• Publié en 1576, Le Discours de la servitude volontaire est l'oeuvre d'un jeune auteur de dix-huit ans. Ce texte (ô combien actuel !) analyse les rapports maître-esclave qui régissent le monde et reposent sur la peur, la complaisance, la flagornerie et l'humiliation de soi-même. Leçon politique mais aussi leçon éthique et morale, La Boétie nous invite à la révolte contre toute oppression, toute exploitation, toute corruption, bref contre l'armature même du pouvoir.Traduction en français moderne par Séverine Auffret

  • Sergueï Jirnov est un ancien espion du KGB, François Waroux a été officier traitant à la DGSE. Le premier a opéré au sein du service des « illégaux » pour l'URSS, notamment pour infiltrer l'ENA, le second a agi sous couverture à travers le monde au nom de la France. Après avoir longtemps oeuvré dans l'ombre pour deux camps opposés, ces deux officiers supérieurs ouvrent dans ce livre un dialogue sans tabou sur leur carrière au sein des services secrets. Pour la première fois, un espion russe et un officier français confrontent leurs expériences, leurs analyses
    et les méthodes utilisées par leurs pays respectifs. Ils révèlent les secrets du travail sous couverture, les techniques
    de surveillance, les manipulations, mais aussi les angoisses quotidiennes et les cas de conscience qu'impliquent
    de telles professions. Loin des clichés des films hollywoodiens, ce livre lève le voile sur la réalité des services de renseignement, brisant un à un les mythes en la matière pour leur substituer une face cachée bien plus complexe. De la guerre froide à la guerre technologique, en passant par les nouvelles menaces qui frappent le monde, ces deux grands témoins n'éludent aucun sujet dans leurs échanges. Un voyage d'Est en Ouest pour découvrir le vrai visage de la raison d'Etat.

  • « La laïcité est contre les musulmans. » « Les signes religieux n'ont rien à faire dans l'espace public. » « À l'école, on n'a pas le droit de parler des religions. »
    Régulièrement brandie comme argument massue dans les médias et les débats politiques, la laïcité fait l'objet de fantasmes. Dans un contexte de peurs multiples, nombre de discours visent à imposer un « durcissement » de la laïcité dans le but, parfois inavoué, de réduire les libertés qu'elle garantit et de multiplier les interdits qu'elle prévoit. Au risque de la dénaturer et de briser l'équilibre fragile posé par la loi de 1905.
    Les exemples de polémiques à ce sujet se sont multipliés ces dernières années, se focalisant essentiellement sur l'islam.
    Pour sortir des préjugés et garantir un débat serein, il paraît indispensable de se réapproprier point par point la laïcité telle que définie par le droit et telle qu'elle découle de notre histoire : éclaircir les confusions, déconstruire les idées reçues et les représentations fausses.
    Face aux replis identitaires (de tous ordres), aux contestations et aux pressions contre la République, mais aussi face à l'instrumentalisation dangereuse et de plus en plus courante de la laïcité, ce livre s'attache à définir ce qu'elle rend possible et ce qu'elle interdit, et sous quelles conditions.

  • Le 28 novembre 1888, Octave Mirbeau signe dans Le Figaro un article intitulé La Grève des électeurs. Un tel manifeste en faveur de l'abstention serait aujourd'hui impensable. Pour autant, il ne cherche point à inoculer le vice du désengagement mais à dénoncer la mystification du système électoral qui pare de la légitimité du vote les extorsions des puissants. Ce n'est pas l'idée de démocratie qu'il critique mais sa pratique au sein de la République ; les institutions abêtissent l'électeur tout en lui demandant son aval. L'anarchisme de Mirbeau fait de l'individu le centre à partir duquel la République doit être interrogée. Il prend à partie l'électeur, qu'il tutoie, sur l'absurdité de sa contribution au grotesque spectacle de sa quête aux suffrages. Par l'humour et la dérision, il attente à la respectabilité des institutions, dénonce "la protection aux grands, l'écrasement aux petits". Si Mirbeau n'érige pas d'utopie dans cette critique radicale, il nous lègue les armes capables de nous défaire du conditionnement qui annihile le plus faible ; vision suffisamment juste pour qu'elle nous dérange encore plus de cent ans plus tard !

  • Quel positionnement stratégique choisir à l'égard de l'État : avec, sans ou contre ? Manifester pour l'extension des droits du mariage pour toustes, s'organiser pour se défendre contre les violences sexuelles sans la police et la prison ou fonder une communauté autarcique sur une île déserte très loin d'ici ? Comment faire ?



    L'État, après avoir pourtant pris soin de bien séparer espace privé et espace public, s'immisce dans nos intimités avec la plus parfaite indiscrétion.

    De quoi l'État se mêle-t-il ? Comment et pourquoi va-t-il fourrer tantôt la main droite de la répression, tantôt la main gauche de l'action sociale dans nos identités de genre et nos sexualités ? Existe-t-il seulement un grand corps qui relie ces deux mains ? Il pourrait s'agir d'une fiction montée de toutes pièces, d'un discours de pouvoir ou encore d'une relation sociale et politique matérialisée. Car cette figure change dans le temps et dans l'espace, et, selon les circonstances, elle s'avère soit utile pour la critique, soit au contraire elle devient intimidante et bloquante pour l'action collective.

    Ce recueil invite à la discussion sur les compréhensions queers/féministes de l'État et les stratégies à en déduire pour s'émanciper.



    Avec des contributions de Cornelia Mser, Davina Cooper, Rada Ivekovi, Perinne Lachenal, Birgit Sauer, Marion Tillous, Jana Tschurenev.

  • Ce livre présente un dialogue avec une jeune femme que les droits de l'homme intéressent et stimulent, et qui tente de saisir les enjeux d'une notion utilisée dans des contextes multiples : politique, juridique, éthique, etc.
    Les problèmes les plus cruciaux sont abordés : quelle est l'origine de la notion de droits de l'homme ? Sont-ils aujourd'hui acceptés par tout le monde, du moins en principe ? Quels sont ces droits, et à quoi nous engagent-ils ?
    Qu'en est-il de leurs soubassements philosophiques ?
    Aucune question n'est « naïve » en la matière, et c'est en revenant aux éléments les plus simples que nous pourrons tenter de démontrer, malgré de puissants vents contraires, l'importance primordiale des droits de l'homme en ce début du XXI e siècle.
    Guy Haarscher est philosophe, professeur ordinaire émérite de l'Université libre de Bruxelles et professeur au Collège d'Europe (Bruges). Il a enseigné de nombreuses années à la Duke University (Caroline du Nord, États-Unis) et à la Central European University (Budapest).
    Pierre Vandernoot est président de chambre au Conseil d'État et président de l'Institut d'études de la justice, ainsi que directeur de www.justice-en-ligne.be et de www.questions-justice.be. Il est maître de conférences à l'Université libre de Bruxelles.

  • Les «fakes» (infox, fausses nouvelles), théories du complot, intoxications en ligne ou faits alternatifs, révélations imaginaires..., tous mobilisent des vérificateurs et dénonciateurs dans la presse, les ONG, dans les gouvernements plus les grands du Net. Cette vague de faux est censée expliquer des votes irrationnels (Brexit, Trump...). Pour certains, elle annonce une ère de la «post-vérité» où les masses deviendraient indifférentes aux faits vérifiés. Pendant l'épidémie de coronavirus, Chine et USA se livrent une guerre de l'information pour une influence mondiale.
    Chacun peut-il choisir la version de la réalité qui renforce ses préjugés? Les communautés vont-elles s'isoler dans leurs univers imaginaires? Au détriment de la vérité commune et de la démocratie?
    Si tel est le cas, il faut se demander pourquoi une fraction de la population est devenue si rétive aux évidences que professent médias ou experts, d'où vient ce scepticisme de masse et comment se propage la fausse croyance. Prolongeant ses travaux sur la désinformation, l'auteur montre les ressorts culturels, psychologiques et technologiques. Il analyse la coupure entre des élites convaincues que seuls les manipulés ou les délirants doutent de réalités évidentes et, d'autre part, des populations devenues insensibles au pouvoir des médias classiques ou au discours venu d'en haut.
    Le livre pose la question de l'impuissance à maintenir un consensus sur le réel. Mais il analyse aussi le pouvoir inédit des technologies de communication et le conflit entre les médias, les vieilles machines à faire-croire et les nouveaux réseaux. Un monde où chacun croit ce qui lui plaît ou une crise de confiance dans les anciennes sources d'autorité ?

  • La révolte des gilets jaunes a paniqué tous ceux qui font profession de penser ou de diriger. D'une affaire de prix à la pompe, on est passé à des manifestations géantes, à des revendications politiques fondamentales - démocratie représentative versus démocratie directe - à une crise de régime, de croyances et de société.
    Pour saisir l'incroyable changement, il faut nommer les passions qui ont enflammé les masses (refus du mépris «d'en haut», défiance envers les représentants...): une crise d'identité oppose la France dite périphérique aux élites politiques ou médiatiques.
    Dissipant théories du complot et légendes technologiques, le livre montre aussi comment, hors médias traditionnels voire contre eux, les réseaux sociaux donnent un visage et des armes à ceux qui étaient auparavant invisibles.

  • C'est un état de fait inéluctable, la grande majorité des savoirs de l'humanité est à la portée de tous, tout le temps, sous réserve d'avoir de la batterie et du réseau. Notre société vie une véritable révolution anthropologique où le numérique transforme nos manières de vivre et par conséquent, nos modes de penser. Les armées n'y échappent pas.
    Il y a une centaine d'années, Lyautey estimait que celui qui n'est que militaire n'est qu'un mauvais militaire, que celui qui n'est que professeur n'est qu'un mauvais professeur, que celui qui n'est qu'industriel n'est qu'un mauvais industriel. Selon lui, l'homme complet, celui qui veut remplir sa pleine destinée et être digne de mener des hommes, être un chef en un mot, doit avoir ses lanternes ouvertes sur tout ce qui fait l'honneur de l'humanité. C'est encore une autre dimension que d'ajouter à l'ère numérique ces changements générationnels qui engendrent des jeunes moins « denses » devant l'adversité, mais dont la vision stratégique demeure pertinente. L'officier moderne n'a pas d'autre choix que de s'adapter s'il veut commander ces soldats nouveaux.
    Alternant témoignages, expériences vécues, outils à s'approprier et notions sociologiques, cet ouvrage s'adresse aux officiers, sous-officiers, hommes du rang, mais également à ceux qui managent et qui souhaitent porter un regard sur le soldat d'aujourd'hui, sur ce que pourrait-être l'officier nouveau et sur la rencontre entre ces deux étrangers, dans un but commun partagé.

  • L'intelligence économique est depuis sa naissance officielle il y a plus de 25 ans, une dynamique désormais bien ancrée dans les pratiques des entreprises. Chaque année, des centaines de nouveaux professionnels viennent renforcer les dispositifs existants ou en créer de nouveaux.
    De nombreux ouvrages ont ainsi été publiés sur le sujet. Il était donc devenu nécessaire - avec le recul approprié - de proposer une bibliothèque de 100 cas structurés. En proposant une revue d'histoires vécues dans tous les champs de l'intelligence économique (veille, protection de l'information, influence, management des connaissances), cet ouvrage offre une mine de savoirs qui intéresseront aussi bien les praticiens que les chercheurs ou les étudiants. Chaque cas relate les faits puis propose des enseignements avant de proposer des références pour aller plus loin. Mais c'est surtout la variété des cas qui fait la richesse de ce qui devrait devenir un ouvrage de référence des spécialistes de l'intelligence économique.

  • Un plateau de homard ou bien un gilet jaune, un costume de candidat ou un tweet de président américain : on choisit la visibilité ou bien on la subit, mais on n'y échappe guère.
    Désir d'être vu et besoin de voir, expression personnelle au vu et au su de tous, ou encore transparence : la visibilité est une tyrannie dont les ressorts sont au fond de nous et les outils au bout de nos doigts.
    Tyrannie cruelle quand elle implique la chute, mais si douce quand elle signifie une élection, au sens religieux du terme, d'un individu ou d'un groupe, pour laquelle ils auront lutté.
    Le culte de la visibilité construit une relation nouvelle à l'autorité, à la réalité et à la vérité, avec ses impasses et dangers. Elle transforme notre imaginaire, nos rapports sociaux et, partant, le statut du politique, plus vulnérable que jamais.
    Cette injonction, il convient d'en comprendre le caractère puissant, mais aussi d'en faire la critique, afin d'y résister peut-être un peu, du moins d'en déjouer quelques pièges...

  • La démocratie parlementaire traverse une période dangereuse. Elle est contestée, rejetée notamment sous forme de populisme et par voie de conséquence donne naissance à des régimes autoritaires. Il ne faut pas oublier que la démocratie représentative est un palliatif de la démocratie directe et toutes les difficultés qu'elle connaît repose sur cette ambiguïté structurelle.
    Actuellement le développement des nouvelles technologies a à la fois augmenté l'hétérogénéité de la représentativité en facilitant une action directe sur le pouvoir politique. Le passage de la souveraineté nationale à la souveraineté numérique a aussi entraîné un changement de comportement du citoyen. À la culture de l'obéissance a succédé une culture de la honte. Dans la culture de la culpabilité, les comportements sont déterminés par l'imposition d'interdits. Dans la culture de la honte la conformation aux règles, obtient en proposant des modes de comportement positifs...
    Ce livre est le résultat de nombreuses années de recherche sur la démocratie représentative dont les deux piliers restent la représentation et la représentativité.
    La souveraineté nationale permet aux représentés de choisir leurs représentants à travers l'élection. Les partis politiques sont très vite apparus nécessaires pour assurer la cohérence du collège électoral. Mais leur fonction essentielle, c'est-à-dire rassembler, s'est transformée en dictature des ego, et le collège électoral n'a cessé de devenir de plus en plus hétérogène.
    Aujourd'hui, grâce à des moyens technologiques nouveaux, la souveraineté numérique devient une quasi-démocratie directe, dans la conquête du pouvoir comme dans son exercice. Avec des inconvénients majeurs : la cohésion du corps social peut difficilement résulter de l'émotion voire des petites phrases (du président de la République). Et la confiscation de la souveraineté numérique par la diffusion de fausses nouvelles, au profit de l'État, conduit à la dictature (Chine).
    La notion de représentation permet aux représentants de décider dans l'intérêt général. La représentativité assure aux citoyens la possibilité de défendre leurs intérêts particuliers.
    Mélanger ces deux notions au sein d'une même assemblée conduit à un blocage.
    Quels sont les moyens pour assurer l'adéquation entre représentants et représentés? Tel est le propos de ce livre.

  • Bolivie, le rêve brisé du narcocalero MORALES
    Lorsqu'en juillet 2010, Valentin MEJILLONES, le grand prêtre Aymara ayant "couronné" le Président Evo MORALES, sur le site précolombien de Tiwanaku, tombe avec 240 kgs de cocaïne à son domicile, cela sonne comme un coup de tonnerre au sein de la société bolivienne. Mais une fois le "narco-amauta" rapidement libéré, le ménage sera fait au plus haut niveau de la FELCN, la Brigade des stupéfiants !
    Cette anecdote judiciaire symbolise à elle seule, la nouvelle Bolivie de l'ère MORALES, qui durant 14 années est (re)devenue un narco-État aux mains d'une partie des producteurs de la petite "feuille sacrée", ceux qui alimentent la fabrication et le trafic de cocaïne : les "narcocaleros" du Chapare.
    /> Comment en est-on arrivé là ? Comment et pourquoi la guerre menée par la DEA et les Américains au début des années 2000 a-t-elle accouché d'un tel revirement de situation.
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    Jean-François BARBIERI, ex-policier antidrogue à Marseille, un temps attaché de Sécurité Intérieure en poste à l' Ambassade de France de La Paz, et désormais passionné par ce pays, nous livre son analyse. Il décortique le processus politico-sécuritaire lié à problématique de la feuille de coca, et de son dérivé diabolique : la cocaïne.
    Il a été le témoin privilégié de la dérive d'un Pouvoir toujours plus corrompu, qui sous couvert d'une idéologie indianiste et un pachamamisme d'État, a bafoué tous les principes de la démocratie, avant de sombrer en cette fin d'année 2019.

  • La présente étude, réalisée après l'assassinat, par un terroriste islamiste, de Samuel PATY, professeur dans un collège public, s'essaye à analyser comment l'école publique, conçue et construite comme une institution nationale et républicaine d'éducation, peut aujourd'hui se trouver fragilisée et contestée au point que l'un de ses enseignants soit assassiné dans le cadre de l'exercice de son métier à la suite d'une campagne de manipulation orchestrée par des militants islamistes et leurs soutiens locaux.
    Dans quel état réel se trouve "l'école de la République", invoquée comme un mantra par nos actuels dirigeants politiques. Comment en est-elle arrivée à devoir subir une subversion qui ne recule plus devant de purs actes terroristes ?
    Quelles sont les voies de son redressement et de la reconquête du terrain perdu ? Quel peut être le rôle de l'école publique dans la lutte contre la propagation de l'islamisme ?

  • Les attentats djihadistes de janvier 2015 à Paris ont suscité des réactions sur la planète entière. Tout de suite, une foule de questions a surgi. « Est-on obligé de dire "Je suis Charlie" ? », « Où est le mal si j'affirme que je suis Charlie Coulibaly ? », « Pourquoi la liberté d'expression pour les caricaturistes et les interdictions pour Dieudonné ? », « Pourquoi toute la presse fait-elle la leçon aux musulmans ? », « Pourquoi plus d'indignation pour les victimes de Charlie que pour celles de Mohamed Merah ? », « Pourquoi proclamer les valeurs de la République - liberté, égalité, fraternité - alors qu'on laisse faire les discriminations ? », « Et si tous ces assassinats étaient le fruit d'un complot ? »
    Plutôt que de taire ces questions dérangeantes, ce livre y répond, pour permettre d'en débattre sans tabou. Des jeunes donnent leur réponse. Lylia Bouzar, Samuel Grzybowski et Jean-Louis Bianco donnent ensuite chacun la leur.
    Qu'on soit Charlie ou non, chacun est concerné. Le débat est ouvert.

  • Un ouvrage rédigé par un expert de l'optimisation du potentiel qui a pour vocation d'entrer dans la tête des soignants, des policiers, des gendarmes, des pompiers et des militaires, de ceux qui assurent notre sécurité au quotidien au sein d'équipes d'intervention. En observant et en modélisant les réussites de ces héros du quotidien, l'auteur explique les techniques permettant de faire face aux situations les plus difficiles allant de l'accident de la route à la tuerie de masse.
    Quels sont les modes de pensée des pompiers dans un appartement en feu, quel est l'état d'esprit d'un membre des forces de sécurité intérieur dans l'affrontement contre un terroriste ? Contre des manifestants Gilets jaunes ?
    Des principes de fonctionnement du cerveau en situations extrêmes aux retours d'interventions, les techniques mises en oeuvre par « ceux qui nous protègent » serviront à celles et ceux qui souhaitent les comprendre ou s'en inspirer.
    Les modélisations de la réussite sont applicables aux enjeux sportifs ou d'entreprises de haut niveau, en s'inspirant des modes de fonctionnement des unités d'élite, les lecteurs pourront trouver dans ce livre des outils utiles dans les moments de crise.
    Alternant concepts psychologiques, sciences sociales et témoignages d'acteurs de terrain, cet ouvrage est un recueil de bonnes pratiques.

  • Dans leur guerre contre les démocraties et les valeurs occidentales, Internet représente une arme de prédilection pour les combattants islamistes les plus radicaux. Champ de bataille à part entière, le Web et ses divers outils - comme les réseaux sociaux ou applications de messagerie - sont avant tout vecteurs de communication, de propagande et de recrutement pour les djihadistes. Internet participe également au financement des organisations djihadistes et pourrait, demain, être directement mis à profit pour frapper leurs adversaires. Conférant, ainsi, une réalité au cyberterrorisme le plus dévastateur.
    Si le cyberdjihadisme inquiète légitimement médias et services de renseignement, il n'a, paradoxalement, jamais fait l'objet d'une tentative d'analyse globale, que celle-ci porte sur sa genèse, ses évolutions passées et à venir, ou encore sur les dangers que fait planer l'activisme islamiste se déployant sur Internet. Sans prétendre à l'exhaustivité quant à un phénomène aussi diffus qu'évolutif, le présent ouvrage se propose de replacer le cyberdjihadisme dans sa profondeur historique, avant d'évaluer les menaces qu'il représente et, enfin, d'avancer un ensemble de réponses permettant de le combattre sur son propre terrain.



  • Au croisement des secousses et des crises : la Méditerranée. Déstabilisations sur la rive sud, flux migratoires incontrôlés, rivalités larvées à l'est pour l'exploitation des ressources énergétiques, présence militaire simultanée de toutes les grandes puissances (de Washington à Pékin sans oublier Moscou...), affirmation croissante des puissances régionales... Mare nostrum est plus que jamais agitée, éclatée. D'ailleurs, fut-elle jamais le bassin uni dont rêvèrent trente années de politiques européennes - des politiques de bonne volonté, mais dont l'échec en dit beaucoup sur ses complexités. Comment penser cette Méditerranée-là, qui reste le centre de tous les dangers ?
    La crise ukrainienne semble rabattre l'Alliance atlantique sur un métier initial quelque peu oublié : la défense des États membres. Le sommet de Varsovie de juillet 2016 a voulu exprimer très officiellement une remobilisation de l'OTAN. Plus limité et raisonnable qu'on ne le dit, le nouvel effort de défense occidental sur le Vieux Continent fera-t-il sa place au dialogue avec Moscou ? Ce dialogue est, en tout cas, ouvert largement dans ce numéro de Politique étrangère.
    Coincés entre le Brexit et l'élection de Donald Trump, les Européens pourraient bien devoir rapidement, au-delà des décisions de l'OTAN, se poser la question de leur propre dispositif de défense. Un article du Secrétaire général de la défense et de la sécurité nationale s'interroge sur les pistes possibles et réalistes. Tandis qu'une autre contribution explore l'avenir du Brexit : fin d'une Europe, commencement d'une autre ?


  • La Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne est un texte juridique français, exigeant la pleine assimilation légale, politique et sociale des femmes, rédigé le 5 septembre 1791, par l'écrivaine Olympe de Gouges sur le modèle de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen proclamée le 26 août 1789, et publié dans la brochure Les Droits de la femme, adressée à la reine. Premier document à évoquer l'égalité juridique et légale des femmes par rapport aux hommes, la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne a été rédigée afin d'être présentée à l'Assemblée législative le 28 octobre 1791 pour y être adoptée.



    La Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne constitue un pastiche critique de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen, qui énumère des droits ne s'appliquant qu'aux hommes, alors que les femmes ne disposaient pas du droit de vote, de l'accès aux institutions publiques, aux libertés professionnelles, aux droits de propriété, etc. Olympe de Gouges y défend, non sans ironie à l'égard des préjugés masculins, la cause des femmes, écrivant ainsi que « la femme naît libre et demeure égale en droits à l'homme ».


    Ce projet fut refusé par la Convention.

    (Source : Wikipédia)


  • Au XVIIIe siècle, les femmes sont naturellement confinées à jouer leurs rôles de mère et d'épouse et les hommes ont seuls accès aux sphères d'action et de pouvoir. Condorcet publie alors ce texte en 1791 qui révèle à l'opinion des inégalités « nouvelles » de genre. Pertinent, précis et concis à la fois, alors politiquement incorrect, ce texte fondateur ouvre la voie à ce que sera après Condorcet, le féminisme politique et les luttes des femmes pour leurs droits et leur liberté.

  • En 1879, le parti socialiste français organise plusieurs congrès ouvriers afin de mener une lutte pour l'amélioration des conditions économiques et sociales du prolétariat.
    La journaliste Hubertine Auclert y participe et fait un rapport sur la condition féminine.
    Soucieuse de mettre ses contemporains face à leurs contradictions, elle interpelle les socialistes dans un discours qui fera date.


  • La relance de réformes en matière de défense et de sécurité est intervenue après que les États européens ont consommé la fin de la guerre froide durant la décennie 1990. Mais la réduction des budgets de défense et l'adhésion des pays d'Europe centrale et orientale à l'OTAN n'ont pas suffi à créer un nouveau cadre pour l'Europe de la défense et de la sécurité. Afin de s'adapter au nouveau contexte stratégique marqué principalement par le terrorisme transnational et des conflits gelés et pour tenir compte également du nouveau cadre institutionnel et politique institué par le Traité de Lisbonne, la dernière décennie a été marquée par la nécessité d'engager une transformation profonde des dispositifs de défense et de sécurité. À la croisée du droit, de la science politique et de l'analyse géopolitique, les dix-neuf textes de ce volume abordent les trois dimensions classiques de la sécurité : préventive et prospective - il est fait une très grande place au champ du renseignement - enfin coercitive, que ce soit dans sa dimension intérieure ou extérieure, civile ou militaire. Trois caractéristiques émergent très nettement : l'enjeu politique, l'enjeu budgétaire et économique, enfin l'enjeu pratique et opérationnel. Cet ouvrage qui réunit les analyses expertes d'universitaires et de praticiens aborde le sujet entre construction institutionnelle et politique d'une Europe de la défense et de la sécurité par le haut et sa réalisation par le bas, sur un plan opérationnel.

  • « La sécurité d'une population est le premier des devoirs régaliens d'un État. La défense ne devrait jamais être sacrifiée au profit d'autres missions étatiques. Le désarmement "imposé" à la France dans les années trente lui a coûté horriblement cher, illustrant combien la paix n'est que le dividende d'une défense suffisante. Pour se défendre, il faut des hommes prêts à se sacrifier. En contrepartie de ce courage et de cette abnégation, l'État se doit de bien équiper son armée. Pour ce faire, il doit définir ce dont il a besoin, adopter une politique d'acquisition des matériels qui s'inscrit dans la durée, la mettre en oeuvre, allouer les crédits nécessaires, gérer les investissements correspondants, dans une organisation efficace. » Cet essai s'appuie sur de nombreuses années d'expérience durant lesquelles l'auteur a travaillé pour la Défense, à la Direction générale de l'Armement, dans l'industrie de l'armement et en tant que consultant. Les propos perspicaces de ce livre, savamment construit, interpellent et entraînent à la réflexion, même quand sa lecture est terminée...

  • Marat : L'Ami du Peuple - Biographie complète et annotée en 2vol. par Alfred Bougeart. Avec annexe et préface. [nouv. éd. entièrement revue et corrigée]. Nouv.

    Beaucoup de sottises ont été écrites sur Marat depuis plus de deux siècles. Cependant il existe depuis 1865 une Biographie qui rétablit la vérité avec des preuves que chacun peut vérifier. Je parle de la Biographie de Jean-Paul Marat écrite par Alfred Bougeart, qui à ma connaissance n'a jamais été rééditée.


    Sous la direction de Nicolas Polczynski
    Format professionnel © Ink Book édition

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