• Edition enrichie (Introduction, notes, commentaires et dossier sur l'oeuvre, chronologie et bibliographie)Enfant trouvé, fasciné par la carrière des armes, Hyacinthe dit Chabert s'est illustré aux premiers rangs de la Grande Armée. Laissé pour mort à Eylau, puis miraculeusement sauvé, il tentera quelques années plus tard de retrouver sa place dans une France bourgeoise qui veut oublier ses héros, auprès d'une femme qui lui doit tout, qui l-a dépouillé et qui le rejette.
    Nul destin, peut-être, n'éclaire mieux que le sien l'envers de la «comédie humaine», dans cette tragédie domestique doublée d'un drame social où le sublime côtoie constamment le sordide.

    Nous n'oublierons jamais l'entrée pitoyable de Chabert à l'étude Derville éclairée au gaz le matin, avec le déjeuner, réchauffé sur la cheminée, des clercs, des clercs rieurs, insolents et clabaudeurs, Chabert avec ses rides blanches, son vieux carrick, Chabert méprisé, aliéné de cette patrie et de cette femme qu'il continue à aimer, dénoncé de cette société où, bien qu'enfant trouvé, il s'était, si difficilement, fait un nom... Chabert a sa place dans toutes les mémoires, à côté du cousin Pons et du père Goriot, et sur le même rang.
    Le Colonel Chabert, admirable histoire de revenant.
    Paul Morand.

    Edition de Stéphane Vachon. 

  • Tout d'abord, le conférencier passe en revue les meurtriers de l'histoire, depuis le meurtrier d'Abel, jusqu'au XVIIIe siècle, sans oublier le Vieux de la montagne, chef de la secte des Haschischin. Dans un second temps, il se penche sur les Thugs de l'Inde, les juifs sicarides de Palestine, les exploits de différents assassins tels que Burke et Hare, tout en invitant les assistants à leur porter des toasts. Enfin, la dernière partie du livre s'intéresse au tueur en série John Williams, qui fit régner la terreur à Londres au cours de l'hiver 1811, lors des assassinats perpétrés dans Ratcliff Highway.

  • Manuel, un étudiant en philosophie colombien, est accusé de trafic de drogue et emprisonné à Bangkok. Il risque la peine de mort s'il ne reconnaît pas sa culpabilité, mais sa préoccupation principale c'est de pouvoir revoir sa soeur, disparue. Touché par son histoire le consul colombien, mélancolique et amateur de cocktails, se lance à la recherche de la jeune femme pour convaincre Manuel de défendre sa vie.
    Dans une prose limpide teintée de tristesse, ce roman raconte l'histoire d'une femme prête à tout pour défendre son idée de la justice et permettre à son frère de vivre ses rêves, et d'un étudiant qui n'hésite pas à courir le monde pour rechercher la seule personne qui lui a donné son amour. C'est aussi l'histoire d'une famille immergée dans une société violente, une petite bourgeoisie prisonnière du qu'en dira-t-on et de la fascination pour une richesse inaccessible.
    Formidable raconteur d'histoires, Santiago Gamboa nous emmène à travers le monde sur les traces de son héroïne, passionnée et cynique, qui retourne l'instrumentalisation de sa beauté contre ceux qui veulent l'exploiter et fait d'un amour fraternel une raison de vivre.

  • René Pagis évoque avec humour des anecdotes relatives à son parcours professionnel, depuis son poste de gendarme au début de sa carrière, jusqu'à son intégration dans la magistrature où il a exercé tour à tour les fonctions de juge d'instruction, juge pour enfants puis procureur de la République. Il partage également son expérience de procureur sur l'affaire Agnès Marin, violée et tuée par M. Moulin.

  • L'indignation est à la mode. Mais dans bien des domaines, s'indigner ne suffit pas. Comme autrefois face à la barbarie nazie, il faut résister.
    Résister ne consiste pas en un réflexe négatif qui s'enfermerait dans un refus obstiné de toute évolution qui paraîtrait menaçante. Attitude positive et lucide, la résistance aujourd'hui refuse la résignation et pousse à rester debout face aux pressions violentes ou sournoises qui cherchent à détruire l'humain.
    L'époque est certes bien différente du temps de l'oppression nazie. Cependant, les raisons de résister perdurent, les dérives sont multiformes et insidieuses : les tentatives pour nier Dieu, la toute-puissance financière, la dictature des médias, le repli sur soi, la banalisation de la violence... sont quelques-uns des domaines pour lesquels Michel Rondet et Yves de Gentil Baichis nous appellent à ne pas baisser les bras au nom de notre foi en Jésus Christ, qui doit nous pousser encore et toujours à rechercher une voie qui respecte et valorise ce qu'il y a de meilleur en l'homme.
    Sans doute y faut-il du courage. Mais plus encore, résister suppose de croire en la possibilité de quelque chose de meilleur pour l'humanité. Résister suppose d'espérer. Forts de cette conviction, Michel Rondet et Yves de Gentil Baichis montrent combien la résistance est un acte éminemment spirituel, qui puise dans l'espérance évangélique.

    Michel Rondet, jésuite depuis 1942, a été maître des novices, puis a enseigné la théologie à Aix-en-Provence. Mais il ne se veut pas un intellectuel en chambre ; il a donné de nombreuses retraites à quantité de laïcs, prêtres et religieuses, notamment à La Baume les Aix et à Biviers. Cela l'a aidé à voir concrètement comment nos contemporains sont attirés, bousculés et transformés par l'Evangile. Très lucide sur les difficultés de l'Eglise, il a une grande confiance en l'Esprit Saint qu'il sait présent dans les moments de crise.

  • Que peut signifier la notion de vérité pour une pensée de la création ? Telle est, brutalement exprimée, la question qui se pose à la lecture de l'oeuvre de Castoriadis. L'un des aspects les plus novateurs et stimulants de celle-ci est sans doute d'avoir montré que la société, toujours auto-instituée, est à saisir à partir de significations imaginaires qu'elle crée, et qui la structurent en retour : source de sens, elles spécifient notamment ce qui est juste et ce qui est injuste, indiquant par là ce qu'il convient de faire ou non, de telle sorte que leur légitimité semble hors de tout questionnement. Cette remarque, qui suffit à manifester la possibilité de leur mise en cause, souligne que nous vivons dans une société pour laquelle la vérité se comprend, non comme reconnaissance d'un ordre particulier ou accueil d'une révélation, mais bien comme objet de recherche. Le deuil accepté de la saisie de l'Absolu ne conduit pourtant pas Castoriadis à réduire l'objectivité à l'ordre de l'intersubjectivité. La pensée humaine structurée par la logique classique, qu'il nomme ensembliste identitaire, est à même d'énoncer des vérités, assure-t-il. Ainsi, bien qu'échappant à toute structuration possible, l'être serait partiellement appréhendable par un logos spécifique, fruit d'une création historique ; ce qui laisse quelque peu perplexe. N'est-ce pas le lot de toute grande pensée qui, chaque fois, porte un regard neuf sur les domaines du pensable ?

  • La ville de Toulouse, occitane et indépendante au temps des comtes, vit sa renommée croître au XVIe siècle, siècle d'or de la cité, par la réputation de son Université et de son parlement, grâce au commerce du pastel tout comme à la vigueur de l'institution municipale qui lui assurait son prestige dans le royaume. A bien des égards, la municipalité toulousaine présentait des singularités. La volonté des magistrats municipaux de délaisser le titre ordinaire de consul et de choisir celui de « capitoul », en était la première manifestation. Ensuite, leur attribution à juger, en première instance, des procès criminels et de simple police leur offrait une indépendance dans le royaume. Ce pouvoir, parce qu'il était le fruit d'une cession des comtes de Toulouse et non de la royauté, fut considéré de tout temps par les capitouls comme patrimonial. La justice, qui était perçue comme la première de toutes les vertus et la principale de leurs fonctions, servait leur légitimité face à ce pouvoir royal de plus en plus. Enfin, la dernière singularité résultait du pouvoir que s'octroyaient les magistrats municipaux, juges de rigueur : juger en équité, et en se faisant les détenteurs de l'arbitrium judicis. Ces particularités ouvraient le champ de la recherche autour, finalement, d'une seule question : comment la justice criminelle était-elle rendue par les capitouls et en quoi servait-elle les intérêts de la municipalité ?

  • Aurélien Simmonet, très jeune provincial en butte à l'autorité paternelle, doit quitter famille et copains pour s'en aller gagner sa vie à Paris. Épris de justice et d'égalité, il est solidaire de bien des causes à ses risques et périls ! Baptisé « héros de la Commune » et recherché pour ses agissements, il ne trouve de répit qu'en la manufacture d'Aubusson, où de nouvelles passions l'attendent.

  • Le Mendiant a faim, et cherche à échanger sa chanson contre de la nourriture. Si les animaux ont été accueillants, dès son arrivée en ville, il est rejeté de toutes parts. Seul un paysan accepte de lui offrir du riz, mais le Vent, soudoyé par un Marchand malhonnête, souffle sur le bol et en laisse échapper le précieux contenu. Le Juge du Ciel devra trancher.

    Le Vent et le Mendiant est l´adaptation d´un conte populaire vietnamien.

  • À partir d'entretiens répétés auprès des détenus, des sortants de prison, de leurs familles, comme de l'administration pénitentiaire et des ONG, d'observations conduites dans la prison et dans les quartiers de Yaoundé, Marie Morelle dévoile le quotidien de la prison centrale de Yaoundé. Elle dépasse les stéréotypes sur les prisons africaines, souvent réduites à des espaces surpeuplés et délabrés, signes « d'États en crise » et encore mal connus, et met en perspective les actions et les discours nationaux et internationaux sur les prisons. Plus largement, l'auteure éclaire la vie urbaine des populations dominées et les pratiques de régulation dont elles font l'objet de la part des autorités au Cameroun. Démontrant l'existence d'un continuum liant prison et quartiers populaires, elle montre comment le pouvoir en place gère la pauvreté comme les oppositions politiques en ville. À la croisée des approches urbaine, sociale et politique en géographie, cet ouvrage s'adresse aux étudiants en sciences sociales et à toute personne engagée sur les questions carcérales et sur les droits de l'homme.

  • Le colloque international sur la violence dans les mondes de l'Antiquité dite classique réuni des historiens soucieux d'explorer des domaines différents mais complémentaires. Leur préoccupation a été d'abord de comprendre quelle était la représentation de la violence dans les sociétés grecque et romaine grâce à une analyse des discours produits, qu'ils aient été textes ou images. À partir de ces prémisses, ils montrent quelles normes ont structuré le système social, ils élargissent et enrichissent la place accordée à la violence intra-familiale, tout en s'inscrivant résolument dans les actuelles interrogations sur le genre. En abordant le domaine de la justice, qu'elle ait été vengeance ou recherche d'autres formes d'équilibre, les auteurs analysent la mise en relation entre la violence et le politique. Ils n'ont pas négligé bien sûr la guerre, où la violence est à la fois externe aux groupes affrontés et interne au monde des soldats, par l'effet de la brutalisation inhérente à leur pratique. Enfin la violence, qui n'est pas non plus absente des relations diplomatiques, renvoie à un des problèmes initialement posés, celui de sa mise en scène et de son institutionnalisation.

  • 1996-2001 : cinq ans déjà que la Belgique a connu les soubresauts des mobilisations blanches. Avec le recul, on peut s'interroger sur la portée et les enjeux de la plainte sociale telle qu'elle s'est exprimée lors de ces manifestations. Cet ouvrage analyse les mobilisations blanches et les esquisses de réponse apportées par les pouvoirs publics. Dans un premier temps, les auteurs étudient la plainte sociale dans toute sa complexité et cherchent à comprendre la façon dont les demandes sociales se sont structurées autour de la question des enfants disparus. Dans cette perspective, le problème du juste et de l'injuste ne se limite pas au cadre d'un « rendre la justice » par les institutions judiciaires. Les enjeux sociaux mis en évidence par les diverses mobilisations apparaissent plus larges, ce qui débouche sur un éclairage du contexte historique et socio-politique dans lequel ils se sont inscrits. Dans un second temps, les auteurs s'interrogent sur les implications des mobilisations citoyennes pour le monde du droit et de la justice. Au-delà des « dysfonctionnements » de la machine judiciaire, les demandes sociales émergeantes ne questionnent-elles pas un modèle de justice et de régulation juridique propre à l'État de droit moderne? L'interrogation porte ici tant sur l'évolution des modèles de justice que sur la place assignée à la justice comme réceptacle des attentes sociales et des frustrations individuelles. L'ouvrage s'organise autour des enseignements de la recherche De la plainte sociale à la demande de justice réalisée à la demande des Services Fédéraux des affaires scientifiques, techniques et culturelles (S.S.T.C.). Il est le fruit d'une collaboration entre le Centre d'études sociologiques des Facultés universitaires Saint-Louis (F.U.S.L.), le Séminaire Interdisciplinaire d'études juridiques des F.U.S.L. et l'Unité d'anthropologie et de sociologie de l'Université catholique de Louvain.

  • La justice peut-elle avoir un sens lorsque les inégalités sociales sont banalisées ? C'est cette question qui sous-tend l'engagement philosophique de Rawls. Son projet philosophique consiste à épurer l'utilitarisme (qui a dominé le monde anglo-saxon jusqu'au milieu du XXe siècle) de ses effets pervers en imaginant une doctrine alternative susceptible de le supplanter et de concilier « libéralisme » et « justice sociale ». Son but est de redonner un sens à la justice pour promouvoir l'égalité telle que pensée par les modernes dans les démocraties occidentales où les valeurs du marché libre sont de plus en plus polluées par l'accroissement des inégalités sociales. Contre l'égalitarisme, Rawls construit son argument autour d'un concept : celui d'« inégalités justes » qui résume sa thèse et qui constitue le socle de sa théorie de la justice. Pour Musa Nabirire, ce concept suscite quelques questions : est-il pensable que les inégalités soient justes ? N'est-il pas un oxymore ? Comment intervient-il dans la théorie rawlsienne de justice ? Est-il possible d'envisager son application dans la société concrète ? Étudiant les principes rawlsiens de justice et y dégageant une solution ultime permettant de concilier « égalité sociale » et « méritocratie », l'auteur questionne les critiques de Rawls et ouvre des pistes de réflexion sur la portée éthique de sa pensée et sur sa conception politique de la justice dans les sociétés démocratiques contemporaines.

  • La question de l'impunité connaît aujourd'hui un net regain d'actualité. En son nom, les sociétés démocratiques fabriquent en permanence les frontières morales de leur intolérable. Agir impunément, c'est échapper à la sanction prévue par les normes positives ou morales. Pas d'impunité pour les jeunes casseurs de banlieue, pas d'impunité pour les violences policières, pas d'impunité pour les fraudeurs fiscaux, plus d'impunité pour le personnel politique. Inversement, l'impunité sera réclamée pour les lanceurs d'alerte, les faucheurs volontaires, les caricaturistes ; elle est régulièrement convoquée pour justifier les faits divers. L'impunité suscite des réactions contradictoires selon la nature des infractions et le statut de ceux qu'elle est censée protéger des éventuels châtiments. Mieux comprendre cette notion aux usages variables permet de raconter aussi bien nos inclinations au populisme punitif que nos aspirations à une société plus juste et démocratique, nos velléités d'échapper aux règles que nos besoins d'en produire de nouvelles.

  • Comment penser cette expérience qui consiste à lire des textes, mais aussi des fichiers audio ou des tableaux abstraits, des personnes ou des situations ? Quel genre de communication et de conception du social implique-t-elle ? Étymologiquement, lire c'est cueillir des plantes pour composer des remèdes. La lecture relève d'une thérapeutique sociale que les récentes ou anciennes théories du soin (du care) peuvent nous aider à comprendre. La lecture n'est pas le simple décodage de signes ; elle doit être intégrée à une histoire des médias et à une théorie de la justice. Si celle-ci n'est pas seulement un établissement des rapports de droits entre individus, mais surtout des manières attentives de relier les êtres, des façons d'en prendre soin, alors l'expérience de lecture, avec les rapports amicaux qui peuvent y être inscrits, devient un modèle pour la vie la plus ordinaire. Modèle, en particulier, pour repenser ce qu'est l'esprit critique et la faculté de juger à partir du moment où on les saisit dans une politique des transmissions. Illustration de couverture : © Christian Müller | fotolia Pour Delphine et Ferdinand, les belles surprises de la vie « Toute vie s'adresse à quelqu'un et c'est dans cette mesure - et uniquement dans cette mesure - qu'elle a un sens, même si le sens de la vie reste par ailleurs totalement obscur. » Imre Kertész, Journal de galère

  • L'assemblée

    Micheline Belle

     Lors d'une assemblée, le débat porte sur la falsification du compte-rendu  de la précédente réunion de la copropriété. Une partie des protagonistes, menée par Elle, est décidée à rendre justice. Avec le rétablissement de la vérité, de nouvelles intrigues apparaissent... Hypocrisie, ruse, mensonge, envie de possession, corrupton...Ainsi va le monde...Grâce à  Elle, les forces de l'égoïsme seront-elles vaincues ? Cocasse et mordant...www.lassemblee-leroman.com

  • 13 février 1857. La salle d'audience de la Cour d'assises d'Angers est comble et les abords du Palais sont noirs de monde pour juger Rouget, fameux braconnier de Daumeray et de Durtal, qui pendant deux ans et demi, dans le pays boisé du Baugeois et de La Flèche, a tenu tête à la force publique ! Le 9 juillet 1854, Louis Rouget blesse deux gendarmes alors qu'il est interpellé en forêt. C'est le début d'une formidable aventure où le braconnier, réfugié au fin fond des bois, aidé de ses amis et des fermiers de la région qui le considèrent comme un héros, échappe à la traque dont il fait l'objet. Semant la gendarmerie, la police et les trois compagnies d'infanterie de ligne envoyées à sa poursuite, la chasse à l'homme, à cent contre un, prend fin le jour où Rouget est trahi par une fiancée éconduite... Tour à tour, roman policier et chronique des moeurs paysannes en Anjou sous Napoléon III, Rouget le braco tient le lecteur en haleine de la première à la dernière page.

  • Diffusés dans la presse avant d'être rassemblés dans ce livre, ces articles en font un guide de nombreuses données et pratiques sociales, pour la vie de chacun, de tous, aujourd'hui. Un état des lieux assez précis et concret de règles qui tendent à s'appliquer au quotidien actuellement en France, ...

  • « La médecine est une science basée sur la sémiologie, c'est-à-dire l'étude des signes. Elle n'est donc pas une science exacte, c'est pourquoi elle s'exerce sur des critères fondés sur des consensus et des recommandations scientifiques. Toute pratique médicale qui ne satisfait pas à cette règle peut s'exposer à des erreurs, ...

  • 1989-2005. Plus de quinze ans d'enfer. Une lutte sans fin pour clamer son innocence et faire éclater la vérité... Un géant de l'immobilier, un projet en or, des stratégies louches... Un homme d'affaires manipulé, menacé de mort, condamné à tort, expatrié

  • Este libro es el producto de las investigaciones realizadas durante el año 2013, que se socializaron en el Congreso Internacional de Política Criminal y Libertad, en donde se discutieron diferentes posturas hacia el "delito" y las diversas reacciones frente a él. La primera parte del libro la hemos denominado "Hacia la desprisionalizacion", en ella se encontrará: una crítica a la penalidad y al castigo, elementos de una racionalidad neoliberal, y a los sujetos que se comportan como empresarios; una confrontación de lo normativo con la realidad de la justicia penal y penitenciaria, mostrando el incumplimiento de las funciones declaradas de la pena; la búsqueda de verdaderas alternativas que garanticen los derechos humanos de todos los actores de un conflicto social; una exposición a la estrecha relación entre desigualdad y prisionalización; y la complejidad del sistema penal y sus imaginarios sociales. La segunda parte del libro la hemos denominado "Prisión y sociedad", para explicar las vivencias de sujetos de especial protección que son sometidos a un control puniti vo excesivo y deshumanizante. En ella se encontrará: una propuesta de una justicia juvenil restaurativa fundamentada en el principio de excepcionalidad y en la alternatividad: desjudicialización y desinstitucionalización de las sanciones; los avances normativos de la justicia penal juvenil, en contraste con las detenciones y muertes de jóvenes privados de la libertad; la riqueza del derecho indígena y sus lecciones aprendidas para la resolución de los conflictos; el estigma social frente al adulto mayor en el mundo extramuros e intramu ros; y la incidencia de los medios de comunicación en una política criminal coyuntural, reactiva y punitiva.

  • The work of the Council of Europe for democracy is strongly based on education: education in schools, and education as a lifelong learning process of practising democracy, such as in non-formal learning activities. Human rights education and education for democratic citizenship form an integral part of what we have to secure to make democracy sustainable.



    Hate speech is one of the most worrying forms of racism and discrimination prevailing across Europe and amplified by the Internet and social media. Hate speech online is the visible tip of the iceberg of intolerance and ethnocentrism. Young people are directly concerned as agents and victims of online abuse of human rights; Europe needs young people to care and look after human rights, the life insurance for democracy.



    Bookmarks is published to support the No Hate Speech Movement youth campaign of the Council of Europe for human rights online. Bookmarks is useful for educators wanting to address hate speech online from a human rights perspective, both inside and outside the formal education system. The manual is designed for working with learners aged 13 to 18 but the activities can be adapted to other age ranges.

  • Recommendation CM/Rec(2014)7 on the protection of whistleblowers encourages member states of the Council of Europe to have in place a normative, institutional and judicial framework that protects the rights and interests of individuals who, in the context of their workbased relationship, report or disclose information on threats or harm to the public interest.



    A series of principles is set out in the appendix to the recommendation to guide member states when introducing legislation and regulations or, where required, making amendments.

  • La conception pré-moderne du droit traverse la pensée philosophique, en lui fournissant un outillage conceptuel, des modèles à raviver ou à critiquer, des arguments, des problématiques et, avant tout, les éléments d'un dialogue. Des textes les plus classiques aux moins fréquentés de l'histoire de la philosophie, la culture juridique est omniprésente, mais le temps, l'évolution de l'enseignement et le partage des disciplines l'ont rendue invisible. L'ignorer, c'est se priver de fils d'Ariane souvent irremplaçables pour construire les cheminements de l'histoire de la philosophie. Centré sur la justice comme exigence intrinsèque au droit, l'ouvrage de Diego Quaglioni comble cette lacune. L'auteur met à l'épreuve une hypothèse de travail à tous égards provocatrice pour les philosophes : « Au moins pour ce qui concerne la justice, la clef de l'histoire de la philosophie est l'histoire du droit. » L'ouvrage s'attache à la constitution historique du « paradigme pré-moderne de la justice », dans la vision romaine du droit revivifiée par les glossateurs, couplée avec celle de la théologie développée dans le droit canon et réélaborée par Thomas d'Aquin. Il fait la part belle à la fin du Moyen Âge (Bartole), à l'humanisme et à la Renaissance (Alberti, Pietro del Monte, Machiavel, Guichardin, Bodin), jusqu'à la dissolution du fondement éthique et religieux universel du paradigme (Montaigne, Grotius). La méthode de Diego Quaglioni, strictement historique, repose sur la présentation, la traduction et le commentaire des textes les plus significatifs d'une tradition qui va de l'Antiquité romaine au seuil de l'époque classique. Issu d'un cours tenu à l'Université Paris I, l'ouvrage propose aux étudiants et aux chercheurs, littéraires, philosophes, historiens ou juristes, une introduction stimulante et précise à la conception pré-moderne du droit et de la justice.

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