• Manuel, un étudiant en philosophie colombien, est accusé de trafic de drogue et emprisonné à Bangkok. Il risque la peine de mort s'il ne reconnaît pas sa culpabilité, mais sa préoccupation principale c'est de pouvoir revoir sa soeur, disparue. Touché par son histoire le consul colombien, mélancolique et amateur de cocktails, se lance à la recherche de la jeune femme pour convaincre Manuel de défendre sa vie.
    Dans une prose limpide teintée de tristesse, ce roman raconte l'histoire d'une femme prête à tout pour défendre son idée de la justice et permettre à son frère de vivre ses rêves, et d'un étudiant qui n'hésite pas à courir le monde pour rechercher la seule personne qui lui a donné son amour. C'est aussi l'histoire d'une famille immergée dans une société violente, une petite bourgeoisie prisonnière du qu'en dira-t-on et de la fascination pour une richesse inaccessible.
    Formidable raconteur d'histoires, Santiago Gamboa nous emmène à travers le monde sur les traces de son héroïne, passionnée et cynique, qui retourne l'instrumentalisation de sa beauté contre ceux qui veulent l'exploiter et fait d'un amour fraternel une raison de vivre.

  • René Pagis évoque avec humour des anecdotes relatives à son parcours professionnel, depuis son poste de gendarme au début de sa carrière, jusqu'à son intégration dans la magistrature où il a exercé tour à tour les fonctions de juge d'instruction, juge pour enfants puis procureur de la République. Il partage également son expérience de procureur sur l'affaire Agnès Marin, violée et tuée par M. Moulin.

  • L'indignation est à la mode. Mais dans bien des domaines, s'indigner ne suffit pas. Comme autrefois face à la barbarie nazie, il faut résister.
    Résister ne consiste pas en un réflexe négatif qui s'enfermerait dans un refus obstiné de toute évolution qui paraîtrait menaçante. Attitude positive et lucide, la résistance aujourd'hui refuse la résignation et pousse à rester debout face aux pressions violentes ou sournoises qui cherchent à détruire l'humain.
    L'époque est certes bien différente du temps de l'oppression nazie. Cependant, les raisons de résister perdurent, les dérives sont multiformes et insidieuses : les tentatives pour nier Dieu, la toute-puissance financière, la dictature des médias, le repli sur soi, la banalisation de la violence... sont quelques-uns des domaines pour lesquels Michel Rondet et Yves de Gentil Baichis nous appellent à ne pas baisser les bras au nom de notre foi en Jésus Christ, qui doit nous pousser encore et toujours à rechercher une voie qui respecte et valorise ce qu'il y a de meilleur en l'homme.
    Sans doute y faut-il du courage. Mais plus encore, résister suppose de croire en la possibilité de quelque chose de meilleur pour l'humanité. Résister suppose d'espérer. Forts de cette conviction, Michel Rondet et Yves de Gentil Baichis montrent combien la résistance est un acte éminemment spirituel, qui puise dans l'espérance évangélique.

    Michel Rondet, jésuite depuis 1942, a été maître des novices, puis a enseigné la théologie à Aix-en-Provence. Mais il ne se veut pas un intellectuel en chambre ; il a donné de nombreuses retraites à quantité de laïcs, prêtres et religieuses, notamment à La Baume les Aix et à Biviers. Cela l'a aidé à voir concrètement comment nos contemporains sont attirés, bousculés et transformés par l'Evangile. Très lucide sur les difficultés de l'Eglise, il a une grande confiance en l'Esprit Saint qu'il sait présent dans les moments de crise.

  • Comment penser cette expérience qui consiste à lire des textes, mais aussi des fichiers audio ou des tableaux abstraits, des personnes ou des situations ? Quel genre de communication et de conception du social implique-t-elle ? Étymologiquement, lire c'est cueillir des plantes pour composer des remèdes. La lecture relève d'une thérapeutique sociale que les récentes ou anciennes théories du soin (du care) peuvent nous aider à comprendre. La lecture n'est pas le simple décodage de signes ; elle doit être intégrée à une histoire des médias et à une théorie de la justice. Si celle-ci n'est pas seulement un établissement des rapports de droits entre individus, mais surtout des manières attentives de relier les êtres, des façons d'en prendre soin, alors l'expérience de lecture, avec les rapports amicaux qui peuvent y être inscrits, devient un modèle pour la vie la plus ordinaire. Modèle, en particulier, pour repenser ce qu'est l'esprit critique et la faculté de juger à partir du moment où on les saisit dans une politique des transmissions. Illustration de couverture : © Christian Müller | fotolia Pour Delphine et Ferdinand, les belles surprises de la vie « Toute vie s'adresse à quelqu'un et c'est dans cette mesure - et uniquement dans cette mesure - qu'elle a un sens, même si le sens de la vie reste par ailleurs totalement obscur. » Imre Kertész, Journal de galère

  • La ville de Toulouse, occitane et indépendante au temps des comtes, vit sa renommée croître au XVIe siècle, siècle d'or de la cité, par la réputation de son Université et de son parlement, grâce au commerce du pastel tout comme à la vigueur de l'institution municipale qui lui assurait son prestige dans le royaume. A bien des égards, la municipalité toulousaine présentait des singularités. La volonté des magistrats municipaux de délaisser le titre ordinaire de consul et de choisir celui de « capitoul », en était la première manifestation. Ensuite, leur attribution à juger, en première instance, des procès criminels et de simple police leur offrait une indépendance dans le royaume. Ce pouvoir, parce qu'il était le fruit d'une cession des comtes de Toulouse et non de la royauté, fut considéré de tout temps par les capitouls comme patrimonial. La justice, qui était perçue comme la première de toutes les vertus et la principale de leurs fonctions, servait leur légitimité face à ce pouvoir royal de plus en plus. Enfin, la dernière singularité résultait du pouvoir que s'octroyaient les magistrats municipaux, juges de rigueur : juger en équité, et en se faisant les détenteurs de l'arbitrium judicis. Ces particularités ouvraient le champ de la recherche autour, finalement, d'une seule question : comment la justice criminelle était-elle rendue par les capitouls et en quoi servait-elle les intérêts de la municipalité ?

  • Que peut signifier la notion de vérité pour une pensée de la création ? Telle est, brutalement exprimée, la question qui se pose à la lecture de l'oeuvre de Castoriadis. L'un des aspects les plus novateurs et stimulants de celle-ci est sans doute d'avoir montré que la société, toujours auto-instituée, est à saisir à partir de significations imaginaires qu'elle crée, et qui la structurent en retour : source de sens, elles spécifient notamment ce qui est juste et ce qui est injuste, indiquant par là ce qu'il convient de faire ou non, de telle sorte que leur légitimité semble hors de tout questionnement. Cette remarque, qui suffit à manifester la possibilité de leur mise en cause, souligne que nous vivons dans une société pour laquelle la vérité se comprend, non comme reconnaissance d'un ordre particulier ou accueil d'une révélation, mais bien comme objet de recherche. Le deuil accepté de la saisie de l'Absolu ne conduit pourtant pas Castoriadis à réduire l'objectivité à l'ordre de l'intersubjectivité. La pensée humaine structurée par la logique classique, qu'il nomme ensembliste identitaire, est à même d'énoncer des vérités, assure-t-il. Ainsi, bien qu'échappant à toute structuration possible, l'être serait partiellement appréhendable par un logos spécifique, fruit d'une création historique ; ce qui laisse quelque peu perplexe. N'est-ce pas le lot de toute grande pensée qui, chaque fois, porte un regard neuf sur les domaines du pensable ?

  • Aurélien Simmonet, très jeune provincial en butte à l'autorité paternelle, doit quitter famille et copains pour s'en aller gagner sa vie à Paris. Épris de justice et d'égalité, il est solidaire de bien des causes à ses risques et périls ! Baptisé « héros de la Commune » et recherché pour ses agissements, il ne trouve de répit qu'en la manufacture d'Aubusson, où de nouvelles passions l'attendent.

  • À partir d'entretiens répétés auprès des détenus, des sortants de prison, de leurs familles, comme de l'administration pénitentiaire et des ONG, d'observations conduites dans la prison et dans les quartiers de Yaoundé, Marie Morelle dévoile le quotidien de la prison centrale de Yaoundé. Elle dépasse les stéréotypes sur les prisons africaines, souvent réduites à des espaces surpeuplés et délabrés, signes « d'États en crise » et encore mal connus, et met en perspective les actions et les discours nationaux et internationaux sur les prisons. Plus largement, l'auteure éclaire la vie urbaine des populations dominées et les pratiques de régulation dont elles font l'objet de la part des autorités au Cameroun. Démontrant l'existence d'un continuum liant prison et quartiers populaires, elle montre comment le pouvoir en place gère la pauvreté comme les oppositions politiques en ville. À la croisée des approches urbaine, sociale et politique en géographie, cet ouvrage s'adresse aux étudiants en sciences sociales et à toute personne engagée sur les questions carcérales et sur les droits de l'homme.

  • 1996-2001 : cinq ans déjà que la Belgique a connu les soubresauts des mobilisations blanches. Avec le recul, on peut s'interroger sur la portée et les enjeux de la plainte sociale telle qu'elle s'est exprimée lors de ces manifestations. Cet ouvrage analyse les mobilisations blanches et les esquisses de réponse apportées par les pouvoirs publics. Dans un premier temps, les auteurs étudient la plainte sociale dans toute sa complexité et cherchent à comprendre la façon dont les demandes sociales se sont structurées autour de la question des enfants disparus. Dans cette perspective, le problème du juste et de l'injuste ne se limite pas au cadre d'un « rendre la justice » par les institutions judiciaires. Les enjeux sociaux mis en évidence par les diverses mobilisations apparaissent plus larges, ce qui débouche sur un éclairage du contexte historique et socio-politique dans lequel ils se sont inscrits. Dans un second temps, les auteurs s'interrogent sur les implications des mobilisations citoyennes pour le monde du droit et de la justice. Au-delà des « dysfonctionnements » de la machine judiciaire, les demandes sociales émergeantes ne questionnent-elles pas un modèle de justice et de régulation juridique propre à l'État de droit moderne? L'interrogation porte ici tant sur l'évolution des modèles de justice que sur la place assignée à la justice comme réceptacle des attentes sociales et des frustrations individuelles. L'ouvrage s'organise autour des enseignements de la recherche De la plainte sociale à la demande de justice réalisée à la demande des Services Fédéraux des affaires scientifiques, techniques et culturelles (S.S.T.C.). Il est le fruit d'une collaboration entre le Centre d'études sociologiques des Facultés universitaires Saint-Louis (F.U.S.L.), le Séminaire Interdisciplinaire d'études juridiques des F.U.S.L. et l'Unité d'anthropologie et de sociologie de l'Université catholique de Louvain.

  • Le colloque international sur la violence dans les mondes de l'Antiquité dite classique réuni des historiens soucieux d'explorer des domaines différents mais complémentaires. Leur préoccupation a été d'abord de comprendre quelle était la représentation de la violence dans les sociétés grecque et romaine grâce à une analyse des discours produits, qu'ils aient été textes ou images. À partir de ces prémisses, ils montrent quelles normes ont structuré le système social, ils élargissent et enrichissent la place accordée à la violence intra-familiale, tout en s'inscrivant résolument dans les actuelles interrogations sur le genre. En abordant le domaine de la justice, qu'elle ait été vengeance ou recherche d'autres formes d'équilibre, les auteurs analysent la mise en relation entre la violence et le politique. Ils n'ont pas négligé bien sûr la guerre, où la violence est à la fois externe aux groupes affrontés et interne au monde des soldats, par l'effet de la brutalisation inhérente à leur pratique. Enfin la violence, qui n'est pas non plus absente des relations diplomatiques, renvoie à un des problèmes initialement posés, celui de sa mise en scène et de son institutionnalisation.

  • La question de l'impunité connaît aujourd'hui un net regain d'actualité. En son nom, les sociétés démocratiques fabriquent en permanence les frontières morales de leur intolérable. Agir impunément, c'est échapper à la sanction prévue par les normes positives ou morales. Pas d'impunité pour les jeunes casseurs de banlieue, pas d'impunité pour les violences policières, pas d'impunité pour les fraudeurs fiscaux, plus d'impunité pour le personnel politique. Inversement, l'impunité sera réclamée pour les lanceurs d'alerte, les faucheurs volontaires, les caricaturistes ; elle est régulièrement convoquée pour justifier les faits divers. L'impunité suscite des réactions contradictoires selon la nature des infractions et le statut de ceux qu'elle est censée protéger des éventuels châtiments. Mieux comprendre cette notion aux usages variables permet de raconter aussi bien nos inclinations au populisme punitif que nos aspirations à une société plus juste et démocratique, nos velléités d'échapper aux règles que nos besoins d'en produire de nouvelles.

  • La justice peut-elle avoir un sens lorsque les inégalités sociales sont banalisées ? C'est cette question qui sous-tend l'engagement philosophique de Rawls. Son projet philosophique consiste à épurer l'utilitarisme (qui a dominé le monde anglo-saxon jusqu'au milieu du XXe siècle) de ses effets pervers en imaginant une doctrine alternative susceptible de le supplanter et de concilier « libéralisme » et « justice sociale ». Son but est de redonner un sens à la justice pour promouvoir l'égalité telle que pensée par les modernes dans les démocraties occidentales où les valeurs du marché libre sont de plus en plus polluées par l'accroissement des inégalités sociales. Contre l'égalitarisme, Rawls construit son argument autour d'un concept : celui d'« inégalités justes » qui résume sa thèse et qui constitue le socle de sa théorie de la justice. Pour Musa Nabirire, ce concept suscite quelques questions : est-il pensable que les inégalités soient justes ? N'est-il pas un oxymore ? Comment intervient-il dans la théorie rawlsienne de justice ? Est-il possible d'envisager son application dans la société concrète ? Étudiant les principes rawlsiens de justice et y dégageant une solution ultime permettant de concilier « égalité sociale » et « méritocratie », l'auteur questionne les critiques de Rawls et ouvre des pistes de réflexion sur la portée éthique de sa pensée et sur sa conception politique de la justice dans les sociétés démocratiques contemporaines.

  • En publiant en 1748 De l'esprit des lois, Montesquieu situait à trois niveaux sa vision des lois générales : le droit des gens, le droit politique et le droit civil. Sous un effet de culture philosophique juste, doublé d'un sentiment d'injustice sociale canonisée au Cameroun, Louis Thiery Ongono aborde la question sensible de droits civils sous un prisme ironique. Le projet COPAC, qui tente, entre la peur et le devoir, de donner une âme d'initiative agricole en relation avec la vision de l'émergence, rencontre un ensemble d'acteurs hantés par les « mauvais esprits de la loi ». Les péripéties projettent l'auteur au coeur d'une cabale qui le conduit en prison. Entre autobiographie, satire et analyse des faits, le livre surprend et exige la reconfiguration des cadres structurels et fonctionnels de l'appareil judiciaire et pénitentiaire. L'approche d'expression adossée aux documents donne à cette réflexion, un cachet de critique des fléaux comme : la corruption, le trafic d'influence, l'inertie et la dénonciation d'un système judiciaire trahi par ses héritiers. L'auteur fait des propositions édifiantes dans le sens de l'aménagement des process stratégiques, de la recherche, de la politique de gestion, sous le dénominateur commun de l'humanisation de la justice camerounaise.

  • La justice camerounaise est une institution complexe. Dérivant des sources internationales, régionales écrites et coutumières, elle est peu connue des acteurs et des justiciables du fait de la rareté des écrits, pouvant la présenter de manière synthétique et accessible. Dépassant cette noble tâche, l'auteur en fait une présentation critique avec ses mérites, mais également ses lacunes. Il s'agit de participer à la pédagogie simplifiée des procédures de justice pour une paix durable. Il est question de passer d'une logique mystérieuse de la loi à sa connaissance réelle, inscrivant ses principes en contexte de justice du Cameroun. La lecture de l'ouvrage est une ballade agréable dans les méandres de la justice camerounaise dans son organisation, les règles de compétences et le personnel judiciaire. La graine de chercheur de l'auteur a commencé à germer.

  • Nolan était soldat au sein de l'unité Renlack et comme tout bon soldat qui se respecte, il obéit aux ordres.
    Et lorsque Kyle, son Sergent lui ordonne d'enlever et de torturer la jolie Amy, la fille du colonel responsable de la décimation de son unité, il n'hésite pas, surtout si ça leur permet de réhabiliter le nom des Renlack morts dans l'exercice de leur fonction.

    D'autant plus que son jumeau était parmi les victimes.

  • L'assemblée

    Micheline Belle

     Lors d'une assemblée, le débat porte sur la falsification du compte-rendu  de la précédente réunion de la copropriété. Une partie des protagonistes, menée par Elle, est décidée à rendre justice. Avec le rétablissement de la vérité, de nouvelles intrigues apparaissent... Hypocrisie, ruse, mensonge, envie de possession, corrupton...Ainsi va le monde...Grâce à  Elle, les forces de l'égoïsme seront-elles vaincues ? Cocasse et mordant...www.lassemblee-leroman.com

  • Cette "Théorie du ius cogens international" tente d'élaborer les bases d'une réflexion approfondie et d'une reconstruction nouvelle de cette notion ayant atteint une importance considérable dans la pratique et le droit internationaux. Dans un premier temps, ...

  • Il y a loin du discours politique sur les droits de l'homme à la réalité quotidienne en Europe. Certes, les responsables politiques se disent presque tous favorables à la protection de la liberté et de la justice. Des normes relatives aux droits de l'homme ont été adoptées aux niveaux européen et international et, pour beaucoup d'entre elles, intégrées en droit interne. Pour autant, ces normes ne se traduisent pas toujours dans les faits, car elles ne sont pas systématiquement mises en oeuvre.C'est de ce déficit de mise en oeuvre que traite le présent ouvrage. Il rassemble des « points de vue » ou des articles que Thomas Hammarberg a publiés, puis mis à jour, depuis qu'il exerce les fonctions de Commissaire aux droits de l'homme du Conseil de l'Europe, c'est-a-dire depuis avril 2006. A ce jour, il s'est rendu dans la quasi-totalité des 47 Etats membres du Conseil de l'Europe. A chaque fois, il a rencontré des victimes de violations des droits de l'homme et leur famille, des responsables politiques, des procureurs, des juges, des policiers, des ombudsmans, des chefs religieux, des journalistes, des représentants de la société civile, des personnes détenues ou internées. Les « points de vue » que l'ont inspirés ces multiples visites résument ses réflexions, conclusions et recommandations.

  • Le Mendiant a faim, et cherche à échanger sa chanson contre de la nourriture. Si les animaux ont été accueillants, dès son arrivée en ville, il est rejeté de toutes parts. Seul un paysan accepte de lui offrir du riz, mais le Vent, soudoyé par un Marchand malhonnête, souffle sur le bol et en laisse échapper le précieux contenu. Le Juge du Ciel devra trancher.

    Le Vent et le Mendiant est l´adaptation d´un conte populaire vietnamien.

  • L'histoire commence dans une étude d'avoué où six clercs font des plaisanteries pendant qu'ils travaillent. Puis un vieil homme arrive et tous se moquent de lui parce qu'il porte des vêtements très anciens. Le vieil homme dit qu'il doit parler avec le patron de l'étude, M. Derville. Les clercs lui jouent un tour et disent que Maître Derville ne voit ses clients qu'à minuit. Alors le vieil homme sort et déclare être le colonel Chabert qui était mort dans la bataille d'Eylau, à la suite de la question d'un saute-ruisseau. Le colonel Chabert revient la nuit au bureau de M. Derville et l'avoué lui accorde une entrevue. Chabert lui raconte alors son histoire : Hyacinthe Chabert, enfant trouvé, a gagné ses galons de colonel dans la Garde impériale en participant à l'expédition d'Égypte de Napoléon Ier, a épousé Rose Chapotel, une fille de joie qu'il a installée dans un luxueux hôtel particulier. Blessé en participant, au cours de la bataille d'Eylau en 1807, à la charge monumentale donnée par Joachim Murat qui force l'ennemi à la retraite, il est déclaré mort. Mais il est resté vivant sous une montagne de cadavres. Le colonel a cependant réussi à faire reconnaître son identité de l'autre côté du Rhin et, après de longs détours, revient à Paris en 1817 pour découvrir que Rose Chapotel, remariée à un homme avide de pouvoir dont elle a deux enfants, porte maintenant le nom de « comtesse Ferraud ». Elle a d'autre part liquidé tous les biens du colonel Chabert en minimisant sa succession.

  • 13 février 1857. La salle d'audience de la Cour d'assises d'Angers est comble et les abords du Palais sont noirs de monde pour juger Rouget, fameux braconnier de Daumeray et de Durtal, qui pendant deux ans et demi, dans le pays boisé du Baugeois et de La Flèche, a tenu tête à la force publique ! Le 9 juillet 1854, Louis Rouget blesse deux gendarmes alors qu'il est interpellé en forêt. C'est le début d'une formidable aventure où le braconnier, réfugié au fin fond des bois, aidé de ses amis et des fermiers de la région qui le considèrent comme un héros, échappe à la traque dont il fait l'objet. Semant la gendarmerie, la police et les trois compagnies d'infanterie de ligne envoyées à sa poursuite, la chasse à l'homme, à cent contre un, prend fin le jour où Rouget est trahi par une fiancée éconduite... Tour à tour, roman policier et chronique des moeurs paysannes en Anjou sous Napoléon III, Rouget le braco tient le lecteur en haleine de la première à la dernière page.

  • Tout d'abord, le conférencier passe en revue les meurtriers de l'histoire, depuis le meurtrier d'Abel, jusqu'au XVIIIe siècle, sans oublier le Vieux de la montagne, chef de la secte des Haschischin. Dans un second temps, il se penche sur les Thugs de l'Inde, les juifs sicarides de Palestine, les exploits de différents assassins tels que Burke et Hare, tout en invitant les assistants à leur porter des toasts. Enfin, la dernière partie du livre s'intéresse au tueur en série John Williams, qui fit régner la terreur à Londres au cours de l'hiver 1811, lors des assassinats perpétrés dans Ratcliff Highway.


  • * Cet ebook bénéficie d'une mise en page esthétique optimisée pour la lecture numérique *



    "De toutes les superstitions, la plus dangereuse, n'est-ce pas celle de haïr son prochain pour ses opinions ?"


    Véritable plaidoyer en faveur de la tolérance, ce traité, rédigé initialement afin de répondre à une erreur judiciaire - celle de l'affaire Calas - est une oeuvre de combat pour la liberté et la justice dont le contenu, au-delà de ses qualités littéraires, possède indubitablement une portée universelle.
    Le texte est précédé de "Conversation de Lucien, Érasme et Rabelais dans les Champs Élysées" et "De l'horrible danger de la lecture".

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