• " Je n'aime pas beaucoup les lettres, ni en recevoir ni en envoyer. Sauf de toi et à toi - et quelques autres. C'est ce qu'on doit appeler l'amitié"
    Tout en prenant un malin plaisir à se déclarer réticent à ce genre d'exercice, Jean d'Ormesson déploie dans l'art épistolaire autant de brio et de virtuosité que de talents de stratège et de séducteur. Il laisse libre cours, dans cette version la moins " autorisée " de son autobiographie, à son franc-parler, sa malice, son goût de l'ironie et de la facétie.
    C'est tout l'arrière-plan de son parcours dans le siècle que l'on voit se dessiner au fil de ces échanges multiples, sous l'effet révélateur des relations qui ont le plus compté dans son existence. Le meilleur de sa correspondance, en dehors de ses grandes amitiés littéraires, gravite autour de quelques figures clés. De Raymond Aron ou Roger Caillois à Claude Lévi-Strauss, tous ont agi sur Jean d'Ormesson comme autant de maîtres et d'inspirateurs dans sa réflexion intellectuelle et philosophique et l'évolution de son oeuvre.
    " Les amitiés qui commencent par les livres sont peut-être les plus fortes ", écrivait-il à José Cabanis. Cet ensemble de " messages portés par les nuages ", selon la formule de Jean-Marie Rouart, en offre une vivante et savoureuse illustration. C'est le même amour fou de la littérature qui explique l'amitié paradoxale de Jean d'Ormesson avec des auteurs aussi distincts de lui que Michel Déon ou François Nourissier. À travers eux on découvre ici son autoportrait le plus inattendu.
    Jean-Luc Barré

  • De nombreux livres ont évoqué la vie de François Mitterrand, tel ou tel épisode de son itinéraire ; celui-ci le ramène dans l'Histoire, éclairant son exceptionnel parcours par quantité d'archives, tant françaises qu'étrangères, et de témoignages inédits. De cet homme d'État dont la part d'ombre demeure importante restait encore à découvrir quels accidents ont façonné sa sensibilité, déterminé ses choix. Au travers de correspondances privées jusque-là inconnues, cet ouvrage montre comment les épreuves de la guerre et une déception sentimentale dévastatrice ont trempé le caractère du futur président de la République, le préparant ainsi à son destin.
    Grâce à son travail d'historien, Éric Roussel réussit à jeter un jour nouveau sur l'ensemble de la carrière de François Mitterrand. Il éclaire notamment les circonstances curieuses de son départ pour la Grande-Bretagne à l'automne 1943, ses liens avec René Bousquet, auquel il doit probablement la vie, son passage au ministère de la France d'outre-mer sous la IVe République, l'affaire de l'Observatoire, ses relations avec Pierre Mendès France, le général de Gaulle ou Mikhaïl Gorbatchev et les principales étapes de sa présidence.
    En fin de volume, Valéry Giscard d'Estaing, Nicolas Sarkozy et François Hollande, livrent leur vision de cet acteur majeur du XXe siècle.

  • À travers le portrait d'une femme en quête d'elle-même et la musique d'une adolescence tourmentée, Jérôme Chantreau nous invite à passer la porte du 26, rue de Naples et réenchante Paris.
    Changer la vie. Trois mots pour s'inventer un destin. Trois mots que Françoise, fraîchement divorcée, a décidé de faire siens, elle qui, pour la première fois, a voté à gauche le 10 mai 1981.
    Au 26, rue de Naples, un appartement ouvert aux quatre vents, Françoise tente de changer la vie - sa vie. Elle métamorphosera surtout celle de ses enfants en les plongeant dans un tourbillon aussi fantasque que brutal. Tandis que son fils Laurent crée un groupe de rock dans les caves parisiennes, Françoise recueille chez elle des gamins du quartier, fracassés par la drogue, les mauvais coups et l'exil. Mais à trop s'occuper des enfants des autres, ne risque-t-elle pas d'en oublier les siens ? Laurent est là, qui se tient au bord de l'abîme, hypnotisé par Victor - le plus beau, le plus brillant de la bande.
    Dans ce roman où Paris se fait personnage, Jérôme Chantreau nous offre un portrait sans complaisance de la France mitterrandienne, aux accents violents et poétiques.
    " Jérôme Chantreau a parfaitement brossé le portrait d'une époque [la France des années 1980] et l'air de son temps. " - Thierry Clermont, Le Figaro
    - Prix François Augiéras
    - Prix Cultura/Femme actuelle
    - Prix de la plume d'or du premier roman
    - Sélections : Prix du Style 2016, Prix Régine Deforges, Prix de la fondation Prince de Monaco

  • «Le projet de nationalisation des banques et de grandes entreprises stratégiques de l'économie nationale a été un moment de grande passion et de grande tension politique dans notre pays. Pendant neuf années, les nationalisations avaient alimenté le débat politique, et cette idée avait galvanisé les socialistes jusqu'à l'arrivée de François Mitterrand au pouvoir. Que quelques années après leur mise en application, elles aient été complètement balayées par les privatisations du gouvernement de Jacques Chirac avait de quoi susciter de fortes interrogations sur le processus même de ces nationalisations.»

    Par un étonnant concours de circonstances, l'économiste et universitaire François Morin s'est trouvé engagé en 1981 au cabinet de Jean Le Garrec, secrétaire d'État chargé de l'«extension du secteur public», c'est-à-dire des nationalisations, dont celle des banques. S'appuyant sur ses archives personnelles et ses souvenirs, l'auteur raconte les coulisses de cet épisode extraordinaire de l'histoire récente de la France et s'interroge sur les raisons de l'échec de cette ambitieuse politique de socialisation du capital. Il démontre ainsi que les nationalisations de 1981 et leur échec ont encore beaucoup à nous apprendre, et que ces leçons pourraient nous permettre de réfléchir aujourd'hui aux voies d'une refondation démocratique radicale.

  • Le meilleur de Jacques Chirac à ses " chers compatriotes " !" Notre maison brûle et nous regardons ailleurs. " " Moi de gauche ? Bien sûr, je mange de la choucroute et je bois de la bière ! " " La guerre, c'est toujours [...] la pire des solutions, parce qu'elle amène la mort et la misère. " Qu'elles nous aient amusés, choqués ou touchés, les citations mémorables de Jacques Chirac sont si nombreuses qu'on ne les compte plus ! Dans cet ouvrage, retrouvez les plus grandes phrases que Jacques Chirac a prononcées au cours de son inoubliable carrière politique !

  • " Et voici qu'après tant d'années je n'arrive toujours pas à choisir entre le général de Gaulle et François Mitterrand ! J'ai tenté à plusieurs reprises de sortir d'un tel dilemme pour comprendre ce que je n'ai pas encore compris. Comme lorsque j'ai écrit ce texte, il y a longtemps, que je l'ai relu, repris - à tel point qu'il est devenu un autre - mais sans en modifier le ton car il se lit avec les mots de l'enfance et que c'est à ce moment-là que tout s'est noué, de telle sorte qu'au fond je n'ai pas changé. "Une adolescence conjugue deux veines littéraires chères à Frédéric Mitterrand : celle du mémorialiste et celle de l'auteur intimiste. Avec toujours la même liberté d'esprit, il évoque ici une jeunesse qui ressemble à celle de toute une génération, mais où s'ébauche, sur un ton allègre, le portrait d'une personnalité singulière.

  • Il fallait sans doute le recul des ans, et celui de l'observateur étranger, fin connaisseur de la France, pour obtenir tant d'informations inédites et produire une biographie de François Mitterrand qui fasse à ce point référence. Correspondant de la BBC à Paris pendant les années Mitterrand, Philip Short brosse le portrait d'un homme aux talents et aux défauts exceptionnels, d'un esthète machiavélien qui pendant ses deux mandats a conduit la France dans la modernité. Homme de contradictions, François Mitterrand fut à la fois le dirigeant d'un mouvement de résistance décoré par Vichy, un jeune parlementaire conservateur et l'artisan de l'Union de la gauche. Imposant les communistes au gouvernement, il fut le fossoyeur du Parti communiste français. Féroce opposant à de Gaulle et à la Constitution de la Ve République, il sut cependant user à merveille du système constitutionnel et s'inscrire dans une forme d'héritage gaullien. Tout cela en ayant une vie privée extraordinairement compliquée... Biographe réputé, toujours à bonne distance de son sujet, Philip Short apporte de nombreux détails inédits sur les «deux familles» de Mitterrand, ses maîtresses, son rapport ambigu à l'argent et à ses riches amis. Grâce aux archives américaines, britanniques et françaises, il dévoile également de nombreux épisodes jusqu'ici inédits de ses relations avec Reagan, Thatcher, Kohl, Gorbatchev... Cette biographie menée d'une plume alerte a été saluée par la presse anglo-saxonne.Ancien correspondant de la BBC à Paris, Philip Short est l'auteur de biographies de Mao Tsé-toung (Fayard, 2005) et de Pol Pot (Denoël, 2007).

  • Enfant du premier vingtième siècle, leader politique du second, François Mitterrand (1916-1996) fut un homme de culture. La littérature fut pour lui une passion, et il fera de l'écriture une activité de chaque instant. Arme politique tout autant que reflet d'une plume au style singulier, les textes mitterrandiens témoignent d'un homme et d'une époque. Il fallait les contextualiser pour offrir au lecteur d'aujourd'hui une analyse historique, ce à quoi cette édition des oeuvres, fruit d'un travail de plusieurs années mené par une large équipe de spécialistes, s'attache. Dans ce quatrième volume, se trouvent réunis :
    La Paille et le Grain (1975) ; L'Abeille et l'Architecte (1978)
    Alors qu'il est Premier secrétaire du Parti socialiste depuis 1971, François Mitterrand publie de façon régulière de courtes « chroniques », commentant l'actualité politique pour l'essentiel mais livrant aussi une certaine intimité.
    Parus initialement dans l'hebdomadaire du parti, L'Unité, ces textes, remaniés et accompagnés d'inédits, sont réunis en 1975 puis 1978 dans deux ouvrages qui vont connaître un certain succès et assurer à son auteur une réputation d'homme de lettres tout en modifiant son image dans l'opinion publique.
    Réflexions sur la politique extérieure de la France (1986)
    Loin des « chroniques » précédentes, cet ouvrage de 1986 s'inscrit dans un tout autre registre. Désormais Président de la République, François Mitterrand rend compte de son action en tant que chef de la diplomatie française et chef des armées. Il évoque tous les grands sujets du moment : du conflit Est-Ouest à ceux du Moyen-Orient en passant, bien entendu, par la construction européenne. Au-delà de ce récit - de cette justification -, il s'agit aussi pour lui, alors que la perspective de la première cohabitation se précise, de marquer ses prérogatives face à un futur Premier ministre de droite.
    Lettre à tous les Français (1988)
    Lorsque paraît cette lettre adressée à tous les électeurs français, François Mitterrand se présente pour la quatrième fois à la présidence de la République et brigue un second septennat. Ce texte, qui fait figure de programme politique, se présente toutefois comme un texte littéraire, le lecteur retrouvant le style personnel et proche des ouvrages des années 1970. Absence de polémiques, ton volontiers paternaliste : c'est bien l'image du président protecteur qui s'impose ici.

  • Enfant du premier vingtième siècle, leader politique du second, François Mitterrand (1916-1996) fut un homme de culture. La littérature fut pour lui une passion, et il fera de l'écriture une activité de chaque instant. Arme politique tout autant que reflet d'une plume au style singulier, les textes mitterrandiens témoignent d'un homme et d'une époque. Il fallait les contextualiser pour offrir au lecteur d'aujourd'hui une analyse historique, ce à quoi cette édition des oeuvres, fruit d'un travail de plusieurs années mené par une large équipe de spécialistes, s'attache.
    Dans ce troisième volume, se trouvent réunis :

    La Rose au poing (1973)
    Premier secrétaire du Parti socialiste, François Mitterrand allie récit enflammé et démonstration rationnelle et entend rassurer tous ceux qui craignent une inféodation du PS à l'égard du PCF. Il affiche l'ambition de la première force socialiste de France d'exercer le pouvoir, et ce durablement.

    Ici et maintenant (1980)
    Ici et maintenant paraît le 8 novembre 1980. Le jour même, François Mitterrand déclare sa candidature à l'élection présidentielle. Trois ans après la rupture de l'union de la gauche, alors que cette échéance majeure de la vie politique française occupe tous les esprits, ce livre est l'occasion pour lui de s'expliquer.
    Tout au long de ces pages, François Mitterrand expose son projet politique pour la France, empruntant largement au programme socialiste de l'époque et aux travaux menés dans le cadre du Parti socialiste qu'il dirige depuis 1971. Il s'explique sur la bataille interne qui l'a notamment opposé à Michel Rocard et dont il est sorti vainqueur en avril 1979. Il revient sur les difficultés rencontrées avec la direction du Parti communiste français et sur la rupture de l'union de la gauche de septembre 1977, toujours au coeur de l'actualité de l'époque. Surtout, il se livre à une dénonciation sans concession du régime giscardien, fustigeant son incapacité - à ses yeux - à lutter contre la crise économique qui, alors, touche la France.
    Ici et maintenant apparaît avec le recul comme un important

  • " Mon oncle François, entièrement tourné vers l'action et la conquête du pouvoir, a rarement évoqué son enfance. Elle n'apparaît que par bribes dans les livres qui lui ont été consacrés. On retient généralement qu'elle fut heureuse et qu'il en retira les ressources indispensables pour mener cette carrière éclatante dont même ses contempteurs les plus acharnés reconnaissent l'obstination et la puissance mystérieuse. Mon père, son aîné d'un an, évoquait souvent leurs premières années, avec un réel talent de conteur qui faisait revivre une famille inconnue de moi, des histoires anciennes et un cadre de vie provincial et suranné. En m'appuyant sur le souvenir de ces récits, j'ai cherché à reconstituer l'enfance de François, à partager ses premières affections et ses chagrins, ses émotions et ses ambitions. J'en ai conçu une profonde nostalgie pour ce pays de l'innocence qui fut celui de sa prime jeunesse. " Agrémenté d'une centaine de photos inédites, Le Pays de l'innocence reprend, en l'enrichissant, le texte écrit par Frédéric Mitterrand pour son documentaire du même nom, diffusé en 2017 par La Chaîne Parlementaire - Assemblée nationale.

  • François Mitterrand, une force tranquille...
    " Vingt ans après sa mort, cent ans après sa naissance, François Mitterrand n'a jamais été aussi nécessaire. Le temps a fait son oeuvre. L'agressivité de circonstance a reflué. Les déçus permanents ont mis de l'eau dans leur vin aigre. Surtout, les historiens ont fait la part des choses. Ils ont redonné du crédit à une oeuvre majeure, à un double septennat progressiste et libérateur, où la justice et l'égalité ont gagné beaucoup de terrain. J'ai accepté avec ferveur de faire revivre la mémoire d'un président de gauche qui a fait de moi son ministre de la Culture et de l'Education. Je me suis confronté à l'ensemble de l'action du politique et de la vie de l'homme, avec ses méandres, ses silences, ses échecs. Mais aussi et surtout, avec sa constance dans les convictions, son acharnement dans la bataille, son brio dans l'accomplissement de sa tâche. J'ai été le partenaire de François Mitterrand dans cette entreprise de transformation des mentalités et des attitudes d'un pays qui avait besoin de s'émanciper, de se moderniser. Nous n'avons pas toujours été d'accord sur tout, mais jamais cela n'a jamais altéré notre proximité confiante, notre enthousiasme fidèle. J'ai été un ami admiratif, un compagnon chaleureux, un soutien offensif et créatif.
    Je suis heureux de faire revivre cet acteur majeur du changement et de conjuguer son souvenir au présent de l'incitatif. "

  • Ce livre est un événement. André Rousselet, qui n'avait jamais raconté sa vie, se confie pour la première fois. Ami de longue date puis exécuteur testamentaire de François Mitterrand, fondateur de Canal Plus, président de la G7, directeur de cabinet du président de la République, président de Havas, collectionneur d'art... André Rousselet, que rien ne destinait à une existence aussi romanesque, s'est trouvé au centre de la vie politique et médiatique de la Ve République. Avec humour ou gravité, toujours direct, il retrace ici un parcours extraordinaire et nous entraîne dans une surprenante autobiographie pleine de révélations.

  • Paris, début des années 1970. Nous faisons la connaissance d'une famille de la haute bourgeoisie où Mathilde, la cadette, cherche à tromper son ennui. Ainsi promène-t-elle son spleen dans les fameux « rallyes », fait l'école buissonnière, couche avec son cousin Franz, en attendant l'événement qui devrait tout changer : le bal de ses dix-huit ans. Quelle déception : au lendemain de la fête, la vie reprend son cours entre les immeubles haussmanniens, routinière et absurde. Mathilde voudrait ne plus avoir à vivre, elle tombe dans l'anorexie... Mais dans un « certain milieu », on ne met pas fin à ses jours : on est d'abord soigné dans une clinique ruineuse, puis on se marie. Mathilde n'a guère de prétendant ? En guise d'époux, sa mère va lui trouver un veuf, russe, de vingt ans son aîné, seul rescapé d'une famille juive déportée sous l'Occupation. L'homme, désargenté, violent, a des fréquentations louches, mais aussi une énergie tonitruante qui fascine Mathilde. Au son des airs slaves qu'il joue si bien, la vie pourra-t-elle recommencer ?
    L'auteur réalise une galerie de portraits et de personnages qui, savoureux ou détestables, sont à la fois littéraires et vrais. Un roman - une autofiction ? - entre deux tons, deux religions, deux mondes, qui parvient à construire des ponts inattendus.

    Gouverneur de l'Université hébraïque de Jérusalem, Anne-Marie Mitterrand est l'auteur d'une dizaine de romans, dont Un nom dur à porter (éditions du Rocher, 2003). Dans ce nouvel ouvrage, elle nous offre une tranche de vie singulière, captivante et souvent drôle, inspirée de sa propre histoire.

  • « Aujourd'hui il a dix-huit ans. Il est rêveur, timide, compliqué. Il n'en mène pas large depuis son arrivée d'Angoulême. Il n'éprouve pas le sentiment d'infériorité d'être un provincial qui débarque à Paris. Au contraire, il est fier de ses racines terriennes, mais, dans la capitale, il ne connaît personne, ignore le nom des rues et, comme il déteste demander quoi que ce soit à qui que ce soit, il préfère se perdre. Ne jamais rien devoir aux autres. Telle est sa devise. Il a des idées qui lui roulent dans la tête, le jour comme la nuit. Trop d'idées. Déjà, il rêve sa vie. Il la veut pleine de risques, dangereuse. » L.A. Avant d'être ce président qui a marqué la mémoire collective, François Mitterrand aura avant tout été un homme à la vie intensément romanesque. C'est à la rencontre de ce personnage hors du commun que nous invite Laure Adler, dans ce livre écrit comme une enquête, qui veille autant à ne jamais juger qu'à éviter toute complaisance. Afin d'approcher au plus près la complexité de l'ancien président, elle met en scène une centaine des journées « particulières » qui ont forgé l'homme, décidé de son parcours personnel comme de ses combats publics. De son arrivée dans la capitale en 1934 aux derniers instants émouvants du chef de l'État, ce livre, à l'aide de multiples entretiens et archives inédits, propose un portrait biographique, politique et psychologique du premier président de gauche de la Ve République.

  • À sa mort en 1996, François Mitterrand a laissé une génération orpheline. Sympathisants de SOS-Racisme, étudiants contestataires de 1986, lecteurs de Globe, tous l'avaient porté lors de sa réélection en 1988 avant de s'en détacher au crépuscule du second septennat. À l'instar de Julien Dray, Harlem Désir ou Isabelle Thomas, ces jeunes gens à qui l'avenir semblait promis se sont retrouvés pris en tenaille entre une gauche cadenassée par ses apparatchiks et une droite honnie. Il aura fallu l'élection d'un Nicolas Sarkozy fasciné par les années Mitterrand pour leur ouvrir les portes du pouvoir. Si beaucoup ont été approchés, seuls quelques-uns ont franchi le pas, reniant les idéaux de leur jeunesse. Parmi eux Fadela Amara et, surtout, Georges-Marc Benamou, figure emblématique de ces «enfants de Mitterrand». Porte-voix de sa génération lorsqu'il dirigeait le magazine Globe entre 1985 et 1994, ultime confident du président socialiste, conseiller de Nicolas Sarkozy, son itinéraire illustre le destin de la génération Mitterrand. Sachant flairer l'air du temps mieux que quiconque, ce personnage balzacien passe pour un intrigant sans foi ni loi. Si l'on retient surtout de lui les polémiques auxquelles son nom a été associé, l'enquête incisive de Maud Guillaumin montre qu'il est le fils de son époque, celle des coups médiatiques où le culot finit toujours par payer. En filigrane, l'histoire de Georges-Marc Benamou raconte aussi les années 80 et 90. Entre le portrait en clair-obscur et la fresque collective, Les Enfants de Mitterrand revient sur un moment déterminant pour la gauche et jette un éclairage inédit sur la situation politique actuelle.

  • 20 ans après la mort de François Mitterrand, une centaine d'entretiens inexploités ont décanté peu à peu dans l'esprit de Georges-Marc Benamou. Il nous livre ici ses inédits et répond à toutes les attaques.Ce livre s'ouvre lorsque Georges-Marc Benamou se recueille dans la chambre mortuaire de François Mitterrand et, face à toutes les critiques sur leur relation, l'auteur a décidé aujourd'hui, 20 ans après la mort de François Mitterrand, de livrer la teneur de la soixantaine d'entretiens dont il n'avait jamais fait état.
    Les Mémoires interrompues côté coulisses, leurs promenades vagabondes où ils parlent de l'amour, de leurs lectures, de l'énigme de son ménage à trois, mais aussi de Christine Gouze-Rénal, " la vraie patronne ", Bertie Albrecht ou encore Marguerite Duras.
    L'année 42, qu'il cherche à faire disparaître, le mystère Jean Moulin et la piste Bénouville, l'erreur du gouvernement Guy Mollet, son antigaullisme, son obsession Mendès-France, les Juifs et la France, la déception Fabius, lui et la postérité avec cette curieuse prophétie : " Je suis le dernier des grands Présidents. "

  • Les secrets de Roland DumasPrésenté comme un personnage sulfureux de la " Mitterrandie ", Roland Dumas ouvre son
    Journal et son coeur. Pendant presque dix ans, il a été, au côté de François Mitterrand, le personnage-clé de la politique étrangère de la France. Il révèle le dessous des cartes d'une époque où l'Europe a connu de violents soubresauts, entre l'implosion de l'Union soviétique, la chute du mur de Berlin et la réunification allemande. Puis, en tant que président du Conseil constitutionnel, il a eu à connaître bien des secrets de Marianne dont l'éternel séducteur soulève un coin du voile... Le bilan exceptionnel d'une vie au service de l'État a été ensuite quelque peu écorné par des affaires qui ont défrayé la chronique et dont il est sorti blanchi.
    Ce livre fourmille d'anecdotes prises dans le feu de l'action mais aussi de réflexions sur l'art de gouverner d'un " monarque " dont il a recueilli les confidences parfois déroutantes... Mais le plus passionnant, ce sont les notes personnelles d'un homme qui ne craint pas de révéler ses doutes, ses cas de conscience, voire ses contradictions. Pour lui, la diplomatie, c'est d'abord et avant tout éviter la guerre dont il a tant souffert, quitte à aller au contact des dictateurs. Les " bien-pensants ", comme il dit, lui reprochent de s'y être brûlé les ailes. Il s'en explique sans langue de bois.

  • Dans ce livre, Valéry Giscard d'Estaing, loin des polémiques et des partis, tire de son expérience et de ses réflexions des propositions pour le futur de la France.
    "Je retrouve aujourd'hui la vie et les activités quotidiennes comme si je ne les avais pas quittées, et avec elles le grand courant porteur qui traverse les saisons, les plantes, les animaux, les êtres, et, tout au bout, moi-même...
    Mon espoir est que l'opinion française choisisse d'entrer dans son histoire future, lorsque la parenthèse actuelle sera refermée, à partir d'une vision située dans son avenir, et non à partir de ses affrontements ou de ses frustrations du présent. C'est l'objet de ce livre : concevoir un un dessein national conciliant la générosité et l'efficacité et répondant aux aspirations de deux Français sur trois.
    Je veux servir la cause d'une France libérale et réconciliée."

  • D'une famille originaire de Libourne, Daniel Benoist, chirurgien, s'est installé à Luzy en Morvan. Après sa guerre et sa Résistance, il s'est impliqué dans la politique locale puis nationale.


  • Le témoignage surprenant de la relation particulière entre deux monstres de la politique que furent François Mitterrand et Henri D'Orléans, comte de Paris.

    Entre Charles de Gaulle et Henri d'Orléans, comte de Paris, les liens sont bien connus, entre François Mitterrand et le chef de la Maison de France, ils le sont moins. Leurs relations, pourtant anciennes, valurent au prétendant au trône une place à part à l'Elysée. Les célébrations du millénaire capétien, en 1987, leur offrirent l'occasion de les renforcer.

    Jeune énarque, conseiller auprès de la présidence, Cyrille Schott fut le témoin de l'étrange relation qui s'était instaurée entre ces deux monstres sacrés de la vie politique française. Dans un récit sobre et vivant, étayé de ses souvenirs et de leurs confidences, l'auteur retrace cette amitié qui n'en portait pas le nom. Car les deux hommes se respectaient et s'appréciaient. Le vieux président socialiste soutint le comte dans la querelle dynastique qui l'opposa à la branche espagnole Bourbon, écartant le duc d'Anjou des célébrations capétiennes en 1987. Pour sa part, le comte de Paris lui offrit son soutien indéfectible ou presque, notamment durant les années difficiles de la cohabitation ou lors de sa réélection. Au cours des années, la mise en avant du chef de la Maison de France, loin de surprendre, témoigna au contraire de la volonté du président-monarque de s'inscrire dans le droit-fil de la " France éternelle ", quitte à mécontenter certains de ses proches socialistes...


  • Roland Dumas sans masque.

    Ces " révélations " de Roland Dumas ne sont ni un livre d'histoire encore moins de mémoires qu'il a déjà rédigés en son temps. L'ouvrage est la mise en perspective d'un exceptionnel parcours politique, qui s'étend sur la seconde moitié du XXe siècle, et de confidences personnelles qui éclairent enfin les zones d'ombres d'un fabuleux destin. Il en dénoue aujourd'hui les apparentes contradictions et en révèle les lignes de force arc-boutées sur un idéal politique et social dont la Justice est le fer de lance.
    Jeune résistant, élevé dans le culte de Blum, devenu ténor du barreau ; farouche antiallemand transfiguré en cheville ouvrière de la construction européenne ; admirateur du de Gaulle historique, reconverti en compagnon de route d'un François Mitterrand son plus ardent détracteur ; grand prêtre des Affaires étrangères pendant neuf ans et dépositaire privilégié des petits secrets de la " mitterrandie " ; cinquième personnage de l'État traîné devant les tribunaux pour des vedettes à forte odeur de pétrole, Roland Dumas raconte, non sans distance ni ironie, les souffrances d'un jeune Werther égaré en politique. À l'heure où un Occident aveugle se rêve encore en maître du monde, où la construction européenne est saisie de hoquets, où la France navigue à vue sans politique étrangère cohérente, Dumas rappelle que sa vérité a toujours été du côté des progressistes, des décolonisateurs et de ceux qui avaient " une certaine idée de la France. "
    Plus Choiseul que Talleyrand, plus chanteur que philosophe, plus bretteur que procureur, plus Casanova que Dom Juan, plus jouisseur que donneur de leçon, il nous conte son étonnante aventure au service d'une France exigeante comme une épouse mais aimante comme une maîtresse.
    En collaboration avec Alain Bouzy, ancien rédacteur en chef à Paris Match, en charge des éditions internationales, qui a créé et animé le magazine de grands reportages Match du Monde. Venu de la presse régionale où il a été éditorialiste politique, il est l'auteur de plusieurs ouvrages d'histoire locale.


  • Danielle Mitterrand mot après mot.

    Altermondialisme, Bièvre, Eau, François, Insomnie, Utopie... Des noms ou des notions qui ont marqué le destin unique de Danielle Mitterrand, une femme libre qui, de la Résistance à aujourd'hui, a mis ses engagements en conformité avec ses convictions.
    Le choix des entrées et leur développement, fruit d'un dialogue approfondi avec Yorgos Archimandritis, témoignent d'une volonté indéfectible de léguer aux générations futures les fondamentaux d'une société plus humaine.
    Cet abécédaire éclaire le parcours de Danielle Mitterrand et dresse ainsi, avec sensibilité et clarté, le portrait d'une des plus grandes personnalités politiques et citoyennes de notre temps.

  • Une biographie de François Mitterrand à travers le prisme de ceux - amis, proches et parents - qui l'ont révélé et façonné.
    Quinze ans après sa mort, François Mitterrand demeure un mystère. Pour l'élucider, Robert Schneidera choisi d'exhumer ses racines, qui baignent dans la Charente, du côté de Jarnac et de Touvent, et l'a suivi au collège Saint-Paul d'Angoulême et dans son foyer d'étudiants catholiques à Paris. Vient le temps de la guerre et de la captivité, de Vichy et de la Résistance, puis la rencontre avec les femmes aimées. A ce passé foisonnant et contradictoire, à tous les siens, si divers, François Mitterrand, jusqu'à sa mort, est demeuré fidèle. Avec empathie, Robert Schneider livre le romanvrai d'une famille française.Robert Schneider est conseiller de la rédaction au Nouvel Observateur. Il connaît particulièrement bien la famille Mitterrand. " Les biographes et les historiens [...] ne pourront plus désormais travailler sur Mitterrand sans consulter le Schneider. "Libération " De cette famille française, Robert Schneider a su rendre un portrait original qui sonne juste. "Le Figaro Littéraire

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