• A la manière de Marx dans Le 18 Brumaire, l'un de nos plus grands analystes politiques, spécialiste des mouvements d'opinion, décrypte les impasses des enjeux et des perspectives de la France d'aujourd'hui. Superbement lumineux.
    Quel " Nouveau Monde " a véritablement instauré l'élection d'Emmanuel Macron ? Pourquoi, en emportant le traditionnel clivage gauche-droite, a-t-elle ravivé des oppositions disparues ? Comment la rupture des équilibres politiques anciens a-t-elle entraîné de nouvelles fractures sociales ? En quoi le triomphe du bloc élitaire, étendant son pouvoir sur l'entière société, a-t-il rouvert une grave période de tension et de violence ? Et le rejet de ce libéralisme autoritaire désormais dominant peut-il provoquer, en 2022, la victoire d'un bloc populiste unifié ?
    C'est à toutes ces questions cruciales que répond ici, Jérôme Sainte-Marie. En expert reconnu des études d'opinion et du conseil politique, convoquant l'histoire et l'actualité, le décodage des idéologies et le décryptage des sondages, l'examen critique des appareils administratifs, financiers, médiatiques et des mouvements militants ou contestataires, il montre, recourant à Marx comme à Tocqueville, que loin de s'atomiser, la société française se polarise.
    Jamais la montée aux extrêmes entre les élites et le peuple n'avait été explorée comme ici, dans toute sa profondeur.
    Un exercice pénétrant de lucidité sur aujourd'hui. Une indispensable leçon d'anticipation sur demain. Un essai sur la France contemporaine sans précédent, pour tous ceux qui veulent comprendre et prévoir.

  • Le philosophe québécois, pourfendeur du multiculturalisme, interroge ici le politiquement correct, la pensée unique et l'empire auto-consacré du Bien.
    Et si nous lisions l'actualité du monde à l'envers ? Et si la bienpensance n'était pas l'antidote mais la cause de la crise que traversent les démocraties occidentales ? Et si, par-delà les colères sociales, les silences qu'une minorité impose à la majorité alimentaient la contestation populaire ?
    En observateur averti et en penseur accompli, Mathieu Bock-Côté décrypte ici les lois explicites et implicites qui régentent la vie publique. Il passe au crible les critères de la respectabilité politique. Il analyse le traitement médiatique réservé à un Alain Finkielkraut, un Michel Onfray ou encore un Éric Zemmour en France, mais s'intéresse aussi à la régression de la liberté d'expression dans le monde anglo-saxon. Qu'est-ce qui distingue un infréquentable d'un modéré, un extrémiste d'un humaniste, un analyste d'un polémiste ? La conversation civique est mise à mal, ce qui n'est pas sans effet sur le clivage traditionnel entre la droite et la gauche en plus d'alimenter ce qu'on appelle la révolte populiste.
    Après avoir brillamment révélé les failles et les faillites du multiculturalisme, Mathieu Bock-Côté revient avec un maître-ouvrage sur le grand malaise démocratique d'aujourd'hui où le politiquement correct a remplacé la censure d'hier.

  • Le populisme est un concept central dans les débats médiatiques actuels sur la politique et les élections. Cependant, comme la plupart des mots à la mode, le terme flotte souvent d'un sens à l'autre, et les spécialistes en sciences sociales et les journalistes l'utilisent pour désigner divers phénomènes. Qu'est-ce que le populisme ? Qui sont les leaders populistes ? Et quelle est la relation entre le populisme et la démocratie ? Ce livre répond à ces questions de manière simple et convaincante, offrant un guide rapide du populisme, en théorie et en pratique.

    Cas Mudde est professeur agrégé d'affaires internationales à l'université de Géorgie (États-Unis).
    Cristóbal Rovira Kaltwasser est professeur agrégé de science politique à l'université Diego Portales (Chili).

  • Qu'est-ce que le populisme ? D'où vient-il ? Quels sont ses théoriciens ? Que signifie la vague planétaire qui l'incarne ? En 260 notices et entrées et une centaine de contributeurs internationaux, la somme qui manquait sur la question.
    Eu égard aux polémiques qui l'accompagnent et à son omniprésence dans l'espace public, il faut prendre au sérieux la question populiste.
    Mais qu'est-ce que le
    populisme ? Depuis un demisiècle, les auteurs butent sur une définition. Sans doute parce que la réalité renvoie moins à
    un populisme qu'à
    des populismes. D'où le choix assumé du
    pluriel pour rendre compte de la richesse, de l'épaisseur et de la diversité du phénomène : un choix qui explique aussi bien le titre de ce livre que sa forme de dictionnaire.
    Un dictionnaire auquel ont contribué 107 auteurs de 12 nationalités différentes, spécialistes d'histoire, de littérature, de philosophie, de droit public ou de science politique, et qui ne comporte pas moins de 263 notices traitant aussi bien de thèmes que de pays, de partis, de mouvements, d'institutions ou de personnalités - avec pour ambition de permettre au lecteur de cerner plus précisément ce qui est devenu une réalité incontournable de la vie politique contemporaine.
    Eu égard aux polémiques qui l'accompagnent et à son omniprésence dans l'espace public, il faut prendre au sérieux la question populiste.
    Mais qu'est-ce que le
    populisme ? Depuis un demisiècle, les auteurs butent sur une définition. Sans doute parce que la réalité renvoie moins à
    un populisme qu'à
    des populismes. D'où le choix assumé du
    pluriel pour rendre compte de la richesse, de l'épaisseur et de la diversité du phénomène : un choix qui explique aussi bien le titre de ce livre que sa forme de dictionnaire.
    Un dictionnaire auquel ont contribué 107 auteurs de 12 nationalités différentes, spécialistes d'histoire, de littérature, de philosophie, de droit public ou de science politique, et qui ne comporte pas moins de 263 notices traitant aussi bien de thèmes que de pays, de partis, de mouvements, d'institutions ou de personnalités - avec pour ambition de permettre au lecteur de cerner plus précisément ce qui est devenu une réalité incontournable de la vie politique contemporaine.

  • Que n'a pas inventé la Rome antique ? Voici le tableau inédit et vivant des populismes qui ont déstabilisé la République. Une rétrospection enjouée et éclairante par un agrégé de lettres classiques, âgé de 26 ans.
    Il y a du Cicéron chez Emmanuel Macron, et du Clodius chez Donald Trump. C'est en historien de l'Antiquité que Raphaël Doan démontre que nous n'avons pas inventé le populisme. Les Romains, à la fin de la République, connaissent une lutte à mort entre ce qu'ils appellent les populares et les optimates. Appel au peuple, goût des solutions radicales, recours à la figure de l'homme fort : ces tribuns en toges et en sandales ressemblent trait pour trait à ceux du xxie siècle.
    Dans cette époque, avec son sénat et sa plèbe, ses discours et ses émeutes, ses guerres et ses violences, tout est d'actualité. Y compris la question essentielle : le populisme est-il le bouclier des humbles contre une élite sourde à ses revendications, ou le futur glaive des tyrans contre la liberté ?
    Un premier essai époustouflant, écrit avec une plume exemplaire.

  • Poutine, Erdogan, Trump, Bolsonaro... Le populisme mondial a autant de visages qu'il y a de situations nationales singulières. L'Inde n'y a pas échappé : l'incarnation -l'avatar, dirait-on ici - du national-populisme a ici le visage de Narendra Modi, Premier ministre de « la plus grande démocratie du monde ». Mais la métamorphose en cours de ce pays de 1,3 milliard d'habitants reste largement méconnue des Français. Avec L'Inde selon Modi, Shashi Tharoor vient combler cette lacune.
    On y apprend d'abord comment un petit chai-wallah (vendeur de thé dans la rue) devenu militant du BJP, parti d'extrême droite hindou, a réussi à se hisser jusqu'au sommet du pouvoir. L'auteur se penche ensuite sur les transformations culturelles et sociétales à l'oeuvre en Inde : vaches sacrées, violences sexistes, liberté d'expression, Taj Mahal, Islam, réfugiés... le nationalisme hindou s'est emparé de tous les sujets et c'est finalement l'Inde laïque, pluraliste et égalitaire imaginée par Gandhi et Nehru qui disparaît inexorablement.
    Posant un diagnostic sans concession, l'ouvrage de Shashi Tharoor sonne comme un avertissement à tous les citoyens des nations démocratiques qui seraient tentés de céder, à leur tour, aux sirènes du national-populisme.
    Shashi Tharoor est l'auteur de nombreux romans (Le grand roman indien, 1993, L'émeute, 2002) et de plusieurs essais (L'Inde d'un millénaire à l'autre, 2007 ; Nehru : L'invention de l'Inde, 2008). Homme politique, il a été secrétaire général adjoint à l'ONU puis ministre des Affaires extérieures de son pays. Aujourd'hui député du Parti du Congrès, il est l'un des plus brillants opposants à Narendra Modi.

  • Donald Trump a été élu, à la surprise générale, président des États-Unis. La plupart des commentateurs, qui n'avaient pas prévu cette victoire, expliquent que le milliardaire a été plébiscité par la partie la plus raciste de l'Amérique. Toutefois, cette explication n'est-elle pas réductrice ? Affirmer cela, c'est incontestablement se conforter dans une vision un peu simpliste de la politique et des problèmes socio-économiques d'une grande partie du peuple américain. L'objectif de cet ouvrage est donc de retracer le parcours de la famille Trump aux États-Unis avant de revenir sur l'engagement politique du sulfureux magnat de l'immobilier et, ensuite, de constater son influence sur le cinéma américain actuel. Quel est, au final, le programme politique que Donald Trump a proposé à ses électeurs ? Pourquoi la plupart des stars d'Hollywood se sont rassemblées contre la candidature de l'ancien animateur de téléréalité ? Enfin, en répondant à ces questions, nous allons aussi analyser certains films, proches idéologiquement du populisme mis en avant par Donald Trump, qui ont accompagné son arrivée inattendue à la Maison-Blanche. Toutes ces pistes permettent de fixer les grandes lignes d'un cinéma que l'on peut qualifier de "trumpien", celui qui va envahir nos écrans durant les quatre prochaines années...

    Docteur en études cinématographiques et diplômé de l'Institut français de presse de Paris, David Da Silva est historien du cinéma, enseignant et journaliste. Il est l'auteur de plusieurs livres remarqués sur le cinéma américain : Le Populisme américain au cinéma de D.W. Griffith à Clint Eastwood (2015, éditions LettMotif), Sylvester Stallone, héros de la classe ouvrière (2016, éditions LettMotif) et La Boxe à Hollywood de Chaplin à Scorsese (2017, éditions LettMotif). Il a également collaboré à diverses publications internationales.

    Table des matières
    Avant-propos 9
    Introduction 13
    1. Qui est Donald Trump ? 17
    A. Le parcours des Trump en Amérique 19
    B. La politique 29
    2. La fronde d'Hollywood 51
    A. Le cinéma américain et la politique 53
    B. Hollywood vs Trump 63
    3. Donald Trump et le cinéma 77
    A. Les films trumpiens 83
    La menace musulmane et Daech 83
    Des élites corrompues contre le peuple vertueux 96
    L'éloge de l'entrepreneur 105
    Le retour en force du héros capresque ? 115
    B. Le discours anti-trump au cinéma 121
    Conclusion 133

    Annexes 141
    Le cinéma reaganien, une réactualisation du héros populiste 143
    Filmographie 157
    Bibliographie 159
    Index 173

  • Recomposition

    Alexandre Devecchio

    Ni droite, ni gauche ? Le monde de l'après-communisme n'est compréhensible que si on lui applique les manichéismes passés. C'est du nouvel ordre politique, entre libéralisme et populisme, que dévoile et retranscrit ici le reporter d'idées le plus pénétrant de sa génération.
    Faut-il avoir peur des " démocraties illibérales " ? Emmanuel Macron est-il le héraut d'un avenir progressiste, ou le dernier samouraï d'un modèle à bout de souffle ? Et si l'âge des populismes, loin d'être une époque de désagrégation, était au contraire un moment de reconstruction ?
    C'est à ces questions que tente de répondre Alexandre Devecchio en nous faisant voyager à travers le " nouveau monde populiste " : de l'Amérique de Donald Trump à la Grande-Bretagne de Boris Johnson, en passant par la France de Marine Le Pen et l'Italie de Matteo Salvini, jusqu'à la Hongrie de Viktor Orbán. Contestant le parallélisme entre les années 1930 et notre époque, il revient sur les étapes au cours desquelles, depuis la fin du communisme, les nations se sont vu retirer leurs prérogatives par des organisations supranationales, à commencer par l'Union européenne. Derrière la colère des peuples surgissent des notions politiques que l'on croyait révolues : retour des frontières, demande de protection, contestation du modèle économique dominant. Plus qu'une révolte et moins qu'une révolution : c'est une recomposition à l'oeuvre.
    Un ouvrage magistral pour comprendre l'avènement d'une époque radicalement nouvelle.

  • Revue études N.4254 ; novembre

    Revue Etudes

    • Ser
    • 1 November 2018

    Éditorial : La part animale - N. Sarthou-Majus

    International :

    - Le Gujarat, une loupe sur l'Inde de Modi - C. Thomas
    - Les outre-mer français à la croisée des chemins - S. Nicaise

    Société :

    - La guerre contre "le terrorisme" à la française - M. Hecker
    - Les populismes et l'appel au "peuple" - P. Valadier
    - La fausse épidémie de TDAH - P. Landman

    Religion :

    - A la rencontre des musulmans - R. Caucanas
    - Le sens chrétien du toucher - P. Goujon

    Culture :

    - Force de l'image et du rite - Entretien avec J. Ferrari
    Sans oublier les chroniques, les critiques expos, cinéma et livres...

  • Cette étude de socio-histoire du politique analyse les réseaux du Parti Apriste Péruvien (PAP) et d'Action Démocratique du Venezuela (AD). Elle se penche sur l'histoire des deux formations politiques traditionnellement considérées comme les plus importantes organisations partisanes dans leur pays respectif et figurant parmi les plus anciens partis latino-américains. Leur passé anti-impérialiste, leur caractère populiste, leur soutien aux projets d'intégration américaine ou le rayonnement de leurs chefs, Victor Raùl Haya de la Torre et Rómulo Betancourt, sont autant d'éléments qui leur confèrent une place de choix dans l'histoire politique du xxe siècle. Ce travail met en évidence les réseaux transnationaux issus des liens tant personnels qu'organisationnels des dirigeants des deux partis durant leurs premiers pas dans la vie politique et leurs exils successifs. À partir des exemples du Pérou et du Venezuela, il examine la formation entre 1920 et 1962 d'une culture politique spécifique au sein de la gauche latino-américaine, celle des partis populistes apristes, en rendant compte d'une dynamique d'interdépendance sociale entre les individus, mais aussi d'un processus d'internationalisation de l'action collective qui produisit une praxis contestataire de lutte contre les dictatures.

  • Peuple, populaire, populisme : trois termes au coeur de multiples tensions. Tantôt les politiques se réclament du « peuple » pour légitimer leur action, tantôt les « élites » disqualifient les productions et les usages « populaires ». Quant au populisme, il est unanimement dénoncé. De Rousseau à Le Pen, le peuple est à la fois au coeur du débat politique, et méprisé. Les formes populaires de la culture sont aussi stigmatisées puis célébrées. Cet ouvrage est donc indispensable pour définir clairement des termes très marqués idéologiquement, tout en gardant une grande variété de points de vue.

  • Éditorial : Catholiques en politique - F. Euvé

    International :

    - Italie, les dangers du populisme - J.-L. Pouthier
    - 20 000 gisements sous les mers - A. Pognonec

    Société :

    - Pour un débat national sur les migrants - Entretien avec V. Fayet
    - Les crypto-monnaies - E. Perrot
    - Quel droit pour un monde pluriel et instable ? - M. Delmas-Marty

    Religion :

    - République laïque et Eglise catholique - B. Bourdin
    - Harcèlement sexuel dans la Bible - I. Fischer

    Culture :

    - Ecrire et éditer de la poésie - P. Riou & G. Pfister
    Sans oublier les chroniques, les critiques expos, cinéma et livres...



  • Éditorial


    Le mal clérical - N. Sarthou-Lajus & F. Euvé


    International


    Les démocraties illibérales en Europe centrale - R. Krakovsky
    Un « moment » populiste en Europe - Entretien avec J.-W. Müller



    Société


    Voiture, "gilets jaunes" et Rassemblement national - H. Le Bras
    Migrations en France et en Europe - Entretien avec F. Héran
    Les biens de santé sont-ils privés ou communs ? - I. Moine-Dupuis


    Religion


    Écrire une Vie de Jésus aujourd'hui - D. Marguerat
    Abus sexuels et cléricalisme - H. Legrand



    Culture


    Plaidoyer pour l'iconographie biblique - R. Burnet

    Sans oublier les chroniques, expos, films, livres...

  • Etudes Septembre 2014

    Collectif

    «La crainte d'une déstabilisation du niveau et des modes de vie donne naissance à une demande de protection dont la gauche ne sait pas s'emparer, favorisant l'émergence d'une protestation conservatrice. » Dominique Reynié. « Comment des enfants élevés dans la foi chrétienne, qui ne verraient jamais leurs parents s'approcher des sacrements, ...

  • À quoi réfère le mot peuple ? Vieille question que les sciences sociales semblent avoir aujourd'hui évacuée. Faire usage du peuple n'en demeure pas moins un geste idéologique fréquent, envisagé ici sous trois perspectives. Une perspective historique : la mise en débat de la notion de peuple est resituée dans une généalogie allant de la période révolutionnaire française aux enjeux actuels autour de la « citoyenneté ». Une perspective comparatiste : l'ouvrage aborde les usages du peuple dans différentes aires géographiques et culturelles. Une perspective pluridisciplinaire : les contributions touchent tant à la littérature qu'à la science politique, tant à l'histoire qu'à la philosophie, sans oublier le rapport savant au peuple, lui-même questionné comme pratique engagée au sujet du peuple. Conjuguant rigueur et liberté de ton, l'ouvrage entend contribuer à une approche unifiée des Humanités sous l'angle d'une question centrale dans notre imaginaire social contemporain.

  • Jouée pour la première fois en 1935 dans un contexte historique marqué par la montée de Hitler en Allemagne, cette pièce de Jean Giraudoux, à la fois écrivain et diplomate, est un playdoyer contre la guerre, comme une sorte de mise en garde prémonitoire contre l'horreur que sera la seconde guerre mondiale. Aujourd'hui, face aux problèmes que soulève la percée des extrêmes en Europe, cette oeuvre, au-delà de ses qualités littéraires indéniables, mérite plus que jamais notre attention.

  • L'Europe et ses populismes

    collectif

    • Ser
    • 11 July 2019

    Le livre : Qu'est-ce que le populisme ? Consiste-t-il simplement à critiquer les élites ? Quels sont les points communs entre Marine Le Pen, Viktor Orbán et Beppe Grillo, tous trois qualifiés de leaders populistes ? Existe-t-il un moment populiste en Europe susceptible de menacer la démocratie ?
    Historiens, philosophes et politologies nous aident à décrypter les spécificités du populisme actuel qui monte en Europe et rassemble de nombreux mécontentements, par-delà les vieux clivages entre conservateurs et progressistes, droite et gauche.


    Les auteurs :

    Roman Krakovsky : historien, spécialiste de l'Europe centrale et orientale, enseigne à l'Université de Genève. A notamment publié L'Europe centrale et orientale de 1918 à la chute du mur de Berlin(Armand Colin, 2017). Il prépare un essai sur le populisme en Europe centrale et orientale, à paraître chez Fayard en 2019.
    Jan-Werner Müller : politologue, professeur de sciences politiques à l'université de Princeton depuis 2005. A notamment publié Difficile démocratie : les idées politiques en Europe au XXe siècle (Alma, 2013) et Qu'est-ce-que le populisme ? Définir enfin la menace (Premier Parallèle, 2016).
    Jean-Luc Pouthier : journaliste et historien, ancien conseiller culturel à l'ambassade de France près le Saint-Siège, professeur à Sciences Po Paris et responsable du département d'Éthique publique du Centre Sèvres. A publié Dieu est un homme politique : pour une présence chrétienne en démocratie(Bayard, 2007).
    Dominique Reynié : politologue, professeur des universités à Sciences Po et, depuis 2008, directeur général de la Fondation pour l'innovation politique (Fondapol). A notamment publié Populisme : la pente fatale (Plon, 2011), Les nouveaux populismes (Pluriel, 2013) et Où va la démocratie ? (Plon, 2017).
    Jean-Pierre Rioux : historien, professeur émérite d'histoire (spécialiste de l'histoire politique, culturelle et sociale de la France contemporaine) et ancien inspecteur général de l'Éducation nationale. A récemment publié L'événement Macron. Un abécédaire historique (Odile Jacob, 2017) et Nos villages. Au coeur de l'histoire des Français (Tallandier, 2019).
    Paul Valadier : jésuite, philosophe, professeur émérite de philosophie politique et morale au Centre Sèvres - Facultés jésuites de Paris. A récemment publié L'intelligence de croire (Salvator, 2014), Sagesse biblique, sagesse politique (Salvator, 2015) et Lueurs dans l'histoire : revisiter l'idée de Providence (Salvator, 2017).

  • Grand entretien avec François Bayrou : « Le saccage de l'école est un crime social » -> Déresponsabilisation du citoyen, prolifération administrative, blocages, trahison du projet éducatif républicain, François Bayrou dresse le portrait d'une démocratie à bout de souffle. Il évoque son amour des livres qui sont « sa drogue et sa substance ». Dossier : Tocqueville, la démocratie face à ses démons -> Tocqueville, homme de gauche par Michel Onfray Pour Michel Onfray, Tocqueville est un homme de gauche, une gauche ni communiste, ni socialiste, ni libérale, une gauche « inassignable », celle d'un Normand attaché plus que tout à la liberté. -> Tocqueville, les Français et les passions démocratiques par Ran Halévi De la royauté à la république en passant par le régime bonapartiste, Tocqueville prend à contre-pied tous les systèmes, analyse Ran Halévi. Si le philosophe approuve l'avènement de la démocratie, il en décrit aussi les dangers (tyrannie de la majorité, de l'opinion...). -> Un passeur entre deux mondes par Brigitte Krulic Brigitte Krulic explique comment et pourquoi Tocqueville, aristocrate de naissance, s'est démarqué des convictions légitimistes de son milieu. -> Tocqueville, le Coran, l'islam et la colonisation par Jean-Louis Benoît Au moment où la France s'engage dans la colonisation de l'Algérie en 1830, Tocqueville étudie l'islam et le Coran. Ses jugements sont sévères, démontre Jean- Louis Benoît. -> Et aussi Jacques de Saint Victor, Laurent Gayard, Jean-Paul Clément, Robert Kopp, Brice Couturier et Frédéric Verger. Littérature -> Inédit. Lila Azam Zanganeh : « Sometimes a start is all we ever get » La romancière franco-iranienne revient sur ses rencontres avec des pays, des animaux, des astres, des textes, des hommes et sur la passion de sa vie : partir. -> « Après nos batailles » par Sébastien Lapaque Sébastien Lapaque croise la réflexion de l'américain Chris Hedges sur la guerre (La guerre est une force qui nous octroie du sens, Actes Sud) avec celle de Maurice Genevoix. -> Journal de Richard Millet Richard Millet a lu et aimé le roman fleuve de Donna Tartt, le Chardonneret (éditions Plon).

  • Grand entretien : Jean-Claude Michée. Peuple, people, populismes Jean-Claude Michéa dénonce l'abandon par la gauche des classes populaires. Le philosophe explique pourquoi le peuple a disparu du champ de vision des élites et des nouvelles catégories sociales privilégiées. Il ne croit pas à la droitisation de la société française mais à sa conversion au libéralisme. Dossier : De Gaulle, les cent jours qui ont changé la France -> La France de 1958 : quand la République entrait en agonie par François d'Orcival François d'Orcival dresse le tableau économique, politique et social de la France avant le retour de De Gaulle au pouvoir en 1958. -> De Gaulle et les grandes réformes de 1958 par Éric Roussel Fonctionnement des pouvoirs publics, nouvelle Constitution, plan de redressement économique et financier... : lorsque de Gaulle arrive au pouvoir, il s'attèle immédiatement aux réformes. -> Entretien avec Valéry Giscard d'Estaing : « La France n'applique plus sa Constitution » Valéry Giscard d'Estaing était parlementaire en 1958. Il évoque les débuts de la V e République, l'état de la fonction présidentielle et le train de réformes de son propre septennat. -> Entretien avec Patrice Gueniffey : « Napoléon et de Gaulle, un même sens du destin » Selon Patrice Gueniffey, Napoléon et de Gaulle ont réussi à dépasser des clivages pour réconcilier un pays profondément divisé. Légitimes, ces deux grandes figures du roman national ont su l'une et l'autre faire passer des réformes. Néanmoins, leur vision de la société différait. -> Je me souviens... par Jean-Louis Debré Jean-Louis Debré se souvient des conversations qu'il a eues avec son père, Michel Debré, sur la Constitution. -> Les « cent jours » des présidents de la V e République par Michèle Cotta Méthode, style, réformes : Michèle Cotta passe en revue les cent premiers jours de tous les présidents de la V e République. Et aussi Christine Clerc, Annick Steta, Gérard Larcher, Philippe Bas, Sébastien Lapaque, François Bert. Littérature -> Inédit. Agnès Desarthe : « J'ai toujours vécu dans la trahison » Agnès Desarthe raconte sa rencontre avec le romancier libyen Hisham Matar dont elle a traduit le roman La Terre qui le sépare (Gallimard, 2017).

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