• « Ils étaient partis en chahutant dans l´escalier. [...] J´avais appris qu´ils faisaient encore les pitres dans la voiture, au moment où le camion les avait percutés. Je m´étais dit qu´ils étaient morts en riant. Je m´étais dit que j´aurais voulu être avec eux. » Diane perd brusquement son mari et sa fille dans un accident de voiture. Dès lors, tout se fige en elle, à l´exception de son coeur, qui continue de battre. Obstinément. Douloureusement. Inutilement. Égarée dans les limbes du souvenir, elle ne retrouve plus le chemin de l´existence. C´est peut-être en foulant la terre d´Irlande, où elle s´exile, qu´elle apercevra la lumière au bout du tunnel.



    Entre « Le Journal de Bridget Jones » et « Love Story », l´histoire de Diane nous fait passer par toutes les émotions. Impossible de rester insensible au parcours tantôt dramatique tantôt drôle de cette jeune femme à qui la vie a tout donné puis tout repris, et qui n´a pas d´autre choix que de faire avec.


  • "Les Hirondelles de Kaboul est voué tout entier à la transmission d'un message humaniste, comme à dénoncer l'oppression des femmes. " Mathieu Macheret, Le Monde.

    Dans un Kaboul caniculaire, parmi les ruines du désastre et celles des esprits, deux hommes et deux femmes cherchent un sens à leur vie : un bourgeois déchu, une avocate interdite d'exercer, un geôlier s'amenuisant à l'ombre des exécutions publiques et une épouse aux prises avec une maladie incurable. À travers leur quête de dignité, le martyre d'une nation traumatisée par les guerres et la folie, livrée aux sortilèges des gourous et à la tyrannie des taliban. Et pourtant, là où la raison semble perdue, l'amour refuse de céder et se réclame du miracle. Mais qu'est-ce qu'un miracle dans un pays où " les liesses sont aussi atroces que les lynchages " ?
    Dans ce roman magnifique qui est aussi un hymne à la femme, Yasmina Khadra a su mettre au jour avec lucidité la complexité des comportements dans des sociétés musulmanes déchirées entre féodalisme et modernité.
    Meilleur livre de l'année 2005 aux États-Unis par le San Francisco Chronicle et le Christian Sciences Monitor

    Prix du salon littéraire de Metz 2003
    Prix des libraires algériens 2003
    Prix Asie de l'Association des écrivains de langue française 2002

  • Amine, chirurgien israélien d´origine palestinienne, a toujours refusé de prendre parti dans le conflit qui oppose son peuple d´origine et son peuple d´adoption, et s´est entièrement consacré à son métier et à sa femme, Sihem, qu´il adore. Jusqu´au jour où, au coeur de Tel Aviv, un kamikaze se fait sauter dans un restaurant, semant la mort et la désolation. Toute la journée, Amine opère les victimes de l´attentat, avec pour tout réconfort l´espoir de trouver le soir l´apaisement dans les bras de Sihem. Mais quand il rentre enfin chez lui, au milieu de la nuit, elle n´est pas là. C´est à l´hôpital, où le rappelle son ami Naveed, un haut fonctionnaire de la police, qu´il apprend la nouvelle terrifiante: non seulement, il doit reconnaître le corps mutilé de sa femme mais on l´accuse elle, Sihem, d´être la kamikaze...Amine ne peut tout d´abord admettre que sa femme, qui n´a jamais manifesté un attachement particulier à la cause palestinienne, ait pu commettre un acte aussi barbare. Pourtant, il doit se résoudre à accepter l´impossible quand il reçoit le mot qu´elle lui a laissé. Alors, pour comprendre comment elle a pu en arriver à une telle extrémité, il s´efforce de rencontrer tous ceux qui l´ont poussée à ce geste fou. Et doit écouter sans répit une vérité qu´il ne peut pas entendre.En retraçant le cheminement cauchemardesque de cet homme confronté à l´intolérable qui le frappe au plus intime de son être, Yasmina Khadra aborde avec beaucoup de brio un des sujets le plus douloureux de notre époque et nous livre un roman d´une incroyable audace.

    Http://www.yasmina-khadra.com

  • L'âme du monde

    Frédéric Lenoir

    Pressentant l'imminence d'un cataclysme planétaire, sept sages venus des quatre coins du monde se réunissent à Toulanka, monastère perdu des montagnes tibétaines, pour transmettre à Tenzin et Natina, deux jeunes adolescents, les clés de la sagesse universelle. Au-delà des divergences culturelles et historiques de leurs traditions respectives, ils s'appuient sur leur expérience personnelle et se savent inspirés par ce que les philosophes de l'Antiquité appellent l'" Âme du monde " : la force bienveillante qui maintient l'harmonie de l'univers.Leur message répond aux questions essentielles : quel est le sens de mon existence ? Comment réussir ma vie et être heureux ? Comment harmoniser les exigences de mon corps et celles de mon esprit ? Comment apprendre à me connaître et à réaliser mon potentiel créatif ? Comment passer de la peur à l' amour et contribuer à la transformation du monde ?Loin des croyances dogmatiques, ils ouvrent le chemin simple et concret d'un humanisme spirituel qui aide à vivre.Cette édition richement illustrée d'aquarelles d' Alexis Chabert vient couronner le succès de ce conte initiatique lumineux qui a déjà touché des centaines de milliers de lecteurs.

  • Alors que Younes n´a que neuf ans, son père, paysan ruiné par un spéculateur autochtone, perd ses terres ancestrales. Accablé, l´homme doit se résoudre à confier son enfant à son frère, un pharmacien parfaitement intégré à la communauté pied-noir d´une petite ville de l´Oranais. Le sacrifice est immense. En abandonnant son fils, l´homme perd du même coup le respect de lui-même.

    Mais les yeux bleus de Younes et son physique d´ange l´aident à se faire accepter par cette communauté aisée de province. Rebaptisé Jonas, il grandit parmi de jeunes colons dont il devient l´inséparable camarade. Il découvre avec eux les joies de l´existence et partage leurs rêves d´adolescents privilégiés que ni la Seconde Guerre Mondiale ni les convulsions d´un nationalisme arabe en pleine expansion ne perturbent. Jusqu´au jour où revient au village Émilie, une jeune fille splendide qui va devenir la vestale de nos jeunes gens. Naîtra ainsi une grande histoire d´amour qui mettra à rude épreuve la complicité fraternelle des quatre garçons, écartelés entre la loyauté, l´égoïsme et la rancune que la guerre d´Indépendance va aggraver.

    Avec la verve romanesque qu´on lui connaît, Yasmina Khadra éclaire d´un nouveau jour ce conflit ayant opposé deux peuples amoureux d´un même pays. La grande originalité de cette saga qui se déroule de 1930 à nos jours repose sur une courageuse défense de cette double culture franco-algérienne que l´Histoire a, de part etd´autre, trop souvent cherché à renier.

  • Voici l'odyssée désenchantée d'un informaticien entre deux âges, jouant son rôle en observant les mouvements humains et les banalités qui s'échangent autour des machines à café.
    L'installation d'un progiciel en province lui permettra d'étendre le champ de ses observations, d'anéantir les dernières illusions d'un collègue - obsédé malchanceux - et d'élaborer une théorie complète du libéralisme, qu'il soit économique ou sexuel.

  • Deux destins qui s´affrontent, deux conceptions de la vie que tout oppose.



    La forêt tropicale semblait retenir son souffle dans la chaleur moite du crépuscule. Assise devant l´entrée de sa hutte, Élianta tourna les yeux vers Sandro qui s´avançait. Pourquoi ce mystérieux étranger, que l´on disait philosophe, s´acharnait-il à détruire secrètement la paix et la sérénité de sa tribu ? Elle ne reconnaissait plus ses proches, ne comprenait plus leurs réactions... Qu´avaient-ils fait pour mériter ça ? D´heure en heure, Élianta sentait monter en elle sa détermination à protéger son peuple. Jamais elle ne laisserait cet homme jouer avec le bonheur des siens.


    Un roman captivant, plein d´humour, de sens et de suspense. Une histoire surprenante qui cache une subtile remise en cause de notre société.

    Les romans de Laurent Gounelle sont des best-sellers traduits dans le monde entier.

  • Depuis l'enfance, Iris a une passion pour la couture. Dessiner des modèles, leur donner vie par la magie du fil et de l'aiguille, voilà ce qui la rend heureuse. Mais ses parents n'ont toujours vu dans ses ambitions qu'un caprice : les chiffons, ce n'est pas " convenable ". Et Iris, la mort dans l'âme, s'est résignée.
    Aujourd'hui, la jeune femme étouffe dans son carcan de province, son mari la délaisse, sa vie semble s'être arrêtée. Mais une révélation va pousser Iris à reprendre en main son destin. Dans le tourbillon de Paris, elle va courir le risque de s'ouvrir au monde et faire la rencontre de Marthe, égérie et mentor, troublante et autoritaire...
    Portrait d'une femme en quête de son identité, ce roman nous entraîne dans une aventure diabolique dont, comme son héroïne, le lecteur a du mal à se libérer.

  • Au bout de dix heures de combat, quand j'ai vu la flotte du Chah flamber d'un bout à l'autre de l'horizon, je me suis dit : « Benvenuto, mon fagot, t'as encore tiré tes os d'un rude merdier. » Sous le commandement de mon patron, le podestat Leonide Ducatore, les galères de la République de Ciudalia venaient d'écraser les escadres du Sublime Souverain de Ressine. La victoire était arrachée, et je croyais que le gros de la tourmente était passé. Je me gourais sévère. Gagner une guerre, c'est bien joli, mais quand il faut partager le butin entre les vainqueurs, et quand ces triomphateurs sont des nobles pourris d'orgueil et d'ambition, le coup de grâce infligé à l'ennemi n'est qu'un amuse-gueule. C'est la curée qui commence. On en vient à regretter les bonnes vieilles batailles rangées et les tueries codifiées selon l'art militaire. Désormais, pour rafler le pactole, c'est au sein de la famille qu'on sort les couteaux. Et il se trouve que les couteaux, justement, c'est plutôt mon rayon.

  • Entreprise familiale, le Magasin des Suicides prospère dans le malheur jusqu'au jour où surgit un adversaire impitoyable : la joie de vivre.0300Imaginez une petite entreprise où l´on vend depuis dix générations tous les ingrédients pour se suicider. Bienvenue dans le Magasin des Suicides, au célèbre slogan : "Mort ou remboursé!" Mishima Tuvache, le père, spécialisé dans les morts violentes, dirige la maison d´une main de fer. Lucrèce, la mère, adepte de l´empoisonnement, confectionne elle-même des mixtures fatales. Vincent, le fils aîné, projette la création d´un parc d´attractions sur le thème du suicide. Sa soeur, Marilyn, qui se croit moche et inutile, voudrait en finir avec l´existence, mais ses parents lui rappellent que : "Chez les Tuvache, on ne peut pas se suicider parce que sinon qui tiendrait le magasin?"Dans cette famille malheureuse et contente de l´être, le destin a frappé le jour où Mishima et Lucrèce ont testé un préservatif poreux destiné à ceux qui veulent mourir par contamination sexuelle. C´est ainsi qu´est né le petit dernier, Alan, que la nature a doté d´un horrible défaut : il adore la vie. Un enfant pareil, c´est un coup du sort. Il console les clients, sème une joyeuse pagaille avec son sens de l´humour et ses chansons. Mishima en fait une dépression et doit s´aliter quelques jours, le temps pour Alan de métamorphoser la boutique avec l´aide de sa mère, sa soeur et son frère, atteints par son optimisme.Dorénavant, le M.D.S. (Magasin des Suicides) devient une sorte de M.J.C. locale où les clients se retrouvent pour faire la fête et chercher des solutions à l´avenir du monde. Tout cela se terminera peut-être dans une sorte d´apothéose, car, finalement, le pire n´est jamais sûr!

  • Au cimetière du Père Lachaise, des racines ont engorgé les canalisations. Alors qu'il assiste aux travaux, Florent s'égare dans les allées silencieuses et découvre la tombe de Guillaume Apollinaire. En guise de souvenir, le jeune homme rapporte chez lui un mystérieux morceau de bois. Naît alors dans son coeur une passion dévorante pour le poète de la modernité. Entre rêveries, égarements et hallucinations vont défiler les muses du poète et les souvenirs d'une divinité oubliée : Florent doit-il accepter sa folie, ou croire en l'inconcevable ?
    Dans cet hommage à la poésie et à la nature, Alexandra Koszelyk nous entraîne dans une fable écologique, un conte gothique, une histoire d'amours. Et nous pose cette question : que reste-il de magique dans notre monde ?
    Alexandra Koszelyk est née en 1976. Elle enseigne, en collège, le français, le latin et le grec ancien.

  • " Venise est une grande aventure historique. Elle peut être aussi une passion individuelle. C'est le cas ici. Dans ce titre : Dictionnaire amoureux de Venise, je souligne le mot amoureux. Il ne s'agit évidemment pas d'un "guide" (il y en a d'excellents), mais d'une expérience personnelle liée à ma vie d'écrivain. Je suis arrivé là très jeune, j'ai passé chaque année, printemps et automne, beaucoup de temps à marcher, naviguer, regarder, respirer, dormir et m'émerveiller. Venise, voilà son secret, est un amplificateur. Si vous êtes heureux, vous le serez dix fois plus, malheureux, cent fois davantage. Tout dépend de votre disposition intérieure et de votre rapport à l'amour. L'amour ? Oui, et dans tous les sens : anges et libertinage, architecture, peinture, musique, roman, poésie, mais aussi air, pierre, eau, étoiles. Nature et culture enfin à égalité. Venise n'est pas un musée, mais une création constante. Si vous échappez aux clichés, au tourisme, aux bavardages ; si vous avez réussi à être vraiment clandestin ici, alors vous savez ce que le mot paradis veut dire. Le monde se précipite vers le chaos, la violence, la terreur, la pornographie, le calcul aveugle, la marchandisation à tout va ? Mais non, voyez, écoutez, lisez : voici le lieu magique et futur dont tous les artistes et les esprits libres témoignent. " Philippe Sollers

  • " J'ai souvent repensé à la mise en place du piège qui allait se refermer sur nous. À cet étrange ballet à quatre, dans lequel parfois s'immisçait un étranger. À ces va-et-vient d'une maison à l'autre, du jardin à la chambre, de la fraîcheur de la véranda à la chaleur de la plage ; ces déplacements infimes que nous accomplissions et qui tissaient à leur manière une toile où nous allions nous empêtrer. À cette langueur de juillet, lorsqu'on succombe à la paresse et que le désir s'insinue. À ces abandons progressifs : de la morale, du discernement, du sens commun.
    Nous aurions pu facilement tout empêcher mais aucun d'entre nous n'a pris la décision d'arrêter la machine folle. Aucun d'entre nous n'y a songé. " Philippe Besson, auteur de L'Arrière-saison et de De là, on voit la mer, nous livre un roman tout en nuances et en violence contenue, une tragédie moderne dissimulée sous les apparences d'un innocent marivaudage, le récit d'une vengeance qui doit s'accomplir.

  • Ce "dictionnaire amoureux des chats" est un libre vagabondage rieur, savant mais surtout passionné, truffé de mille anecdotes dans l'univers enchanté des félins.0500« Dans l´arbitraire enchanté de mon amour des chats, je n´ai voulu négliger aucune discipline. Ni aucun aveu. J´ai tenu à évoquer les chats dont j´ai eu l´honneur de partager la vie. Je me suis efforcé de n´oublier aucun des livres que j´ai aimés et où les chats ont joué un rôle à mes yeux prépondérants. Cinéphile, j´ai resongé bien sûr aux films où les matous jouaient les stars ou les rôles de composition... Mais n´insistons pas ! J´aimerais que le lecteur ouvre, s´il le désire, ce livre un peu au hasard, pour aller de surprises en surprises, de portraits en anecdotes. Qu´il soit complice en somme de cette promenade dans un domaine qui relève aussi de la plus haute civilisation ? car l´homme, en un sens, s´est vraiment civilisé quand il a accepté le chat à ses côtés, tel un libre compagnon, un associé, et non pas un animal domestique ou domestiqué, ce que celui-ci n´a jamais voulu être... » F.V.0300« Dans l´arbitraire enchanté de mon amour des chats, je n´ai voulu négliger aucune discipline. Ni aucun aveu. J´ai tenu à évoquer les chats dont j´ai eu l´honneur de partager la vie. Je me suis efforcé de n´oublier aucun des livres que j´ai aimés et où les chats ont joué un rôle à mes yeux prépondérants. Cinéphile, j´ai resongé bien sûr aux films où les matous jouaient les stars ou les rôles de composition... Mais n´insistons pas ! J´aimerais que le lecteur ouvre, s´il le désire, ce livre un peu au hasard, pour aller de surprises en surprises, de portraits en anecdotes. Qu´il soit complice en somme de cette promenade dans un domaine qui relève aussi de la plus haute civilisation ? car l´homme, en un sens, s´est vraiment civilisé quand il a accepté le chat à ses côtés, tel un libre compagnon, un associé, et non pas un animal domestique ou domestiqué, ce que celui-ci n´a jamais voulu être... » F.V.

  • Grandir

    Sophie Fontanel

    L'histoire de l'amour d'une jeune fille pour sa mère.0300 Chaque morceau de la vie d'une vieille dame vulnérable est raconté : un jeune médecin, l'appétit, les vacances, un aide-soignant, les petits-enfants, des mains très douces, des souvenirs, l'Arménie, une amie d'enfance. À la page qui suit, on voit sa fille : une cavale, une vie à gagner, un défilé  de mode, des articles à écrire, des dîners décommandés, la ville à traverser quand sa mère est tombée, les infirmières de jour et celles de nuit, les douceurs.
    Avec des phrases très simples : « Elle a fait de mon enfance une vraie enfance, je peux bien lui rendre à présent », et qui vous serrent le coeur. Ou bien des dialogues : « Ouh là, ne prie pas pour moi, hein ? » J'ai demandé pourquoi. Elle a dit : « Ne va pas me faire repérer. » Le miracle du livre : parce que sa mère est devenue son enfant, l'auteur grandit. Elle a eu cette grâce et elle pense : « D'où me vient tout cet amour ? » 0300Sophie Fontanel ne vieillit pas. Elle grandit. Sa mère est très âgée et dépendante d´elle, entièrement. Il arrive que cette mère soit absente et parfois, au contraire, ses paroles et sa présence sont justes, drôles et imprévisibles. Chaque épisode de la vie d´une vieille dame si vulnérable est raconté avec un amour et un humour irrésistibles : un jeune médecin, l´appétit, les vacances, un aide-soignant, les petits-enfants, des souvenirs, l´Arménie. À la page qui suit, il y a la vie de sa fille : une cavale, un métier, un défilé de mode, des articles à écrire, des dîners décommandés, la ville à traverser quand sa mère est tombée, les infirmières de jour et celles de nuit, les douceurs à trouver. Un sujet pour tout le monde dans un style très personnel, rare, dans la veine d´un des précédents livres de Sophie Fontanel,Sacré Paul, prix du Premier Roman en 1995.

  • Le chagrin

    Lionel Duroy

    • Julliard
    • 30 September 2010

    De l'Occupation jusqu'à nos jours en passant par la guerre d'Algérie et Mai 68, des avenues chics de Neuilly aux cités dortoirs de Rueil, Lionel Duroy retrace l'itinéraire chaotique d'un garçon pris au piège d'une odyssée familiale désastreuse. Un roman poignant qui fouille les mentalités françaises depuis la seconde moitié du XXe siècle.0300 De 1940 à nos jours, la société française connaîtra elle aussi de grands bouleversements. Mais jamais cette famille ne sera du bon côté des événements politiques. Défenseur de Pétain sous l´Occupation, opposé de nouveau à de Gaulle lorsqu´il « abandonne » les Français d´Algérie, et pestant contre ces «gauchistes» qui, en 68, incendient Paris du haut de leurs barricades, le père est toujours à contre-courant des grands mouvements libérateurs. Il faudra plusieurs décennies au narrateur pour se défaire de l´héritage culturel familial, et parvenir enfin à se forger ses propres convictions.
    Comprendre d´où l´on vient pour parvenir à s´émanciper de son passé, telle est l´entreprise du Chagrin. Lionel Duroy s´est inspiré de son propre parcours pour écrire ce magistral roman d´initiation. Loin de montrer la face glorieuse de son existence, c´est au contraire avec un courage et une sincérité déchirants qu´il décrit ce que tant d´autres familles taisent sur leurs origines honteuses ou inavouables. Selon une conception cyclique du temps chère à Marcel Proust, Lionel Duroy démontre que les mêmes épisodes traumatiques ne cessent de se rejouer dans notre vie présente, sous d´autres déguisements. Et souligne, avec mélancolie, la manière dont l´enfance continue à nous hanter des décennies plus tard.
    0300Au départ, c´est un couple amoureux qui convole durant l´Occupation. Le mari est issu de la noblesse désargentée ; l´épouse aspire à une vie mondaine digne de sa récente particule. En catholiques zélés, ils donnent naissance à onze enfants, tandis que toute la maisonnée mène aveuglément un train de vie de grands bourgeois. Prêt à se lancer dans les entreprises les plus hasardeuses pour satisfaire les exigences de sa bien-aimée, le père accumule les dettes en secret. La chute n´en est que plus rude. Expulsion des beaux quartiers, humiliation sociale, toute la tribu est relogée dans une cité lugubre. La paix du ménage se fissure, tout comme l´équilibre de la mère. Commence une longue série de galères ? de magouilles paternelles en crises de nerfs maternelles. L´un des enfants, témoin épouvanté des calamités qui s´amoncellent audessus du foyer familial, raconte son histoire. À la fois roman d'initiation, saga familiale, épopée tragicomique,Le Chagrinest un mélange des genres d´une envergure littéraire exceptionnelle.0600PRESSE À propos d´Écrire(Prix du récit biographique) :  François Vey,Le Parisien  Didier Pourquery,Métro  Philippe-Jean Catinchi,Le Monde  Alexandre Fillon,Madame Figaro Le Nouvel Observateur  Trois couples en quête d´orage:  Philippe-Jean Catinchi,Le Monde Trois couples en quête d´orageest un de ses meilleurs livres. » Marie-Laure Delorme,Le Magazine littéraire  François Vey,VSD  Dominique Bona,Le Figaro littéraire  Nathalie Crom,La Croix  Gérad Pussey,Elle  Christian Sauvage,Le Journal du dimanche  Méfiez-vous des écrivains:  Nathalie Crom,La Croix  Patrick Besson,Le Figaro littéraire  Jérôme Garcin,Le Nouvel Observateur  Philippe-Jean Catinchi,Le Monde  Christine Ferniot,Télérama  Un jour je te tuerai:  Philippe-Jean Catinchi,Le Monde  Christian Sauvage,Le Journal du dimanche  Thierry Gandillot,L´Express  Michèle Fitoussi,Elle  Jérôme Garcin,Le Nouvel Observateur  Marie-Edith Alouf,Politis  France-Dimanche  François Vey,VSD  Thierry Gandillot,L´Express  Alexie Lorca,Lire  Des hommes éblouissants:  Jérôme Garcin,Le Nouvel Observateur  Pierre-Robert Leclercq,Le Monde des livres  Laurence Liban,Lire  Valérie Doineau,Elle  Mon premier jour de bonheur Mon premier jour de bonheurà cet écho touchant d´un livre à l´autre, on y retrouve une écriture à exacte distance entre pudeur et impudeur, et le refus de se complaire dans la contemplation de son nombril. » Jean-Baptiste Harang,Libération 

  • Le héros de ce roman est un jeune Irakien de vingt ans, né dans un village au milieu des sables où perdure depuis toujours un mode de vie archaïque. En 2002, il part faire des études à Bagdad, mais l´invasion des troupes américaines le renvoie dans son bled. Pendant plusieurs mois, il végète en écoutant palabrer les gens du village qui se partagent entre les nostalgiques de Saddam, ceux qui espèrent tout des Américains et les tenants du radicalisme islamique. Jusqu´au jour où un attentat ayant eu lieu à quelques kilomètres de là, les G.I. débarquent en force dans la petite communauté et contraignent brutalement les habitants à sortir de chez eux. Aux yeux de ce jeune homme, ils commettent l´irréparable en jetant hors de son lit son père, à demi nu. Le spectacle d´une telle humiliation détruit irrémédiablement l´image que ce garçon avait de lui-même.
    Fuyant son village, dérivant jusqu´à Bagdad, il se retrouve dans une ville déchirée par une guerre civile féroce. Sans repères ni ressources, miné par la honte, il devient une proie rêvée pour les Islamistes radicaux. Recruté, manipulé, il décide de se sacrifier pour la Cause, mais ne sait pas encore qu´au lieu d´une bombe traditionnelle, c´est d´un virus dévastateur pour l´humanité dont il sera le porteur...
    Depuis plus de dix ans, Yasmina Khadra explore inlassablement l´histoire contemporaine et l´affrontement meurtrier, incompréhensible à ses yeux, entre l´Orient et l´Occident. Sans répit, il milite pour l´intelligence et le triomphe de l´humanisme. Inlassablement, il rappelle que l´humanité ne peut surmonter l´horreur de sa misérable condition qu´à travers l´observation objective et lucide de la réalité.

  • Le confident

    Hélène Grémillon

    1975. Après la mort de sa mère, Camille reçoit une lettre d'un expéditeur inconnu. Puis, chaque semaine, de nouvelles lettres arrivent lui racontant une histoire débutée plus de trente ans auparavant, à l'aube de la guerre, jusqu'à la révélation d'un terrible secret qui la concerne.0300 Machination diabolique sur fond de Seconde Guerre mondiale, ce roman mêle récit historique et suspens psyhologique dans un scénario implacable.

    Hélène Grémillon a 32 ans.Le Confidentest son premier roman.

  • Il y a cent ans, le premier tome de À la recherche du temps perdu était publié et allait révolutionner le paysage littéraire mondial.
    Rares sont les lecteurs qui osent encore s'abandonner à la prose si particulière de La Recherche et aux messages que délivre son auteur, Marcel Proust...
    "Un été avec Proust" est l'occasion d'explorer les sept tomes de ce roman, à travers ses grandes lignes fondatrices et, bien sûr, ses plus belles pages, en compagnie d'un spécialiste, d'un écrivain ou philosophe.
    Antoine Compagnon aborde ainsi la conception très singulière du temps proustien, alors que Jean-Yves Tadié présente quelques personnages-clés du roman.
    Jérôme Prieur et Nicolas Grimaldi traitent respectivement des mondanités et des tourments amoureux.
    Julia Kristeva évoque les pouvoirs de l'imagination, Michel Erman dévoile les lieux les plus emblématiques de La Recherche, alors que Raphaël Enthoven nous montre que Proust n'est pas seulement romancier, mais aussi philosophe.
    Enfin, le livre s'achève avec Adrien Goetz sur le sujet de la création artistique et littéraire, ambition suprême du narrateur et de Proust lui-même.


    "Un été avec Proust" est, à l'origine, une série d'émissions diffusées pendant l'été 2012 sur France Inter.

  • " Disons les choses avec simplicité, avec une espèce de naïveté : il me semble impossible que l'ordre de l'univers plongé dans le temps, avec ses lois et sa rigueur, soit le fruit du hasard. Du coup, le mal et la souffrance prennent un sens - inconnu de nous, bien sûr, mais, malgré tout, un sens. Du coup, je m'en remets à quelque chose d'énigmatique qui est très haut au-dessus de moi et dont je suis la créature et le jouet.
    Je ne suis pas loin de penser qu'il n'y a que l'insensé pour dire : " Il n'y a pas de Dieu. " Je crois en Dieu parce que le jour se lève tous les matins, parce qu'il y a une histoire et parce que je me fais une idée de Dieu dont je me demande d'où elle pourrait bien venir s'il n'y avait pas de Dieu. "

  • Dix ans après la publication d'En l'absence des hommes, premier livre de Philippe Besson, paraîtRetour parmi les hommes, suite fiévreuse, lyrique et nostalgique de ce somptueux roman devenu culte.0300 Déambulation hypnotique à travers le monde, qui convoque les fantômes de Kafka, Rimbaud, Nizan ou Dos Passos, voyage solitaire où le héros se perd et se dissout plus qu´il ne se reconstruit, où le déracinement demeure même une fois retrouvées ses racines, ce très beau livre, à la fois grave et lumineux, est un chant d´amour déchirant à la gloire des disparus, un livre sur la douleur vécue comme exil intérieur.0300Dix ans après la publication d´En l´absence des hommes, premier livre de Philippe Besson, paraîtRetour parmi les hommes, suite fiévreuse, lyrique et nostalgique de ce roman-culte. En 1916, à la mort de son amant tué au combat, Vincent s´enfuit en Italie, puis au Moyen-Orient, traverse l´Atlantique à bord d´un bateau d´émigrants, découvre l´Amérique et le New York de 1920. Après ces années d´errance à travers le monde, Vincent retourne en France. Son mentor, Marcel Proust, est mort lui aussi. Dans ce Paris des années folles, il peine à trouver sa place. Mais le hasard va le mettre en présence de Raymond Radiguet, qui vient de publierLe diable au corps. Le jeune prodige entraîne son nouvel ami dans les milieux intellectuels et les folles nuits de Montparnasse. Pourtant, derrière la joie de vivre apparente de ce garçon de vingt ans se cache une fêlure. Comme si Radiguet, malgré sa gloire éclatante et brutale, pressentait le sort tragique qui le guette.0600PRESSE A propos d´En l´absence des hommes « Il y a parfois, rarement, des premiers romans qui paraissent, signés d´illustres inconnus, et qui annoncent, sans hésitation, sans contestation, l´apparition d´un véritable écrivain. » Jean-Jacques Brochier, Magazine Littéraire « Etonnant, envoûtant premier roman que celui de Philippe Besson ! Tout y est dit, raconté avec pudeur et sensualité. L´écriture d´une réelle maîtrise court, fluide, légère... Le charme opère sans cesse. » Michèle Gazier, Télérama « Philippe Besson est un inconnu. Son premier roman,En l´absence des hommes, est une divine surprise. » Edmonde Charles-Roux de l´académie Goncourt, La Provence « Un superbe roman éclatant, inventif et audacieux. La culture, l´amour de la littérature, l´originalité du propos, l´intrigue insolite, la drôlerie du pastiche, l´ambiguïté des situations et la gravité de l´Histoire qui en est le décor s´y conjuguent avec subtilité pour la plus grande jouissance du lecteur. » Hugo Marsan, Le Monde À propos de son précédent roman,La Trahison de Thomas Spencer « AprèsUn homme accidentel, Philippe Besson revient au monde pictural d´Hopper comme à une icône américaine. Cet univers apporte avec lui, en même temps que l´histoire d´un lien passionnel entre deux jeunes hommes, celle d´un triangle amoureux : deux composantes récurrentes de l´oeuvre de Besson. » Fabienne Dumontet,Le Monde des livres « L´analyse est menée très finement, la jalousie, les souffrances indiquées avec tact. Le talent de Philippe Besson, la manière douce et tendre qui lui attire de plus en plus de lecteurs, consiste à ne jamais élever la voix, à montrer que les mouvements du coeur forment l´essentiel d´une vie humaine. » Dominique Fernandez,Le Nouvel Observateur « UnJules et Jimplus sombre, plus actuel, où le héros qui trahit finit par affronter sa culpabilité et s´accepter avec sa noirceur et son innocence. Un héros humain tout simplement. » Claire Chazal,Le Figaro « Romancier des sentiments, explorateur de l´intime, Philippe Besson n´avait encore jamais traité de la trahison et de son double, l´amitié. Il le fait avec une grande clarté d´expression et beaucoup de finesse dans son dernier roman,La Trahison de Thomas Spencer. » Joseph Macé-Scaron,Marianne « On apprécie, de roman en roman, que Philippe Besson se remette en question, changeant d'époque, de contexte, voire de style. Un conte moderne sans concession. Philippe Besson a réussi son coup : ses héros sonnent aussi vrai que les héros de romans sig

  • Charly 9

    Jean Teulé

    Il fallait tout le culot de Jean Teulé pour surnommer ainsi Charles IX, roi de France de 1560 à 1574, dont il nous raconte ici le règne pathétique et sanguinaire.0300Il est vrai que Charles IX ne fut pas un roi comme les autres et qu´il n´aurait pas laissé un grand souvenir s´il n´avait ordonné, en août 1572, le massacre de la Saint-Barthélemy, carnage qui horrifia l'Europe, à l'exception du pape et des Espagnols qui y virent, eux, la bienheureuse volonté de Dieu. Cette décision n´était pas la sienne mais celle de sa mère, la redoutable Catherine de Médicis qui utilisa toute sa vie sa nombreuse progéniture pour assouvir son appétit dévorant de pouvoir : dès qu´un de ses fils mourait, elle poussait illico le suivant sur le trône de France. Charles IX avait 22 ans à l´époque, et il ne possédait ni la cruauté ni la détermination, ni la force morale d´assumer un crime aussi horrible. Accablé par le poids de sa faute, il sombra dans une folie qui le conduisit en quelques mois à la maladie et à la mort. C´est cette terrifiante descente aux enfers que Jean Teulé raconte dans ce roman baroque et magnifique. Avec la verve qu´on lui connaît, il décrit les extravagances de ce malheureux jeune homme : la manière dont il coursait furieusement des lièvres qu´il délivrait dans les appartements de sa maîtresse ; comment il massacrait le bétail, la basse-cour et tous les animaux des fermes où le hasard de ses errances le conduisaient, comment il empoisonna une partie de la population en lui offrant du muguet le 1er mai, ce qui, en ces temps de famine, poussait ses sujets à manger cette fleur vénéneuse qu´il croyait être une sorte de salade ; comment il provoqua l´invention du poisson d´avril en officialisant le changement de date du début de l´année du 1er avril au premier janvier ; comment il crut remplir les coffres vides du royaume en fabriquant de la fausse monnaie... et bien d´autres folies encore, aussi saugrenues que sanglantes.0600PRESSEÀ propos de son dernier romanMangez-le si vous voulez« C´est bien du Teulé tout craché : un récit bref, efficace, inspiré de faits et de personnages réels, rigoureusement documenté. »Thomas Wieder,Le Monde des livres« Jean Teulé ne retrace pas uniquement un atroce fait divers de l´histoire de France. Il démontre surtout, avec une minutie époustouflante, l´engrenage sacrificiel qui se mit alors en place. En cent trente pages coupantes comme autant de lames, il revisite les étapes du crime et souligne que, dans sa confusion vengeresse, la foule des villageois prend la moindre rumeur pour argent comptant. »Alexis Lacroix,Marianne« Jean Teulé, après le foudroyant succès duMontespan, revient avec un nouveau livre court et puissant. »Stéphane Vacchiani,Le Point« Après le triomphe de sonMontespan, Jean Teulé livre un court récit, incroyable mais authentique. Grâce à son talent et sa verve, il parvient à rendre cette histoire dans toute sa monstruosité, son horreur, mais sans pathos inutile. »Jean-Claude Perrier,Livres Hebdo« L´auteur s´est livré avec talent à une reconstitution romancée de ce fait divers aux allures de cauchemar. (...) Il donne un livre concis et réussi (...) Avec une précision chirurgicale, un réalisme impitoyable, il démonte le mécanisme qui pousse la foule aux pires actions, la rend sourde et aveugle, la transforme en une meute animale assoiffée de sang et de vengeance. »Thierry Savatier,lemonde.fr« Jean Teulé réussit la prouesse d'un livre haletant qui dénonce la bêtise humaine. La bête n'est pas morte. »Philippe Séguy,Point de vue« Jean Teulé ne brode pas sur ce fait divers atroce, réel, qu´il exhume des oubliettes de l´histoire. Il en fait un compte-rendu circonstancié (...), ne veut rien démontrer. Montrer seulement. La Bête immonde qui sommeille en l´homme. Celle qui déclenche les pogroms, les génocides, les guerres civiles, les guerres tout court, toujours sales.Les Échos« Ce récit coup de poing de Teulé nous bouleverse. En tendant un miroir aux bourreaux ordinaires, il réussit un roman extraordinaire. »François Lestavel,Paris Match« Le compte-rendu poético-factuel d´un fait div

  • Dans le cadre de la collection du centenaire des Puf, ouverte à des récits de vie et des savoirs de chercheurs, penseurs et écrivains voués à esquisser des horizons et ouvrir des voies d'espérance pour l'avenir, le romancier et essayiste Philippe Forest revient sur son oeuvre traversée par l'idée de deuil, l'expérience de la perte et la question de la survie.
    « J'écris pour recevoir du monde une réponse à la question que je lui pose et qui est identique à celle que, tous, écrivains ou pas, sous une forme ou sous une autre, nous lui adressons. », confie-t-il dans une conversation habitée par les souvenirs de jeunesse, par l'intérêt pour les avant-gardes, par une certaine conception de la littérature et de l'éthique politique. Au fil de l'entretien, l'écrivain met à nu tout ce qui l'anime et l'habite dans le fait d'écrire, de lire, de croire en la littérature, qui même si elle ne sauve de rien, porte sur les choses essentielles de la vie, de l'amour, de la mort. Pour lui, la littérature n'est pas là pour réparer la réalité mais pour porter témoignage de la part d'irréparable, d'irrémédiable que comporte l'existence.

empty