• La publication de L'Origine des espèces, en 1859, a marqué une révolution intellectuelle comparable à celle qui est associée aux noms de Copernic et Galilée. En proposant une théorie de la « descendance avec modification » et de la « sélection naturelle », Darwin apportait des réponses aux questions qui préoccupaient les naturalistes de son époque. Le caractère radical de ces réponses aussi bien que les problèmes qu'elles laissaient en suspens ont alimenté d'emblée polémiques et controverses. De là les ajouts et les digressions qui, au gré des six éditions successives de l'oeuvre, en vinrent à obscurcir le propos d'origine. En élaguant la traduction d'Edmond Barbier de ce qui ne figurait pas dans l'édition de 1859 et en y rétablissant ce qui en avait disparu, le présent volume permet au lecteur francophone de retrouver cette oeuvre dans sa fraîcheur initiale.
    © 1992, Flammarion, Paris.
    Édition corrigée et mise à jour en 2008 Titre VO : "On the origin of species by means of natural selection, or the Preservation of favoured races in the struggle for life" Couverture : Virginie Berthemet© Flammarion

    1 autre édition :

  • Qu'est-ce que la politique peut apprendre des sciences des systèmes complexes comme la biologie, la théorie des jeux, la physique statistique ou la thermodynamique loin de l'équilibre ? En quoi les concepts d'évolution, de membrane, d'entropie, de structures dissipatives, de lois d'échelle ou de transition de phase permettent-ils d'éclairer des questions politiques aussi essentielles que celles du progrès, des frontières, de la coopération et de la compétition, du développement durable, de la pluralité ou de la subsidiarité ? Un dialogue renouvelé entre les Deux cultures, les sciences et les humanités, permet-il d'aborder de grandes questions de philosophie politique sous un jour nouveau et fécond ? Vincent Le Biez en fait le pari, avec, sous l'égide de Snow et Prigogine, Platon et Darwin, Hobbes et Bichat, Rousseau et Dawkins, Bergson et Clausius, Arendt et Carnot, Tocqueville et Ising...

  • L'expression «économie de la nature» a surgi dans le vocabulaire des sciences au XVIIIe siècle bien avant que le néologisme «écologie» ne s'impose à nous, plus d'un siècle et demi plus tard. Chez Carl von Linné, Gilbert White ou Charles Darwin, l'économie de la nature désigne l'organisation des relations entre les espèces au vu du climat, du territoire et de leur évolution. Cette économie pense l'imbrication des espèces, y compris les êtres humains, dans un réseau d'interactions incommensurables et impondérables. Mais très vite, les physiocrates, les premiers «économistes», la dévoient pour fonder une science de l'agriculture subordonnée à de prétendues lois du marché. Un détournement dont nous pâtissons jusqu'à ce jour.

    Tant que ne sera pas restitué son sens, le terme «économie» nous donnera l'impression de voir double dès lors que flanqué de celui d'«écologie». Il nous sera alors dit qu'il faut tenter de réconcilier l'une à l'autre, comme s'il s'agissait de deux champs distincts. Ce court essai s'emploie à redonner ses droits à l'économie de la nature.

  • Une réflexion personnelle d'une puissance hors du commun sur les questions raciales, culturelles et identitaires.

    En tant qu'Aborigène, Stan Grant a dû faire face toute sa vie à l'héritage raciste de son pays, l'Australie. Confronté dès l'enfance à l'adversité, il a réussi à y échapper grâce aux études et à la découverte des écrits de James Baldwin, devenant l'un des journalistes les plus reconnus d'Australie.

    Dans cet essai, Stan Grant réagit au racisme qu'il observe autour de lui, toujours aussi présent. Il décrit avec une passion et une sincérité déchirantes la colère, la honte et les épreuves inhérentes à son identité. D'une écriture directe, stupéfiante, il nous rappelle qu'il ne faut jamais rien tenir pour acquis dans notre combat pour en venir à bout.

    Stan Grant est rédacteur en chef international de la chaîne Sky News Australie, et rédacteur en chef chargé des questions aborigènes au sein de la rédaction australienne du quotidien The Guardian. Il a travaillé comme présentateur pour l'antenne de la chaîne américaine CNN à Hong Kong, avant d'être envoyé comme correspondant permanent à Pékin, d'où il a couvert entre autres les conflits en Afghanistan, au Pakistan et en Irak. D'origine aborigène, il appartient au peuple Wiradjuri.

  • Et si nous etions passes a cote d'une dimension essentielle du cancer, de sa nature reelle ? On imagine volontiers que ce fleau qui mobilise la recherche medicale a ete examine sous tous les angles... Eh bien non. Meme si l'idee peut sembler incroyable.

    Le cancer est en fait un phenomene biologique apparu il y a plus d'un demi-milliard d'annees et qui a accompagne l'evolution de nombreux organismes, dont l'espece humaine.

    Et cela change tout. Notre plus vieil ennemi est gouverne par les regles qui regissent tous les systemes vivants. C'est donc a la lumiere de la biologie de l'evolution qu'il nous faut reconsiderer notre approche.

    Grace a une theorie vieille de 150 ans, celle de Darwin, nous commencons enfin a comprendre la logique du « crabe » et a pouvoir esperer un jour le mettre hors d'etat de nuire.

    De nouvelles pistes inexplorees qui redonnent espoir.

  • Ce volume se positionne au coeur d'un débat : la compréhension des émotions relève-t-elle des seules sciences cognitives ? Si les neurosciences semblent avoir conquis l'espace public, il s'agit d'affirmer l'importance d'une approche historique, sociale et culturelle du ressenti, de critiquer certains usages sociaux des neurosciences et d'ouvrir les possibilités d'un dialogue.
    Quiconque s'intéresse à la vie des émotions se heurte à un mur d'apparence infranchissable : celui qui sépare les recherches des neurosciences affectives de celles des sciences sociales. À voir cependant fleurir les rayons " neurosciences " dans nos librairies, le caractère " rassurant " des sciences du cerveau semble avoir déjà conquis l'espace public : elles font des émotions une réponse naturelle et universelle fixée par l'organisme. Mais cette centralité médiatique masque parfois d'inquiétants usages qui s'insinuent jusqu'au creux de nos existences quotidiennes. C'est pourquoi ce numéro invite à une critique sociale et politique véritable comme à la réaffirmation d'une approche historique et culturelle des émotions. Cessons de croire, qui plus est, que leur savoir, aux résultats soi-disant imparables, serait plus solide que les connaissances des sciences humaines et sociales.
    Mais qu'on s'entende bien toutefois : l'intéressant n'est pas de produire un énième discours de délégitimation mais d'ouvrir un espace de discussion véritable. Si les neurosciences, en excluant l'historicité des émotions comme du langage qui les expriment, mutilent la complexité de cet objet, il y aurait un risque évident à évacuer de l'analyse le substrat biologique et neuronal de l'émotion. D'autant qu'un espace de convergences s'esquisse aujourd'hui : il faudrait non seulement ne plus dissocier le psychologique du sociologique, mais montrer comment s'imbriquent chez l'individu le processus biologique de maturation et celui, social, de l'apprentissage.
    Qui sait ? Par-delà incompréhensions et désaccords, le temps est peut-être venu de réfléchir à nouveaux frais, loin des logiques marchandes, des pédagogies univoques ou des manipulations politiques, aux infinies possibilités d'enrichissement de notre vie sensible et affective.

  • Le sacrifice de soi demeure un mystère du point de vue de la biologie. Darwin y reconnaît la forme la plus élevée de la vie morale et recherche les manifestations de ses ébauches animales pour en comprendre l'origine.

    Cette origine, c'est la « sélection sexuelle » : certains caractères héréditaires évoluent sous l'effet de « lutte pour la reproduction », par exemple, les plumes du paon ou les bois du cerf. Les cerfs qui arborent les bois les plus imposants ont plus de chance d'être choisis par les femelles ou de dominer les mâles concurrents.

    Mais ces caractères semblent contraires à la survie : la queue majestueuse du paon, par exemple, attire les prédateurs ; les bois du cerf constituent un handicap pour leur échapper en milieu boisé. Ils accroissent donc les chances de conquête sexuelle mais diminuent les chances de survie. Il y a donc une propension à l'autosacrifice dans le règne animal : il faut être disposé à mourir pour pouvoir se reproduire.

    Cette forme primitive d'instinct social est à l'origine - au même titre que le dévouement au groupe, la discipline coopérative, l'entraide... - de la formation de l'idéal moral dans la civilisation. C'est explication biologique de l'origine de la morale permet de récuser deux grandes explications historiques : le « don de soi » du christianisme et le scénario freudien de la « horde primitive » », où le sacrifice rituel commémore le meurtre initial du père.

  • L'origine et l'évolution des formes de vie terrestre peuvent être expliquées par les lois de la physique, de la chimie et de la biologie. Cet ouvrage nous dévoile nos connaissances sur l'origine et l'évolution du vivant, des premières molécules organiques aux premières cellules, des premiers organismes multi cellulaires à l'homme. La théorie scientifique de la sélection naturelle, proposée par Charles Darwin il y a 150 ans, est expliquée et discutée en s'appuyant sur les données les plus récentes issues du séquençage de nombreux génomes.
    On découvrira que les êtres vivants sont imparfaits, que le milieu naturel ne sélectionne pas des organismes optimisés mais simplement les plus aptes à se reproduire. Il y a peu d'inventions nouvelles, régulièrement des « bricolages évolutifs » créent les diversités génétique, physiologique et morphologique observées. Tout ce qui paraissait assez mystérieux aux scientifiques apparaît aujourd'hui plus clairement à la lecture des génomes.
    Finalement, le domaine de la biologie synthétique et de la modification dirigée des génomes est abordé, avec tout ce que ces approches apportent à la fois comme espoir pour l'humanité de transcender sa propre espèce et comme immense défi de société dans ce siècle encore jeune.
    Guy-Franck Richard est directeur de recherche à l'Institut Pasteur et dirige l'équipe « Instabilités naturelles & synthétiques des génomes » du CNRS.

  • Actrice sans rôle, Chloe Bathurst décroche un emploi de gardienne de zoo chez Charles Darwin où elle rencontre toutes sortes d'animaux exotiques, ainsi que diff érentes théories scientifi ques d'une modernité étonnante. Pour sortir son père de l'hospice, elle vole la première mouture de la théorie de l'évolution et s'inscrit au Grand concours de dieu, qui offre 10 000 £ à qui prouvera ou réfutera l'existence d'un être suprême. Alors que d'autres aventuriers recherchent l'arche de Noé sur le mont Ararat et qu'un enseignant britannique rencontre l'origine de l'humanité dans une fumerie de haschich, Chloe s'embarque dans un périple en bateau et montgolfière à travers le Brésil, l'Amazone et les Andes pour rapporter les spécimens nécessaires à ses ambitions. Parvenue aux Galápagos, elle va user de toute sa ruse, et du texte de Darwin, pour un procès en blasphème...

  • Le naturaliste

    Alissa York

    Naviguer sur le Rio Negro et l'Amazone. Faire escale dans les villages de tribus indiennes. Pénétrer dans la jungle. Une expédition peu commune en cette année 1867. Walter Ash, naturaliste chevronné, l'a pourtant projetée juste avant de mourir. Iris, sa femme, belle et déterminée, et son fils Paul décident de mener à bien ce projet, accompagnés d'une jeune dame de compagnie, Rachel. Malgré leurs robes encombrantes, les deux femmes affrontent sans ciller les rudes conditions de l'expédition, l'obstacle de la langue étrangère, le déroutant face-à-face avec les animaux. Au fil des jours, elles se débarrassent de leurs corsets, au propre comme au figuré, goûtant une liberté que la société leur interdit. Quant à Paul, issu d'un premier mariage de son père avec une Indienne d'Amazonie, le retour à sa famille d'origine va demander un long temps d'adaptation. Chaque personnage sortira transformé de ce voyage au plus près des origines...

  • La diversité des espèces de la biosphère illustre la grande aventure de la vie : l´évolution. Si celle-ci se fonde sur le socle solide des faits prouvés par la science, la dynamique des théories évolutionnistes, en revanche, reste trop souvent entravée par les controverses héritées d´un dogmatisme figé. Ainsi, les pseudo-sciences créationnistes, sous les oripeaux d´un « dessein intelligent », ne sont-elles en réalité qu´un messianisme masqué.

    Tout en contant l´histoire des théories de l´évolution, Denis Buican et Cédric Grimoult mettent en évidence les ressorts idéologiques et politiques de ces faussaires scientifiques. Si les mythologies religieuses suscitent des divisions, la science offre, elle, un solide socle rationnel qui peut faire obstacle aux superstitions et à l´ignorance.

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