• Le mystère Macron est un mystère du verbe. Ce n'est pas la politique de Macron qui intrigue puisqu'elle est relativement convenue dans l'espace européen au début du XXIème siècle, mais ses mots et son discours. Le postulat de cet ouvrage est que la compréhension du macronisme passe par l'étude critique du corpus des prises de position d'Emmanuel Macron. 1000 discours ont été rassemblés (De Gaulle, Pompidou, Giscard, Mitterrand, Chirac, Sarkozy et Hollande) pour servir de comparaison avec les 100 plus grands discours de Macron. Et l'Intelligence artificielle a appris les tournures et les mots favoris, les propositions originales ou celles au contraire reprises, les emprunts sinon les plagiats, les références revendiquées ou les idéologies cachées, les tics de langage...

    /> Damon Mayaffre est chercheur au CNRS et chargé d'enseignement à l'Université Côte d'Azur. Linguiste, historien et spécialiste d'analyse de texte assistée par ordinateur, il a publié une soixantaine d'articles et plusieurs ouvrages sur le discours politique contemporain.

  • «Fait des proses et des poèmes que je connais ? ou connaissais ? par coeur, ce livre n´aspire à rien d´autre qu´à donner un peu de plaisir, et peut-être d´émotion, à ceux qui le liront.Voilà des mots qui ne sont pas de moi et qui valent mieux que moi, mais qui, à force de familiarité, d´admiration, d´une répétition intérieure proche de la rumination, ont fini par se confondre avec moi: il m´arrive de les dire au soir quand il tombe sur la ville, sur la campagne, sur la neige ou au matin qui se lève sur la mer. Ils tournent, pour la plupart, autour de ces passions qui nous donnent à tous tant de bonheur et tant de souffrance. Et toi mon coeur, pourquoi bats-tu?Renonçant à la fois à l´ordre chronologique ou alphabétique et au classement par thèmes, j´ai choisi de présenter en désordre, en vrac, comme ils me venaient à l´esprit et au coeur, ces mots ailés aux lecteurs. Avec pourtant, un dessein nonchalant ? changements de lumière, passage du temps, résonances, contrepoints ? qu´au fil des pages chacun découvrira.Plaisirs. Émotion. Jusque dans les vers et les proses les plus simples de ce livre, il y a encore autre chose: une élévation, une hauteur, une sorte d´appel vers ailleurs. "La littérature, écrit Pessoa, est la preuve que la vie ne suffit pas." Les textes ici réunis ont le pouvoir mystérieux de rendre la vie plus belle et de transformer notre existence.»J. O.

  • Le long effort des grammairiens pour masculiniser le français a suscité de vives résistances chez celles et ceux qui, longtemps, ont parlé et écrit cette langue sans appliquer des règles contraires à sa logique. Initiée au XVIIe siècle, la domination du masculin s'est imposée à la fin du XIXe siècle. Depuis, on apprend à l'école que "le masculin l'emporte sur le féminin"...

    Ce livre retrace l'histoire d'une entreprise à la misogynie affirmée ou honteuse, selon les époques. Il nous convie à un parcours plein de surprises où l'on en apprend de belles sur la "virilisation" des noms de métier, sur les usages en matière d'accords, sur l'utilisation des pronoms ou sur les mutations "trans" subies par certains mots en vertu de la "loi du genre".

  • Depuis des années maintenant les lecteurs et le monde de l'édition attendent la parution d'un nouveau livre de Dan Brown. Ce sera chose faite le 15 septembre prochain, date de la sortie américaine deThe Lost Symboldont le premier tirage s'élèvera à 5 millions d'exemplaires et qui est, avant même sa parution, un best-seller sur amazon.com. Même si le plus grand mystère entoure le manuscrit, nul n'ignore que le sujet du roman aura pour axe principal la franc-maçonnerie. Parce que l'un est journaliste et l'autre franc-maçon et parce qu'ils sont les auteurs à succès d'une série de thrillers ésotériques dont le décor est justement la franc-maçonnerie, Éric Giacometti et Jacques Ravenne, en toute connaissance de cause, vont nous livrer un décryptage unique et passionnant de cette appropriation par Dan Brown de la franc-maçonnerie américaine...

  • «J´aime les livres. Tout ce qui touche la littérature ? ses acteurs, ses héros, ses partisans, ses adversaires, ses querelles, ses passions ? me fait battre le coeur. Le triomphe du «Cid» m´enchante. La «petite société» autour de Chateaubriand et de cette raseuse de Mme de Staël m´amuse à la folie. La mort de Lucien de Rubempré me consterne autant que Wilde ou le baron de Charlus. Et, j´aime mieux le dire tout de suite, Proust me fait beaucoup rire.»En un temps où les livres sont contestés et menacés par la montée de quelque chose d´obscur qui ressemble à la barbarie, cette histoire de la littérature n´a pas d´autre ambition que d´inviter le lecteur à en savoir un peu plus sur les oeuvres passées ici en revue. Si elle donne à quelques jeunes gens d´aujourd´hui l´envie d´ouvrir un roman de Stendhal ou de Queneau ou de découvrir un poème d´Aragon, l´auteur aura atteint son but. Il aura largement été payé de son temps et de sa peine qui fut aussi un plaisir.

  • Qui a inventé la mythologie ? Quelles sont les frontières de ce territoire où des histoires inoubliables et le plaisir de les conter semblent inséparables de l'exégèse et du désir de les interpréter ?Poisson soluble dans les eaux de la mythologie, le mythe est une forme introuvable : ni genre littéraire, ni récit spécifique. Mais parler de la mythologie, hier et aujourd'hui, c'est toujours, plus ou moins explicitement, parler grec ou depuis la Grèce. D'où l'urgence d'une enquête généalogique pour repenser la mythologie comme objet de savoir autant que de culture.

  • «Je voudrais ici, tout de suite, dire et répéter avec force que le second tome est très loin de signifier un second choix. Je n´allais pas tirer toutes les cartouches d´un coup, dès le premier assaut. Je gardais pour la suite quelques biscuits de réserve et des trésors encore cachés.La méthode suivie dans ce deuxième volume est la même que dans le premier: présenter en quelques mots l´écrivain et son oeuvre; les situer dans leurs temps; tâcher de leur rendre, sous la rouille leur jeunesse et leur nouveauté; montrer ce qui fait leur importance, et mieux encore leur charme; donner quelques exemples de leur manière et de leur génie. Je ne parle pas des vivants, parce que la mort et le temps n´ont pas pu accomplir leur travail de faucheur, de crible, de critique et d´arbitre; et je parle des morts comme s´ils étaient vivants.S´il fallait résumer en deux mots l´image que nous nous faisons de la littérature, nous dirions: le plaisir et le style. Le plaisir: les histoires, l´intrigue, les personnages, la surprise et la gaieté, l´intelligence et la hauteur, le souvenir et l´espérance. Tout cela n´est rien et ne peut rien être sans le dieu mystérieux qui règne sur les mots et qui donne son statut à la littérature: le style.Tels qu´ils sont, en tout cas, les deux tomes de cette histoire menée au pas de charge et pleine d´impertinence ? dans tous les sens du mot ? peuvent peut-être constituer une sorte d´introduction à un des chefs-d´oeuvre les plus accomplis de l´esprit des hommes depuis son éclosion: la littérature française.»

  • Souvent métaphoriques ou figurés, parfois très drôles dans les images qu'ils dessinent, exprimant une vérité d'expérience ou un conseil sage et avisé, voici un florilège de proverbes, dictons et adages, originaires des quatre coins du monde. Un index par

  • Vers la fin de sa vie, Paul Ricoeur a plusieurs fois abordé la question de la traduction. Trois conférences sur ce sujet sont rassemblées dans ce volume. À une réflexion qui part du constat de l'irréductible différence entre les langues, la traduction paraît impossible. Et pourtant elle existe : on a toujours traduit. La tâche de la pensée est donc non tant de l'expliquer ou de la justifier que de penser à partir d'elle, puisqu'elle reste une « opération risquée, toujours en quête de sa théorie ». L'auteur explore dès lors les « deux voies d'entrées » dans le problème de la traduction : si la conception qui voit en elle le simple transfert d'un message verbal d'une langue à une autre lui semble trop étroite, celle qui revient à assimiler tout processus de compréhension à une traduction est sans doute trop peu rigoureuse. Par-delà le soupçon toujours vivace de la « trahison » qui pèse sur elle, la traduction, ce « défi », apparaît en fin de compte au philosophe comme un « bonheur » : celui de « l'hospitalité langagière ». Paul Ricoeur (1913-2005) est l'un des philosophes majeurs de l'époque contemporaine.

  • Pourquoi Stendhal a-t-il abandonnéLucien Leuwen alors qu´il restait si peu à faire pour l´amener à sa forme définitive ? Pourquoi, chez cet auteur, le travail de la mémoire prend-il le pas sur l´imagination ? Pourquoi écrit-il La Chartreuse de Parme en cinquante-deux jours alors qu´il laisse inachevéLamiel après deux ans et demi d´ébauche ? Pourquoi Le Rouge et le Noir n´eut-il aucun succès ? Pourquoi l´art de séduire lui fut-il étranger ? Pourquoi, dans ses romans, s´interdit-il d´expliquer, de juger, de commenter alors que dans la vie courante il ne cachait pas son mépris pour la sottise ambiante ? Comment, en exil consulaire à Civitavecchia, conçut-il ses fameuses Chroniques italiennes ? Pourquoi Stendhal, en rejetant sa ville natale, Grenoble, rejetait-il bel et bien l´état d´esprit de tout un peuple, les Français ?

    Autant d´interrogations, autant d´analyses auxquelles Dominique Fernandez, en fervent stendhalien, en observateur subtil, répond avec clairvoyance et délicatesse.

  • Dictionnaire : derrière cette façade imprimée, il y a l'aventure des hommes, linguistes, philologues, encyclopédistes, écrivains, savants. Souvent érudits, curieux de tout, opiniâtres, ils ont mis par ordre alphabétique le grand désordre de toutes nos curiosités. Remettre le dico en amour, faire l'éloge d'une passion du dictionnaire, c'est un peu boucler la boucle.0500 Ainsi l´ouvraged´Alain Rey s´en prend amoureusement à ses semblables et à leursauteurs. Le « dico », avec sa petite famille, lexiques, glossaires,encyclopédies et un instrument de connaissance, un outil familier etnécessaire. C´est une célébration de la parole et de l´écrit, un livrebanal et déconcertant, un texte migrateur, du papier à l´écran. C´estsurtout un livre ludique qui nous raconte avec bonheur et curiositél´aventure des mots et du langage, c'est-à-dire des hommes.

    AlainRey, spécialiste de la langue française, philosophe et historien dulangage, est l´auteur de nombreux dictionnaires, parmi lesquels lePetit Robertet leDictionnaire historique de la langue française.0300 Ainsi l´ouvrage d´Alain Rey s´en prend amoureusement à ses semblables et à leurs auteurs. Le « dico », avec sa petite famille, lexiques, glossaires, encyclopédies et un instrument de connaissance, un outil familier et nécessaire. C´est une célébration de la parole et de l´écrit, un livre banal et déconcertant, un texte migrateur, du papier à l´écran. C´est surtout un livre ludique qui nous raconte avec bonheur et curiosité l´aventure des mots et du langage, c'est-à-dire des hommes.

    Alain Rey, spécialiste de la langue française, philosophe et historien du langage, est l´auteur de nombreux dictionnaires, parmi lesquels lePetit Robertet leDictionnaire historique de la langue française.

  • Un manifeste littéraire pour le XXIe siècle. Avec l'humour sombre, l'écriture intense et l'intraitable passion qui le caractérisent, Rafael Chirbes s'interroge : d'où vient la force des romans ? Qu'impliquent aujourd'hui l'écriture et l'acte d'écrire ?
    De Cervantès à Proust et Vargas Llosa, de Lucrèce à Marx et Walter Benjamin, le grand auteur espagnol ouvre l'atelier bien fourni du roman, examine les outils, interroge les oeuvres et leurs ouvriers.
    Entre la société et son itinéraire personnel, entre la force du passé et la violence du présent, l'écrivain use de constants allers-retours : c'est la stratégie du boomerang. Lancée vers le vaste monde, l'oeuvre revient vers l'écrivain, qu'elle bouscule. Lancée par le monde vers l'écrivain, la réalité brute est retournée par le roman contre l'ordre des conventions chargée d'oeuvres dérangeantes.

  • L'édition française a beaucoup changé depuis le début des années Apostrophes. Dans les années 1970, « la galaxie Gutenberg », encore largement artisanale et familiale, est engagée dans une politique de qualité. Mais la distribution s'industrialise et l'influence des médias de masse s'accroît ; elle doit alors se tourner vers le grand public au moment où de puissants groupes industriels et financiers investissent dans le livre. Les séries d'avant-garde, les publications de prestige sont abandonnées au profit de fast books chroniqués partout avec ferveur. La littérature française elle-même, insensiblement, se fait plus informelle ; les auteurs pour beaucoup livrent des productions relevant du « degré zéro de l'écriture », présentées comme des oeuvres dignes du prix Nobel.
    Comment cette transformation s'est-elle passée ? Quels en sont les acteurs ? Quelles ont été les tactiques et stratégies des vieux labels de Saint-Germain-des-Prés pour s'imposer en librairie ? Dans cette chronique détaillée de la vie quotidienne du livre sous Bernard Pivot, de la disparition de Gaston Gallimard à la marketisation du produit Houellebecq, Olivier Bessard-Banquy raconte, à partir de sources inédites, trente ans d'édition qui sont aussi trente ans d'histoire littéraire immédiate. Délivrée de ses secrets, l'édition apparaît ici toujours aussi fascinante, d'autant plus qu'elle se trouve au carrefour du papier et de l'électronique.

  • Conduit le roman dit "international ". Ainsi Umberto Eco n'a-t-il pas hésité à "réécrire" Le Nom de la rose à l'intention des lobotomisés du Culturel : suppression des citations latines, passages amputés des descriptions, appauvrissement du vocabulaire.
    Un processus de vulgarisation où seul subsiste le scénario, en attendant le video game. Ce qu'on appelle encore "roman" est ainsi devenu le lieu même de la destruction de la langue et de la littérature. La tiers-mondisation culturelle de la France le proclame de toutes parts. Et quand, à la mise à mort de la littérature, s'ajoute la négation de l'idée de nation, n'est-ce pas au néant qu'on donne droit de cité ? Ainsi, le massacre perpétré par Anders Breivik, en Norvège, loin de constituer l'acte d'un homme seul, encore moins celui d'un aliéné, renvoie les politiques et agents "culturels" au miroir d'une société qui, par-delà le scénario "multiculturaliste", a choisi de renoncer à toute communauté de destin, à ses racines vivantes, chrétiennes, donc littéraires.

  • L'interculturel est aujourd'hui partout. Dans les rapports Nord-Sud, bien sûr, mais aussi et surtout dans les rapports européens appelés à revêtir une importance croissante, jusque dans la vie quotidienne. C'est cette perspective qu'explorent les auteurs en prenant les rapports franco-allemands comme exemple privilégié. Partant d'une expérience concrète des rencontres interculturelles, ils l'éclairent en la confrontant aux acquis de la recherche en sciences humaines. Comment, dans ces rencontres qui s'inscrivent dans des contextes historiques, culturels et politiques spécifiques, véhiculant des représentations stéréotypées de l'« autre », une communication véritablement interculturelle peut-elle s'instaurer ? Comment s'« entendre » lorsqu'on parle des langues différentes ? Car prêter une langue, n'est-ce pas porter toute une culture, au risque d'en être prisonnier ? Mais aussi, quel impact ces différences ont-elles sur la communication ? Nos identités culturelles existent-elles indépendamment de la rencontre qui les met en relation ? Autant de questions que les auteurs abordent dans une démarche originale de « recherche-action », qui font l'objet d'analyses sémiotiques et idéologiques, et autant de raisons d'affirmer l'urgence d'une réflexion et d'une pédagogie de l'interculturel.

  • « Pour mon malheur, le questionnement grâce auquel je me suis fait un nom dans la presse écrite, à la radio et à la télévision, s´est étendu à ma vie privée. Je souffre d´une maladie chronique que j´appelle la "questionnite". Son symptôme est évident, identifié de tous mes proches : je n´arrête pas de leur poser des questions. Je ne peux pas m´en empêcher. C´est plus fort que moi. C´est une seconde nature. Je suis en état de perpétuelle curiosité. Et de manque si je n´arrive pas à la satisfaire. Je ne suis pas le type qui se contente d´un machinal "Comment vas-tu ?". Je veux savoir. Quoi ? Peu importe, je veux savoir. Toute personne détient de grands et de petits secrets qu´elle n´entend pas divulguer, mais que mes questions peuvent l´amener à avouer. Il n´y a pas d´homme ou de femme sans double fond. Sans mystères, sans cachotteries, sans arrière-pensées. Moi, j´en ai. Beaucoup. Heureusement, je ne suis jamais tombé sur un loustic comme moi qui vous bombarde de questions et qui, à la longue, devient insupportable. » Adam Hitch est un journaliste dont la vie sentimentale est ravagée par son addiction aux questions. En racontant son histoire, avec humour et élégance, Bernard Pivot a-t-il écrit un roman ou son autobiographie ?

  • Wilhelm von Humboldt a été à la fois un grand savant, grammairien, linguiste, et un penseur du langage. Sa réflexion s'est inscrite dans le croisement de la diversité des langues explorée sans relâche, de l'Amérique à l'Asie en passant par l'Europe, et de la conviction d'une unité du fonctionnement, appréhendable en termes de grammaire. Le livre entend restituer l'horizon universel de ce travail en montrant son inscription dans le mode de réflexion de la grammaire générale des Lumières. Il rappelle aussi le travail accompli sur une grande quantité de langues et la rédaction d'une trentaine de grammaires. On évoque cet immense chantier proprement linguistique en évoquant le travail sur les langues américaines et en s'arrêtant plus particulièrement sur la langue basque, chinoise et égyptienne (incluant la question de l'écriture). Enfin, il apparaît que la pratique intensive de la traduction a pu servir de modèle à Humboldt pour articuler cette approche universaliste avec la conscience très poussée de la diversité des langues, jusque dans leurs implications cognitives. Il en ressort une image plus complexe et précise du grand penseur qu'était Humboldt. On souligne particulièrement la continuité avec le projet des Lumières et la réalité de son étude empirique des langues du globe. Denis Thouard, est Directeur de recherche au C.N.R.S. Ses travaux portent sur la philosophie du langage et la tradition herméneutique. Il a publié une édition de textes de Humboldt, Sur le caractère national des langues et autres écrits sur le langage (Points-Seuil, 2000) et édité avec Jean Rousseau les Lettres édifiantes et curieuses sur la langue chinoise. Wilhelm von Humboldt et Jean-Pierre Abel Rémusat (1820-1831) (Presses Universitaires du Septentrion, 1999).

  • La pénétration de la langue française dans les Provinces du Midi touche à des problèmes de tout ordre : problèmes purement linguistiques, - influence réciproque du parler importé et du parler local ; dégradation de celui-ci en patois ; français régional, etc. ; problèmes sociaux, - quelles furent les premières classes atteintes, les dernières qui résistèrent ? quelle est la part imputable aux fusionnements de populations, inter-mariages, service militaire obligatoire ? Il en est d'économiques, de géographiques, et aussi naturellement d'intellectuels et de moraux. Sans négliger ces divers points de vue, - et d'ailleurs serait-il possible d'isoler de tous les autres un élément particulier d'une question générale ? - et les envisageant, mais à titre subsidiaire, il en est un qui domine tous les autres : c'est le point de vue historique. Il y a eu un temps où les peuples du Midi, dotés d'un parler propre, ne connaissaient pas plus le français que toute autre langue étrangère. Puis une ère a succédé, où le français est devenu la langue littéraire, la langue administrative, la langue universellement écrite, et, par extension, la langue parlée de ces mêmes populations. Il y eut donc une date à compter de laquelle les méridionaux sont devenus bilingues. Fait d'histoire, n'est-ce pas, et d'histoire politique, tel est le caractère spécifique du phénomène que nous étudions ; telle est la raison pour laquelle, toute autre considération restant secondaire, c'est son aspect historique qui est primordial et qui mérite d'être poussé au premier plan. Avant tout, il y a lieu de démêler et de fixer une question de chronologie... » (extrait de l'Introduction, édition originale de 1923).
    Auguste Brun (1881-1961), né à Pau, agrégé de grammaire, docteur ès-lettres et professeur à la Faculté d'Aix. On lui doit divers ouvrages de linguistique historique : L'Introduction du français en Béarn et en Roussillon ; La langue française en Provence, de Louis XIV au FélIbrIge ; France dialectale et UnIté française. Parlers régionaux.
    Les Recherches sur l'Introduction du français dans les provinces du Midi est un ouvrage passionnant et riche d'enseignement pour comprendre les mécanismes qui ont conduit à la substitution progressive de la langue d'origine du Midi par le français. En voici une nouvelle édition entièrement recomposée. A découvrir absolument.

  • C´est à Amsterdam, puis à Stockholm, que Mazarine Pingeot a choisi de rencontrer René Descartes, peu de temps avant sa mort. Au cours de leur entretien, elle l´entraîne à expliciter son oeuvre et montre comment il sort la philosophie de sa prison théorique pour en faire une manière de vivre. René Descartes nous invite à mettre en doute tous nos préjugés afin d´accéder à une pensée propre, à nous affranchir des passions qui nous entravent, à nous libérer du désir de gloire et de vanité, à rechercher la vérité qui ne peut être que notre vérité.Plus de trois siècles après sa disparition, Descartes n´a rien perdu de sa modernité. Converser avec lui, c´est regarder autrement notre société dans la perspective d´y vivre plus libre.Agrégée de philosophie, universitaire et écrivain, Mazarine Pingeot enseigne actuellement à l´université Paris-8.

  • " Dictionnaire est inspiré par l'amour des langues, qui est peut-être un des aspects de l'amour des gens".0300 « Comme tout dictionnaire, celui-ci ne requiert pas de lecture d´un bout à l´autre : il est inspiré par l'amour des langues, qui est peut-être un des aspects de l'amour des gens. »0300 « Comme tout dictionnaire, celui-ci ne requiert pas de lecture d´un bout à l´autre : il est inspiré par l'amour des langues, qui est peut-être un des aspects de l'amour des gens. »

  • C´est un livre qui va humaniser, concrétiser l´image de Borges, statut du commandeur, être abstrait « au coeur du labyrinthe des livres ».


    Ce document exceptionnel rassemble dix ans de conversations, de rencontres, d´anecdotes que le grand poète argentin voulait partager car il avait déclaré à J. P. Bernès : « On ne sait rien de l´intimité de Dante, de Shakespeare ou de Cervantès. Moi je veux qu´on sache, il faudra dire ».


    Cet ouvrage de référence sera accompagné de nombreux documents inédits (lettres, photographies...).

  • La Lorraine est une terre de passage. Les routes qui la sillonnent du nord au sud et d'est en ouest nous enseignent l'histoire. La Meurthe-et-Moselle est particulièrement intéressante par sa variété toponymique. Qui n'a jamais entendu parler de Nancy, Toul, Pont-à-Mousson, Lunéville, Longwy ou Villerupt ? Tous ces noms évoquent l'histoire, l'art ou l'industrie ; ils ont permis de porter jusqu'à l'autre bout du monde la renommée de la Meurthe-et-Moselle. Ces noms anciens ont évoqué pour nos ancêtres, qui ont baptisé ces localités, autre chose que les connotations que nous leur attribuons, relativement récentes par rapport à l'âge de ces lieux. Mais tous les noms de lieux, villages, lieux-dits, montagnes, rivières et étangs ne sont pas aussi aisés à interpréter. Ce livre tente donc de leur donner un sens et cherche des réponses à partir des attestations anciennes en proposant le plus souvent différentes hypothèses. Au-delà de la recherche étymologique, l'ouvrage se présente aussi comme une promenade passionnante au milieu des hommes qui ont nommé ces lieux à différentes époques à travers leurs activités, leurs croyances, les paysages, les coutumes. La deuxième partie aborde un aspect historique que la toponymie met en lumière : les différentes époques de peuplement avec leurs habitudes de langage, de l'antiquité à l'époque moderne. C'est tout un pan particulièrement fragile du patrimoine lorrain (et meurthois) que ce livre met en valeur, en espérant apporter aux habitants comme aux touristes une meilleure connaissance de ce patrimoine omniprésent et pourtant si méconnu.
    Michèle BENOIT, docteur en langue et littérature française, a publié plusieurs ouvrages sur l'histoire de la Lorraine et de la Bretagne et, en collaboration avec Cl. Michel, des ouvrages de dialectologie et de toponymie.
    Claude MICHEL, docteur en linguistique, dialectologue, chercheur à l'Institut Pierre Gardette a écrit de nombreux ouvrages et articles abordant la dialectologie, les régionalismes du français et la toponymie, à propos de la Lorraine et du franco-provençal.

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