• Toutes les sociétés humaines ont besoin de justifier leurs inégalités : il faut leur trouver des raisons, faute de quoi c'est l'ensemble de l'édifice politique et social qui menace de s'effondrer. Les idéologies du passé, si on les étudie de près, ne sont à cet égard pas toujours plus folles que celles du présent. C'est en montrant la multiplicité des trajectoires et des bifurcations possibles que l'on peut interroger les fondements de nos propres institutions et envisager les conditions de leur transformation.
    À partir de données comparatives d'une ampleur et d'une profondeur inédites, ce livre retrace dans une perspective tout à la fois économique, sociale, intellectuelle et politique l'histoire et le devenir des régimes inégalitaires, depuis les sociétés trifonctionnelles et esclavagistes anciennes jusqu'aux sociétés postcoloniales et hypercapitalistes modernes, en passant par les sociétés propriétaristes, coloniales, communistes et sociales-démocrates. À l'encontre du récit hyperinégalitaire qui s'est imposé depuis les années 1980-1990, il montre que c'est le combat pour l'égalité et l'éducation, et non pas la sacralisation de la propriété, qui a permis le développement économique et le progrès humain.
    En s'appuyant sur les leçons de l'histoire globale, il est possible de rompre avec le fatalisme qui nourrit les dérives identitaires actuelles et d'imaginer un socialisme participatif pour le XXIe siècle : un nouvel horizon égalitaire à visée universelle, une nouvelle idéologie de l'égalité, de la propriété sociale, de l'éducation et du partage des savoirs et des pouvoirs.
    Directeur d'études à l'École des hautes études en sciences sociales et professeur à l'École d'économie de Paris, Thomas Piketty est l'auteur du Capital au XXIe siècle (2013), traduit en 40 langues et vendu à plus de 2,5 millions d'exemplaires, dont le présent livre est le prolongement.



  • « Le capitalisme tend à se répandre sur le globe et à détruire toutes les autres formes économiques, n'en supportant aucune à côté de lui. Et pourtant il est en même temps la première forme économique incapable de subsister seule, à l'aide de son seul milieu. Ayant tendance à devenir une forme mondiale, il se brise à sa propre incapacité d'être cette forme mondiale. Il offre l'exemple d'une contradiction historique qui, à un certain degré de développement, ne peut être résolue que par l'application des principes du socialisme, c'est-à-dire par une forme économique qui est par définition une forme mondiale harmonieuse, fondée sur la satisfaction des besoins de l'humanité travailleuse. »
    Ouvrage majeur de Rosa Luxemburg, écrit en 1913, L'Accumulation du capital est le premier texte de l'économie politique marxiste à formuler une théorie d'ensemble de l'impérialisme. En montrant la nécessité inscrite au coeur du mode de production capitaliste de s'étendre à l'échelle du monde en asservissant des territoires non capitalistes et leurs populations, il éclaire les mécanismes qui allaient bientôt déclencher la grande guerre pour le repartage du monde.

  • L'histoire économique a connu un renouveau depuis un demi-siècle grâce à l'analyse économique, aux théories institutionnalistes et aux approches globales. Le livre présente, en s'appuyant sur ces acquis, une version synthétique de l'évolution économique du monde depuis l'origine des civilisations jusqu'aux premières décennies du XXIe siècle.
    Il aborde en premier lieu les problèmes de la discipline elle-même, puis remonte à la fin de la préhistoire pour exposer de façon chronologique les traits de l'économie antique, puis médiévale, avant d'arriver aux Temps modernes et à la révolution industrielle.
    Il insiste ensuite sur l'évolution au XIXe siècle, l'extension de l'industrialisation et les mutations économiques et sociales qu'elle entraîne, la mondialisation d'avant 1914.
    Le XXe et la période actuelle font l'objet des derniers chapitres, depuis les guerres mondiales, la crise de 29 et la montée des totalitarismes jusqu'à l'évolution plus favorable qui suit : paix globale, montée des échanges, intégration de l'Europe, nouvelle révolution technologique et développement au Sud.

  • La nouvelle édition de cet ouvrage, qui présente les notions et thèmes essentiels des sciences économiques, s'enrichit de nouvelles fiches présentant les grands enjeux économiques à venir : démondialisation, population et environnement, stagnation économique. Outil indispensable pour réussir les examens et concours, ce Maxi Fiches comprend également un glossaire étoffé des notions les plus récentes (bitcoin, silver economy, Brexit...) et des conseils pour la dissertation. 

  • La «  découverte  » des Amériques par les Ibériques marque le début d'une confrontation entre deux mondes qui, jusqu'alors, s'ignoraient. Une telle situation, totalement inattendue, ne laisse indemne aucun des acteurs impliqués. De cette «  rencontre  » entre deux univers que tout distingue et vécue d'emblée comme un « choc », émerge progressivement un «  monde nouveau  ».
    La phase de conquête -  déléguée par les monarques de la Péninsule aux conquistadors via des capitulaciones  - jette les bases d'une domination sans partage imposée aux vaincus avant de céder la place à une colonisation encadrée par les représentants aux Indes des deux couronnes. L'affirmation de ce monde colonial va de pair avec la stabilisation de structures -  administratives, sociales, économiques, religieuses et culturelles  - qui façonnent des sociétés originales dont les métissages constituent l'un des principaux traits. 

  • Cet ouvrage présente toute l'histoire de la pensée économique en 40 fiches. Il est l'outil indispensable à la réussite des examens en Histoire de la pensée économique. Chaque fiche expose : l'essentiel à savoir, les concepts de base, des citations. À la fin de l'ouvrage, 130 QCM pour réviser, et un mini dictionnaire de 100 économistes. L'ouvrage ne se substitue pas aux manuels existants mais vient les compléter pour la révision. L'ensemble de la matière et des connaissances à acquérir y sont présentées de façon simple et concise.

  • Business adventures

    John Brooks

    • Alisio
    • 10 June 2020


    Qu'ont en commun le désastre financier de la Ford Edsel, le développement rapide des Xérox et les incroyables scandales de General Electricet de Texas Gulf Sulfur ?

    Ce sont des exemples iconiques de la définition d'une entreprise par un moment de gloire ou de notoriété particulier : ces récits remarquables et fascinants sont aussi utiles aujourd'hui pour comprendre les subtilités de la vie des entreprises qu'il y a soixante ans. Les histoires de Wall Street sont imprégnées de drame et d'aventure et révèlent les machinations et la nature instable du monde de la finance.
    Le reportage de John Brooks est si minutieux que, même les non-initiés aux subtilités financières comprendront que l'histoire se répète : qu'il s'agisse du crash boursier de 1962, de la faillite d'une société de courtage réputée ou de la tentative audacieuse de banquiers américains de sauver la livre sterling...
    "Rare portrait pro-business qui figurera parmi les meilleurs du journalisme financier." - Kirkus Reviews
    "Aujourd'hui, plus de deux décennies après que Warren [Buffett] me l'a prêté, BUSINESS ADVENTURES reste le meilleur livre de business que j'aie jamais lu. John Brooks est toujours mon écrivain préféré en matière de business." - Bill Gates.
    "John Brooks a examiné ces sujets avec un grand soin doublé d'une grande curiosité. Le résultat est excellent." - The New York Times
    John Brooks (1920-1993) était un écrivain primé, connu pour ses contributions au New Yorker en tant que journaliste financier. Il a également écrit dix ouvrages sur le commerce et la finance, dont plusieurs consacrés à Wall Street et au monde de l'entreprise. Ses livres Once in Golconda, The Go-Go Years et Business Adventures ont perduré comme classiques.

  • 70 ans après sa mort survenue le 21 avril 1946, JM Keynes est toujours un auteur au coeur des débats économiques, dont la pensée féconde éclaire les événements contemporains et divise keynésiens, néo-keynésiens, anti-keynésiens. En revenant aux sources et en retraçant les grands combats de Keynes, cette nouvelle édition entièrement révisée fournit un guide pour la compréhension d'une pensée qui a révolutionné la science économique et inspiré nombre de politiques économiques.


  • Au fil des siècles, les Bourses se sont adaptés à l'évolution économique de nos sociétés. Des tulipes aux produits dérivés obscurs et complexes, les marchés que nous connaissons actuellement ont subi de nombreuses transformations, rythmées par des krachs financiers d'envergure.
    Un tournant majeur s'opère cependant durant les années 90, au moment où le secteur technologique prend de l'ampleur. Les Bourses perdent progressivement leur visage humain au profit de l'électronique. Les parquets, où s'époumonent agents de change, seuls habilités à pouvoir exécuter les ordres des investisseurs, sont désertés. Ils vont céder leur place aux banques, qui vont elles-mêmes se retrouver face à des acteurs plus importants, appelés traders à haute fréquence. Dans le même temps, les négociations en Bourse s'accélèrent, au point de dépasser largement aujourd'hui la vitesse de la lumière.
    Le 6 mai 2010, le monde découvre avec stupeur l'importance de ces firmes robotisées sur les marchés, et le rôle qu'elles jouent désormais sur les marchés d'actions et les produits complexes. Pourtant, leur avènement s'accompagne d'une démocratisation des marchés pour tous les investisseurs. Car désormais, il n'a jamais été aussi facile pour le particulier de négocier en Bourse. Et jamais aussi bon marché aussi.
    Toutefois, la robotisation des marchés financiers pose des défis de taille pour les acteurs qui y interviennent. Tout le monde court après la machine.


  • Les crises financières ne constituent pas des accidents insignifiants. Elles nous parlent de notre économie. Elles en révèlent, brutalement, les mécanismes et les défauts. Pédagogique, ce guide décrypte les grandes crises, sans oublier la crise de

  • Il y a 2 600 ans, en Lydie, dans l'actuelle Turquie, naissait la monnaie. Il y a à peine plus d'un siècle, à Detroit, le fordisme associait production et consommation de masse. En 1474, Venise instituait le brevet d'inventions... De la révolution néolithique à la crise financière actuelle, ce guide raconte l'histoire économique en trente-huit dates-clés. Il montre comment le jeu qui réunit, et parfois oppose, production, marchands, princes et financiers a engendré le capitalisme moderne. Comment l'Occident a étendu sa domination depuis le XIVe siècle. Comment les techniques ont porté la mondialisation de l'économie, même si elles n'en sont pas à l'origine. Une plongée dans le temps long de l'histoire qui permet aussi de mieux comprendre le monde d'aujourd'hui.

  • L'histoire de l'Afrique, malgré la richesse des publications depuis les années 1960, reste méconnue, à l'exception de certains points souvent abordés par les médias comme la préhistoire, les empires du Sahel, les siècles de traite, la colonisation et bien sûr l'évolution depuis les Indépendances. Pour le reste, qui a une idée en Europe de l'expansion bantoue par exemple, qui a duré plusieurs millénaires et constitue une des plus grandes migrations de l'histoire, et une véritable révolution économique ? Qui connaît le phénomène du Mfecane en Afrique australe ? Ou les Djihads qui ont balayé l'Afrique occidentale au XIXe siècle ?
    Apporter sa pierre à l'édifice d'une meilleure connaissance est le but de cet ouvrage. L'auteur, économiste, est spécialisé en histoire économique et en économie du développement ; il a vécu une dizaine d'années en Afrique et s'est inspiré des travaux des grands maîtres africanistes, en Afrique même, en France et dans le monde anglo-saxon essentiellement.
    Depuis l'école des Annales entre les deux guerres, avec des pionniers comme Marc Bloch, Lucien Febvre ou Fernand Braudel, les aspects économiques occupent une place majeure dans les travaux des historiens, bien loin de l'histoire méthodique, c'est-à-dire politique, événementielle, caractérisant le XIXe siècle. L'économie ne peut être détachée de l'histoire car il s'agit de la façon dont les hommes vivent, et survivent. Ce travail mêle les deux, aspects économiques et faits historiques. Il aborde les caractères généraux du continent puis le traite chronologiquement des origines à la période actuelle.

  • Depuis la fin du xviiie siècle, il y a toujours eu des commerçants pour expérimenter de nouvelles manières de répondre à la demande des consommateurs. C'est cette histoire que ce livre retrace pour la France, du magasin de nouveautés jusqu'au e-commerce en passant par le grand magasin et l'hypermarché. L'analyse s'intéresse autant aux innovations de détail qu'aux révolutions commerciales en démêlant les interactions entre les transformations du commerce et les évolutions de la consommation. Cette approche met en perspective la crise actuelle de la distribution qui se concentre dans les difficultés de l'hypermarché et s'interroge sur la capacité des distributeurs à le réinventer.

  • À en croire notre imaginaire, bière et vin coulaient à flots dans les abbayes de jadis et on y dégustait les meilleurs fromages. Mais les disciples de l'austère saint Benoît ou de saint Bernard passaient-ils vraiment leur temps à faire bombance ?Les clichés ont la vie dure, et il aura fallu l'étude précise de Fabienne Henryot pour mettre au jour, pour la première fois, les usages de la table chez les moines. Son livre nous ouvre les portes des réfectoires, cuisines et jardins des innombrables couvents et monastères qui parsèment la France, de Sénanque à Cluny, de la Trappe à la Grande-Chartreuse.Elle nous fait voir avec quel soin les moines organisaient leur alimentation et cultivaient leurs terroirs, mais aussi tous les accommodements consentis au sein des cloîtres pour satisfaire l'appétit sans tomber dans le mortel péché de gourmandise : par-delà les doctrines et les rituels, elle écrit là une nouvelle page de l'histoire du corps.

  • Les dernières décennies, marquées par la multiplication des échanges et des débats historiographiques bien au-delà des frontières nationales, ont progressivement vu la remise en cause d'un ensemble de convictions scientifiques fortes sur lesquelles les historiens avaient longtemps vécu. Leur réflexion s'est d'abord éloignée des certitudes de l'histoire sociale sérielle pour se porter, dans le sillage de la microstoria, sur la valeur heuristique du cas et sur les difficultés de la généralisation. Plus récemment, le rôle croissant des histoires et des historiographies non européennes a profondément redessiné l'agenda de la recherche historique. Enfin, l'écriture de l'histoire et ses ressources narratives ont de nouveau fait l'objet d'une intense attention. Jacques Revel n'a cessé d'éclairer et d'impulser, au fil des années, ces mutations historiographiques. Ce volume rend hommage à l'importance et à l'influence de son travail, en proposant un ensemble de réflexions libres sur les opérations qui font le quotidien du métier d'historien et qui nous deviennent parfois si familières que nous finissons par considérer qu'elles vont de soi. Ni un manifeste ni un héritage, mais l'actualité d'une certaine expérience commune de l'écriture de l'histoire.

  • Colloque des 28, 29 et 30 novembre 2007 Grâce au regain d'intérêt pour l'histoire institutionnelle et au renouvellement des questionnements sur l'État royal sous l'Ancien Régime, les Chambres des comptes sont enfin sorties de l'ombre. Les actes du colloque tenu à Paris du 28 au 30 novembre 2007, à l'occasion du bicentenaire de la Cour des comptes et du 25e anniversaire des Chambres régionales, présentent la géographie des Chambres des comptes, qu'elles soient royales ou princières, décrivent leurs attributions en matière de contrôle des comptables et de surveillance du domaine royal et se penchent sur des aspects moins connus comme l'administration de la régale temporelle. Cet ouvrage apporte des éclairages sur le personnel des Chambres des comptes, la hiérarchie marquée par un clivage majeur entre les présidents et les maîtres - qui ont seuls la qualité de juge - et les auditeurs et correcteurs, le recrutement social et les dynasties qui y ont vu le jour et donné corps à l'institution. Il replace enfin les Chambres des comptes dans le champ institutionnel en reconstituant les relations - faites de conflits mais aussi d'alliances, parfois surprenantes - qu'elles ont nouées avec d'autres corps comme les États provinciaux ou les Parlements. Supprimées en 1791, les Chambres sont réapparues à l'époque contemporaine : obéissant à d'autres principes, elles n'ont qu'un lointain rapport avec leurs devancières comme le révèle la table ronde qui a réuni à l'issue du colloque plusieurs de leurs magistrats et dont les principaux éléments sont rapportés en fin de volume.

  • La publicación de este volumen se inscribe en el estudio de las dinámicas portuarias atlánticas, bajo el foco de la larga duración, llevado a cabo por la red de investigación nacida en 2012 «La Gobernanza de los Puertos Atlánticos (siglos xiv-xxi)». Su contenido gira en torno a la temática de las políticas y estructuras portuarias y, en particular, al análisis sistemático de cuestiones estructurales sobre el gobierno de los puertos atlánticos. Las materias objeto de atención van desde el estatus jurídico de los puertos atlánticos, las políticas portuarias, las obras públicas, las instalaciones portuarias, a la gestión o las políticas económicas, todas ellas convertidas en elementos determinantes para la gobernanza de los puertos. Partiendo de una investigación plural, comparativa y cronológicamente transversal, se propone profundizar en un debate sobre cuestiones fundamentales que afectan a las políticas y estructuras portuarias, con particular incidencia sobre la articulación de los puertos atlánticos de la fachada europea, los puertos africanos y los de América Latina.

  • Avec les 9 ensembles publiés dans ce nouveau volume de Trésors Monétaires, le vingt-sixième de la collection, on dépasse désormais les 200 000 notices. Ce vingt-sixième volume de Trésors monétaires est consacré à l'Antiquité romaine. Il rassemble six contributions portant sur neuf trésors tous enfouis dans la moitié nord de la France au IIIe siècle après J.-C. Cette concentration ne doit pas surprendre : la production monétaire du IIIe siècle a été abondante et les troubles invasions barbares, successions d'empereurs militaires, crise monétaire, épidémie ont conduit à une thésaurisation plus fréquente. Cela porte à 4 032 le nombre de monnaies publiées dans ce volume. Ces trésors offrent une vue très diversifiée sur les modes de thésaurisation, sur la nature de la circulation monétaire et sur les effets des réformes monétaires du IIIe siècle. 2014-2015 | Le trésor de sesterces de Saint-Sauveur (Somme), Un trésor de bronzes romains du Haut-Empire provenant du village de Bray (Eure), Le trésor de Courcelles-sur-Nied (Moselle) 132 deniers et 59 antoniniens, 253 AD et autres trésors.

  • Que recouvrent des concepts comme le taylorisme, le toyotisme, la stratégie, le leadership ? En quoi le Français Henri Fayol complète-t-il l'Américain Frederick Taylor, inventeur de l'organisation scientifique du travail ? Pourquoi Michael Porter, qui n'a jamais quitté l'université de Harvard, est-il le consultant le mieux payé du monde ? Ce livre répond à toutes ces questions, et présente le parcours et les enseignements d'autres grandes figures du management, comme Luca Pacioli, Auguste Detoeuf ou encore Mary Parker Follett.




  • Depuis le tournant du XXIème siècle, la recherche d'un nouveau modèle de société a donné lieu à des débats de plus en plus animés sur les alternatives possibles au capitalisme néo-libéral anglo-saxon. Ces controverses ont notamment agité les milieux européens, confrontés aux excès du capitalisme financier.





    La plupart des ouvrages et des articles consacrés au capitalisme s'attachent à en dénoncer les dérives et à explorer les nouvelles voies de régulation des marchés et de restauration des valeurs sociales, mais ils remontent rarement à ses sources, véhiculent parfois des idées reçues et propagent des mythes diffusés dans l'opinion publique au travers du prisme des médias.

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    L'objectif de ce livre est au contraire de retracer l'évolution des idées, des institutions et des grands systèmes qui fondent les différentes formes du capitalisme : agraire, industriel, financier, entrepreneurial, managérial, salarial, coopératif, social, socio-culturels, post-moderne (capitalisme 3.0).





    L'auteur restitue les fondements de ces modèles, en révèle les aspects cachés et en dégage les idées porteuses d'avenir. Il propose ainsi au lecteur à la fois un panorama inattendu des réalités que masque le terme générique de capitalisme et une réflexion économique et sociale qui renouvelle notre perception de l'évolution du monde.

  • Comment les acteurs économiques se déterminent-ils face aux choix cruciaux qu'ils sont amenés à faire au cours de leur existence ? Sont-ils guidés par le seul « goût du lucre » ? Ou par des calculs plus complexes, prenant en compte leur environnement social, familial et culturel ? Cette question ancienne, mais toujours d'actualité, aussi bien au sein des sciences sociales que dans le débat public, est abordée ici à partir de l'observatoire singulier des quelque 500 marchands français qui s'étaient installés à Cadix au xviiie siècle pour bénéficier des conditions commerciales exceptionnelles qu'offrait alors le grand port andalou de la Carrera de Indias - la mythique route du commerce colonial espagnol et des « fabuleux métaux ». À travers l'histoire de leurs trajectoires dans les temps troublés des guerres révolutionnaires, de l'épopée napoléonienne et de l'émancipation des colonies espagnoles, c'est à une plongée au coeur des logiques de décision des acteurs que nous invite l'auteur.

  • L'humanité vit une ère de bouleversements rapides et répétés particulièrement anxiogènes aussi par manque de perspectives, de projets collectifs, de vision rassembleuse. Rien qui n'offre les moyens de se sauver individuellement et collectivement. Toutefois, un mouvement de fond dans un « silence assourdissant » est en marche pour une société qui se donne les moyens de défendre autrement, pacifiquement, les valeurs sociétales qui permettront de sauver le monde des grands fléaux : changement climatique, pollution, discriminations, famine, corruption...
    Ce livre aborde l'arrivée de ce nouveau monde en étudiant trois changements fondamentaux : l'évolution des valeurs, l'accélération du passage à l'action via les réseaux sociaux d'engagement et l'accès à une certaine sagesse grâce à une nouvelle « data science » « pour des vérités multiples ». Pour la stratégie d'entreprise, en face de ce monde VUCA (Volatile, Uncertain, Complexe, Ambigu), ce livre apporte des modèles, des méthodes, de la compréhension des valeurs, de l'engagement, du nouveau marketing et de la stratégie d'écosystème.

    Henry PEYRET est auteur, conférencier, startuper. De formation ingénieur en informatique, il a 40 ans de carrière dans les Telecom, le logiciel et les services informatiques. Depuis 10 ans, il étudie, dans un grand cabinet de prospective américain, les mouvements des consommateurs. Depuis août 2019, il est le fondateur de la startup Wassati (https://www.wassati.com). Pour prolonger : https://www.henrypeyret.com.

  • À qui profitent les ressources du Québec ? Qui contrôle nos forêts, nos mines et les produits de nos terres agricoles ? Qui choisit la voie qu'empruntera notre développement hydro-électrique ? Qui décide du sort de nos réserves d'eau potable ? Si, depuis la Révolution tranquille, nous sommes vraiment «maîtres chez nous», d'où vient ce sentiment que nos ressources sont encore pillées?

    Dépossession répond à ces questions persistantes, attaquant l'idée - chère à l'imaginaire québécois - selon laquelle le projet de souveraineté économique des années 1960-1970 est accompli. L'histoire ici retracée est celle d'une perversion, d'une corruption au sens propre du terme. Est-il en effet possible que la Révolution tranquille ait contenu en germes le néolibéralisme que l'on connaît aujourd'hui ?

    Parcourant l'histoire de l'agriculture, de la forêt, des mines, de l'énergie et de l'eau, cet ouvrage met à nu les racines du malaise profond qui perdure depuis plus de quarante ans lorsqu'il est question de nos ressources naturelles. Il sera suivi d'un deuxième tome sur les services publics.

  • La métrique de la poésie arabe a longtemps été considérée sous son seul aspect théorique et les recherches qui lui ont été consacrées ont presque exclusivement consisté en une réinterprétation des principes de la théorie classique attribuée à al-all b. Amad al-Farhd (mort entre 776 et 791 de l'ère chrétienne), jugée à tort comme un miroir fidèle de la pratique des poètes. En effet, en dépit de son réel attrait formel, cette théorie présente l'inconvénient d'inventorier un certain nombre de mètres, modèles de vers et variantes qui ne sont pas attestés dans la réalité, et l'approche esthétique développée par les métriciens postérieurs à al-all n'a que partiellement permis de gommer ces défauts. La théorie classique a aussi représenté une rupture avec la conception « traditionnelle » de la métrique. L'analyse empirique d'un corpus représentatif de près de quarante mille vers attribués à cent poètes préislamiques et du premier demi-siècle de l'islam, combinée à celle des rares témoins d'une terminologie et d'une taxinomie métriques pré-alliennes, permet de reconstituer un système qui diffère considérablement du système classique, tant pour ce qui est de l'inventaire et de la structure des modèles de vers qu'en ce qui concerne leur catégorisation et leur organisation d'ensemble. En prenant pour base cette reconstitution, il est enfin possible de formuler un certain nombre d'hypothèses concernant l'évolution du système dans le temps (de 450 à 670 de l'ère chrétienne) et dans l'espace (la péninsule Arabique et la Haute Mésopotamie), en montrant par là même l'existence d'importantes disparités régionales que le processus d'uniformisation du VIIe siècle, tout en provoquant la disparition de modèles rares ou archaïques, ne fit qu'atténuer.

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