• Ce livre prend pour objet ce que l'on appelle la "crise de la représentation" : partant de l'idée qu'elle est affaire de discours, il se propose d'en mettre au jour les régimes de vérité.
    La représentation politique a été conçue, à ses origines, comme l'invention d'une communauté qui ne lui préexiste pas. C'est pourquoi les discours critiques de la représentation se référant à la réalité du peuple, et à la "bonne représentation", ont toujours existé, et peuvent être lus à la lumière de trois grandes présuppositions relatives au peuple "réel" : l''unité substantielle, trahie par des divisions politiques factices, la diversité d'opinions fallacieusement réduite par la représentation, les majorités réelles auxquelles manquent les courroies de transmission qui permettraient de les traduire.
    L''ouvrage, s'appuyant sur le cas français, analyse ainsi les critiques émises au cours de quatre périodes de l''histoire du régime parlementaire en France, et s''interroge sur la persistance de la "crise de la représentation" dans la période contemporaine, alors que l''économie du régime représentatif a été transformée par les partis politiques et, en particulier, par l''avènement du phénomène majoritaire.
    En définitive, les individus ne sauraient se reconnaître durablement dans la représentation qui est donnée d'eux, en raison de l''indéfinition des fins, propre à la modernité démocratique. La "crise de la représentation", ainsi, se confond ultimement avec le politique lui-même en régime de modernité.

  • Ce livre explore une dimension particulière des évolutions institutionnelles, celle de la pérennité des traditions constitutionnelles nationales et d'abord françaises. C'est dans cet esprit qu'ont été examinés le droit et la pratique de la dissolution au cours de l'histoire politique de notre pays.
    L'originalité de l'étude tient d'abord à ce qu'un long développement est consacré à ce qui peut être considéré comme la préhistoire de la dissolution : les pratiques de l'Ancien Régime à l'égard des assemblées représentatives de la nation. Au-delà et depuis la Révolution, ce sont au total vingt dissolutions qui ont été prononcées.

  • Acteurs incontournables de la vie politique française, les députés forment des élites en définitive mal connues. L'affaiblissement du Parlement par la Constitution de 1958, la présidentialisation du régime français, la décentralisation et l'intégration européenne ont en effet érodé l'attention que leur portaient citoyens, médias et scientifiques. Cet ouvrage apporte un éclairage nouveau et répond aux questions suivantes : sont-ils des citoyens comme les autres ? Que font-ils exactement ? Qu'est-ce qui gouverne leurs comportements et leurs discours ? Quelle est leur influence ?
    Forts d'une typologie et de données quantitatives et qualitatives inédites, les auteurs décrivent des entrepreneurs politiques trs organisés, travaillant en équipe et assumant plusieurs rôles au niveau local et national. Ils mettent en évidence la professionnalisation de la vie politique et la pratique du cumul des mandats dans l'espace et dans le temps.

  • L'assemblée

    Micheline Belle

     Lors d'une assemblée, le débat porte sur la falsification du compte-rendu  de la précédente réunion de la copropriété. Une partie des protagonistes, menée par Elle, est décidée à rendre justice. Avec le rétablissement de la vérité, de nouvelles intrigues apparaissent... Hypocrisie, ruse, mensonge, envie de possession, corrupton...Ainsi va le monde...Grâce à  Elle, les forces de l'égoïsme seront-elles vaincues ? Cocasse et mordant...www.lassemblee-leroman.com

  • Du point de vue de l'histoire comme de la science politique, les élections générales du 8 février 1871 et les élections partielles qui les ont suivies, de juillet 1871 à février 1875, présentent une grande importance et un vif intérêt. Importantes, elles le sont parce que l'Assemblée nationale à laquelle elles ont donné naissance, élue après l'armistice de janvier 1871 pour statuer sur la continuation de la guerre ou la conclusion de la paix, et composée en grande majorité de conservateurs monarchistes, a pris les options décisives par lesquelles le régime politique français, jusqu'à nos jours, a été orienté dans la voie d'une certaine forme de République parlementaire. Quant à leur intérêt, il tient en premier lieu à ce qu'elles ont constitué en France la première manifestation d'un suffrage universel à la fois libre et suffisamment conscient de lui-même et des possibilités pour que son verdict, ou plutôt, des verdicts successifs (car les élections partielles, surtout celles de juillet 1871, portant sur cent treize sièges, ont eu à cet égard autant de portée au moins que le scrutin initial de février) eussent une cohérence et une signification susceptibles d'agir de façon décisive sur l'évolution des événements. L'ouvrage de J. Gouault dresse le tableau nuancé et complet de la géographie de l'opinion politique en France au lendemain de la guerre de 1870-1871 ; il montre en même temps comment cette géographie se relie à celle du dernier plébiscite impérial, et comment les transformations qu'elle subit de juillet 1871 à 1875 annoncent celle qui caractérisera les scrutins de la Troisième République jusqu'en 1898.


  • Comment la démocratie a construit la laïcité à la française - une histoire mouvementée !

    C'est au moment où la démocratie est attaquée par les fanatismes de tout bord qu'un retour aux sources s'impose.
    Bruno Fuligni, a recherché et réuni les discours fondateurs de la laïcité à la française. La France, en matière religieuse, a tout essayé depuis 1789: liberté de conscience, déchristianisation forcée, culte de l'Etre suprême, Concordat, séparation des Eglises et de l'Etat. Entre cléricaux et anticléricaux, on découvre la violence du débat mais aussi sa profondeur et sa qualité. Robespierre, Hugo, Gambetta, Clemenceau, Jaurès, Barrès, Malraux...les grands noms défilent à la tribune et le lecteur peut revivre en direct la naissance difficile de ce qui est aujourd'hui le point d'appui le plus solide de la démocratie française.

  • La notion de "rupture", politique, économique, culturelle, a été introduite dans la campagne par Nicolas Sarkozy. Au-delà de la rhétorique, on pouvait s'interroger sur la capacité des électeurs à se retrouver dans cette "rupture" et à l'assumer. Une fois la campagne développée, le verdict des urnes exprimé et le nouveau cours de la politique sarkozyenne inscrit dans des actes de gouvernement, cet ouvrage prend la mesure des différences et des continuités propres aux élections présidentielle et législatives de 2007.
    La "bataille des images" pendant la campagne électorale, la forte participation les 22 avril et 6 mai, les résultats électoraux (du succès massif de Nicolas Sarkozy à l'usure de la gauche, de la dynamique autour de François Bayrou à l''effondrement du vote lepéniste), la bipartisanisation et la présidentialisation du système politique sont décryptés et illustrés de nombreuses cartes, graphiques et tableaux.
    Ont contribué à cet ouvrage : Daniel Boy, Pierre Bréchon, Yves-Marie Cann, Jean Chiche, Olivier Duhamel, Élisabeth Dupoirier, Jérôme Fourquet, Jacques Gerstlé, Gérard Grunberg, Jérôme Jaffré, Anne Muxel, Christophe Piar, Thierry Vedel.
    Créée en 1992 par le Cevipof, la collection "Choniques électorales" se propose à chaque élection d''en dégager la dynamique générale et de présenter analyse des résultats et résultats in extenso.

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