• Rituels pour explorer en douceur la puissance de son féminin : 18 cartes incluses Nouv.

    Il existe une puissance douce, une force créatrice, un tambour battant et un coeur livre en chacune de nous.

    Cet ouvrage, aux pouvoirs magiques certains, est une invitation à revenir à l'essence profonde du féminin sacré.
    Il vous accompagnera pour que tous vos potentiels puissent éclore et fleurir dans le respect de votre nature cyclique et changeante.
    Laissez-vous guider par les cartes et les rituels associés vers la pleine incarnation de toute la profondeur de votre être.
    18 rituels uniques et puissants vous accompagnent pour vous offrir en conscience ce temps de recueillement, de célébration, de reconnexion à soi et au Tout.
    Préparez-vous à vivre un voyage bouleversant à la rencontre de votre corps, de votre parole retrouvée, de vos lignées transgénérationnelles, des éléments et de la nature, de la Lune, des principes féminin et masculin, de votre sensualité et de votre nature sauvage.

  • Yoga et rituels des 9 déesses : honorer son féminin sacré Nouv.

    Les déesses sont au coeur des mythes et des contes de l'Inde.
    Chacune vous transmet sa légende, sa connexion avec des qualités féminines, que vous allez activer grâce à des pratiques de yoga, des mantras, des rituels dans la nature, des huiles essentielles et des méditations.
    Shakti, le divin féminin, Bhumi, déesse de la terre, de l'ancrage, Saraswati, déesse de l'eau, de la créativité, Parvati, déesse de la montagne, la force intérieure, Durga, déesse du feu, la guerrière, Lakshmi, déesse de l'air, de l'abondance, Kali, déesse sauvage de la transformation, Lalita, déesse de l'amour pur, Sita, déesse de la dévotion...

    Écoutons leurs chants, notre coeur empli de compassion, en quête de vérité, de sororité.

    /> L'autrice Charlotte Saint Jean, enseignante de yoga shivashakti, nous offre un ouvrage de sagesse sur ce chemin sacré du féminin, pour réaliser notre potentiel, nous relier à la Terre Mère et incarner notre spiritualité.

  • Chaque mois, la femme traverse l'équivalent de 4 saisons internes. Chacune de ces phases a ses propres caractéristiques et génère des variations physiques, émotionnelles et mentales.
    Avez-vous noté que vos capacités, votre sensibilité, votre confiance en vous fluctuaient tout au long du mois ? Avez-vous remarqué comment vos rapports changeaient d'une semaine sur l'autre ? Et si vous appreniez à tirer le meilleur de votre cycle pour vous sentir bien, organiser votre temps efficacement et réaliser les problèmes qui vous tiennent à coeur ?
    Cet ouvrage vous permettra d'optimiser chaque saison, prendre pleinement confiance en vous, révéler votre potentiel, vous réaliser pleinement dans votre vie personnelle ou professionnelle et transformer votre vie !

  • D'Agar, la mère des Arabes qui n'est présente dans le corpus arabo-musulman que comme figure d'esclave, à Khadija, l'épouse du prophète que les hagiographes ont dépouillée de toute sexualité ; d'Aïsha, décrite comme l'aimée de l'Aimé de Dieu mais qui se révèle une enfant violentée et un nourrisson savant, à Zaïnab, qui bouleversera le destin de la filiation en Islam et dont l'entrée dans le foyer du prophète sera marquée par la Révélation du verset sur le voile ; de l'inconsolable Hind, qui entaille avec cruauté le foie de l'oncle de Muhammad, à Fâtima, qui réclama l'héritage pour retrouver sa place de fille, elle qui était la mère de son père. Ces figures de femmes - maltraitée, mélancolique, cruelle, fatale - disent le lien complexe de l'Islam à l'inquiétante étrangeté du sexe féminin. Ces femmes et d'autres lèvent le voile sur les soubassements pulsionnels de la fondation islamique. Ce livre explore cette question, la façon dont elle se présente dans le Texte (le Coran) et dans les textes. C'est inviter à une plongée dans les profondeurs effrayantes de la culture et du Texte, au-delà du charme de la belle surface.

  • « Pourquoi la beauté ne fait-elle pas partie des droits de l'homme? » se demande Hoch, ainsi surnommée à cause de sa taille imposante. Et comment faire pour supporter les journées qui se ressemblent toutes, quand on ne rêve que d'amour absolu et de feux d'artifice ?
    Hoch, la narratrice de cette histoire presque vraie, est une guerrière douce, émotive, convaincue du triomphe ultime de la vérité et de la raison dans un monde violent, masculin et injuste. Ce livre raconte ses combats et ses amours, l'entrée dans le jazz-band du lycée, une fugue, des déboires et des merveilles, avec une émotion communicative et pudique, une inlassable passion de vivre.

  • Célébrées pour leurs idéaux politiques égalitaires, les cités grecques sont, de fait, des sociétés très hié-rarchisées. Si les inégalités de genre et de fortune y sont anciennes, celle fondée sur le droit naît au VIe siècle avant J.-C., avec l'apparition de statuts personnels.

  • Paul Denis propose une analyse inédite du complexe d'OEdipe comme un champ permettant à un sujet, enfant ou adulte, de se reconstruire au mieux lorsqu'il est confronté à un événement traumatique tel que la perte, le deuil ou la dépression.
    À partir de l'évocation de ces deux expériences psychiques essentielles que sont la dépression et la séparation, l'auteur envisage différents processus psychiques qui permettent de trouver une ligne créative ou, à l'inverse, contribuent à limiter les mouvements de l'esprit comme « l'isolation » ou ce qui constitue des « fixations ». Il reconsidère la question de la passivité psychique, trop facilement assimilée à une position « féminine » - alors que « le féminin » est une conquête activement gagnée et exercée par les sujets de sexe féminin. La nature et la place des sensations, qu'elles soient le premier temps de la perception ou qu'elles soient cultivées pour elles-mêmes, sont resituées en vue de comprendre leur destin possible vers la douleur dans ses deux versants physique et psychique. Acte, sublimation, création, humour sont alors envisagés dans leur rapport au fonctionnement pulsionnel et à sa régulation par le jeu de forces organisé par le complexe d'OEdipe. Ce serait par cet héritage pulsionnel, nous dit l'auteur, que nous parviendrions à guérir. En un mot : OEdipe deviendrait médecin.

  • Dans une France bouleversée par la légalisation du proxénétisme, Berthe, quatorze ans, s'enfuit de chez son père, qui se lance à sa poursuite. Effrayée et affamée, elle trouve refuge dans une maison isolée au milieu des bois, où vivent vingt-quatre jeunes filles élevées par un couple mystérieux, Saule et Marianne Ranque.
    Propulsée au sein de cette famille extraordinaire, Berthe n'a d'autre choix que de s'adapter et de mettre de côté les mille interrogations qui la traversent. Elle découvre bientôt que les Ranque destinent leurs filles à un étrange projet.

    Pauline Mignola est féministe et militante. Ce premier roman est la transposition littéraire de son engagement.

  • La condamnation des mères tout autant que leur encensement semble fermer tout questionnement sur la transmission d'un féminin spécifique à la relation mère-fille. Seul demeure l'excès.Qu'est-ce qu'une mère ? Comment l'être ? Comment entrer dans ce lien qu'est le maternel ? Le maternel, ce n'est pas qu'une mère et un enfant, ...

  • Lazare mon amour

    Gwenaelle Aubry

    « Un jour, on me demande d'écrire sur une autre, poète ou romancière, qu'importe, vivante ou morte (plutôt). Et tout de suite ce nom s'impose : Sylvia Plath. Je relis ses textes hypertendus, électrifiés, je regarde ses photos caméléons. Je fais défiler ses masques, je bats les cartes de son tarot : la supernormal teenager et le Roi des abeilles, l'amante éblouie et la mère-épouse prisonnière de l'Amérique des fifties, les vierges folles, le rameau de peur, le vieux démon mélancolique, l'Oiseau de panique. À travers cette fragile image, cette icône suicidée, je cherche le point d'ajustement de l'écriture à la vie. Je cherche à comprendre ce que, par l'écriture, elle a sauvé de la vie et ce qui, de l'écriture, l'a sauvée elle aussi. Car je crois que Plath a été, dans les deux sens du terme, une survivante : pas seulement une qui est revenue d'entre les morts (lady Lazare) mais aussi une qui a vécu à l'excès. » Gwenaëlle Aubry

  • "Constat transhistorique et transculturel : les hommes dominent les femmes, pourquoi ? parce qu'ils en ont peur mais pourquoi ? parce qu'elles incarnent un féminin qui menacerait en permanence l'ordre phallique, un féminin follement érotique et maternel, incompréhensible". Ainsi l'auteur présente-t-il le thème de son livre, somme de ses recherches débutant par l'article "La castration et le féminin" paru dans la Revue française de psychanalyse en 1993.
    Cette réédition est augmentée d'une postface inédite d'André Green qui prend la forme d'une discussion-hommage posthume des thèses de Jean Cournut avec parfois l'expression d'un avis différent.

  • chacune et chacun
    féminins & masculins
    enfin l'être humain
    Ce haïku renferme la clé de notre bien-être. Le bien-être est en soi, dans la musique des comportements humains, de nos féminins et masculins en harmonie.
    Femmes et hommes, et si nous vivions des relations apaisées avec nous-mêmes comme avec les autres ?
    Et si nous commencions par voir l'autre genre en soi de façon positive, non comme l'adversaire ou comme l'étranger, mais comme une belle différence ?
    Au fil des pages, enrichies de tests et d'exercices, de schémas et de haïkus, vous apprendrez à développer la conscience en soi de votre mixité intérieure pour votre bien-être et vos relations aux autres.
    Vous vous familiariserez à bon escient avec votre féminin & masculin.
    Chacune et chacun dépassera ainsi les idées reçues sur la mixité, qui sont nombreuses et profondes.
    Chacune et chacun découvrira que, loin de l'idée d'une neutralité des sexes et des genres, femmes et hommes sont conciliables dans la différence.

    Existe-t-il plus beau chemin vers la conscience et vers l'harmonie??

  • L'Une et l'autre

    Collectif

    Ces romancières ont une oeuvre, un lectorat fidèle et sont estimées des libraires. Elles sont habitées par la passion des mots et ont chacune une voix puissante et singulière. Elles ont choisi des auteures qui leur sont proches, et racontent ces vies de femmes habitées par la création.
    En creux, on devine à travers ces héroïnes un peu d'elles-mêmes et beaucoup des femmes en général, leur rapport à liberté, le choix d'avoir des enfants, l'amour. Collectif littéraire, L'une et l'autre est aussi un livre sur les femmes d'hier, d'aujourd'hui et de demain.

  • Selon Jacques André, « la rencontre du patient avec l'analyste est une scène de séduction, l'énoncé séducteur étant bien l'énoncé de la règle fondamentale, soit l'invitation de livrer le plus intime au plus étranger. » Mais l'exercice de la psychanalyse ne peut se produire que dans un strict respect de l'éthique. Les mots séduction et éthique, qui à première vue semblent s'exclure, sont donc, comme le montre Viviane Chetrit-Vatine, au coeur de la perspective analytique. Viviane Chetrit-Vatine part d'une rencontre pas nécessairement consensuelle entre, d'une part, la réflexion d'Emmanuel Levinas et sa conception de la philosophie comme éthique - éthique comprise comme responsabilité pour l'autre - et d'autre part celle du psychanalyste Jean Laplanche qui pose l'autre adulte premier, d'emblée séducteur pour la jeune psyché, en ses messages énigmatiques compromis par son Inconscient. L'éthique de l'analyste est réexaminée et avec elle les origines féminines/maternelles de la capacité humaine de responsabilité pour l'autre. La question de l'asymétrie de la situation analytique est posée non plus en termes de pouvoir mais en termes de responsabilité : responsabilité pour le cadre analytique dont l'analyste reste le gardien, responsabilité pour le processus analytique duquel il est partie prenante compte tenu des effets de séduction inhérents à la situation comme à sa propre et nécessaire passion, éthique de la suffisamment bonne distance, éthique enfin de l'analyste contemporain en sa responsabilité pour l'autre, cet étranger, mon patient...

  • Est-ce parce que la mère est première, que femme et fille doivent rester secondes, secondes par rapport à la mère, mais aussi par rapport à l'homme ? Freud parle du féminin tout au long de son oeuvre, souvent en filigrane et sous couvert de masculin. La lecture de Freud n'entraîne cependant pas, n'en déplaise à certains ou à certaines, ...

  • Parmi les sports de compétition, le rugby apparaît comme l´un des plus « virils ». Il doit pour une bonne part cette réputation au jeu lui-même - mêlées, plaquages et autres « percussions » plus ou moins violentes -, mais aussi au parfum de scandale qui entoure les « troisièmes mi-temps » d´après match. La rumeur véhicule à leur propos des légendes épiques et picaresques d´excès alimentaires, éthyliques ou sexuels qui semblent également faire partie du jeu. Le monde du rugby institue ainsi une sociabilité d´hommes qui passe par l´exclusion, volontiers emphatique, des femmes et tout particulièrement des épouses de joueurs, celles que l´on appelle parfois les « veuves du rugby ». Mais les femmes et les valeurs du féminin ne sont-elles pas beaucoup plus présentes qu´il n´y paraît de prime abord ? Grâce à une ethnographie approfondie, Anne Saouter démontre que, à côté du modèle dominant dans lequel les femmes ne peuvent être que des « mamans » ou des « putains », on voit se dessiner d´autres modes de présence du féminin, grâce notamment au personnage encore marginal de la joueuse de rugby. L´expansion du rugby féminin suffira-t-elle cependant à remettre en cause un édifice symbolique qui, du moins dans le rugby français, correspondait à une véritable initiation masculine ? Initiation qui imposait déjà des jeux ambigus avec la définition des sexes, dont témoigne le soupçon d´homosexualité (plus ou moins « refoulée ») qui pèse sur les joueurs.

  • Virginia Blake

    Dominique Viseux

    Amnésique par accident, Virginia est une jeune artiste en vue, projetée dans un monde fictif, résolument contemporain, qu'elle traverse comme un songe feutré, peuplé de codes et implacable dans ses clivages. Au-delà des groupes tout-puissants qu'elle croise, des milieux clos de l'art et de la performance, elle enquête sur sa disparition - son évincement - pour découvrir de singulières vérités sur le monde réel, comme sur ses activités et ses amours anciennes. Jusqu'à son deuxième accident...

  • La femme entonnoir

    Chantal Lavergne

    « - Qui es-tu toi ? se lança-t-elle en pleine figure. La question avec force et détermination vola en éclats contre le glacis métallique. Élisabeth recula aussitôt, consciente et gênée de cette insolite rencontre avec elle-même, puis s'affala dans le vieux sofa rouge. Affaiblie, elle se sentait liquéfiée. Une fatigue étrange s'abattit sur son être. Elle se sentait au bout d'elle-même. La faille s'agrandissait. Semblait l'engloutir. Élisabeth se désintégrait. Lucide, elle tenta pourtant de rassembler ses esprits. Dans son véhicule rien ne résonnait plus. C'était le vide total. Elle resta ainsi de longues minutes. Inerte. La tête penchée en arrière. Captive d'elle-même. »

  • Et il disait qu'il m'aimait... Un recueil de pensées livrées avec originalité et parfois cynisme, toujours avec sincérité... Des textes forts, puisés à la source d'une souffrance que tant de femmes partagent, celle d'être mal-aimées. Sous une forme poétique, une montée en puissance, un langage au ton universel, l'auteure propose de dire à toutes celles qu'elle nomme ses soeurs, "allez à la découverte de vous-même". La liberté retrouvée...

  • « Dans ce petit livre, il y a une vraie poésie. Il ne s'agit pas d'envolées lyriques, pompeuses, ampoulées... non, ici c'est la douceur, la sincérité, l'humanité qui nous touchent à travers des rimes simples et harmonieuses. Une poésie accessible comme les thèmes abordés. Patricia nous parle d'elle en tant que femme, mère, fille ou citoyenne, elle nous parle d'elle, de ses joies, de ses plaisirs... Et on la suit, et on se rend compte qu'elle parle... de nous ! On ne peut que se retrouver dans ses textes tout à tour joyeux, tristes, réfléchis, enflammés... C'est comme si elle nous tendait un miroir, on s'y retrouve, on s'y sourit, on s'y sent bien. » Blanche-Marie Arnéodo, professeure de lettres et amie de l'auteure

  • [TEXTE COURT] Une femme part en moyenne dix fois avant de partir...

    La violence ordinaire et dissimulée, et comment on y répond, et de la violence particulière des hommes sur les femmes.
    Le bruit en arrière-plan de la ville contemporaine, consommation, images, Internet et même la chirurgie esthétique. Trajets de nuit, de Saint-Lazare à Pigalle, variations sur la neurobiologie, et des lettres, A, B, D pour sculpter les personnages sans nom que nous sommes.
    Plus ombre et croisement de Sarajevo, fond de guerre et exil, et ce qu´il en est de l´immigration dans nos grandes villes.
    Comment tenir récit de ce qui nous concerne, un doigt qu´on passe sur la fêlure d´une vitre ? Comment permettre au récit qui heurte à l´ensemble de réinventer sa continuité depuis cet éclatement ? La notion d´expérimentation prend son plein sens...

    FB

  • Je m´appelle Chloé Delaume. Je suis un personnage de fiction. Je le dis, le redis, sans cesse partout l´affirme. Je m´écris dans des livres, des textes, des pièces sonores. J´ai décidé de devenir personnage de fiction quand j´ai réalisé que j´en étais déjà un. A cette différence près que je ne m´écrivais pas. D´autres s´en occupaient. Personnage secondaire d´une fiction familiale et figurante passive de la fiction collective. J´ai choisi l´écriture pour me réapproprier mon corps, mes faits et gestes, et mon identité.

    S´écrire mode d´emploi, début.


    Écrire, pourquoi. On connaît les réponses célèbres. Mais, ici, justement : pas de réponse.
    On revient creuser en arrière les livres déjà écrits. Il s´y jouait quoi, de soi ? On s´y est pris comment, on a buté sur quelle part d´abîme ? On en a pris quoi pour le livre suivant ?
    Des questions posées ici chaque paragraphe après chaque paragraphe, nul de nous n´est indemne. A preuve la référence Artaud. A preuve le questionnement renvoyé au monde, le réel dans sa profusion d´image, le réel comme seul terrain du risque, et comment assumer ce risque.
    Sauf que. Modestement, ici, on met en page, on propose des formats, et on met en circulation. D´un texte discret, on souhaite seulement que la question résonne. Auteur c´est un travail, il faut du temps, du désarroi, il faut savoir progressivement rejoindre ces limites de soi-même.

    S´écrire, non pas à nu, mais parfaitement à vif Et la suite :

    Sans le tissu soyeux de la fiction classique, sans les transferts, les masques Pour rebondir :

    Et tous les ornements qui rendent plus confortables tant le pacte d´écriture que celui de lecture Importe de comment et d´où cela parle. Des livres et de la théorie sur l´autofiction, il n´en manque pas (ce texte est l´intervention préparée par Chloé Delaume pour un colloque à Cerisy, qui se termine aujourd´hui même). Mais ce qui s´énonce ne part pas de ce qu´on sait, ce qui s´énonce part de l´inconnu où la suite successive des livres, où chaque livre l´un après l´autre, nous a emportés.
    Ainsi, s´écrit une autobiographie, l´auteur revenant à rebours sur chaque tentative, depuis l´autonomie de ces tentatives. Mais précisément, son histoire alors devient cette construction par l´inconnu, pan à pan.
    Chloé Delaume n´a pas beaucoup varié de chemin depuis ses Mouflettes d´Athropos. Son chemin s´est élargi, densifié, compliqué : les performances peuvent valoir à égalité des livres, en particulier depuis les « Sims » (Corpus Simsi. Le personnage même de l´auteur a pu devenir en partie indépendant de ce qui reste, à elle comme aux autres, le lot ordinaire de la lecture qu´on affronte, du temps à la table, des traversées de silence - voir, dans ses Remarques, ce qui transparaît du livre en préparation pour Fiction & Cie au Seuil. Son chemin est une exploration mentale, là où cela suppose d´affronter, démonter, pousser, représenter les obstacles matériels et concrets qui sont la seule et fine tension du monde et du langage, où précisément se retourne cette expérience du mental mis en écriture.
    Ainsi, ce texte met à mal la façon dont a été reçue la trilogie « télévision » de Chloé Delaume (Les Sims, J´habite la télévision, La nuit je suis Buffy Summers) : la mise en expérience est volontaire (« 22 mois de flux télévisé continuel »), et l´outil qu´on affronte mêle les forces financières, les bulldozers d´affadissement culturel (citation de patrick Le Lay, ex manager de TF1 aux ordres du groupe de béton Bouygues), et la façon dont le monde est pour nous, même si Schopenhauer nous en avait prévenu, représentation dans sa façon même de nous englober.
    La fin de Buffy Summers renvoie à une fiction tout entière contenue dans l´expérience psychique d´une narratrice en hôpital psychiatrique : boucle parfaite avec un des livres les plus dangereux de Chloé Delaume : Certainement pas.
    Il n´y a pas, chez Chloé Delaume, refus de la théorie. On passe par Debord, Stiegler ou Benassayag. Mais : Autofiction : comme en physique quantique le fait d´observer change l´état de ce qui est observé. Autofiction : le sujet n´obse

  • Chemin des dames

    Anne Fléchon

    • Altess
    • 3 December 2013

    La reconstitution toujours fictive de la mémoire est à la fois une douleur et une bénédiction : sonder les blessures, la perte, la violence, permet de s'en désengager et d'expérimenter la grande transformation intérieure et l'authentique liberté.
    Ce récit se propose de revisiter le souvenir d'une mère, emportée dans la furie de la guerre et dont la mémoire et le corps sont demeurés lestés du plomb des non-dits et des secrets qui a coulé dans sa lignée de sang.
    C'est donc le message d'une réconciliation profonde avec notre incarnation et l'intégration des énergies nouvelles qui en découle, qui est transmis au long de ce Chemin des Dames. À l'emprunter, nous entendrons quelques notes d'une ode à la mère et les premiers accords d'un hymne à toutes les femmes - celles de l'histoire et celles du mythe -, mêlées en une polyphonie du féminin exilé enfin réconcilié.
    Historienne de l'art et diplômée de l'Institut d'études politiques de Grenoble dans le champ des politiques culturelles, Anne Fléchon oeuvre depuis de nombreuses années au service de l'action culturelle. Parallèlement, elle poursuit un cheminement personnel et spirituel qui l'a menée de la cure analytique jusqu'à différentes formes de thérapies psychocorporelles assorties d'une pratique de la méditation.
    La découverte de l'Inde et la rencontre avec des êtres d'exception ont fait converger en elle Orient et Occident, psychanalyse et spiritualité, et lui ont permis un approfondissement de cette Voie des Mystères commune à toutes les traditions.

  • «?Pendant ce temps, moi, j'aimerais savoir ce que je dois faire pour conserver la flamme de ma détermination. Je désire une réponse claire, limpide comme l'eau de source. Le passé n'est plus et le futur demeure incertain. Mon problème : depuis hier, je nie le présent, par conséquent il n'existe plus. Je me sens perdue, vidée de toute forme de vie. Un regard qui n'est pas le mien m'observe dans le reflet de la fenêtre. Qui est cette étrangère ? Elle a ma couleur de peau et des cheveux identiques aux miens ; mais elle ne peut pas être moi. Ce reflet appartient à la femme qui a perdu son bébé. Moi, je suis la personne qui vit quarante-huit heures en arrière, demain ce sera soixante-douze heures et dans une semaine... Faites les mathématiques vous-même.?» Bloquée : ainsi se résume la situation existentielle d'Aurore, comme empêchée par son deuil inachevé du père et ses difficultés à concevoir un enfant. Entre ces deux pôles que sont le décès et la naissance, sur la chaîne des générations, la narratrice fait du surplace et tente de reprendre sa marche. Et en cela, certaines retrouvailles pourraient s'avérer déterminantes... Roman conjuguant introspection, quête de sens et notes fantastiques, Avant l'oeuf vient la poule interroge avec tact et sensibilité la société et la famille, la procréation et la féminité, la filiation et l'au-delà, et s'impose par là même comme une oeuvre universelle.

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