Buchet/Chastel

  • Le tigre blanc, c´est Balram Halwai, ainsi remarqué par l´un de ses professeurs impressionné par son intelligence aussi rare que ce félin exceptionnel. Dans son Bihar natal miséreux, corrompu et violent, Balram est pourtant obligé d´interrompre ses études afin de travailler, comme son frère, dans le tea-shop du village. Mais il rêve surtout de quitter à jamais les rives noirâtres d´un Gange qui charrie les désespoirs de centaines de générations. La chance lui sourit enfin à Delhi où il est embauché comme chauffeur. Et tout en conduisant, en driver zélé, M. Ashok et Pinky Madam de centres commerciaux rutilants en banques avenantes, d´hôtels de luxe en restaurants à la mode, Balram Halwai est ébloui par les feux brillants de la Shining India du XXIe siècle, qui finit par avoir raison de son honnêteté. Car, de serviteur fidèle, Balram bascule dans le vol, le meurtre et pour finir... dans l´Entreprise...
    Roman obsédant écrit au scalpel et à même la chair du sous-continent, Le Tigre blanc, conte moderne, irrévérencieux, amoral mais profondément attachant de deux Indes, est l´oeuvre du plus doué des jeunes auteurs indiens.
    Booker Prize 2008

  • La sélection

    Aravind Adiga

    Manju, à peine sorti de l'enfance, ne sait pas trop qui il est. Il sait seulement qu'il joue bien au cricket - mais moins bien que son grand frère Radha à qui il voue une folle admiration -, et qu'il aime les sciences. Poussés dès leur plus jeune âge par un père obsessionnel et ambitieux, Manju et Radha, issus d'un quartier pauvre de Bombay, ont rapidement fait sensation dans le monde du cricket.
    Mais leur spectaculaire ascension - soutenue par un incroyable entremetteur, Tommy Sir - et le combat qu'ils mènent pour s'extraire de leur condition va radicalement basculer lorsque Manju se lie avec une autre jeune star du cricket, grand concurrent de son frère. Alors que l'adolescence et les mues qui l'accompagnent questionnent l'identité et les aspirations des deux garçons, le lecteur les observent avancer, dans un perpétuel mouvement de balancier : ils gagnent du terrain, en perdent, sous le joug d'un père honni qui alimente chez eux un désir de vengeance sans fin.
    La Sélection est un grand roman d'apprentissage, mais aussi un grand roman sur l'Inde vue et comprise à travers le prisme de ce sport étonnant qui façonne les gloires nationales et les destins universitaires de ses rares élus.
    Né à Madras en 1974, Aravind Adiga signe ici son quatrième ouvrage, après Le Tigre blanc (lauréat du Booker Prize en 2008), Les Ombres de Kittur et Le dernier homme de la tour. Chef de file de la jeune littérature indienne, il vit aujourd'hui à Bombay.

  • Mélanine

    Jeet Thayil

    À soixante ans passés, Francis Newton Xavier, poète et artiste culte installé à New York, décide de quitter l'ambiance délétère qui s'abat sur Manhattan au lendemain du 11-Septembre et de rentrer en Inde. Ce voyage sera l'occasion de dresser le portrait réjouissant d'un créateur radical et de la société dans laquelle il a évolué.
    De ses années d'apprentissage auprès d'un groupe de poètes maudits de Bombay jusqu'à ses frasques new-yorkaises, l'histoire de Xavier montre que la vie d'un artiste peut être, au fond, son grand oeuvre. Sa destinée compose un roman foisonnant, un hymne beau et étrange à la vie d'artiste qui vient confirmer Jeet Thayil comme l'un des auteurs les plus captivants de sa génération.
    Jeet Thayil (né en 1959) est un poète, romancier et musicien indien. Il a fait sensation avec son premier roman, Narcopolis (L'Olivier, 2013), qui lui a valu de remporter le DSC Prize for South Asian Literature, d'être finaliste du Man Booker Prize et du Hindu Literary Prize en 2012. Il vit en Inde.

  • Le yoga est le chemin qui cultive le corps et les sens, épure le mental, affine l'intelligence et repose l'âme. Il implique l'humain dans tout son être. B. K. S. Iyengar a régulièrement traversé les cinq continents et a offert des cours, des conférences, des interviews et des démonstrations pour présenter le yoga authentique. Il nous fait ici un exposé clair et simple de son approche, de sa pratique et de la meilleure manière de l'intégrer à la vie quotidienne. Cet ouvrage d'initiation est également une source d'inspiration pour les adeptes chevronnés. On y découvre un peu de la richesse et de la profondeur du yoga qui nous emmène de la surface de la peau au tréfonds de l'âme. B. K. S. Iyengar est né dans le sud de l'Inde le 14 décembre 1918. Adolescent chétif, il est pris en charge par le mari de sa soeur qui dirige une école de yoga. Il s'est alors consacré corps et âme à cette discipline. En 1952, Yehudi Menuhin devient son élève et le fait connaître dans le monde occidental où le yoga se met rapidement à rayonner. Il est mort le 20 août 2014 à Pune, en Inde, à l'âge de 95 ans.

  • Poutine, Erdogan, Trump, Bolsonaro... Le populisme mondial a autant de visages qu'il y a de situations nationales singulières. L'Inde n'y a pas échappé : l'incarnation -l'avatar, dirait-on ici - du national-populisme a ici le visage de Narendra Modi, Premier ministre de « la plus grande démocratie du monde ». Mais la métamorphose en cours de ce pays de 1,3 milliard d'habitants reste largement méconnue des Français. Avec L'Inde selon Modi, Shashi Tharoor vient combler cette lacune.
    On y apprend d'abord comment un petit chai-wallah (vendeur de thé dans la rue) devenu militant du BJP, parti d'extrême droite hindou, a réussi à se hisser jusqu'au sommet du pouvoir. L'auteur se penche ensuite sur les transformations culturelles et sociétales à l'oeuvre en Inde : vaches sacrées, violences sexistes, liberté d'expression, Taj Mahal, Islam, réfugiés... le nationalisme hindou s'est emparé de tous les sujets et c'est finalement l'Inde laïque, pluraliste et égalitaire imaginée par Gandhi et Nehru qui disparaît inexorablement.
    Posant un diagnostic sans concession, l'ouvrage de Shashi Tharoor sonne comme un avertissement à tous les citoyens des nations démocratiques qui seraient tentés de céder, à leur tour, aux sirènes du national-populisme.
    Shashi Tharoor est l'auteur de nombreux romans (Le grand roman indien, 1993, L'émeute, 2002) et de plusieurs essais (L'Inde d'un millénaire à l'autre, 2007 ; Nehru : L'invention de l'Inde, 2008). Homme politique, il a été secrétaire général adjoint à l'ONU puis ministre des Affaires extérieures de son pays. Aujourd'hui député du Parti du Congrès, il est l'un des plus brillants opposants à Narendra Modi.

  • La philosophie du yoga fut exposée pour la première fois dans les Yoga Sutra, collection d'aphorismes écrits il y a plus de deux mille ans par le sage indien Patañjali. Les Sutra constituent la première enquête sur le psychisme humain. Patañjali y décrit l'énigme de l'existence humaine et indique comment nous sommes en mesure de nous transformer, grâce à la pratique du yoga. Nous pouvons maîtriser notre mental et nos émotions, et surmonter les obstacles à notre évolution spirituelle afin d'atteindre le but du yoga : kaivalya, la libération vis-à-vis des désirs de ce monde et de nos actions, et l'union avec le divin. Les Sutra sont commentés par B. K. S. Iyengar à la lumière de sa propre sagesse et de son expérience. Il en résulte un ouvrage fort accessible qui sera d'une grande aide aux étudiants de philosophie indienne et aux pratiquants de yoga. B. K. S. Iyengar est né dans le sud de l'Inde en 1918. Adolescent chétif, il est pris en charge par le mari de sa soeur qui dirige une école de yoga. Il se consacre depuis corps et âme à cette discipline. En 1952, Yehudi Menuhin devient son élève et le fait connaître dans le monde occidental où le yoga se met rapidement à rayonner. Il est mort le 20 août 2014 à Pune, en Inde, à l'âge de 95 ans.

  • Préface de Yehudi Menuhin Le pranayama dpika est un guide digne de foi qui s'offre à tous ceux qui désirent progresser dans l'art de la respiration yogique. L'élève y trouvera un cours complet progressif étendu sur 200 semaines avec mention particulière des difficultés et des dangers à éviter dans la pratique, ainsi qu'une vue d'ensemble de la philosophie du yoga et des sujets tels que les nads, les bandhas, les chakras et les bja-mantras. Avec 190 photographies et 20 dessins anatomiques, ce livre est indispensable à tous ceux qui cherchent à approfondir leur connaissance et leur pratique du yoga. Comme l'écrit Yehudi Menuhin dans sa préface, « avec ce livre, B. K. S. Iyengar, mon guru en yoga, a ajouté une nouvelle dimension, plus vaste, à la vie des Occidentaux... ». B. K. S. Iyengar est né dans le sud de l'Inde en 1918. Adolescent chétif, il est pris en charge par le mari de sa soeur qui dirige une école de yoga. Il se consacre depuis corps et âme à cette discipline. En 1952, Yehudi Menuhin devient son élève et le fait connaître dans le monde occidental où le yoga se met rapidement à rayonner. Il est mort le 20 août 2014 à Pune, en Inde, à l'âge de 95 ans.

  • Kittur, une petite ville imaginaire de l´Inde du Sud située sur la côte du Karnataka - entre Goa et Calicut - est le théâtre des dernières histoires de l´auteur du Tigre blanc. Avec ses hautes et basses castes, ses multiples religions, ses immigrés tamouls, ses rikshawallahs, ses fonctionnaires corrompus et ses enfants des rues, Kittur incarne l´Inde tout entière. On y croise Ziauddin, garçon famélique qui hante comme tant d´autres les gares du pays ; « Xerox » Ramakrishna, arrêté pour vente illégale de photocopies des Versets sataniques ; Shankara, poseur de bombe dans son école jésuite ; Abbasi, propriétaire musulman d´un atelier de confection qui résiste aux pressions des fonctionnaires véreux ; Soumya, douce petite fille d´ouvrier qui, par amour pour son père, court lui chercher sa dose d´héroïne à l´autre bout de la ville ; George D´Souza, le jardinier catholique de Mrs Gomes, qui peine à établir la juste distance entre maîtresse et serviteur ; Murali, le brahmane devenu communiste, qui a laissé la vie passer...
    Ces quatorze destinées attachantes et envoûtantes d´hommes, de femmes et d´enfants illustrent les terribles et injustes enjeux de castes, de classes et de pouvoir dont l´Inde a été la scène lors d´années cruciales : entre l´assassinat d´Indira Gandhi et celui de son fils Rajiv.

  • Un jeune homme, le narrateur, attend sa commande dans une coffee house de Bangalore. Tout est calme, en apparence, et l'ambiance indolente, pourtant notre homme est inquiet. Qu'est-ce qui le tourmente ainsi ?
    Dans une prose précise, maîtrisée et condensée, Ghachar Ghochar explore les mécanismes complexes d'une famille, celle du narrateur, clan modeste qu'un commerce peu regardant a soudainement propulse dans un monde de riches. Cette opulence inattendue fragilise les rôles et l'identité de chacun, mettant à mal l'équilibre de la maisonnée. Les traditions vacillent, les luttes de pouvoir font rage, et tout devient ghachar ghochar, plonge dans un indescriptible chaos, un chaos que Shanbhag nous décrit avec délectation, subtilité et une douceur époustouflante.
    Un roman en forme de parabole sur les affres de la richesse trop vite venue et la dégradation morale qui l'accompagne, campé dans une Inde tiraillée entre traditions et modernité.

  • Le livre National Book Award 2012 PEN/John Kenneth Galbraith Award 2013 À Annawadi, bidonville qui jouxte l´aéroport international de Mumbai, 3 000 personnes s´entassent dans quelque 300 masures étayées de ruban adhésif et de cordes. Avec Abdul, jeune trieur de déchets épris de justice et de pureté, avec Asha, la reine des magouilleuses, et sa fille Manju, qui fonde son avenir sur la lecture de Mrs Dalloway, ou encore avec Fatima l´unijambiste, indicible figure de l´horreur, Katherine Boo rappelle ce qu´être misérable veut dire. Pendant quatre ans, elle a suivi les habitants de ce bidonville ordinaire pour comprendre pourquoi, dans une Inde en pleine expansion économique, certains s´en sortent et d´autres non.
    Si l´histoire personnelle des individus ne suffit pas à tout expliquer, on pénètre pourtant d´autant mieux ce pays que l´auteure nous en apprend davantage sur la vie de chacun. Sans jamais tomber dans la caricature ni dans la leçon de morale, elle restitue de manière inoubliable ce lieu grouillant de vie en tentant de répondre à cette question : pourquoi nos sociétés inégales n´implosent-elles pas ?
      L'auteur Katherine Boo est rédactrice pour le New Yorker, ancienne journaliste au Washington Post et lauréate du prix Pulitzer en 2000. Ces dernières années, elle a partagé son temps entre les États-Unis et l´Inde. Pour cet ouvrage, elle a remporté le prestigieux National Book Award en novembre 2012.

  • Delhi Capitale est un récit puissant et lyrique qui embrasse à la fois les origines et les implications de l'explosion urbanistique et démographique de Delhi. De capitale à capitalisme il n'y a qu'un pas, et c'est cette métaphore que file avec érudition et talent Rana Dasgupta : il dresse ici un portrait saisissant de la mégapole, ...

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