• Petite fille, Sunaura Taylor entend des enfants dire qu'elle marche comme un singe, mange comme un chien et que son handicap la fait ressembler à un animal. Elle, qui aime tant les animaux, s'étonne que cette comparaison soit péjorative car, après tout, l'être humain est un animal.
    Bien entourée par sa famille pendant toute son enfance, Sunaura Taylor désire ardemment se mettre en lien avec le monde et vivre sa vie. Mais atteinte d'arthrogrypose, une maladie congénitale qui affecte les articulations, elle va s'apercevoir que la société est pensée par et pour les bien-portants, les seuls qu'elle valide et légitime.
    Qu'est-ce qui nous autorise à déconsidérer certains êtres vivants jusqu'à parfois les déclasser ? Militante de longue date pour la cause animale, Sunaura Taylor montre combien la discrimination envers des personnes non valides procède du même mécanisme social et culturel que la maltraitance et l'exploitation des animaux. Personnes handicapées et animaux sont vus comme des êtres incapables, des fardeaux, dépourvus des facultés qui donneraient valeur à l'existence.
    En partageant son expérience, nourrie par un corpus de connaissances, Sunaura Taylor signe un premier livre récompensé en 2018 par l' American Book Award et pour la première fois traduit en français.
    Braves bêtes va marquer l'histoire de la pensée mais aussi ses lecteurs, qui en sortiront transformés et grandis. Un monde s'ouvre à nous.
    Traduit de l'américain par Élisabeth Sancey et Cyrielle Ayakatsikas
    Couverture © Tylor Durand

    www.leseditionsduportrait.fr


    « Un livre réjouissant, accessible, parfois hilarant sur la condition humaine, abordée d'une façon tout à fait nouvelle. Ce livre pourrait être très, très important. »
    Rebecca Solnit, sélectionnée pour le National Book Awards 2018, autrice de Ces hommes qui m'expliquent la vie (Éditions de l'Olivier)

  • Racisme et jeu video Nouv.

    En 2007, une polémique secoue le monde du jeu vidéo : Resident Evil 5, nouvel épisode d'une série mondialement connue, est accusé de racisme ! La bande-annonce du jeu met en scène le héros, un soldat blanc nommé Chris Redfield, dans une petite ville d'Afrique indéterminée. Chargé d'enquêter sur les agissements d'une corporation soupçonnée de produire un virus mutagène, il est soudain assailli par une horde de zombies, tous noirs. Il se met à les abattre à la chaîne. Certains dénoncent ces images, d'autres relativisent la violence. Face aux polémiques, comment l'industrie du jeu vidéo pense-t-elle la diversité ? Dans cet ouvrage, Mehdi Derfoufi, joueur et chercheur, interroge le rôle des stéréotypes de race et de genre dans la fabrique des jeux vidéos. Alternant l'analyse politique et la critique culturelle, il réfléchit aux conditions qui permettent aux productions alternatives de voir le jour - notamment dans les pays du Sud. Une nouvelle culture vidéoludique émerge, polycentrique et multiculturelle. Contre l'hégémonie, la riposte s'organise.

  • Le racisme et les discriminations sont un système. Véronique De ­Rudder nous en dévoile ici les mécanismes et passe au crible les relations ­inter-ethniques qui en découlent. Elle explore la place de l'immigration et de sa descendance dans la société française.
    Ses textes s'avèrent d'une étonnante actualité, alors même que les ­enfants d'immigrés, désormais adultes, sont porteurs de revendications d'égalité.
    Elle nous propose une analyse critique du ­républicanisme français dont l'universalisme, ­inscrit en lettres d'or dans les textes ­constitutionnels, coïncide en pratique avec un système de discriminations tolérées, voire, à l'occasion, codifiées.
    Les victimes du racisme sont massivement les ­immigrés originaires des anciennes colonies et leurs enfants, citoyens français de plein droit, et pourtant de seconde zone, renvoyés à leurs origines comme à une marque d'indignité.
    Se réclamant d'un universalisme en actes, l'auteure souligne la nécessité de changer les politiques qui malmènent les valeurs démocratiques.

  • Résumé : Une école interdit le foulard, un propriétaire refuse de louer son appartement à une famille noire, un restaurant refuse l'accès d'une personne aveugle à cause de son chien d'assistance, une compagnie d'assurance refuse un prêt hypothécaire à un couple qui a plus de 75 ans, une chaîne commerciale interdit aux hommes de porter la barbe... Discrimination ou non ?
    Pour promouvoir l'égalité, prévenir la ségrégation ou l'exclusion, les pays européens ont adopté, sous l'impulsion de l'Union européenne, des lois interdisant la discrimination. Même si nous faisons partie d'une commune humanité, nos origines, nos langues, nos cultures, nos religions ou convictions, nos genres, nos âges sont divers. Cette diversité est une richesse, elle ouvre aussi la porte aux inégalités... et à la discrimination.
    Toute différence n'est pas nécessairement une discrimination. Elle est même parfois indispensable. Offrir un aménagement raisonnable pour la personne en situation de handicap, garantir des mesures de protection particulières aux enfants mineurs... autant de mesures qui peuvent paraître discriminatoires mais sont nécessaires.
    Auteur : Patrick Charlier est juriste. Après une première expérience professionnelle comme enseignant dans une école professionnelle de coiffure, il a travaillé pour la Ligue des droits humains durant 9 ans. Depuis 2001, il travaille pour Unia (Centre interfédéral pour l'égalité des chances et la lutte contre le racisme et les discriminations) dont il est aujourd'hui un des deux co-directeurs. Il y a occupé plusieurs fonctions, du Service racisme à l'Observatoire des migrations, avant de devenir coordinateur du département Discrimination.

  • Marquées par un imaginaire égalitaire, les associations, les mutuelles, les coopératives, les ONG et l'ensemble des structures de l'économie sociale et solidaire (ESS) n'échappent pourtant pas aux discriminations qui traversent la société. En l'ignorant, elles laissent se perpétuer les stéréotypes, l'invisibilisation des femmes, les rapports de domination.
    Nous sommes de plus en plus nombreuz à prendre conscience du caractère insoutenable du sexisme et de ses conséquences directes en termes d'inégalité (gouvernance, mixité des métiers, salaires, conditions de travail, etc.).
    Ce livre est une invitation à expérimenter, inventer, tester, à sortir des cadres pour que le potentiel de transformation sociale et d'innovation affiché par les structures de l'ESS ne reste pas théorique.

    Ce manifeste est issu de la recherche-action « Fabriquer l'égalité », portée par la Manufacture coopérative. Imaginé et conçu pour « mettre les pieds dans le plat », il a été concrétisé par un collectif composé de Armelle Barré, Catherine Bodet, Audrey Chalumeau, Egmont Labadie, Thomas Lamarche, Antinéa Lestien, Elsa Manghi, Lisa Pleintel, Quentin Paternoster et Émilie Rouchon.

  • Un ouvrage bourré d'humour pour déminer les petites phrases qui piquent les yeux au quotidien Par Laura Domenge, la comédienne popularisé par la chaîne YouTube Lolywood !
    "Encore une qui a couché pour réussir..."
    "Quelle piplette ! Une vraie gonzesse, celui-là !"
    "J'ai prévu double ration de patates : il y a beaucoup d'hommes à table !"
    Toutes ces petites phrases...
    Ma belle-mère, je l'adore... Elle est même plutôt progressiste sur plein de trucs ! Et pourtant, il y a une chose sur laquelle elle est restée à l'âge de pierre : c'est l'égalité hommes/femmes.
    Du coup, j'ai entrepris de lui expliquer, gentiment, tous les sous-entendus que ces petites phrases insinuent l'air de rien, et qui nous réduisent, gentiment toujours, nous les meufs, à des petites choses qui doivent rester à leur place.
    A bon entendeur !

  • "De la maternelle au baccalauréat, l'école est mixte, les enfants sont élevés ensemble, sur des programmes communs, avec des examens communs. Il est révolu le temps où, pour obtenir le certificat d'études, les filles devaient subir une épreuve de couture et les garçons de travaux manuels. À la majorité, qui est la même pour tout le monde, il n'y a plus en France de service militaire. Tous les citoyens de plus de dix-huit ans ont le droit de vote et paient leurs impôts de la même manière. L'instauration, en 2013, du mariage pour toustes a supprimé le dernier bastion où la différence des sexes pouvait faire sens: aujourd'hui, nos concitoyens et concitoyennes se marient avec la personne de leur choix, à l'exception de leurs consanguins. Ainsi, dans de multiples composantes de la vie publique la République se passe très bien de connaître le sexe des individus. Pourtant, on le fait toujours figurer à l'état civil. Au nom de quoi?"
    Lancée lors d'une morne campagne présidentielle, l'idée fit son chemin. Et si cet hurluberlu d'Ulysse Riveneuve avait raison? Si le grand problème de l'égalité femme-homme tenait à un si petit détail? À la fixation sur une identité sexuée au demeurant accessoire et sans pertinence pour les actes de la vie civile...
    Les médias avaient besoin de nouveau grain à moudre, ils se jetèrent sur la proposition. Et c'est ainsi que les dirigeants politiques et les médecins, juristes, féministes, virilistes, philosophes et psychanalystes, religieux de tous bords et anonymes de tous poils s'engagèrent passionnément dans le débat, et que le vieux pays, arraché à sa morosité, ouvrit au monde la voie de l'égalité universelle.

  • La France a-t-elle peur de ses autres ? En revenant sur les discours et les pratiques qui se formalisent depuis une quinzaine d'années, Sarah Mazouz interroge les « politiques françaises de l'altérité ». À partir d'une double enquête ethnographique conduite dans les dispositifs de lutte contre les discriminations raciales et dans les bureaux de naturalisation d'une grande ville de la région parisienne, elle montre comment s'articulent dans l'espace social les questions de l'immigration, de la nation et de la racialisation. En faisant porter l'examen de manière originale sur ces deux politiques, elle interroge les processus d'inclusion et d'exclusion à l'intérieur même du groupe national (via l'examen de la lutte contre les discriminations raciales) et à l'extérieur, entre le national et étranger (via l'étude des pratiques de naturalisation). Ce faisant, elle s'attache à saisir la relation paradoxale qui lie la République à ses autres et les logiques plurielles qui concourent à la production de l'ordre national.

  • L'injure est la plaque tournante du trafic des violences ordinaires. Elle capture et défigure. Elle grave la mémoire et l'histoire. Son spectre plane comme une épée de Damoclès et n'est que la pointe de l'iceberg de rapports de pouvoir. L'injure entraîne l'armure et pousse au combat. Articulant éclairages théoriques et entretiens de recherche, Caroline Dayer explore l'injure en tant qu'expérience, concept et vecteur. À travers cet angle, elle interroge plus largement la prévention des discriminations. Du harcèlement de rue au (cyber)­harcèlement scolaire, du travail au foyer, l'injure opère comme un outil de contrôle et de sanction de la police du genre. Se pose alors la question de savoir comment intervenir à chaud et prévenir à froid... Cet ouvrage propose des pistes de réflexion et d'action, de recherche et de formation, et invite à dessiner des horizons solidaires.

    Caroline Dayer est docteure et chercheuse, formatrice et consultante. Elle a déjà publié, chez le même éditeur, Sous les pavés, le genre. Hacker le sexisme.

  • La loi du 11 février 2005 pour « l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées » vise à faciliter l'insertion des personnes handicapées. Elle prévoit des compensations favorables à leur autonomie, dans les domaines domestique et professionnel. Alors même que ces objectifs initiaux n'ont pas encore été atteints, on constate que la loi crée de nouvelles discriminations.

    Les auteurs de cet ouvrage exposent les principes discriminatoires « inédits » des politiques du handicap. Ils s'interrogent sur les effets de définition et de catégorisation des personnes handicapées et sur les rapports entre l'intégration et l'inclusion. Ils abordent un aspect encore peu exploité dans le registre du handicap : l'intégration des personnes en situation de handicap dans le milieu de l'éducation, en France et à l'étranger.
    Ont également participé à cet ouvrage : Alain Blanc, Annie Bretagnolle, Laetitia Debray, Manon Dumas, Serge Ebersold, Éric Plaisance, Denis Poizat, Zineb Rachedi-Nasri, Joël Zaffran.

  • La journée internationale de la femme est devenue une institution ! Chaque année, le 8 mars, les questions d'égalité et de mixité dans les domaines d'activité professionnelle ou domestique sont soulevées et les inégalités ou le manque de mixité dénoncés. Comme si, les 364 jours restants, la construction des hiérarchies et des divisions du travail ou des tâches selon le genre pouvait se perpétuer. Faut-il envisager des mesures contraignantes - comme l'imposition de la parité ou des sanctions en cas d'inégalités salariales - pour que les questions d'égalité dans la mixité soient sérieusement empoignées ? Depuis plus de trente ans, un passage de la parole aux actes est attendu en Suisse (mais pas seulement), afin que l'égalité des chances et des places devienne une réalité. Sans garantie de mixité déconstruit, les avancées - aux apparences parfois trompeuses - en matière de mixité, dans le travail socio-sanitaire en particulier et plus généralement dans la formation. Les contributrices à ce recueil mettent en avant les mécanismes de reproduction de la non mixité, apportent des éléments de compréhension des politiques et des pratiques institutionnelles de promotion de la mixité, et examinent de manière critique le rapport complexe entre égalité et mixité. Cet ouvrage, issu principalement de recherches et d'analyses de mesures prises sur le terrain veut contribuer au développement d'une réelle égalité des sexes dans le monde du travail.

  • « Mon nom est Brianna Jonnie. J'ai quatorze ans. Je suis autochtone. J'ai plus de chances de disparaître que mes pairs »

    En 2016, Brianna a écrit une lettre ouverte de dénonciation pour sensibiliser le public à la négligence des services de police dans la recherche des femmes autochtones disparues.

    Si je disparais est un roman graphique coup de poing, basé sur une histoire vraie, ou plutôt sur trop d'histoires vraies.

    La disparition et le meurtre de femmes et de filles autochtones ne sont PAS uniquement des problèmes autochtones canadiens. Ce sont des tragédies qui relèvent des droits humains partout dans le monde.

  • La diversité de trajectoires de vie, d'appartenances et de ressources est une réalité peu prise en considération dans les fonctionnements institutionnels. En proposant cet ouvrage, alors que la littérature sur les concepts de diversité et de genre abonde, Monique Eckmann et Àgnes Fldhazi offrent des pistes de réflexion et des outils pratiques pour aborder les questions de diversité et de genre dans les établissements d'enseignement tertiaire, voire dans d'autres institutions ou organisations. Un examen du cadre légal à disposition en la matière et l'étude de dispositifs existant dans les institutions de divers pays procurent des exemples de mesures qui fonctionnent. A nous d'adapter celles-ci et d'en inventer d'autres pour garantir à toutes et à tous un accès égal aux droits et aux ressources dans une perspective de non-discrimination.

  • Pris entre transmission d'histoire et évocation commémorative, l'enseignement sur la destruction des Juifs d'Europe tient une place singulière dans les approches pédagogiques. En Suisse comme ailleurs, autorités politiques et scolaires ont eu à mettre en oeuvre les engagements pris sur le plan international quant à la transmission et à la place de cet événement historique majeur dans l'espace public. Mais que vivent les enseignants à qui incombe la charge principale de cette transmission lorsqu'ils l'abordent en classe ? À partir d'entretiens qualitatifs, Mémoire et pédagogie rend compte des représentations, des expériences, voire des appréhensions d'enseignants d'histoire, ainsi que de la façon dont leur histoire personnelle fait écho à leurs récits. Les postures qu'ils adoptent - centrées sur l'empathie envers les victimes, une entrée par les génocides comme thématique générale, ou encore axée sur des « leçons » à tirer du passé - mériteraient d'être abordées dans la formation des enseignants et autres « passeurs d'histoire » afin d'examiner leurs avantages et leurs écueils. Cet ouvrage, issu d'une des premières recherches sur ce sujet en Suisse, est une contribution à la réflexion collective sur la transmission actuelle et à venir de l'histoire et de la mémoire de la destruction des Juifs d'Europe.

  • La nécessité d'éduquer contre le racisme est généralement reconnue, et pourtant l'éducation antiraciste rencontre de nombreuses difficultés et résistances. Certaines personnes se sentent d'emblée mises en cause par un discours antiraciste parfois moralisant et stigmatisant, d'autres pensent détenir la clé de la vérité à travers une construction idéologique simplificatrice. Cet ouvrage présente des concepts théoriques et des outils pratiques pour éduquer autrement contre le racisme, à travers une approche compréhensive, certes, mais surtout impliquante. La première partie - basée sur deux recherches menées respectivement en Suisse romande et en Suisse alémanique - développe les aspects théoriques d'un approche construite sur l'écoute de la parole des victimes, le maintien du dialogue et la prise en compte des processus de groupe dans la rencontre avec l'Autre. Cette approche repose sur l'apprentissage par l'expérience et par l'élaboration des conflits, sur les situations présentes et sur l'histoire et à la mémoire. Il s'agit d'une pédagogie qui prend en compte les expériences concrètes de tous les acteurs : discriminations subies par les victimes, malaise ressenti par les auteurs, sentiments d'impuissance des témoins... Une pédagogie dont l'objectif est de favoriser un changement d'attitude et une responsabilisation face au racisme. La deuxième partie fournit une série de suggestions et recommandations pédagogiques. Elle propose seize modules concrets pouvant facilement être réalisés dans des contextes sociaux et scolaires et dont on peut attendre une certaine portée. De ces propositions pourront s'inspirer non seulement les enseignants et les travailleurs sociaux, mais également les responsables associatifs et les animateurs de paroisses, d'associations, de foyers, de syndicats, de centres de loisirs et maisons de quartier, pour un public de jeunes ou d'adultes.

  • Une série de trois contes philosophiques invitant à une réflexion sur les discriminations, le racisme et l'altérité. Portant sur l'apparence physique, l'orientation sexuelle et sur l'origine ethnique, ils abordent un certain nombre de concepts qui sont par la suite analysés, commentés et replacés dans un contexte contemporain.

  • Le génocide des Tutsi du Rwanda en 1994 a été qualifié très justement de génocide de proximité. Dans un tel contexte, une politique de réconciliation volontaire impulsée d'en haut, travail de longue haleine, ne peut porter ses fruits qu'en allant à la rencontre d'un mouvement ascendant émergeant des communautés de base. C'est là que se conjuguent, étroitement imbriqués dans le quotidien, les enjeux de la reconstruction : la lutte contre la pauvreté, la restauration de la confiance, le partage des récits qui joue un rôle décisif tant au niveau national que dans les relations intrafamiliales et entre voisins. Comment, en s'associant au sein de communautés, affronte-t-on l'ensemble de ces enjeux ? C'est ce que des chercheurs du Centre de gestion de conflits de Butare et de la Haute école de travail social de Genève ont voulu éclairer à travers la coopération qu'ils ont instaurée avec trois associations de la société civile, impliquant différents groupes divisés par le génocide. En développant une recherche-action, les chercheurs ont mis en place au sein de trois projets pilotes, un dispositif de formation des acteurs et de renforcement de leurs capacités pour qu'au-delà de la réconciliation, ceux-ci tracent le chemin d'une véritable citoyenneté démocratique.

  • Chuchotements, regards fuyants, claquements de portes... Que se passe-t-il ? Nous dévoilons pour vous le monde réel des organisations, ces archipels, moins visibles depuis le continent du management, mais qui pourtant le prolongent. Ils font partie de la réalité, du quotidien des managers, qui doivent composer avec ces incidents critiques. Une situation où l'on sent que tout peut basculer, quelques secondes où la donne vient brusquement de changer et que votre carrière en dépend... Que faire, et surtout, que feriez-vous ? Réussites, petites et grandes, périlleuses ou sans lendemain, l'adrénaline est au rendez-vous dans le quotidien des managers. Elle l'est aussi dans ce recueil d'incidents qui ponctuent la vie en organisation et en illustrent des aspects peu célébrés dans la presse d'affaires. Nous avons compté sur ces tensions et paradoxes, ces histoires parfois inavouables, afin d'arriver à transposer, dans nos salles de formation, une partie de la réalité de la vie de manager. Utilisés autant dans les programmes réguliers d'établissements universitaires que dans le cadre de sessions de formation sur mesure pour des managers en exercice, ces 73 incidents et les quelques cas qui les accompagnent ont fait leurs preuves et ce, sur tous les continents... Ils ont suscité des discussions parfois passionnées, ont donné lieu à tout, sauf l'indifférence et ont mis à rude épreuve l'aptitude au raisonnement pondéré des participants. C'est là leur principale force pédagogique. Nous vous proposons donc ces « outils de travail » en partage. Cet ouvrage réalisé par des enseignants-chercheurs et des professionnels des quatre coins du monde s'adresse aux étudiants en gestion/management (licence et masters universitaires, écoles de commerce, MBA), aux élèves d'écoles d'ingénieurs, aux enseignants et à tous les acteurs concernés par la formation au management. Il offre la possibilité d'accompagner très concrètement les étudiants dans leur acquisition des compétences humaines et stratégiques en management.

  • La discrimination est à l'oeuvre dans de nombreux domaines. On peut être stigmatisé en raison de son origine ethnique ou géographique, de sa religion, de son âge, de son sexe, de son handicap, de sa maladie, de sa physionomie... À l'intérieur des groupes eux-mêmes, la « tête de Turc », le « vilain petit canard », sont discriminés. La stigmatisation frappe aussi les histoires personnelles, les destins, les trajectoires de vie : avoir été condamné par la justice, être une ancienne prostituée, vivre et/ou revendiquer une orientation sexuelle homo, bi ou trans. La variété de ces thèmes montre l'intérêt d'une réflexion élargie mais précise sur la discrimination et la stigmatisation. Comprendre ces processus permet de mieux lutter contre eux. La diversité des sujets abordés, la multiplicité des angles de vue et des approches théoriques, les nombreux exemples font de ce livre un état des lieux complet, accessible aux non spécialistes comme aux professionnels ou futurs professionnels du travail social et éducatif. La chute des masques s'impose !

  • Le programme de formation de médiateurs roms lancé en 2011 est un projet unique, avec des retombées tant au niveau de tous les Etats européens qu'au niveau des 47 Etats membres du Conseil de l'Europe.



    Cet ouvrage a pour objectif de contextualiser, d'évaluer et de valoriser les actions. Il est conçu comme un instrument de pilotage pour les animateurs du programme, comme un manuel permettant aux acteurs - formateurs, médiateurs, employeurs... - de situer leur démarche dans un ensemble, comme un outil d'aide à la décision pour les responsables politiques, comme un moyen de connaissance pour un plus large public.



    Le programme d'activités concernant les Roms est un modelé d'action positive. Les retombées sont un apport dans le domaine de la coopération européenne, dans le domaine de la lutte contre les discriminations et la marginalisation, et dans la recherche des conditions d'amélioration de situations difficiles. ROMED est ainsi une source d'inspiration pour le développement de politiques interculturelles à même de gérer les sociétés actuelles, marquées par la diversité et le pluralisme.

  • Nicolas n'est pas un enfant comme les autres et pour cause, il est handicapé depuis sa naissance.

    Contraint de circuler en fauteuil roulant, isolé sentimentalement et amicalement, il supporte difficilement d'être différent des autres enfants qui ne le ménagent pas. Une différence aggravée par l'absence de son père, qui n'a souhaité ni le reconnaître ni l'assumer.

    Sa vie va pourtant basculer le jour où il fait la connaissance de Charlotte, une étudiante qui souhaite devenir professeur de sport, et qui va s'improviser auxiliaire de vie pour financer ses études. Elle sera donc amenée à s'occuper de Nicolas durant son année de CM2.

    Après une période d'adaptation entre ces deux personnes que tout oppose, Charlotte va petit à petit réussir à gagner la confiance de Nicolas, le sociabiliser auprès des autres écoliers et surtout, lui redonner goût à la vie...

    "Ça roule" est un histoire touchante mais également parfois très drôle. L'auteur croise les points de vue du jeune Nicolas, de sa maman, de son auxiliaire de vie et de son professeur, pour mieux appréhender la complexité du traitement du handicap en France.

    On y découvre ainsi les difficultés auxquelles sont confrontées les personnes "différentes", surtout quand c'est un enfant de dix ans qui les exprime...

  • Ma vie a l'envers Nouv.

    Poussée à l'écriture par une expérience violente, Juliette Salvagno écrit pour raconter mais surtout pour nous pousser à penser par nous-mêmes, hors des préjugés. Ma vie à l'envers est un récit écrit par une jeune femme de 20 ans qui a déjà beaucoup de choses à dire sur la société, les discriminations, sur l'amour, l'amitié, la famille et la religion à partir de son expérience personnelle. Véritable appel à la réflexion, ce livre veut parler à tout le monde : aux homos, aux hétéros, aux homophobes, aux parents, aux enfants, aux proches.
    Ma vie à l'envers est un de ces livres qui ressemble à une discussion, animée par ses histoires légères, ses histoires difficiles, ses débats intimes et ses réflexions universelles contre l'homophobie et pour l'égalité. Intelligent, drôle, parfois dur mais toujours sincère, ce témoignage éclairant d'une fille qui préfère les filles au XXIe siècle est à lire par toutes celles et tous ceux qui veulent rire et réfléchir à l'endroit.

  • Political rhetoric on human rights in Europe is different from daily reality. Almost every politician is on record as favouring the protection of freedom and justice. Standards on human rights have been agreed at European and international level; many have been integrated into national law; but they are not consistently enforced. There is an implementation gap.
    It is this implementation gap that this book seeks to address. It is built on a compilation of separate "viewpoints" or articles which Thomas Hammarberg has written, and later updated, since beginning his mandate as Council of Europe Commissioner for Human Rights in April 2006. He has now visited almost all of the 47 member states of the Council of Europe. On each visit he has met victims of violations of human rights and their families, leading politicians, prosecutors, judges, ombudsmen, religious leaders, journalists and civil society representatives as well as inmates of prisons and other institutions, law enforcement personnel and others. The "viewpoints" written on the basis of these many visits summarise his reflections, conclusions and recommendations.

  • En 1879, le parti socialiste français organise plusieurs congrès ouvriers afin de mener une lutte pour l'amélioration des conditions économiques et sociales du prolétariat.
    La journaliste Hubertine Auclert y participe et fait un rapport sur la condition féminine.
    Soucieuse de mettre ses contemporains face à leurs contradictions, elle interpelle les socialistes dans un discours qui fera date.

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