• J'ai ouvert les yeux et il était là, penché sur moi, à quelques centimètres de mon visage. Un inconnu me regardant avec tellement de gentillesse que j'étais convaincue que j'allais mourir. Il me caressait la tête, les cheveux ; mon Dieu qu'il était beau. J'aurais aimé que ce soit quelqu'un qui m'aime plutôt que quelqu'un qui s'apprêtait à me dire : " Vous faites une hémorragie cérébrale. "
    Sharon Stone, l'une des actrices les plus célèbres au monde, est victime d'un accident vasculaire cérébral en 2001 qui lui coûte non seulement sa santé, mais met aussi en péril sa carrière, sa famille et sa renommée mondiale. Dans La Beauté de vivre deux fois, elle se livre avec honnêteté : ses origines irlandaises et sa jeunesse en Pennsylvanie dans un milieu modeste, les traumatismes et la violence qu'elle a connus enfant, ses débuts comme mannequin, sa conquête de Hollywood et les sommets que furent Basic Instinct et Casino... et ce jour décisif où elle a failli mourir. Elle raconte sa lutte pour reconstruire sa vie, la force qu'elle tire de ses enfants et de ses engagements humanitaires.La Beauté de vivre deux fois est la célébration de la puissance d'une femme et de sa résilience. Dans un milieu qui n'accepte pas l'échec, dans lequel trop de voix sont réduites au silence, Sharon Stone a trouvé dans ce livre le courage, enfin, de prendre la parole.

  • Je préfère les génies aux abrutis Nouv.

    Anémone à coeur ouvert.
    Le succès est-il gage de bonheur ? En retraçant, à travers ses propres souvenirs, les cinquante ans de carrière d'Anémone, ce livre dévoile les secrets d'une actrice déçue par la célébrité, qui avait choisi de déserter le jeu des apparences pour se retrouver face à elle-même. Son parcours enseigne une double leçon de courage : elle a tourné le dos à un milieu privilégié pour se risquer sur les chemins du 7e art, puis s'est délibérément éloignée des sirènes du succès. Anémone parle donc. Sans tabou. La période hippie et l'éveil à une conscience politique et écolo, les premiers tournages, la fac et Mai 68, les débuts dans les cafés-théâtres - c'est l'époque de La Veuve Pichard et du Splendid -, les premiers grands rôles, Le père Noël bien sûr, les rencontres... Puis viennent les années de vedettariat, qu'elle déteste, ses relations avec les acteurs, les metteurs en scène, Le Grand Chemin, le César...Enfin, le retrait de la vie publique, les prises de position politiques, les coups de gueule... Riche et franc, ce récit restitué par Laurent Brémond raconte aussi la maladie et les derniers jours de la comédienne.Je préfère les génies aux abrutis, ou le portrait d'une femme décidément actrice puisqu'elle fit le choix de tirer sa révérence en jouant son propre rôle.

  • Ailleurs

    Gérard Depardieu

    L'ailleurs : cette petite distance qu'il faut trouver pour rester profondément humain.Je suis parfois un innocent, parfois un monstre.
    Tout ce qui est entre les deux ne m'intéresse pas.
    Tout ce qui est entre les deux est corrompu.
    Seuls l'innocent et le monstre sont libres.
    Ils sont ailleurs.

  • Vivre vite

    Philippe Besson

    " Regardez-moi bien. Qui sait si je serai encore là demain... " Aussi célèbre soit-il, James Dean, symbole de la jeunesse éternelle, demeure toujours aussi insaisissable. Vivre vite, roman choral tout en nuances, dresse, à travers la voix de ses proches, le portrait intime d'un garçon de l'Indiana, inconsolable et myope, turbulent mais d'une beauté irrésistible, qui s'est donné à tous, sans jamais appartenir à personne : un acteur incandescent devenu, en trois films et un accident de voiture, une icône intemporelle.

  • Né en Arcadie, dans une Grèce déchirée par l'Occupation et la guerre civile, le jeune Costa-Gavras n'aurait jamais pu imaginer nous emmener comme il le fait aujourd'hui là où il lui était impossible d'aller.
    Il arrive à Paris en 1955, immigré sans argent. Son rêve : suivre des études. Au hasard des rencontres, il découvrira la Sorbonne, la Cinémathèque d'Henri Langlois, et deviendra rapidement, après avoir fait l'Idhec, l'assistant des plus grands : René Clair, René Clément, Jacques Demy, Henri Verneuil, Jean Becker, Jean Giono, le tout muni d'une carte de travail qui excluait tout assistanat de mise en scène.
    Il passe à la réalisation avec un premier film coup de poing, Compartiments tueurs. Et enchaîne les succès internationaux avec Z, L'Aveu, Section spéciale, Music Box, Missing, Amen... Il est l'auteur de dix-huit films qui ont autant changé le cinéma que notre manière de voir le monde.
    Ses Mémoires retracent sa jeunesse, sa vie d'" avant ", et fourmillent de détails sur Hollywood, les acteurs, les tournages, comme sur le rôle majeur qu'il a joué à la Cinémathèque française. On y croise bien sûr des légendes, Luis Buñuel ou John Ford, des actrices et acteurs tels Romy Schneider, Jessica Lange, Jean Seberg, Jack Lemmon, Marlon Brando, John Travolta ou Dustin Hoffman. Mais plus encore, ce livre redonne vie à une magnifique famille de pensée dont il suffit d'évoquer les noms – Yves Montand, Simone Signoret, Jorge Semprún, Salvador Allende, Arthur et Lise London, Chris Marker, Romain Gary – pour faire comprendre que Costa-Gavras a été nourri des plus grands rêves de notre époque, comme de ses combats les plus rudes.

  • Le Festival de Cannes... derrière les projecteurs
    "Il y a les films, les évènements, les palmarès. Il y a l'air du temps.
    Les stars que j'ai aimées et dont je tire le portrait - personnel, artistique, réel, rêvé.
    Il y a les metteurs en scène venus de partout, et qui me sont proches. Les pays, les
    écoles, les genres. La presse. Les photos.
    Les jurys, les discussions, les rires. Les pleurs aussi.
    Il y a la palme d'or.
    Il y a les fêtes, les surprises, les polémiques, les excentricités.
    Il y a les festivaliers, tout ce monde mystérieux du cinéma que le public envie et
    auquel chacun voudrait appartenir.
    Ce dictionnaire amoureux conte le roman vrai du plus grand festival de cinéma au
    monde, et en révèle quelques secrets.
    Tour à tour historien, romancier, diariste, commentateur, j'ai souhaité témoigner de
    ces moments tragi-comiques qui forment la folle aventure du Festival.
    J'aimerais que le lecteur se coule dans l'esprit d'un sélectionneur, d'un juré, d'un
    critique, d'un cinéaste, et suive en coulisses le spectacle inouï de ces années éblouissantes."

  • Voici un livre de grâce, porté par la grâce.
    Comme un funambule qui avance, yeux grands ouverts, sur une corde au-dessus du vide, Bulle Ogier parcourt les étapes de sa vie d'enfant, de femme, d'actrice, de mère. Une vie jamais banale, pour le meilleur (l'art, la création, la fréquentation de grandes figures comme Duras, Rivette ou Chéreau), ou pour le pire (la mort de sa fille Pascale, évoquée avec délicatesse et intensité).
    On pourrait énumérer les péripéties, les événements, établir des listes, mais un seul mot dit à quelle expérience le lecteur est convié : enchantement. Sur un ton qui n'appartient qu'à elle, l'actrice de tant de films, de tant de mises en scène théâtrales, la protagoniste de tant d'aventures, exerce une sorte de magie, on est avec elle, on est parfois effaré, et toujours touché, ému, bouleversé. On rit aussi, ou on sourit. Bref, les mystères parfois contradictoires de la vie, mis en langue : ce qu'on appelle, simplement, la littérature.
    J'ai oublié a reçu le prix Médicis essai en 2019.

  • Cannes confidentiel Nouv.

    Loin des strass et des paillettes, une plongée au plus près du vrai pouvoir de Cannes.
    Tapis rouge, montée des marches, Palme d'Or : du festival de Cannes, le monde connaît la légende qui, chaque année, fait converger vers cette petite station balnéaire sans charme de la Côte d'Azur le gotha du 7e art. En soixante-dix ans, le festival a imposé ses codes au cinéma mondial et s'est mué en un véritable système. Dérives financières, affaires de drogues, scandales sexuels, fêtes somptuaires, secrets d'alcôve : rien ne semble pouvoir égratigner le symbole. Son principe, " tout ce qui se passe à Cannes reste à Cannes ", n'est pas une vaine expression. C'est la réalité derrière les paillettes que Xavier Monnier explore dans ce livre. Au terme d'une enquête minutieuse, il brise le silence protecteur que le festival a instauré autour de son fonctionnement et révèle le vrai visage d'un événement où se jouent réussites et morts commerciales, fins de carrière et naissance de nouvelles étoiles.

  • La fascination pour les oiseaux qui accompagne l'auteur depuis son enfance (une maladie qu'il appelle Birding Compulsive Disorder) est devenue un prétexte pour écrire sur l'art, la littérature, l'histoire et le cinéma. De quel oiseau-roi Mitterrand a-t-il voulu faire son dernier repas ? Quel est le lien de l'agent 007 avec l'ornithologie ? À quoi pensaient les oiseaux d'Hitchcock ? Quel effet l'amour de Jonathan Franzen pour les oiseaux a-t-il eu sur sa prose ?
    Bien entendu, l'auteur ne s'inspire pas uniquement de ses lectures ! C'est un homme de terrain et son texte est nourri de toutes ses expériences dans la nature, mais aussi en ville.
    Il y a désormais des millions de gens qui s'adonnent à l'observation des oiseaux. Pour beaucoup, c'est une passion dévorante et les cas d'agression, d'évanouissement ou de crise cardiaque ne sont pas rares sur le terrain. Lubie´nski n'a encore tabassé personne, son coeur est heureusement en bon état, mais comme son amour des oiseaux est tout aussi excessif, il affronte sans se plaindre les conditions les plus inconfortables, jusqu'à être victime de la « malédiction du bruant », un mal qui frappe les amis des oiseaux...
    Stanislaw Lubie´nski est né en 1983. Après des études en anthropologie de la culture, il a collaboré à la plupart des magazines culturels de Pologne. Auteur d'un essai historique sur l'anarchiste ukrainien Nestor Makhno (Le Pirate des steppes), il a reçu de nombreux prix pour son livre Douze pies par la queue, dont le prestigieux Nike dans la catégorie « Choix du public ». Sa passion pour les oiseaux détermine la plupart de ses voyages, mais aussi son engagement de citoyen. Il vit à Varsovie, où vient de paraître son nouvel essai : Le livre des déchets, qui traite de la gestion catastrophique de nos ordures comme d'un problème de civilisation.

  • " J'ai poussé des cris, beaucoup de cris. Parce que je voulais m'entendre et que les sons ne me revenaient pas.
    Mes appels ne voulaient rien dire pour mes parents. C'étaient, disaient-ils, des cris aigus d'oiseau de mer. Alors, ils m'ont surnommée la mouette. Et la mouette criait au-dessus d'un océan de bruits qu elle n'entendait pas, avec la sensation d'être enfermée derrière une énorme porte, qu'elle ne pouvait pas ouvrir pour se faire comprendre des autres. " Lorsque Emmanuelle a sept ans, elle découvre la langue des signes. Le monde s'ouvre enfin. Elle devient une petite fille rieuse et " bavarde ". A l'adolescence, pourtant, tout bascule. Aux désarrois de son âge s'ajoute la révolte de voir nier l'identité des sourds. Emmanuelle ne peut plus concilier l'univers des entendants et le sien. Elle se referme, dérive, se perd dans des expériences chaotiques. Mais, lucide et volontaire, elle réagit et choisit de se battre : elle réussit à passer son bac, lutte pour faire reconnaître les droits des trois millions de sourds français, puis s'impose magistralement au théâtre dans Les Enfants du silence. Le Cri de la mouette est le témoignage d'une jeune fille qui, à vingt-deux ans, a déjà connu la solitude absolue, le doute et le désespoir, mais aussi le bonheur, la solidarité et la gloire.

  • Netflix a provoqué une véritable révolution dans l'univers de l'entertainment. Présente dans cent quatre-vingt-dix pays, rassemblant des centaines de millions de clients, dont sept millions en France, pesant plus de 200 milliards de dollars, elle est devenue un monstre qui fascine autant qu'elle effraie le monde de l'audiovisuel, producteurs et chaînes confondus. Reed Hastings a d'abord fondé en 1997 une entreprise qui a un service en ligne de location et d'achat de DVD livrés à domicile. Comprenant, en avance sur tous, les conséquences de la révolution numérique, il va s'adapter à toute vitesse, rejeter toutes les règles et élaborer sa propre doctrine du changement et du management basée sur la liberté et la responsabilité. Chez Netflix, la qualité des employés a plus d'importance que celles des procédures, l'innovation prime sur l'efficacité ; il n'y a pas de limites pour les congés et les notes de frais ; on attend la sincérité absolue plutôt que l'esquive ; on est payé bien au-dessus du marché tant que la créativité et les performances sont là. Tout en racontant l'histoire de cette société hors du commun, en donnant la parole à beaucoup de ceux qui y ont participé et vécu les erreurs et les fulgurances, c'est toute la vie quotidienne, la philosophie et l'expérience d'une entreprise unique qui a su créer son propre modèle révolutionnaire. Reed Hastings a choisi de développer ses idées d'une façon très originale : un dialogue souvent contradictoire entre lui et Erin Meyer.
    Reed Hastings est le cofondateur et le P.D-G. de Netflix. Erin Meyer est professeur à l'INSEAD. Elle a été sélectionnée parmi les cinquante penseurs les plus importants du monde dans le domaine du business et de l'économie. Elle vit à Paris et parle français.
    Erin Meyer est professeur à l'INSEAD. Elle a été sélectionnée parmi les cinquante penseurs les plus importants du monde dans le domaine du business et de l'économie. Elle vit à Paris et parle français.

  • "Texte intégral + dossier général Louis Pergaud"Ceusses de Velrans ont traité ceusses de Longeverne (Tigibus, son frère Grangibus, Lebrac, la Crique, Tintin, Gambette et Tétard) de " c... molles " : la guerre est déclarée. Embuscades, attaques à la fronde, capture de prisonniers, boutons de culotte coupés net en guise de représailles, et " pour ne pas abîmer ses habits en se battant, il n'y a qu'à se battre tout nu "... La Guerre des boutons n'est pas seulement un film ; c'est aussi et d'abord un roman que l'on savoure comme une tartine de goûter, l'évocation d'un monde disparu où les enfants vivent à l'écart des adultes, traquant les nids d'oiseaux, construisant des cabanes, grandissant " en plein vent comme de robustes sauvageons ". Trois textes complètent cet ouvrage : "Les petits gars des champs", conférence donnée par Louis Pergaud, "La vie de Louis Pergaud", par Emile Pradel, et "Louis Pergaud écrivain", par Roger Denux.

  • Une autobiographie décapante, celle d'un acteur né avec La Haine mais animé d'un seul moteur : l'amour.
    Révélé par
    La Haine, Saïd Taghmaoui est aujourd'hui l'acteur français le plus coté d'Hollywood. Il se raconte ici sans filtre, depuis son enfance dans la cité des 3 000, à Aulnay-sous-Bois, jusqu'à Los Angeles, en passant par les faubourgs de Casablanca. L'existence infiniment romanesque, et parfois cocasse, d'un jeune de banlieue qui accède au rang de star internationale.
    En colère mais toujours lucide, il confie ses rêves et ses désillusions, son déchirement d'avoir dû quitter la France qui ne lui proposait pas de rôle à sa juste mesure, ses combats contre le racisme, son amour de la boxe, sa fragilité, sa timidité.
    De La Haine
    à Hollywood dresse en creux le portrait d'un acteur qui n'a jamais oublié d'où il venait et qui a fait de sa vie un combat contre la fatalité. Une autobiographie décapante, celle d'un acteur né avec
    La Haine mais animé d'un seul moteur : l'amour.

  • Tout commence par une trahison amoureuse. Octave, trompé par sa maîtresse, se jette à coeur perdu dans les bras de la débauche. Mais quand survient un nouvel amour, la passion prend le goût amer de la jalousie : pour Octave, marqué au fer rouge de la désillusion, aimer, c'est souffrir, et surtout faire souffrir...
    Autel de douleur dressé par Musset à George Sand au lendemain de leur rupture, la Confession (1836) dépasse pourtant le seul cadre de l'expérience personnelle. Cherchant à toucher du doigt ses blessures et à trouver dans la fiction une vérité consolatrice, Musset, enfant du siècle, chante la désespérance de toute une génération en proie au mal de vivre.


  • L'amour, la seule raison de vivre éperdument.

    Ce livre est une lettre d'amour de Francis Huster à la femme qui l'a quitté. Cette saisissante confession, qui oscille entre rires et larmes, ressemble à son auteur : lui qui vit toujours ses rôles avec une même passion nous bouleverse autant qu'il nous choque par son audace impudique. L'acteur se raconte comme on livre un combat où, pour la première fois, il ne serait pas allé jusqu'au bout de lui-même. Puisque la scène est toute sa vie, puisque l'amour est aussi un spectacle, l'auteur remonte sur la scène sentimentale pour parler du couple, de la rupture, de ce que l'on aurait dû faire, de ce que l'on aurait pu dire, et de tout ce qui aurait pu être mais n'a pas été. Homme ou femme, chacun retrouvera une part de lui-même dans cette mise à nu, puisqu'il n'y a pas de point d'interrogation à l'aveu de Francis Huster : " Pourquoi je t'aime. "

  • La vie d'un cinéaste bouleversée par le chant d'un chamane amazonienPropulsé par son métier aux quatre coins d'une planète tourmentée, plongé dans le désarroi par un projet d'adoption difficile, Jacques Dochamps voit sa vie basculer et ses certitudes s'effondrer. C'est en plein coeur de l'Amazonie, où il s'est rendu pour tourner un documentaire sur les Kichwas de Sarayaku, que l'espoir renaît en lui. Le chant secret du vieux chaman de ce peuple qui résiste à la déforestation le bouleverse. Grâce aux " perruches du soleil ", il découvre les pouvoirs cachés de celui qui se réconcilie avec sa nature et son destin.
    À l'heure où les enjeux climatiques pèsent sur le futur de la planète et de l'humanité, Jacques et le peuple de Sarayaku nous inspirent pour imaginer un Nouveau Monde, celui de la paix et d'une fraternité réinventée avec le Vivant.

  • à coeur battant Nouv.

    Le livre généreux d'une enragée de la vie.En 2007, en plein tournage, Manuela Lopez est victime d'un grave malaise cardiaque. Le verdict est sans appel, à 35 ans elle est atteinte du syndrome de la mort subite. Dix ans plus tard, une nouvelle maladie s'ajoute à celle qu'elle avait réussi à dompter : le tako-tsubo, ou syndrome du coeur brisé, laisse des blessures au coeur, aussi visibles à l'IRM que des coups de poignard. Émotion trop intense ? Faiblesse congénitale ? Les médecins ne sauraient trancher tant les deux sont inextricables. Pour Manuela, pas de doute, au vu de son histoire. Son enfance difficile entre une maman bien jeune et un " géniteur " trop violent, une adolescence où, jetée à la rue par son beau-père, elle connaît des années de galère qui ont laissé des traces. Mais Manuela est une battante.
    Aujourd'hui, alors que chaque jour qui passe est un jour de gagné, elle se confronte aux blessures qui ont rendu son coeur malade et remercie la maladie de lui avoir ouvert les yeux : ne jamais rien lâcher, quoi qu'il arrive, la vie est à chérir, alors vivons !

  • " ... J'attrape la corde lisse, je lâche le trapèze. Je ne sais pas que c'est la dernière fois que je risque ma vie, là-haut, à quinze mètres de hauteur, sans sécurité. J'enroule ma jambe autour de la corde, je commence à glisser...
    Dans quelques semaines, je rencontrerai un homme.
    Je glisse le long de la corde, un extatique sourire aux lèvres...
    Nous vivrons, travaillerons ensemble, il me convaincra de faire des enfants.
    Je glisse encore le long de la corde, je touche le sol, je salue...
    La somnambule a atterri.
    Il était grand temps que je descende sur terre. "
    Anny Duperey
    Dans son livre Le Voile noir, Anny Duperey raconte qu'elle avait presque 9 ans lorsqu'elle trouva ses parents morts, tous deux asphyxiés dans leur salle de bains. Quels avaient été les rêves de sa jeune mère, presque inconnue et si tôt disparue ? Comment nos morts vivent-ils en nous ? La puissance de leurs rêves inaccomplis peut-elle nous influencer obscurément, et mener notre vie sans même que l'on s'en rende compte ?

  • Lubitsch à Hollywood Nouv.

    Quand il arrive à Hollywood, Ernst Lubitsch est déjà un cinéaste prestigieux. L'aura dont il jouit et la diversité des fonctions qu'il occupe lui permettent d'y mener une action hors du commun.

    En observant la manière dont il travaille au sein de cet environnement particulier, Katalin Pór revient sur ses relations avec les structures de production hollywoodiennes. Comment parvient-il, au sein même de cette organisation hyper-normalisée, à imposer ses propres conceptions du travail créatif ? Ses interactions avec les différents studios peuvent être lues comme autant d'efforts pour lui permettre de travailler dans une relative autonomie, sur des projets qui l'intéressent, avec des collaborateurs librement choisis, et selon ses propres méthodes.

    Quel est l'apport de Lubitsch au cinéma hollywoodien ? Il y conçoit et réalise des films, évidemment, mais opère également des recrutements, fait acheter des répertoires de pièces, transforme le fonctionnement de certains studios... Son action hollywoodienne peut être assimilée à une véritable politique, d'une grande cohérence, guidée par deux questionnements poétiques fondamentaux : sur la nature de la comédie, d'une part, et l'articulation entre musique et cinéma, de l'autre.

    Voici le portrait d'un " Lubitsch au travail ", à la fois artiste et homme de pouvoir, à Hollywood.

  • Voici enfin le premier livre consacré à l'ensemble de l'oeuvre de Marco Ferreri (1928-1997), le portrait inédit d'un artiste culte, sulfureux et original. Cinéaste de l'absurde, critique de la société de consommation, Ferreri a vu sa réputation taillée par le scandale de La Grande Bouffe ; mais son cinéma radical accueille aussi les rôles les plus controversés des grands acteurs de son époque : Gérard Depardieu, Annie Girardot, Michel Piccoli, Catherine Deneuve et Marcello Mastroianni, sans oublier Ugo Tognazzi et d'autres figures incontournables de la culture italienne.

    Au-delà du scandale, de Rabelais à Camus, du néoréalisme italien au féminisme, du grotesque au sublime, ce livre permet d'approcher l'un des secrets les mieux gardés de la cinéphilie mondiale.

    Docteure en histoire de l'art, Gabriela Trujillo enseigne depuis près de dix ans le cinéma et la photographie et travaille dans d'importants musées parisiens. Elle publie régulièrement sur le cinéma et la littérature.

  • Le décor inquiétant de cette fable anti-utopiste est bien connu : c'est celui de la banlieue concentrationnaire, une immense zone urbaine de désolation et de peur. Sur ce monde déshumanisé et ses habitants asservis, Alex, le voyou au charme pervers féru de musique classique et de langues anciennes, entend régner par la violence et la terreur. À la tête de sa horde adolescente, il matraque, viole, torture, et s'acharne à détruire une société programmée pour le bonheur et le progrès. Un jour, il est arrêté et envoyé en prison. Afin de faire écourter sa peine, il se porte volontaire pour une thérapie révolutionnaire où des psychanalystes l'emploient comme cobaye dans des expériences destinées à juguler la criminalité...L´Orange mécaniquefut un roman-culte avant d'être un film-culte. L'entrée de Burgess dans la collection « Pavillons Poche » est un évènement.

  • Emportés par un cyclone, Dorothée et son chien se réveillent au pays d'Oz. Comment faire pour rejoindre le Kansas, tante Em et oncle Henry ? Une seule solution : se rendre à la Cité d'Émeraude et demander l'aide du Grand Magicien.
    Chemin faisant, notre héroïne rencontre un épouvantail esseulé, un homme de fer rouillé et un lion peureux. Accompagnée de ses nouveaux amis, Dorothée saura-t-elle résister aux pavots maléfiques, aux attaques de singes ailés et à toutes les terrifiantes aventures qui l'attendent ?

    Étude de l'oeuvre
    - questionnaires de lecture
    - microlectures
    - sujets d'expression écrite
    Les différentes adaptations
    - Le Magicien d'Oz de Victor Fleming (1939)
    - les autres films et séries inspirés de l'oeuvre

    L'univers du conte
    - groupement de textes : le voyage dans le conte
    - d'autres héroïnes de contes
    - les cités dans la fantasy

  • Monstre

    Gérard Depardieu

    "Il faut laisser sortir ses monstres, si on ne veut pas que ce soient eux qui nous bouffent."
    J'ai connu un potier dans le Berry : quand ça le faisait chier de faire des assiettes, toujours les mêmes, il prenait sa terre et il faisait un monstre. Un énorme monstre. En terre cuite. Et il disait : "Je fais ça parce qu'il faut que ça sorte ! J'en ai plein comme ça à l'intérieur de moi !"
    Il avait raison.
    Il faut laisser sortir ses monstres, si on ne veut pas que ce soient eux qui nous bouffent.

  • L'incroyable parcours de vie de l'homme qui a réglé toutes les cascades du cinéma français et international depuis quarante ans.
    Sa vie est un roman. Pilote de course (deux titres de champion de France), ancien mari de Kiki Caron, vainqueur au 24 heures du Mans en 1997, Jean-Claude Lagniez débute dans les cascades de cinéma aux côté de Rémi Julienne avant de monter sa propre structure. Il a été la doublure de Roger Moore dans James Bond, a coaché Matt Damon, est l'ami de Jean Todt et Michael Schumacher, il a appris à conduire à Dany Boon et Guillaume Canet ne ferait pas un film sans lui.
    Sous les ordres John Frankenheimer, il a participé à la plus longue scène de poursuite automobile au cinéma avec Robert de Niro et c'est lui qui a réglé l'accident de scooter de Jean Dujardin dans les "ÂÂ Petits mouchoirs.ÂÂ "
    Vous avez peut-être vu ses dernières poursuites en voiture dans Balle Perdue sur Netflix ou bien l'avez-vous confondu (comme Alain Delon) avec Gérard Depardieu qu'il a doublé sur de nombreuses cascades. C'est lui en tout cas qui a officié sur les Jason Bourne et Mission Impossible 6.
    Dans ce livre, il se raconte avec verve et dévoile les coulisses du cinéma français et international.
    ÂÂ
    ÂÂ

empty