• Avec la crise écologique, l'air que nous respirons, l'eau que nous buvons, les forêts qui nous entourent ne sont plus des choses qui vont de soi et que l'on peut traiter avec indifférence. Nous découvrons qu'elles ne sont plus des ressources inépuisables ni des ressources tout court au sens de simples moyens au service de nos propres fins.
    Nous n'en avons donc pas fini avec la morale. Mais fabriquer une morale qui inclue les relations que les humains entretiennent avec les animaux, les montagnes, les océans, le climat, etc. implique de nouvelles propositions. Celles-ci ne peuvent pas être la simple déclinaison de principes universels fondés
    a priori, mais elles doivent s'appuyer sur les multiples expérimentations en cours, engagées aussi bien par des scientifiques que des éleveurs, des économistes, des patients ou encore des activistes se mêlant souvent de ce qui n'est pas censé les regarder.
    En s'attachant à décrire au plus près ce à quoi nous tenons et non à prescrire ce qu'il faudrait faire, sans jamais séparer ce souci moral de ses conséquences politiques, Émilie Hache explore de nouvelles façons de prendre en compte ces différents êtres. Elle propose ainsi une approche pragmatiste des questions écologiques : il s'agit en effet d'apprendre à élaborer des compromis afin de se donner une chance de construire un monde commun, exigeant de ne pas s'arrêter à la question : " Qui est responsable ? ", mais d'en accepter une autre, bien plus difficile : " Comment répondre ? "

  • Nous avons changé d'époque : l'éventualité d'un bouleversement global du climat s'impose. Pollution, empoisonnement par les pesticides, épuisement des ressources, baisse des nappes phréatiques, inégalités sociales croissantes ne sont plus des problèmes pouvant être traités de manière isolée. Le réchauffement climatique a des effets en cascade sur les êtres vivants, les océans, l'atmosphère, les sols. Ce n'est pas un " mauvais moment à passer " avant que tout ne redevienne " normal ".
    Nos dirigeants sont incapables de prendre acte de la situation. Guerre économique oblige, notre mode de croissance, irresponsable, voire criminel, doit être maintenu coûte que coûte. Ce n'est pas pour rien que la catastrophe de La Nouvelle-Orléans a frappé les esprits : la réponse qui a été apportée - l'abandon des pauvres tandis que les riches se mettaient à l'abri - apparaît comme un symbole de la barbarie qui vient, celle d'une Nouvelle-Orléans à l'échelle planétaire.
    Mais dénoncer n'est pas suffisant. Il s'agit d'apprendre à briser le sentiment d'impuissance qui nous menace, à expérimenter ce que demande la capacité de résister aux expropriations et aux destructions du capitalisme.

  • En 2050, les neuf milliards d´êtres humains qui peupleront la planète pourront se nourrir... grâce à l´agriculture biologique.

    Celui qui l´affirme n´est pas un doux rêveur. C´est Marc Dufumier, un agronome de réputation mondiale qui a observé en France et dans le reste du monde le bon fonctionnement des systèmes agro-écologiques ; et les dysfonctionnements des systèmes « productivistes ». Famines, malbouffe, dégâts environnementaux, désertification des campagnes : tel est le bilan, désastreux, de nos systèmes agricoles exagérément spécialisés, mécanisés, « chimisés ». Dans l´inconscient collectif, cette agriculture « moderne » reste pourtant la seule capable de nourrir la planète et de rémunérer correctement les paysans.

    Mais ce livre prouve que cette croyance ne résiste pas à l´épreuve du terrain. L´agriculture « productiviste » est pour les paysans comme pour le consommateur un choix chaque jour plus risqué, tandis que la conversion à l´agro-écologie devient chaque jour plus raisonnable. Qualité des aliments, respect de l´environnement et - contrairement aux idées reçues - garantie voire amélioration des rendements : le bio n´est pas un caprice de bobo. C´est plus que jamais la voie d´avenir.

    Si Marc Dufumier décide aujourd´hui de s´adresser au grand public c´est parce qu´il y a urgence : la mutation vers le bio prend du temps et les déséquilibres agricoles actuels vont aller en s´accentuant, avec des conséquences directes sur notre quotidien. Nous mangeons mal et abîmons nos campagnes parce que nos systèmes de production sont malsains. Nous subissons une forte pression migratoire aux frontières de l´Europe parce que le Sud n´arrive plus à fixer ses paysans dans les campagnes. Insécurité alimentaire, insécurité environnementale, insécurité géopolitique : il n´y a plus de temps à perdre pour remettre l´agriculture sur les bons rails.

  • Savez-vous que l'on peut chasser sur la plage en plein mois d'août ?
    Qu'une chasse à courre peut se terminer dans votre jardin ?
    Qu'il est impossible de sanctionner des chasseurs ivres ? ...
    Marc Giraud ose dire, sur un sujet qui nous concerne tous, ce que le puissant lobby de la chasse veut cacher.
    Un livre de fond pour les amoureux de la nature, qui veulent se promener en paix dans les bois.

  • Ma vérité sur la planète

    Claude Allègre

    • Plon
    • 7 November 2013

    Une fois encore, nécessité oblige, Claude Allègre remet les pendules à l'heure car, s'il est inopportun pour l'avenir de notre société d'accorder le moindre crédit aux marchands d'illusions, il est tout aussi urgent de mettre un frein aux pleurnicheries écologiques.
    En bon pédagogue, après avoir fustigé, il nous propose un calendrier de propositions. Parmi celles-ci :
    - développons les OGM qui permettront aux plantes de résister à la pénurie d'eau et d'éviter les engrais, - reconquérons la biodiversité dans nos rivières et nos forêts, - encourageons une architecture économique combinant énergie solaire, pompe à chaleur et domatique, - imposons la voiture hybride ou électrique, - accélérons l'utilisation des piles à hydrogène.


    Vive l'écologie moteur de la croissance ! A bas l'écologie de la régression !

  • " Je regarde l'océan Pacifique pour m'imprégner de cette image symbolique, le point de départ de ce projet un peu fou que j'ai réussi à mettre sur pied : l'Odyssée sauvage, six mille kilomètres depuis le plus grand océan jusqu'au plus grand lac du monde, à travers Sibérie, Chine du Nord, puis Mongolie.
    -; Du calme les chiens !
    Ils sont dix. Alignés deux par deux, à gesticuler, à aboyer, à exprimer de toutes sortes de façons leur impatience à prendre le départ.
    Je remonte tout l'attelage jusqu'à Burka, la chienne de tête. Elle me regarde, observe mon comportement, me jauge. Elle suit avec attention chacun de mes gestes, dont elle connaît les codes.
    -; Ma Burka, tu sais ? Tu comprends ce qui nous attend ?
    Elle me regarde avec des yeux pleins d'amour. Elle me fait confiance, elle ira où je lui demanderai d'aller...
    -; Je compte sur toi, ma belle. " Après L'Odyssée sibérienne (2005) et L'Odyssée blanche (1998), Nicolas Vanier, " le voyageur du froid ", revient avec le dernier tome de sa trilogie pour les amoureux du grand Nord.

    1 autre édition :

  • Ras-le-bol des écolos

    Maud Fontenoy

    • Plon
    • 24 October 2013

    " Trop longtemps, on a pensé que le développement durable était réservé à la gauche, comme si penser au bien-être des hommes en se préoccupant de préserver les ressources naturelles de notre planète était l'affaire d'un seul parti ! Et si, au contraire, il ne devait pas y avoir d'écologie politique, mais de l'écologie partout en politique ? Si rentable pouvait rimer avec durable ? Economie avec écologie ? Et si le développement durable était LA solution pour sortir de la crise ? " Depuis plus de quinze ans, après avoir longtemps vécu au coeur de la nature et en particulier sur les océans, Maud Fontenoy s'engage pour une écologie raisonnable et modérée. Dans cet ouvrage galvanisant, à rebours des discours écolos paralysants, elle prend son portevoix pour témoigner et pousser à l'action : les jeunes, les futurs décideurs, les hommes politiques, les chefs d'entreprise, mais aussi chacun d'entre nous ! L'auteur dresse ici un bilan santé de notre planète mais surtout des initiatives prises pour sa préservation, en France comme dans le monde.
    Refusant le fatalisme ambiant, elle donne des pistes pour réconcilier préoccupations environnementales et économiques. Un coup de fouet salvateur à un discours écolo trop souvent déconnecté de la réalité.

  • Erick Orsenna et Le Cercle des économistes ont dressé l'inventaire des ressources rares...Jamais la productivité agricole n'a été aussi forte, et jamais les famines n'ont été aussi fréquentes.
    Jamais la terre n'a porté autant de diplômés, et jamais l'analphabétisme n'a autant progressé.
    Jamais nous n'avons été aussi riches, et jamais il n'y a eu autant de pauvres.
    Ce qui est le moins rare aujourd'hui, ce sont les raretés. Le Cercle des économistes et Erik Orsenna en ont dressé l'inventaire, cherché les raisons et, au terme de plusieurs mois de travaux, proposent quelques principes pour échapper à cette malédiction : l'urgence dans l'action, l'innovation dans les choix, la préférence pour le développement durable et la réorganisation de la gouvernance mondiale des ressources.
    Dans la suite et l'esprit de l'ouvrage d'Erik Orsenna Voyages au pays du coton, ce livre décortique les enjeux d'une stratégie efficace pour lutter contre la rareté.

  • " L'environnement " et ses " problèmes " sont devenus un enjeu d'une telle force d'évidence qu'il paraît presque impossible d'apporter la contradiction à ce projet : " il faut protéger l'environnement ! " C'est précisément cet ordre, au double sens de commandement et d'idéal d'organisation, qu'interroge ce livre profond et informé. L'auteur soutient brillamment le paradoxe suivant : au départ, les revendications écologiques étaient profondément critiques des savoirs scientifiques et techniques et du développement social qu'ils conduisent. Trente ans plus tard, leur traduction en politiques d'environnement débouche au contraire sur un appel croissant aux experts, ingénieurs et techniciens, détenteurs véritables d'un éco-pouvoir montant. La rationalité scientifique et technique, longtemps cible privilégiée de l'opprobre écologique, se prétend désormais au service de la dépollution et de la sauvegarde des milieux naturels. Notre capacité collective à débattre de ces questions demeure en revanche très faible. Les médias, qui donnent trop souvent une représentation naturaliste naïve du monde, ont leur part de responsabilité dans cette situation, et l'auteur en fait une critique sans cession. Mais il analyse aussi avec précision le jeu de l'administration publique dans la gestion des nuisances par débats contradictoires. Il passe enfin au crible le rôle des associations de défense, qui s'exténuent dans des mobilisations et des contre-expertises sans moyens suffisants. Avec le concept d' "éco-pouvoir ", Pierre Lascoumes dévoile l'émergence d'une nouvelle rationalité, qui prétend prendre le contrôle de tous les systèmes vivants, avec les effets de normalisation qui en découlent.
    (Cette édition numérique reprend, à l'identique, l'édition originale de 1994.)

  • Parce que nous vivons dans l'opulence, nous avons oublié qu'il n'y a pas d'humanité sans nourriture, et pas d'alimentation sans agriculture. Et ne nous leurrons pas, avertit Michel Barnier, les guerres d'aujourd'hui ont toutes pour ferment le manque d'eau et de nourriture !La France a vécu, au cours des cinquante dernières années, une révolution qui a vu les rendements agricoles exploser, la qualité des productions se développer en même temps que la proportion de paysans diminuer pour ne plus représenter qu' à peine 3% de la population active. Aujourd'hui, les campagnes ont cessé de se dépeupler, les "rurbains" contribuent au dynamisme de l'espace rural et la filière agro-alimentaire ne cesse de croître, créant toujours plus d'emplois. Mais il faut reconnaître que la France, et l'Europe avec elle, a la chance inouïe de disposer du climat et des terres propres à une agriculture de qualité - et de quantité. Autant d'atouts que beucoup n'ont pas.Notre planète, désormais, explique le ministre de l'Agriculture, compte plus d'humains à nourrir que l'agriculture, en l'état, ne peut le faire. Les terres arables n'étant pas extensibles à volonté, pas plus que les rendements, ce drame perdurera jusqu'à la décrue de la population mondiale, laquelle n'aura pas lieu avant plusieurs dizaines d'années. A moins d'une nouvelle révolution.Mais tout en oeuvrant à la satisfaction des besoins du plus grand nombre, nous devons encore penser une agriculture inscrite dans la durée, respectueuse de l'avenir de la planète. Dans ces conditions quelle place pour les OGM ? Pour les biocarburants qui, aujourd'hui, concurrencent les productions alimentaires ?Labourage et patûrage n'ont jamais cessé d'être les mamelles de l'humanité mais, conclut Michel Barnier, l'agriculture doit être raisonnée dans le cadre le plus large. Elle est désormais un enjeu autant politique que génétique, éthique qu'économique.

  • Ce guide s'adresse à tous ceux qui décident de monter leur boîte. A vocation très pratique, il décrypte comment trouver l'idée, valider son projet, trouver les financements, déposer un nom, choisir le statut, les dossiers à monter, comment trouver un local, organiser le lancement, gérer les premières années etc.
    " Créer une entreprise, c'est bien. La pérenniser, c'est mieux ", tel pourrait être le premier adage développé dans cet ouvrage. De nombreux conseils y sont dispensés pour vous aider à tenter cette aventure en mettant tous les atouts de votre côté. Outre l'expertise d'une quinzaine de pros, les témoignages de créateurs et une multitude d'informations pratiques vous guideront dans le dédale de la création d'entreprise et de l'auto-entrepreneuriat pour faire de vous un entrepreneur heureux.
    Le + : 15 experts de la création d'entreprise délivrent leurs conseils et astuces pour partir du bon pied dans cette aventure professionnelle.
    Le livre répond à toutes vos questions :

    O Comment passer d'une idée à un projet viable ?
    O Quelles sont les principales sources de financement ?
    O Selon quels critères choisir ses associés ?
    O Quels sont les principaux facteurs d'échec ?
    > réactualisation 2013 :
    - les nouveaux marchés porteurs - de nouveaux témoignagnes - côté financement : les banques serrent la visse. Les créateurs se tournent de plus en plus vers le crowfunding (des sites qui mettent en relation investisseurs particuliers et créateurs).
    - les nouveautés : réforme du crédit impôt recherche, création du brevet unitaire européen, maintien du taux de réduction de l'ISF PME - Apparition de nouvelles formes d'hébergements pour les créateurs qui cherchent un toit comme le camping (sorte d'ateliers de co-working).
    - Le point sur le statut de l'auto-entrepreneur : nouveau seuils de chiffre d'affaires, déclaration de CA obligatoire sinon pénalité, sortie du régime au bout de 24 mois si pas de CA, on a dépassé le seuil du million d'auto-entrepreneur.
    - tous les chiffres actualisés

  • L´imposture, c´est, d´abord, de ne pas chiffrer la ressource en eau et d´affirmer, sans preuve et sans vergogne, le manque d´eau, les sécheresses à venir, les consommations irresponsables, la nécessité de ne pas gaspiller le « précieux liquide » L´imposture, c´est de culpabiliser les « consommateurs » pour «économiser » quelques litres d´eau, alors que coulent sous leurs yeux, chaque seconde, des milliers de mètres cubes qui vont se perdre en mer.
    L´imposture, c´est de laisser croire que l´eau domestique est « consommée » alors qu´elle est recyclée, notamment en France où elle retourne pour l´essentiel au milieu naturel après épuration.
    L´imposture, c´est d e feindre d´ignorer que les racines des végétaux ne descendent jamais jusqu´à la nappe phréatique.
    L´imposture, c´est d´opposer à la construction des barrages, alors qu´ils bloquent des crues ravageuses, valorisent leur énergie et protègent les populations de l´aval.
    L´imposture, c´est d´annoncer des guerres de l´eau qui n´auront pas lieu.



    Si le manque d´eau ne menace pas l´humanité, en revanche, des investissements considérables sont nécessaires pour produire plus et mieux d´eau potable, notamment dans les pays pauvres. Si des pénuries existent, et elles concernent le tiers de l´humanité, ce n´est pas un problème d´eau brute, toujours disponible pour peu qu´on la cherche, c´est un problème d´argent. Mais force est de constater que la solidarité est moins abondante que l´eau.


    Jean de Kervasdoué est professeur d´économie et de gestion des services de santé, ingénieur agronome, ingénieur en chef du génie rural, des eaux et des forets. Il a consacré sa vie aux secteurs de la santé et de l´environnement et est l´auteur de nombreux ouvrages, notamment Les Prêcheurs de l´Apocalypse (Plon, 2007) et La Peur est au-dessus de nos moyens (Plon, 2011) Henri Voron est diplômé d´agronomie et ingénieur en chef du génie rural, des eaux et des forets. Spécialisé en hydraulique tropicale, il participe à de nombreux projets d´irrigation et d´adduction d´eau potable en Afrique et à l´approvisionnement en eau de l´agglomération lyonnaise.

  • Comment nourrir 9 milliards d´êtres humains dans le monde à l´horizon 2050 ? Quel rôle la France et l´Union européenne doivent-elles jouer dans ce défi à la fois local et planétaire ?

    Comment la France pourra-t-elle conserver son rôle historique de leader en Europe en matière d´agriculture à la veille de la réforme annoncée de la politique agricole commune en 2013 ? Comment protègera-t-elle l´avenir de ses agriculteurs, la compétitivité de leurs exploitations, leur motivation ?

    Dans ce contexte, l´équilibre entre prix des matières premières, prix de vente au consommateur, qualité alimentaire et protection des agriculteurs devient un enjeu majeur dans lequel l´UE peut et doit jouer un rôle essentiel...

    Bruno Le Maire veut affirmer dans ce livre une France qui reste un leader parmi les premiers pays agricoles mondiaux, sans se passer de l´Union européenne...à condition de changer l´esprit de Bruxelles.

  • Le catastrophisme a fait son temps. Le GIEC érige en certitudes des résultats de recherches incertains ; plusieurs de ses membres démissionnent et font entendre leurs différences.
    OUI, le climat a toujours varié, et ce, souvent même avec des aléas encore plus dramatiques qu´aujourd´hui !
    OUI, la France veut montrer l´exemple mais cela ne sert à rien !


    Laurent Cabrol a écouté tous les arguments : il tire de ceux-ci une leçon de modération et de tolérance. Nous sommes allés trop loin, sans certitudes scientifiques, dans la lutte contre le réchauffement. Cabrol prône, à rebours du discours ambiant, une écologie positive, joyeuse et porteuse d´espoir. C´est vrai, dit-il, nous avons beaucoup de combats à mener pour soulager notre planète mais ils sont biens différents de ceux que l´on nous invite à mener.
    Laurent Cabrol réagit en écologue amoureux de la nature et non en écologiste partisan : cette différence de position est essentielle.


    Il s´affiche, en somme, comme un vert solitaire qui ne veut pas le rester...


    AprèsSi la terre s´en sortait toute seule ?, Cabrol poursuit une réflexion de fond sur les enjeux écologiques contemporains.

  • Oui, la Terre se réchauffe.
    La température a augmenté de 0,7 degrés au XXe siècle, et selon les experts du GIEC, elle devrait s´accroître de 1,6 à 6,4 degrés dans les 100 ans qui viennent.


    Ce radoucissement avéré, nous le ressentons, surtout la nuit, car c´est là qu´il est le plus flagrant. Et d´une manière générale, ce sont les températures nocturnes qui grimpent. Chez nous, cela signifie, moins de gelées, moins de brouillard la nuit, et des petits matins plus agréables. Voilà pour notre quotidien.


    Pour le reste, c´est un peu la confusion car le réchauffement de la planète n´est pas perceptible de la même manière d´une région à l´autre ou d´un continent à l´autre. L´Arctique radoucit et fond, l´Antarctique ne bouge pas. Première surprise ! Et ce n´est pas la dernière. Dans le passé, il y en a eu d´autres, et de taille... Entre l´an 900 et 1300, « l´optimum médiéval » a fait suffoquer la France avec des événements climatiques extravagants. Que dire du Noël 1289, où à Colmar les arbres étaient en feuilles ? On a cueilli les fraises le 25 janvier 1290, même les cigognes sont revenues. Le 2 février de la même année, elles confectionnaient leurs nids.
    Oui mais voilà, à l´âge des brouettes et des charrettes on ne parlait pas d´explosion du CO2.


    Pendant toutes ces périodes, il a fait très chaud et puis la Terre a retrouvé ses valeurs... Alors, en filigrane de tous ces événements incontournables, une question s´impose : comment la planète s´en est-elle sortie aussi bien ? Serait-elle finalement capable de rétablir elle-même son équilibre ? Et si la Terre pouvait s´accommoder de nos excès ? Et si la nature possédait des ressources insoupçonnées pour digérer nos folies et générer des contre-feux ?


    Après « Le Grenelle de l´environnement » et les déclarations des scientifiques au sujet du réchauffement climatique, Laurent Cabrol prend le contre-pied des thèses les plus alarmistes à ce sujet. Preuves à l´appui, il défend celle selon laquelle notre planète, seule, gérerait son désordre climatique ; son histoire le prouve !


    Ce document passionnant met à mal un enjeu politique majeur de nos sociétés.

  • Les démocraties modernes possèdent-elles les ressorts nécessaires pour prévenir et affronter la catastrophe écologique due au réchauffement climatique ? Comme l'explique Bertrand Méheust, ce n'est pas de l'écologie libérale et du " développement durable " que viendra la réponse : ces discours consistent à graver dans l'esprit du public l'idée que l'écologie est compatible avec la croissance et même mieux, qu'elle la réclame, afin de masquer l'incompatibilité entre la société globalisée dirigée par le marché et la préservation de la biosphère.
    Un univers mental ne renonce jamais à lui-même si des forces extérieures ne l'y contraignent pas. Le système a saturé tout l'espace disponible et est à l'origine de tensions de plus en plus fortes. Pour les masquer ceux qui nous gouvernent pratiquent la politique de l'oxymore. Forgés artificiellement pour paralyser les oppositions potentielles, les oxymores font fusionner deux réalités contradictoires : " développement durable ", " marché civilisationnel ", " flexisécurité ", " moralisation du capitalisme ", etc. Ils favorisent la destruction des esprits, deviennent des facteurs de pathologie et des outils de mensonge. Plus l'on produit d'oxymores et plus les gens sont désorientés et inaptes à penser. Utilisés à doses massives, ils rendent fou. Plus la crise s'aggrave, plus le réchauffement climatique nous menace et plus nous assistons à la production et à l'usage cynique, sans précédent dans la démocratie française, d'oxymores à grande échelle.

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