• Notre-Dame de Lourdes, Notre-Dame de Fatima, Notre-Dame de Guadalupe, Notre-Dame de Manaoag, Notre-Dame de Walsingham, pour ne citer que les plus célèbres : autant de lieux d'apparition de la Vierge qui, reconnus par l'Église catholique, sont devenus autant de sanctuaires de spiritualité et de centres de pèlerinage aux quatre coins du monde qui, chaque année, drainent des foules immenses. Mais le culte marial s'incarne aussi en des centaines d'autres endroits visités par celle que les hymnes célèbrent comme la Mère de Dieu et qui inspirent une dévotion locale. Encore faut-il que Rome ne les ait point considérées non avenues ou ne les ait pas condamnées.
    C'est cette géographie planétaire que décrit le spécialiste mondial qu'est Joachim Bouflet, triant parmi les milliers d'apparitions déclarées depuis le Moyen Âge. Et non sans porter une attention particulière à la France, la terre par excellence de Marie.
    Un dictionnaire éblouissant pour le croyant comme pour le curieux. Une plongée dans le contre-monde invisible du divin lorsqu'il se manifeste sous forme humaine et, surtout, au féminin.

  • Un jour, à Lourdes, en plein hiver, une belle dame apparaît à une petite fille toute simple. À partir de ce jour, la vie de Bernadette est bouleversée. Elle va porter au monde entier le message de la Sainte Vierge.
    Ce message de Lourdes qui touche encore aujourd'hui beaucoup de pèlerins et de malades : changer son coeur pour suivre Jésus.Les grands saints ont consacré leur vie à l'amour de Dieu et des autres. Leur histoire ouvre la grande aventure de la sainteté.Idéal pour les 5-7 ans.

  • À travers l'Histoire, nombreux sont les enfants qui ont marqué leurs contemporains. Certains ont connu un destin tragique. D'autres ont brillé par leur génie artistique. D'autres encore, plus proches de nous, ont choisi de mettre leur talent au service de leurs concitoyens ou d'une cause qui leur tient à coeur.Toutankhamon, Ali Ibn Sina, Pocahontas, Mozart, Bernadette Soubirous, Arthur Rimbaud, Sophie Scholl, Shirley Temple, Tenzin Gyatso, Nadia Comaneci, Kelvin Doe, Malala YousafzaiVoici le récit de la vie de douze enfants du monde entier connus pour leur personnalité exceptionnelle, leur talent particulier ou leur combat singulier. Leur point commun ? Un destin hors du commun !À partir de 8 ans

  • Quand l'auteur de Chiens perdus sans collier, aux 4 000 000 d'exemplaires vendus, prend le chemin de Lourdes, il se veut un pèlerin comme un autre. Enfin, presque. Bernadette réveille en lui l'écrivain et lui inspire une célébration fulgurante des humbles. Cet album accompagné de photos des années 1970 ressuscite un certain parfum vintage de la France.
    " Là-bas, j'ai découvert cette alliance unique de douleur, de courage, de foi et d'espérance : on vient reprendre des forces et non pas guérir. J'ai vu, j'ai entendu des malades désirer que ce soit tel autre qui guérisse, et non pas eux-mêmes, parce que l'autre était plus malade. "
    G. C.

  • Toute la vie de sainte Bernadette : un récit passionnant accompagné de 168 vignettes illustrées pour les enfants.Découvrez la petite sainte de Lourdes et l'histoire lumineuse de ce sanctuaire mondialement connu. Une vie toute simple et pure, transfigurée par les apparitions de la Vierge Marie. Collection historique fondée en 1947, ""Belles histoires belles vies"" présente aux enfants les plus beaux exemples de sainteté du christianisme !À partir de 7 ans.

  • Le meilleur de Jacques Chirac à ses " chers compatriotes " !" Notre maison brûle et nous regardons ailleurs. " " Moi de gauche ? Bien sûr, je mange de la choucroute et je bois de la bière ! " " La guerre, c'est toujours [...] la pire des solutions, parce qu'elle amène la mort et la misère. " Qu'elles nous aient amusés, choqués ou touchés, les citations mémorables de Jacques Chirac sont si nombreuses qu'on ne les compte plus ! Dans cet ouvrage, retrouvez les plus grandes phrases que Jacques Chirac a prononcées au cours de son inoubliable carrière politique !

  • Pour parvenir à la vérité d'un homme ou d'un peuple il n'y a pas de chemin plus droit, plus direct, que celui du coeur. C'est celui qu'a choisi Marie-Jane Natali-Listera pour atteindre à la vérité de la Corse, pour la comprendre et, par ce récit qui se veut témoignage, pour la faire comprendre autour d'elle. Dans sa préface, Mgr Thomas, évêque d'Ajaccio, souligne les raisons de cette exceptionnelle compréhension : « Mme M.-J. Natali a épousé un Corse, a vécu en Corse la vie de famille et ouvert son coeur à tous ceux de Corse, sans acception de personne, pour les écouter avec sympathie, les connaître du dedans et les aimer. La lumière s'est faite alors, et elle nous la transmet dans un récit alerte, varié, où paysages et personnes ne font qu'un avec la réalité contemporaine : la Corse d'aujourd'hui, fidèle à son passé, mais qui éprouve grande peine à se frayer un passage dans une civilisation éloignée de ses valeurs les plus profondes. » Destiné aux « continentaux », ce livre veut changer en eux, dans la mesure où ils cherchent à mieux connaître la Corse actuelle, quelque chose d'essentiel : « des idées fausses auront disparu, des questions auront trouvé réponse, une sympathie envers la Corse les aura gagnés ». « Mais, ajoute le préfacier, de nombreux Corses eux-mêmes y puiseront la joie d'une découverte, celle de se savoir connus, entendus, compris et aimés par une « continentale » de Vendée... » Au reste, on ne sera pas surpris que la Vendée soit le pays de l'auteur, du préfacier et de l'éditeur de ce livre : ne sut-elle pas, en d'autres temps, comme la Corse aujourd'hui, se battre pour conserver son âme et demeurer « terre de liberté » ? Ce que l'Empereur corse a marqué de son sceau en créant « Napoléon - Vendée » (La Roche-sur-Yon), chef-lieu de la Vendée et ville natale de Marie-Jane Natali-Listera.

  • On a parlé d'événement : c'est, en fait, beaucoup mieux : un avènement. Au coeur de la province Vendée, non loin de la jonction des provinces tutélaires : le Poitou, l'Anjou et la Bretagne, un haut lieu vient de naître. Les premières foules qui se pressaient durant l'été 1978 vers la colline embrasée du Puy du Fou, celles qui se préparent, plus nombreuses encore, à célébrer « Ce soir, la Vendée », croyaient et croiront peut-être vibrer à un spectacle inoubliable. Ils sont, en vérité, les témoins acteurs d'une aventure dont les multiples significations - historiques, sociologiques, ethnologiques, culturelles, spirituelles même - méritaient d'être analysées : le château du Puy du Fou étant devenu l'axe d'une dynamique par laquelle onze communes vendéennes ont retrouvé le goût et le sens unitaires du Pays. Autour du spectacle, miracle d'enthousiasme et d'ingéniosité, ayant brusquement pris conscience de racines profondes à nouveau parcourues par la sève des initiatives communautaires, le Pays du Puy du Fou s'est constitué. Hervé Louboutin, journaliste en Vendée, a suivi pas à pas le cheminement de l'idée, les étapes de sa réalisation, les péripéties de son triomphe. Son témoignage a la précision et la hauteur qu'exigeait cet exemple, probablement unique en France, de Renaissance régionale. Ici le phénomène est total : aux talents venus de Paris, mais soucieux de servir avant tout la province évoquée, se sont mêlés l'imagination, le tour de main, le courage et la ferveur d'une population gagnée peu à peu par la fièvre des grands commencements. Louis Chevalier, professeur au Collège de France, qui a parrainé cet ouvrage en le préfaçant, parle d'une vérité qui a « éclaté en gerbe d'étincelles dans le ciel du Bocage ». Pour pleinement vivre les « gestes » du Puy du Fou on aimera prolonger et ordonner, dans ce livre qui eût passionné Jean Yole, l'émotion du spectacle : à ce niveau l'acte et le témoignage ne sont pas seulement complémentaires, ils sont indissociables.

  • Le Puy du Fou est un miracle permanent. Le miracle, c'est moins le prodigieux succès de son spectacle techniquement et esthétiquement parfait, comblant d'aise, chaque saison depuis 1978, des centaines de milliers de personnes accourues de partout, que la volonté sereine, le dévouement intact, l'enthousiasme contagieux des 1 350 bénévoles acharnés, depuis une douzaine de communes du Haut Bocage vendéen, à faire revivre un monument hier meurtri, aujourd'hui sauvé par l'Histoire. Là, en quelques années, un univers culturel paysan s'est non pas créé mais révélé. Une terminologie nouvelle est née : cinéscénie, puyfolais, etc. ; un pays surtout s'est « retrouvé » dont Hervé Louboutin, avec l'oeil du brillant journaliste qu'il est. ici toutefois davantage acteur que témoin, s'est fait le héraut. Le tirage du premier livre, dans lequel il rappelait la genèse puis décrivait l'extraordinaire croissance du phénomène puyfolais, le Puy du Fou, un pays retrouvé, est épuisé. Tout en conservant l'essentiel d'un texte qui fut reçu par les Puyfolais et leurs amis comme une chronique chaleureuse et fidèle, Hervé Louboutin a enrichi ce second livre non seulement d'une illustration entièrement renouvelée manifestant mieux encore la dimension humaine de cette gigantesque entreprise, mais aussi d'un rappel d'événements récents actualisant son témoignage et d'une réflexion l'approfondissant. La préface de Louis Chevalier, l'éminent professeur du Collège de France, y figure toujours, mais en postface. Elle a laissé la place, au début du livre, au vibrant hommage de l'essayiste et romancier Michel Ragon, l'auteur de « L'accent de ma mère ». qui a ressenti le choc du Puy du Fou comme l'éclatante confirmation de ses racines paysannes et vendéennes, aujourd'hui sa principale source d'inspiration. Ainsi, « Jacques Maupillier. paysan de Vendée » est-il devenu l'ancêtre commun, le point de convergence d'esprits étonnamment divers, n'ayant jamais fini de se reconnaître au miroir de l'étang du Puy du Fou, l'incomparable scène où se déploie la fête estivale d'une culture dont les siècles n'auront pu altérer l'ardente et simple générosité. Jean Huguet

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cette nouvelle "histoire morale destinée à l'éducation des jeunes filles" est certes très instructive, mais n'a pas sa place dans la bibliothèque rose. Si l'héroïne s'appelle toujours Sophie, les temps ont changé depuis la comtesse de Ségur. La petite fille modèle a grandi, elle a quinze ans et a troqué ses dessous en broderie anglaise contre une mini-jupe. Oui, les temps ont changé, mais pas les sept péchés capitaux, et les jeunes filles d'aujourd'hui y succombent comme les petites filles d'autrefois. Par contre, la punition n'est plus la même, et Sophie découvrira bientôt qu'on peut y prendre goût, surtout quand ceux qui l'administrent s'appellent Roland, Paul, Jacques et les autres...

  • Il y a deux jeunes femmes, Ava et Sarah, et beaucoup d'hommes autour : des Américains, des Vietnamiens, des amis, des amants, des ennemis. Il y a la guerre - puisque les protagonistes son reporters. De guerre. Ce qui caractérise la guerre, c'est que ça bouge, ça bouge tout le temps. A vous de courir derrière et de faire gaffe qu'elle ne vous coure pas derrière - car, alors, crac ! Elle vous attrape. Pfuitt !... Salut, la compagnie ! La guerre qui vous met une fois pour toutes de l'autre côté de la normalité, car la guerre est plutôt malsaine pour les enfants. Mais ça n'est pas une histoire de guerre. Il y a l'amour. C'est un peu pareil. On lui court derrière en essayant de faire croire qu'il vous court derrière. Honneur oblige. Et quand on perd, on fait comme si on gagnait. On voudrait dire « Stop, je désarme », on le dit trop tôt ou trop tard. Pauvres de nous ! Pourtant ça n'est pas vraiment une histoire d'amour. Il y a l'amitié, fleuve paisible - croit-on - sur lequel on s'embarque l'âme légère, tous les sens en vacances. Fleuve large, tranquille, apaisant, jusqu'au moment où, de préférence la nuit quand on dort, on arrive devant des chutes vertigineuses. Sauve qui peut ! Alors, alors ?... C'est l'histoire de la partie de ping-pong que jouent les forces contraires de la vie. La balle, c'est nous.

  • La fresque d'une génération : à travers vingt ans d'histoire, deux jeunes hommes et deux jeunes femmes sont aux prises avec les tourments de la vocation et de la fidélité à soi-même, que viennent contrarier la violence des événements et celle des passions. Novembre 1938. Cependant que la menace d'un nouveau conflit pèse sur le monde, une petite société d'amis se retrouve, à Paris, dans la librairie de Bernadette. Anne Castier, dont les parents, négociants ruinés, habitent Le Havre et que l'ethnologie passionne. Jacques Gervais, retour d'Afrique avec l'expédition Griaule. Guillaume Barnet, qui ne se soucie pas de succéder à son père dans la tannerie de Coulommiers : si sa vocation est de poursuivre l'étude des religions orientales, pour le moment il est bouleversé par les événements d'Espagne. C'est l'heure où chacun en est encore à rêver sa vie : Guillaume est amoureux d'Anne, elle-même éprise de Jacques, à qui elle se donnera mais qui, le lendemain, fuira sans explication cet amour. Et Guillaume rencontre Béatrice, une femme merveilleuse, un peu folle aussi, Béatrice Prousthon, de la General Motors. Ainsi sont noués les fils de quatre destins, dont l'auteur nous fait suivre la marche émouvante en éclairant le point pathétique où chacun d'eux se retrouve, d'abord en novembre 1948, enfin en avril 1958. Construit comme une pièce en trois actes, ce roman se déroule avec une ampleur et une vérité qui en font un témoignage exemplaire, où les meilleurs d'entre nous retrouveront l'image de leurs épreuves et de leurs ambitions.

  • Recueil de chroniques railleuses, caustiques et parfois cruelles, principalement consacrées à la vie politique française, par une éditorialiste de National Hebdo.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Né dans la misère, gamin bagarreur et chapardeur, Joseph Wresinski devient prêtre puis s'installe en 1956 dans le bidonville de Noisy-le-Grand. Là, dans cette désolation, il donne aux déshérités un nom, le Quart Monde, crée un mouvement, ATD, et conçoit un projet de société qui bannit la charité et rend aux exclus leur dignité. « Pour qu'une démocratie soit juste, disait-il, il faut que toutes ses lois soient faites en fonction du plus démuni de ses membres. » Le RMI est né en 1988 de cette réflexion et, dix ans plus tard, la loi contre les exclusions avec la couverture médicale pour tous. Peu avant sa mort, il fera graver cette phrase sur le parvis du Trocadéro : « Là où les hommes sont condamnés à vivre dans la misère, les droits de l'homme sont violés. S'unir pour les faire respecter est un devoir sacré. » Une profession de foi signée de son nom : Joseph Wresinski.

  • Procès : le Larousse donne cette définition : Ensemble des pièces produites par l'une ou l'autre des parties pour servir à l'instruction et au jugement d'une affaire. Voici le dossier de l'affaire de Lourdes, rien que des documents authentiques : les interrogatoires de Bernadette par les juges ; les correspondances officielles entre fonctionnaires du département et leurs ministres ; les dépositions des témoins, les articles de journaux, les accusations et les plaidoiries. Bernadette prétend avoir vu le ciel s'entrouvrir dans le creux du rocher de Massabielle ! Vous pourrez connaître et discuter cet extraordinaire événement avec ses contemporains et ses témoins.

  • Frédo, ancien régisseur de spectacles, et Sandrine, sa femme, peintre, viennent d'avoir un petit garçon. Leur couple bat de l'aile. Frédo, qui cultive un désenchantement nihiliste, ne parvient pas à accepter sa paternité. Lors d'une dispute plus violente que les autres, il rejoint sa maîtresse. À son retour, Sandrine a disparu avec son bébé. Belle occasion de balancer aux orties sa vie conjugale. La rencontre avec le mari va précipiter les choses, mais pas comme Frédo aurait pu s'y attendre. Toutes ses certitudes détruites, il se lance dans une reconquête éperdue de l'amour qu'il a laissé s'enfuir. L'aventure, aussi surprenante que mouvementée, l'aspire en Indonésie, aux États-Unis et au Québec, sur les traces d'une mystérieuse jeune fille, puis de Sandrine et du petit Louis. Quelque chose de beau tient le langage simple et violent de la vraie vie, tour à tour à la recherche aveugle de ceux qu'on aime et de ceux qu'on aimait sans le savoir. C'est un roman de la crise, l'histoire d'un homme au milieu de sa vie, obligé de partir à l'autre bout de la terre en quête de sa vérité.

  • La foule : c'est elle qui parle, c'est d'elle qu'elle parle, c'est de nous qu'elle parle, c'est nous qui parlons. Immense chant aux quatre milliards de bouches. Narratrice/narrée : ainsi se présente la voix qui conduit Chant pluriel. Pour la première fois, s'ordonne en un texte un discours collectif passionné, lancé au-dessus de nous et par nous, gens des H.L.M., gens de l'abondance, courbée sous la loi du travail/loisir, nous dont la vie est soumise à l'atroce scansion des aubes, des crépuscules. La foule clame son projet subversif, sa volonté de changer radicalement le vieux monde livré au « rajeunissement » sauvage que l'on sait (supermarchés, immeubles, autoroutes). Pour cela, une seule stratégie : réduire définitivement la prétendue contradiction qui subsiste encore, en Occident, entre matérialisme et métaphysique. Donc, opérant l'imprévisible jonction de ces deux « contraires », son chant survolté éclate à l'endroit même où on ne l'attendait pas, fond par surprise sur l'univers. Ainsi, le Dieu dont elle éparpille les syllabes sur la terre, est bel et bien le Dieu (jusqu'ici inabordable, inconnu) qui a crevé ses cuirasses (psychologie, morale, ordre, idéalisme), ses cibles. Dieu des masses, Dieu-masse, il recharge et relance au combat tout un passé « religieux » oublié, réactive tout un présent de révoltes fatiguées et, suscitant ses « apôtres », ses militants, impulse un futur de subversions vertigineuses. La chasse aux individualismes commence. Au coeur des multitudes, les « apôtres » se déplacent, faisant sauter les verrous de la bonne conscience, annonçant la grande utopie post-révolutionnaire. Épopée aux actions innombrables (burlesques, sanglantes : positives). Chant pluriel est aussi hymne prophétique (si la prophétie est bien ce qui « consiste dans le plus parfait développement de la faculté imaginative » - Maimonide). Voici le premier manifeste pour une écriture absolument collective, faisant accourir, à la surface du texte, les mille cris de misère lancés sous le goudron, sous le béton, accomplissant, d'une certaine façon, le voeu de Lautréamont (« La poésie doit être faite par tous. Non par un. »), développant le discours pluriel, le seul possible aujourd'hui, demain. Voici le premier livre où il y a beaucoup de monde sur la page !

  • La justice est devenue l'un des points faibles de notre démocratie. Les magistrats, les avocats, les hommes politiques eux-mêmes le reconnaissent. Quant aux « simples citoyens », ils manifestent ouvertement leur défiance et parfois leur colère. Les uns connaissent seulement l'appareil judiciaire par les médias ; les interminables rebondissements des grandes affaires alimentent leurs doutes et leurs sarcasmes. Les autres, qui ont eu personnellement à souffrir de cette dégradation, se trouvent pris dans un engrenage qui les désespère. Sont-ils en mesure de se faire rendre justice ? Rien n'est moins sûr aujourd'hui. C'est de ces difficultés, de ces lenteurs, de ces incohérences et, parfois, de ces pièges que parle Guy Thomas. Une analyse polémique et salutaire, exclusivement fondée sur des cas réels, que légitime la gravité du danger : sans véritable justice, il n'y a pas de démocratie.

  • A douze ans, auréolée de mystère, Agathe se démarque des autres enfants qu'elle inquiète et fascine à la fois. Son monde c'est un peu celui d'Odette Joyeux, avec ses frayeurs et ses cauchemars, lorsque, petite parisienne, elle venait passer ses vacances dans le village poitevin de Nieuil-l'Espoir. Publié pour la première fois en 1941.

  • Ne cherchez pas de baleines aux royaumes de l'Himalaya : vous n'en trouverez pas davantage que de yétis. Les baleines auxquelles l'auteur fait allusion sont obsessionnelles, ce sont celles que l'on poursuit toute sa vie, telle la fabuleuse Moby Dick du capitaine Achab. La baleine blanche du petit Alex, le nouveau héros de Jacques Lanzmann, n'est autre que Vince, son propre père, parti « faire une marche » d'un mois au Népal et qui, trois ans plus tard, n'est toujours pas revenu. Alex, treize ans, fasciné par ce père devenu mythique, partira donc pour le Népal accompagné de Léon, quatre-vingt-deux ans, son vieux grand-père qui, faute de jambes et de souffle, possède un coeur grand comme le monde. La baleine blanche conte, avec une verve Incomparable, l'extraordinaire aventure de ce gosse et de ce vieillard liés à la vie à la mort, qui n'arrêtent pas de s'épater, de se Jouer la comédie, et qui s'aiment... On rit et on pleure d'une page à l'autre, sans même y prendre garde. Mais ne vous y trompez pas : derrière ce récit hors du commun où l'on va de surprise en surprise, se dressent en toile de fond les plus hauts sommets du monde, vers lesquels ce diable de Lanzmann nous entraîne au pas de charge. Un roman haletant que tout marcheur devrait avoir lu et avec lequel tout lecteur devrait marcher.

  • A Bordeaux à la fin de la dernière guerre. A Bordeaux et dans sa campagne, le Paradis pour le narrateur qui s'appelle Adam. « Père » voulait être marin. Une chute a brisé net cette ambition. Il est devenu armateur. « Mère », issue d'une famille chic, lui a donné deux enfants, Adam... et Zoé. Les Saisons du Paradis sont une chronique acide de cette enfance, bercée par la lecture des Mille et Une nuits, des virées à Arcachon, jusqu'à la dune du Pyla. La famille embarque dans une superbe automobile, une berline Chenard et Walcker 10 CV. On boit de l'orangeade. On joue à se faire peur. Bordeaux est libéré. Adam entre à Saint-Symphorien, un collège privé. Père est ruiné. Les meubles sont vendus. De saison en saison, la vraie vie commence. Le narrateur quitte un royaume pour un autre, aux dimensions du monde.

empty