• Prenez garde car ce livre pourrait bien changer votre vie. L'analyse qu'il porte a déjà permis à de nombreuses personnes et à de nombreuses équipes de retrouver le chemin de la sérénité et de la cohésion, par une prise de conscience fulgurante.
    Ne le prenez pas mal, mais il y a de très fortes probabilités pour que vous ne sachiez pas ce qu'est un conflit, comme 99,9 % de vos congénères.
    Vous objecterez probablement que si, vous le savez, puisque toute votre vie a été « agrémentée », si l'on peut dire, de très nombreux conflits, chroniques ou ponctuels, bénins ou sévères. Vous baignez dans le conflit donc vous pensez savoir ce que c'est, par expérience.
    Rectifions, si vous le permettez. Vous savez ce qu'est une altercation, vous savez ce qu'est l'adversité, vous savez ce qu'est une menace, vous savez ce qu'est l'injustice. Et vous savez que tout cela est très désagréable à vivre, même sans savoir vraiment ce qu'est un conflit. Mais pouvez-vous vraiment affirmer que vous savez d'où viennent les conflits ? Nous sommes plus sûrement empêtrés dans les conflits que nous ne savons les démêler.
    L'erreur commune, également commise par les dictionnaires eux-mêmes, consiste à considérer que le conflit c'est la « bagarre », cet événement tonitruant, explosif et intempestif, auquel il faut mettre bon ordre pour revenir au calme et à la civilisation.
    C'est ainsi que l'océan des conflits dans lequel nous baignons tous les jours, avec tous, et partout, y compris ceux qui nous sont chers, est purement et simplement dénié, avec pour effet de faire vivre à tous l'enfer sur terre : les crises, le silence, le mal-être et la peur. Cette inconscience et cette incapacité à gérer la diversité sont, pour ainsi dire, dramatiques.
    Comme tout un chacun a pu l'expérimenter, un simple mot, un concept, une phrase, une citation, ont le pouvoir d'influencer durablement, voire de faire totalement basculer la vie d'une personne. C'est l'ambition de cet ouvrage.
    Comme beaucoup d'autres avant vous, lorsque vous saurez ce qu'est un conflit, vous n'en aurez plus, du moins, plus jamais comme avant.

  • Attentif au fonctionnement psychique des sujets qui se font valoir aux dépens d'autrui, ce livre met en lumière l'emprise du pervers narcissique sur « l'autre », à la fois victime et complice. Il montre chez les deux personnages la poursuite d'une lutte désespérée visant à éloigner la douleur, le sentiment de vide et la confrontation à la vérité. Le pervers narcissique cherche-t-il auprès de celui qu'il assujettit quelque chose de fortement émotionnel qui pourrait rallumer son esprit trop asséché ? Qu'est-ce qui inspire sa démarche si perspicace et l'amène à déployer des arguments parfois censés dans un langage à la fois précieux et beau ? Afin de cerner le dispositif mis au service de l'autovénération chez le pervers narcissique (attrait, induction, imposture, cynisme, prédation), A. Eiguer réexamine le concept de narcissisme et son repérage méthodique dans la pratique analytique. Le champ d'observation habituel de la cure est ici modifié : les méfaits de la mégalomanie sont repérables, au-delà du sujet, au niveau de l'autre, éventuellement de l'analyste, dans son contre-transfert. Toutes les pathologies s'avèrent concernées par le narcissisme dysfonctionnel. Cette thèse, étayée par un abondant matériel clinique, éclaire sous un autre jour la personnalité autoritaire, celle du pervers sexuel, du toxicomane ou du psychotique, de même que le transfert masochiste et la réaction thérapeutique négative. Dépassant la nosologie classique, elle ouvre des perspectives théoriques et thérapeutiques qui concernent les praticiens de la psychanalyse.

  • Paul Denis propose une analyse inédite du complexe d'OEdipe comme un champ permettant à un sujet, enfant ou adulte, de se reconstruire au mieux lorsqu'il est confronté à un événement traumatique tel que la perte, le deuil ou la dépression.
    À partir de l'évocation de ces deux expériences psychiques essentielles que sont la dépression et la séparation, l'auteur envisage différents processus psychiques qui permettent de trouver une ligne créative ou, à l'inverse, contribuent à limiter les mouvements de l'esprit comme « l'isolation » ou ce qui constitue des « fixations ». Il reconsidère la question de la passivité psychique, trop facilement assimilée à une position « féminine » - alors que « le féminin » est une conquête activement gagnée et exercée par les sujets de sexe féminin. La nature et la place des sensations, qu'elles soient le premier temps de la perception ou qu'elles soient cultivées pour elles-mêmes, sont resituées en vue de comprendre leur destin possible vers la douleur dans ses deux versants physique et psychique. Acte, sublimation, création, humour sont alors envisagés dans leur rapport au fonctionnement pulsionnel et à sa régulation par le jeu de forces organisé par le complexe d'OEdipe. Ce serait par cet héritage pulsionnel, nous dit l'auteur, que nous parviendrions à guérir. En un mot : OEdipe deviendrait médecin.

  • Elles (plus rarement ils) ont entre treize et dix-sept ans et leur adolescence est marquée par l'angoisse et la douleur, plus ou moins enfouies ou violemment exhibées. Le langage du corps et de l'acte est privilégié.
    L'inflation des conduites de scarification relève d'une réalité sociologique et psychopathologique ; elles n'ont cessé de croître depuis une dizaine d'années. De l'acte à l'inscription, de l'adresse à sa réception, le cheminement est hasardeux à l'image des rencontres avec ces adolescents qui se retrouvent, à l'âge où la plupart s'en tiennent à la navigation trouble entre désordres familiaux et amitiés amoureuses, pris en charge à l'hôpital ou en psychothérapie. Penser ces formes d'attaques contre le corps demande une ouverture singulière à l'insensé et au paradoxe.
    Cet ouvrage à deux voix témoigne de ces rencontres. Deux thèses dialoguent autour de l'énigme des scarifications adolescentes où s'entremêlent désir de vie et destructivité.

  • La féminité vient aux femmes par le corps à corps avec la mère, par le féminin des origines. Cet attachement de base crée " de l'amour et de la haine dans le même souffle ". Comment, dans l'analyse d'une femme par une autre femme, dénouer les collusions au féminin pour que se dégage la transmission d'une féminité porteuse d'affirmation identitaire et d'épanouissement sexuel ? Pour ce faire, les femmes devront recourir à un tiers, corps de l'homme et psychisme masculin, dégagement indispensable pour que se construise pleinement la féminité.

  • Le transfert, pour le profane, c'est quoi ? C'est généralement le fait que le patient assimile (par « mésalliance ») son père, sa mère à la personne de l'analyste, revit l'amour ou le non amour qu'il a reçu de ses parents ou leur a donné. Comme toute idée reçue, cette idée n'est pas fausse. D'ailleurs bien des analystes la reprennent à leur compte. Mais elle cache ce qu'il y a d'étrange et d'étranger dans le transfert, sa « folie », en analyse.
    Une autre idée reçue cache la folie de la théorie : la psychanalyse serait - le débat n'est pas nouveau - soit une science, soit un art. Or le transfert fait de la psychanalyse une catégorie anormale du savoir, crée un authentique paradigme à part dans le champ de la connaissance.
    Dans la cure, deux personnes se parlent : cela ouvre à tout autre chose qu'à un dialogue. Et si, dans la théorie, le transfert avait la même vertu, paradoxale, de mettre non seulement le savoir mais l'échange en situation irrégulière ?

  • L'autofiction serait l'horreur. Le narcissisme, le nombrilisme et la vacuité, son destin. Et si c'était faux ? Et si, loin de représenter le degré zéro de la littérature contemporaine, l'autofiction en incarnait l'excellence ? Depuis les origines de la littérature, c'est vers le Je et sa subversion que les écrivains ont dirigé toutes leurs expériences. De cette subversion, l'autofiction est désormais l'ultime laboratoire : le laboratoire de la déconstruction, de la dissémination, de la prolifération folle des Je. Mais ce laboratoire n'est pas celui d'un savant fou : les expériences qui y sont menées portent bien au-delà de la littérature. En elles s'imagine même une politique révolutionnaire. C'est de cette politique des révolutions du Je qu'il est désormais permis d'exposer les règles.

  • Vérité, liberté, respect de la vie et de la dignité humaine, beauté... ! Que pense la psychanalyse de ces idéaux fondamentaux qui sont indispensables à l'existence collective au niveau mondial et dont beaucoup se réclament aujourd'hui à juste raison ?
    Depuis Freud, les psychanalystes ont rarement traité la question de peur de tomber dans un certain moralisme. Pourtant, qu'en serait-il de leur propre existence s'ils ne plaçaient pas l'idéal de vérité et une certaine idée de l'homme à l'horizon de leur pratique ?
    S'appuyant sur une approche psychanalytique rigoureuse, axée sur la clinique, cet ouvrage répond à ces questions en démontrant deux faits majeurs trop souvent méconnus. C'est à l'adolescence que le sujet humain se trouve dans les conditions voulues pour reprendre à son compte les idéaux les plus fondamentaux, et il les affirme souvent alors avec une détermination bouleversante. Et ce n'est pas seulement en relation au père comme on le dit souvent. L'adolescent les retrouve d'abord dans un rapport secret et indicible à une mère idéalisée. D'où la force, et aussi les ambiguïtés dont ces idéaux sont porteurs.

  • La notion de caractère n'est pas un concept psychanalytique, mais elle est bien présente tout au long de l'oeuvre freudienne et, en particulier, à des moments-clé de son élaboration. Il y a, dans le caractère, une dimension tragique. Ce n'est pas sans raison que l'humain tient à ses particularités caractérielles comme à la prunelle de ses yeux : elles sont une armure pour le moi tout en étant aussi son armature.
    Avec le caractère, la pratique psychanalytique rencontre donc deux paradoxes. Le premier est qu'il ne saurait y avoir de psychanalyse sans une analyse du caractère entraînant sa modification, mais il est tout aussi indiscutable que celui-ci s'avère relativement non modifiable. Le second est que le caractère est une production hautement personnelle qui plonge ses racines dans le fonds impersonnel de la mémoire ancestrale : en lui, le plus singulier s'articule à l'appartenance à la communauté humaine.

  • Entre interdit et tabou, la frontière est floue, ainsi retrouve-t-on dans la pensée freudienne une origine commune à ces deux concepts et une fonction identique, celle d'organiser le psychisme par rapport aux effets de la pulsion. Pourtant leur nécessité psychique n'a pas les mêmes racines et leur différence intéresse deux registres distincts de l'altérité. Ces questions sont traitées par les auteurs de ce volume.

  • S'il est un génie incontestable, il est aussi un patient comme les autres. Pour quelques séances d'analyse, Freud est allongé sur le divan et dévoile les ressorts de sa quête d'identité : à partir de ses caprices d'enfant, de ses rivalités de jeune homme, de son homosexualité latente, de sa violente jalousie et jusqu'à la découverte de son cancer. Le processus et le thème de l'identification à l'agresseur et son affect de culpabilité sont récurrents à des moments cruciaux de sa vie et de son oeuvre : deuil de sa mère et mort de son frère, disparition de la nourrice, humiliation de son père, emprisonnement de son oncle.
    Au croisement des investissements narcissiques et objectaux, entre moi idéal et idéal du moi, une réflexion sur le rôle de l'identification à l'agresseur dans la quête identitaire conduit au coeur des processus de symbolisation et de subjectivation. A la lumière des avancées de la psychanalyse contemporaine, cette étude nous montre un OEdipe dionysiaque et une Antigone grandiose.

  • Vous vous dévalorisez en permanence ? Vous enviez ceux qui ont naturellement confiance en eux ? Vous rêvez de vous affirmer ? Vous ne voyez que vos défauts et vous vous sentez bridé dans votre élan ? Bonne nouvelle, Aurore Aimelet a mené l'enquête et elle vous le confirme : l'amour de soi, ça s'apprend et ça se construit !
    Dans cet ouvrage pratique riche en tests et en exercices, elle livre les clés pour vous aider à doper votre narcissisme et vous réconcilier avec vous-même.
    Elle explique comment :
    - Évaluer son estime de soi et trouver l'origine de ses blessures narcissiques.
    - Mieux se connaître pour apprendre à mieux s'aimer.
    - Accueillir ses émotions pour ne plus en être l'esclave.
    - Prendre soin de soi en fonction de ses besoins.
    - Positiver et savoir s'entourer des bonnes personnes.
    De nombreux témoignages montrent qu'il est toujours possible de réparer un narcissisme défaillant. Car c'est en s'aimant soi-même un peu plus qu'on aime les autres beaucoup mieux...
    RETROUVER ESTIME ET CONFIANCE EN SOI EN DOPANT SON NARCISSISME

  • Théoricien fécond mais aussi pédagogue, Otto Kernberg est une figure essentielle dans l'évolution de la psychanalyse contemporaine. Il est un remarquable initiateur à la clinique et à la psychothérapie des organisations narcissiques. Il enseigne la psychiatrie à l'Université de Columbia.

  • Des pionniers de la psychiatrie dynamique aux "arts thérapeutes", de la danse au chant et à la musique, du dessin à la peinture, de la sculpture au modelage, du théâtre à la comedia dell'arte, des patients psychotiques à Nijinsky, Sade et Mozart, de Teresin à Auschwitz, des enfants de la guerre aux jeunes visiteurs du Louvre, des services hospitaliers à Santos Dumon,t, du corps morcelé au corps unifié, de la naissance du narcissisme à l'analité constructive, ce voyage en art-thérapie entre folie et normalité, entre rêve et réalité, a pour objet d'instruire et de démontrer le bien fondé du concept-clé : l'imitation en miroir, consigne élémentaire bien acceptée des patients qui débouche pour bon nombre d'entre eux sur la création. Texte de couverture

  • Depuis la mort de Freud, le savoir psychanalytique s'est fragmenté et dispersé. André Green reprend les données fondamentales relatives à l'interprétation actuelle de la pratique et de la théorie, en présentant les principaux concepts qui traversent son oeuvre et qui sont apparus sous les influences conjuguées de Winnicott, Bion et Lacan. L'ouvrage se présente comme un nouvel abrégé de psychanalyse contemporaine et permet de dégager les idées directrices qui marquent, selon l'auteur, la pensée de la psychanalyse de notre temps.

  • Il est souvent difficile de trouver la bonne attitude face à la manifestation de comportements limites au quotidien. Très complet et pédagogique, l'ouvrage apporte des repères de compréhension et d'action permettant de ne plus se trouver démunis devant de telles situations. Assortis d'exemples concrets, il guide la personne vers des les réponses pertinentes. Comme les réponses diffèrent selon que l'on est : 1/un proche, 2/le manager, 3/le coach, 4/le responsable RH, voire 5/la personne elle-même s'il s'agit de quelqu'un se posant des questions sur soi, l'ouvrage envisage chacune de ces postures. Il permet ainsi à tous d'acquérir les notions suffisantes pour ne pas se laisser perturber et trouver sa solution. Le lecteur comprendre le rôle qui lui revient et prend conscience de la synergie des interventions possibles.

  • Revolutions

    Dominique Fortier

    • Alto
    • 16 September 2014

    Les révolutionnaires français ne se contentèrent pas de guillotiner le roi, de prendre la Bastille et de raccourcir bonne quantité d'aristocrates : ils renversèrent aussi le calendrier, créant douze nouveaux mois dont les noms étaient censés évoquer les divers moments de l'année : Vendémiaire, Pluviôse, Germinal...

    Ce qu'on sait moins, c'est qu'ils en chassèrent aussi tous les saints qui leur rappelaient trop l'Ancien Régime, pour placer chaque jour de l'année sous les auspices d'une plante, d'un animal ou d'un outil censés incarner et exalter les vertus républicaines.

    Le calendrier révolutionnaire utilisé de 1793 à 1806 semble ainsi procéder à la fois de l'herbier, du bestiaire et de l'encyclopédie.

    Deux siècles plus tard, une paire de citoyens curieux, Dominique Fortier et Nicolas Dickner, ont chargé un certain Reginald Jeeves, ingénieux majordome informatique, de leur envoyer quotidiennement le mot du jour qu'ils revisiteraient jusqu'à combler les cases du calendrier.

    Truffé de petites et de grandes révélations, Révolutions est une entreprise littéraire sans précédent qui décapite joyeusement les idées reçues.

  • La clinique des pathologies du narcissisme et de l'identité implique la nécessité d'une interrogation sur la situation psychanalytique elle-même, sur l'histoire de sa construction, sur les logiques manifestes ou latentes dont elle est porteuse, sur les paradoxes qui la constituent. Cette analyse entraîne à son tour une réflexion sur la symbolisation et débouche sur le développement de la théorie de la transitionnalité à partir du modèle du jeu intersubjectif et d'une théorie de l'emboîtement d'une série de jeux "typiques". L'auteur incarne, selon André Green, un courant psychanalytique qui réunit la démarche théorique réflexive propre à la psychanalyse française et celle issue d'une inspiration clinique originale propre à Winnicott.

empty