• Cet ouvrage a pour ambition de rendre compte d'une double réalité différenciée et en construction. Il s'agit pour la Commission d'une part de promouvoir auprès des Etats à littoral de l'U.E. l'élaboration d'une approche stratégique nationale d'aménagement et de GIZC, selon l'échéance programmée de 2006 et de soumettre à évaluation les rapports nationaux notifiés par les Etats à la Commission. D'autre part de lancer un vaste débat auprès de toutes les parties prenantes de l'U.E. sur la construction d'une politique maritime intégrée européenne (PMI).
    Il apparaît tout d'abord que la stratégie de GIZC et la PMI sont étroitement liées entre elles, notamment autour de l'appel à une méthode d'approche commune, la GIZC appliquée à des échelles différenciées ; celles de la zone côtière et celle des espaces marins, la PMI étant par ailleurs enracinée dans le programme de Lisbonne pour la promotion de l'emploi et la stimulation de la croissance.
    On note d'emblée que la GIZC apparaît nettement à travers les textes fondamentaux pertinents comme une source d'inspiration méthodologique pour une approche globale et intégrée de la PMI aussi bien du point de vue des caractéristiques de la GIZC sur les espaces de référence que de l'équilibre vertueux exigé pour l'approche de la durabilité à la fois éco-systémique, économique et sociale, voire culturelle. A la dimension des mers et océans, une autre exigence se manifeste nettement, celle de renouveler l'appareil conceptuel et instrumental de la GIZC pour tenir compte des nouvelles échelles d'analyse entraînant le déplacement vers la mer du centre de gravité de la GIZC et du profil nouveau de la gouvernance. La conséquence logique de ce préalable important apparaît dans les caractéristiques des concepts utilisés, c'est-à-dire le territoire de la GIZC, la gouvernance, la planification participative, la répartition des compétences.


  • Les risques littoraux (érosion, recul du trait de côte et submersion marine) semblent s'amplifier ces dernières années, par les effets croisés du changement climatique (tempêtes extrêmes plus fréquentes, élévation du niveau marin) et de l'urbanisation croissante du littoral. Si, en France, les gestionnaires publics semblent avoir pris la mesure de ces risques, les réponses sont encore orientées vers des solutions techniques (digues, épis, rechargements de plage...). Pour autant, des opérations pilotes de relocalisation sont aujourd'hui lancées, initiées par la Stratégie nationale de gestion du trait de côte et l'appel à propositions du ministère de l'Environnement de 2012.

    Or ces opérations posent aujourd'hui des questions juridiques qui méritent d'être approfondies, à travers cet ouvrage collectif proposé par le Laboratoire Interdisciplinaire Environnements et Urbanisme (LIEU), dont les équipes travaillent depuis plusieurs années sur ces thématiques. Pour permettre d'appréhender la richesse et la diversité des approches, les nombreuses analyses juridiques contenues dans cet ouvrage s'appuient sur des éclairages interdisciplinaires.
    Cet ouvrage a aussi été produit grâce la Fondation de France, du Programme Interdisciplinaire de Recherche Ville et Environnement (PIRVE), le Programme Liteau et d'Aix-Marseille Université et de sa Faculté de Droit et Science Politique.

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