• Le Rire

    Henri Bergson

    Pourquoi rions-nous de voir quelqu'un trébucher ? Pour quelles raisons Molière continue-t-il de nous amuser ? Comment expliquer qu'un jeu de mots ou un trait d'esprit prêtent à sourire ? Dans Le Rire, qu'il publie en 1900, Bergson apporte à ces questions des réponses décisives. S'appuyant sur des exemples quotidiens et de nombreuses références littéraires, il décrypte les formes du comique pour y déceler un ressort commun : l'« interférence de deux séries », c'est-à-dire la présence simultanée de deux éléments distincts ou incompatibles. Au passage, il ne manque pas d'analyser le rôle social ambivalent d'un réflexe qui tout à la fois manifeste l'élan vital et brime les comportements hors normes. Si cette oeuvre, qui doit beaucoup à une tradition classique, méconnaît les manifestations transgressives, sombres, ludiques ou absurdes, du rire, elle n'en demeure pas moins capitale pour qui veut comprendre le « propre de l'homme ».

  • Cette étude n'est pas une histoire du cinéma, mais un essai de classification des images et des signes tels qu'ils apparaissent au cinéma. On considère ici un premier type d'image, l'image-mouvement, avec ses variétés principales, image-perception, image-affection, image-action, et les signes (non linguistiques) qui les caractérisent. Tantôt la lumière entre en lutte avec les ténèbres, tantôt elle développe son rapport avec le blanc. Les qualités et les puissances tantôt s'expriment sur des visages, tantôt s'exposent dans des « espaces quelconques », tantôt révèlent des mondes originaires, tantôt s'actualisent dans des milieux supposés réels. Les grands auteurs de cinéma inventent et composent des images et des signes, chacun à sa manière. Ils ne sont pas seulement confrontables à des peintres, des architectes, des musiciens mais à des penseurs. Il ne suffit pas de se plaindre ou de se féliciter de l'invasion de la pensée par l'audio-visuel ; il faut montrer comment la pensée opère avec les signes optiques et sonores de l'image-mouvement, et aussi d'une image-temps plus profonde, pour produire parfois de grandes oeuvres. Cet ouvrage est paru en 1983. Du même auteur : Cinéma 2 - L'image-temps (1985).

  • Comment l'image-temps surgit-elle ? Sans doute avec la mutation du cinéma, après la guerre, quand les situations sensori-motrices font place à des situations optiques et sonores pures (néo-réalisme). Mais la mutation était préparée depuis longtemps, sous des modes très divers (Ozu, mais aussi Mankiewicz, ou même la comédie musicale). L'image-temps ne supprime pas l'image-mouvement, elle renverse le rapport de subordination. Au lieu que le temps soit le nombre ou la mesure du mouvement, c'est-à-dire une représentation indirecte, le mouvement n'est plus que la conséquence d'une présentation directe du temps : par là même un faux mouvement, un faux raccord. Le faux raccord est un exemple de « coupure irrationnelle ». Et, tandis que le cinéma du mouvement opère des enchaînements d'images par coupures rationnelles, le cinéma du temps procède à des réenchaînements sur coupure irrationnelle (notamment entre l'image sonore et l'image visuelle). C'est une erreur de dire que l'image cinématographique est forcément au présent. L'image-temps directe n'est pas au présent, pas plus qu'elle n'est souvenir. Elle rompt avec la succession empirique, et avec la mémoire psychologique, pour s'élever à un ordre ou à une série du temps (Welles, Resnais, Godard...). Ces signes de temps sont inséparables de signes de pensée, et de signes de parole. Mais comment la pensée se présente-t-elle au cinéma, et quels sont les actes de parole spécifiquement cinématographiques ?Cet ouvrage est paru en 1985. Du même auteur : Cinéma 1 - L'image-mouvement (1983).

  • Publié en 1934, La Pensée et le Mouvant est la dernière oeuvre de Bergson. Réunissant des articles et des conférences qu'il donna de 1903 à 1923, ce recueil est l'occasion pour l'auteur de L'Évolution créatrice de redéfinir sa démarche : la réalité, pour être pensée, doit être saisie dans la durée. Mais cette nouvelle manière de philosopher ne saurait s'élaborer à l'écart du discours scientifique. Science et philosophie sont appelées à collaborer. Ensemble, elles façonnent une vision neuve de l'univers, dans laquelle le vécu n'est pas isolé de notre corps, des autres espèces vivantes et de la matière physique.
    C'est pourquoi Bergson entend lutter contre l'imprécision de certains discours philosophiques, souvent à l'origine d'idées générales, interchangeables ou même fausses. Sa philosophie ? Une recherche guidée par une pensée intuitive. Quelle en est la méthode ? Quelles réponses apporte-t-elle ?
    Autant de points qui permettent de découvrir ou de redécouvrir l'originalité de la pensée de Bergson.

  • Henri Bergson, prix Nobel de littérature en 1927, nous offre ici ses réflexions sur les thèmes suivants : 
    - La conscience de la vie
    - L'âme et le corps
    - Fantômes de vivants et recherche psychique
    - Le rêve
    - Le souvenir du présent et la fausse reconnaissance
    - L'effort intellectuel
    - Le cerveau et la pensée : une illusion philosophique.

  • La modernité a pu proclamer la mort de Dieu, mais il n'y aurait pas de philosophie contemporaine sans les apports juifs et chrétiens. Sur un siècle d'histoire de la pensée, cette somme sans précédent révèle l'inconscient refoulé de l'Occident.
    La relation entre les deux traditions du judaïsme et du christianisme a fait l'objet, depuis le début du xxe siècle, d'approches philosophiques fondamentales que le présent ouvrage s'efforce de réunir et de ressaisir. De Rosenzweig à Levinas, de Bergson à Maritain, de Péguy à Sartre et de Simone Weil à Ricoeur, c'est une constellation théorique singulièrement contrastée qui s'y manifeste, mettant en lumière une histoire philosophique inspiratrice de notre espace religieux et politique. Il ne s'agit cependant pas ici de rejouer philosophiquement les antagonismes historiques. Les textes rassemblés dans ce volume posent en effet de manière irréductible la question : qui est l'autre ? À quels types d'altérations et de complémentarités la pensée est-elle ici confrontée ? Il ne saurait donc être question d'autre chose que de trouver une orientation et une signification là où les déterminations historiques ont parfois recouvert ce qu'il est permis d'appeler l'exception judéo-chrétienne.

  • Bien rares, en France, sont les savants, les écrivains, les artistes et même les artisans qui s'absorbent dans la matérialité de ce qu'ils font, qui ne cherchent pas à extraire - fût-ce avec maladresse, fût-ce avec quelque naïveté - la philosophie de leur science, de leur art ou de leur métier. Le besoin de philosopher est universel : il tend à porter toute discussion, même d'affaires, sur le terrain des idées et des principes. Il traduit probablement l'aspiration la plus profonde de l'âme française, qui va tout droit à ce qui est général et, par là, à ce qui est généreux. En ce sens, l'esprit français ne fait qu'un avec l'esprit philosophique.

  • La publication de ce cours inédit de Bergson est un événement. Donné au Collège de France en 1902-1903, il a été intégralement pris en note, au mot près, par les sténographes de Charles Péguy. Il représente donc le trait d'union entre l'oeuvre écrite à laquelle le philosophe tenait exclusivement et l'enseignement oral d'où provient sa renommée, cette fameuse « gloire » de Bergson qui a si profondément marqué le premier XXe siècle. Au prisme de sa pensée de la durée, Bergson y revisite les philosophies de Platon, Aristote, Plotin, Descartes, Leibniz et Kant, et prépare là ce qui deviendra un chapitre majeur de L'Évolution créatrice.
    Édition établie, annotée et présentée par Camille Riquier, sous la direction scientifique de Frédéric Worms.

  • En 1928, quelques mois après l'attribution du prix Nobel à Henri Bergson, paraît dans Les Revues un pamphlet signé d'un jeune professeur de philosophie qui a publié, un an plus tôt, un ouvrage original et dérangeant, Critique des fondements de la psychologie, dans lequel il oppose la psychanalyse de Freud à la psychologie traditionnelle : Georges Politzer, arrivé en France en 1921, agrégé de philosophie en 1926.
    Ce pamphlet s'attaque à plusieurs aspects de la pensée de Bergson, accusé de présenter sous de nouvelles couleurs le spiritualisme à la française qui est l'une des facettes de la tradition universitaire depuis Victor Cousin. Au-delà du bergsonisme, Politzer stigmatise une Université française figée dans une pensée qui ignore tout de Hegel, de Marx ou de Nietzsche, et préconise de revenir à l'enseignement de Socrate, à cette philosophie « corruptrice de la jeunesse », ennemie des dieux et des États. Cette anthologie, préfacée et annotée par Roger Bruyeron, regroupe ses principaux écrits philosophiques.

    En couverture : d'après des croquis de Georges Politzer © Michel Politzer et une caricature de Bergson © Studio Flammarion.

  • L'ambition de ce livre est de fournir à la philosophie de Péguy l'« appareil » capable de manifester le plus fidèlement possible le « profond ordre intérieur » qui tient ensemble la multitude de textes qui a jailli génialement de sa plume. Loin de pointer les contradiction d'un homme, il s'agit alors de suivre la continuité et la cohérence d'un chemin, par-delà toutes les ruptures apparentes, qui se déroule selon un drame chrétien : L'état d'innocence, d'abord, la pureté de son combat socialiste et une jeunesse saisie par l'événement de l'Affaire Dreyfus et tenue par la venue imminente de la cité harmonieuse ; la chute, ensuite, avec l'histoire de la décomposition du dreyfusisme et l'enfer du monde moderne ; le salut, enfin, avec le retour de la foi catholique et les nouvelles ressources que lui prodigue la vertu d'espérance.

  • À défaut de définir l'intelligence, les psychologues ont entrepris de la mesurer. Après l'échec des tests de mesure, les biologistes l'ont cherchée dans les gènes. La génétique demeurant silencieuse, c'est le cerveau et son développement épigénétique qui ont construit le nouveau laboratoire de l'esprit. Aujourd'hui, l'intelligence autorise sa propre simulation par les puces synaptiques. Les programmes Human Brain et Blue Brain entendent cartographier le cerveau humain dans son intégralité jusqu'à produire un jour une conscience artificielle capable de s'auto-transformer en accédant à son code source.
    Laissant de côté toute déploration technophobe, Métamorphoses de l'intelligence engage le dialogue entre autonomie et automatisme, ouvrant ainsi à l'intelligence la voie prometteuse de la démocratie expérimentale.

  • Aventuriers, hommes politiques, enseignants, entrepreneurs ou meneurs d'hommes, ils s'adressent aux jeunes, souvent à des moments de crise. De conseils bienveillants en anecdotes, ils se remémorent leur propre jeunesse pour en tirer des exhortations à « jouer le jeu », « chercher la joie la plus haute », « subordonner l'intelligence au coeur », « être fidèle à ses rêves », et rester exigeant.

    Vigoureuses, leurs paroles sont un vibrant appel à vivre passionnément.

    Couverture : Thierry Fétiveau - Chapeau © Neyro - Fotolia.com
    © E.J.L., 2014 pour la présente anthologie

  • Le présent volume, qui marque les dix ans des Annales bergsoniennes, constitue un numéro spécial, organisé autour du colloque international « Bergson et le désastre. Lire Les deux sources de la morale et de la religion au Japon aujourd'hui » qui s'est tenu à Tokyo, Kyoto et Fukuoka, du 24 au 29 octobre 2011. Le thème de ce colloque, inscrit dans le cadre du Projet Bergson au Japon, sur L'évolution créatrice, puis sur Les deux sources de la morale et de la religion, a été pour ainsi dire dicté par les événements tragiques survenus à Sendaï et à Fukushima le 11 mars 2011, et dont nous n'avons vraisemblablement pas encore mesuré toutes les conséquences, théoriques et pratiques. Il rejoint par ailleurs une ligne d'interrogation réelle de Bergson encore trop peu aperçue et qui compte parmi les potentialités les plus fécondes et les plus urgentes de cette pensée.
    Les actes de ce colloque sont encadrés par des inédits et des varia qui entrent eux-mêmes en résonance avec le dossier central. Les inédits comprennent une conférence de Jean-Luc Marion, prononcée le 7 avril 2011 à l'Académie française, ainsi qu'une série de textes capitaux, non traduits ou devenus introuvables, des trois grands philosophes japonais qui ont introduit Bergson dans leur pays et dans leur pensée, et auxquels, du même coup, Bergson nous introduit : Nishida, Kuki et Tanabe. Quant aux varia, où différents problèmes actuels du bergsonisme sont abordés, ils sont représentatifs de la recherche japonaise contemporaine sur Bergson.

  • Ce huitième volume des Annales bergsoniennes poursuit, comme les trois précédents, l'investigation entamée dans le sillage du dernier livre de Bergson, Les deux sources de la morale et de la religion, en direction de notre propre présent, vers les problématiques de philosophie pratique : après les questions de la politique, de la catastrophe et de la guerre, c'est à présent celle de la morale, organisée autour de celle de l'émotion et divisée comme elle (selon le partage décidément crucial du clos et de l'ouvert), qui est posée.
    Le dossier « Bergson, philosophe de l'émotion » aborde donc des problèmes esthétiques, religieux et sociaux. Il est lui-même entouré d'un article de varia et de deux inédits : l'un, dû à Bergson lui-même, est consacré à des questions de philosophie de la croyance ; l'autre, consistant dans deux lettres adressées à Bergson par le philosophe Delfim Santos, nous fait découvrir les prémices, peu après la parution des Deux sources, de la réception encore mal connue en France de Bergson au Portugal.

  • L'erreur a été de continuer à étudier Bergson sans prendre d'abord en considération le statut profondément réformé de la métaphysique qu'il instaure et qui a pour geste principal de procéder au retournement de la métaphysique traditionnelle : non plus se fonder sur un premier principe, duquel l'auteur prétend s'élever, mais se fondre dans l'expérience immédiate que nous avons de nous-mêmes, c'est-à-dire descendre en soi-même, livre après livre, vers des couches de plus en plus profondes de la durée concrète. Il s'agit en un sens d'une archéologie, mais comprise dans les limites indéfiniment reculées de l'intuition, Bergson n'atteignant qu'à la fin, dans son dernier livre, le véritable principe agissant, au lieu d'en partir comme toute la métaphysique avant lui.
    Il est dès lors possible de reprendre le mouvement unique qui traverse l'oeuvre, attentif aux transitions qui le conduisent d'un livre à l'autre dans l'approfondissement d'un unique problème, celui de la personnalité. La personne est pour la première fois pensée comme temps, chaque livre privilégiant l'une de ses dimensions : le présent (Essai sur les données immédiates de la conscience), le passé (Matière et mémoire), l'avenir (L'évolution créatrice), l'éternité (Les deux sources de la morale et de la religion). C'est l'oeuvre entière qui s'avère être un corpus sur le temps.

  • En quoi l'approche française de la philosophie, ce que Montaigne appelait déjà " philosopher à la française ", est-elle particulière ? Des chercheurs français et étrangers analysent cette spécificité de la démarche philosophique qui repose sur les rapports d'une langue nationale et d'une langue philosophique universelle : dans quelle mesure le français est-il une langue porteuse d'universel ? L'analyse de l'histoire de la philosophie française, de sa rencontre avec des courants internationaux, d'un style philosophique français permet de répondre à cette question.SOMMAIREAvant-propos par Jean-François MATTEIPremière partie : La philosophie française au XXe siècleI - L'école française de l'action Bertrand de Saint-SerninII - L'idée dialectique dans la pensée française au XXe siècle, Bernard BourgeoisIII - De la compréhension à l'interprétation, l'herméneutique "more gallico demonstrata", Jean GreischIV - L'un pour l'autre chez Sartre et Levinas, Rudolf BernetV - L'Autre et l'Etranger entre Derrida et Ricoeur, Richard KearneyVI - L'épistémologie française à la croisée des chemins, Dominique LecourtVII - La spécificité de la philosophie française des sciences au XXe siècle, Evandro AgazziVIII - La question de la culture, Thomas de KoninckDeuxième partie : La philosophie française et les courants internationaux IX - L'effet Schopenhauer et les philosophes français de la fin du XIXe siècle, Claude TroisfontainesX - La pensée rhénane de Gaston Bachelard. Conflit ou alliance de la raison et de l'imagination ? Jean-Jacques WunenburgerXI - La phénoménologie de Husserl dans la philosophie de Merleau-Ponty. Questions phénoménologiques, Marc RichirXII - L'épistémologie française à la rencontre de la phénoménologie. Autour de René Thom, Alain BoutotXIII - Phénoménologie et philosophie analytique, Pierre LivetXIV - La rencontre de la déconstruction et de l'herméneutique, Jean GrondinXV - Fantasmes hégémoniques et métaphysique, Dominique JanicaudXVI - Sources et enjeux philosophiques de la pratique de la différence, Lambros CouloubaritsisTroisième partie : L'histoire française de la philosophieXVII - La langue de la philosophie, du latin au français, Pierre MagnardXVIII - "Un peu de chaque chose à la française" ou Dialectique, didactique et grandeur d'âme, Henri-Paul CunninghamXIX - D'un idéalisme à venir, Jean-Michel Le LannouXX - L'ego chez Bergson et chez Husserl, Jean-Louis Vieillard-BaronXXI - La foi dans le langage, Gilbert HottoisXXII - Présence de la philosophie française dans la pensée arabe, Ali ChenoufiXXIII - La question de la démocratie dans la philosophie française contemporaine, Alain RenautXXIV - Matérialisme, dialectique et "rationalisme moderne". La philosophie des sciences à la française et le marxisme, 1931-1945, André ToselQuatrième partie : Le philosophe français et le styleXXV - Le style lisse des philosophes français, Sylvain AurouxXXVI - Le courage d'être clair, André Comte-SponvilleXXVII - Vie enracinée, pensée organique, Michel MaffesoliXXVIII - L'exercice de l'improvisation, notre avenir, Jean-François de RaymondXXIX - L'affaire Sokal concerne-t-elle vraiment les philosophes français ? Pascal EngelXXX - Philosopher en français hors de France, Evangelos MoutsopoulosXXXI - La romanité philosophique et son vocabulaire, Franco VolpiIndex des noms -- Liste des auteurs

  • « La domination du géant chinois s'impose dans les domaines industriel, technologique, commercial et financier, tandis que ses capacités militaires ont été considérablement renforcées. » Claude Meyer
    « Plaire ? Assurément, en donnant à rire.Instruire ? Sans aucun doute,en initiant aux désordres du monde. » Daniel Grojnowski
    « Suffit-il qu'un robot soit programmé pour simuler l'empathie pour que l'on puisse dire qu'il en a ? » Serge Tisseron

  • « La philosophie d'Henri Bergson procède par images. L'intuition n'est donc pas seulement une méthode, mais aussi un langage qui ne parle au propre que lorsqu'il parle au figuré. Elle est une lanterne obscure qui dispense partout de la lumière. Dans L'évolution créatrice, l'intuition n'est pas une simple métaphysique qui se ferait sans la science. Elle est aussi une dialectique qui chevauche l'intelligence, une pensée en durée qui se nourrit de la pensée spatiale. La science et l'art viennent en premier. Ils sont les prolongements du sens commun. La philosophie ne peut rien faire sans eux. Comme Prométhée, comme le voleur de feu, elle se nourrit de ce qui n'est pas fait pour elle. Comme Hermès, comme le messager, elle en fait un langage et un univers que tous doivent pouvoir comprendre et dans lequel tous doivent pouvoir se retrouver. »

    Extrait de: Paul-Antoine Miquel. « Bergson ou l'imagination métaphysique. » iBooks.

  • «La mer est l'avenir de la terre mais elle n'a jamais été aussi fragile» Cyrillle P. Coutansais
    «Il faudrait apprendre de jésus à voir l'amour là où certains hommes religieux ne reconnaissent que le péché.» Enzo Bianchi
    «Pour percer le mystère des profondeurs, il faut parfois viser vers les cimes» Henri Bergson

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