôt « l'arrangeur » a su garder tout le talent du conteur traditionnel et permettre ainsi au lecteur ardennais... ou non d'apprécier ou de découvrir un pays, des gens entreprenant et attachant toujours.
    Un recueil à mettre entre toutes les mains... un franc régal !

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