• Depuis le siècle des Lumières, le progrès technique et technologique était un idéal souhaité par tous, synonyme de progrès humains et de nos sociétés. Que s'est-il passé au cours de la dernière décennie pour que le progrès suscite désormais craintes et angoisses, au point que les Français ne soient plus si certains que la science apporte plus de bien que de mal dans nos vies ? Les innovations technologiques de demain , comme la voiture autonome, susciteront-elles une levée de boucliers ? Les responsables politiques et les grands industriels ont-ils pris conscience de la défiance qui monte vis-à-vis d'un progrès dont les Français pensent qu'il peut mettre à mal les valeurs morales de la société de demain ? Que sont-ils prêts, ou non, à accepter ?

    François Miquet-Marty préside l'institut Viavoice.

  • « Si le progrès ne réside plus guère que dans les moyens, qui ont tendance à augmenter sans cesse, il n'est pas surprenant qu'on le rencontre à chaque pas, avec le sentiment de rencontrer en réalité à chaque fois autre chose que lui. L'impression qui résulte de ce qui se passe est que le progrès est partout, et que pourtant sa physionomie ne peut plus être reconnue nulle part. »
    Dans Le Mythe du progrès, von Wright remet en question certaines de nos croyances contemporaines les plus fondamentales, en particulier la croyance au progrès, et rappelle, d'une part, que l'espèce humaine est soumise à la même loi de précarité et de caducité que les autres espèces et, d'autre part, que rien ne garantit que la forme industrielle de production soit biologiquement adaptée à l'être humain. Ces deux idées pourraient donner l'impression de relever du simple bon sens ; elles n'ont rien de particulièrement choquant ou subversif. Mais elles n'en ont pas moins suscité des réactions négatives surprenantes de la part de tous ceux, scientifiques, économistes, politiciens, intellectuels, qui partagent une conviction commune, que l'on peut appeler « la croyance dans la croissance économique illimitée ».
    Ce qui confirme l'idée de Kraus que, même si on ne sait pas ce qu'est le progrès, tout le monde est plus que jamais tenu de croire qu'une chose au moins est sûre : nous progressons, nous pouvons le faire de façon illimitée, et l'obligation de continuer à le faire est une sorte d'impératif catégorique pour les sociétés contemporaines.
    Quand il s'interroge sur le type de lecteurs qui seraient, au contraire, susceptibles d'apprécier les idées qu'il a développées, von Wright suggère prudemment deux groupes, qu'il appelle celui des « conservateurs de la valeur » et celui des « intellectuels de gauche » - dont il constate, d'une façon que je ne contredirai pas, qu'il semble pour tout dire déjà moribond. La question qui se pose est de savoir qui sont aujourd'hui les intellectuels de gauche. Doit-on encore appeler ainsi des gens qui, s'ils sont plus sensibles que d'autres aux coûts sociaux et humains du progrès, et en particulier aux inégalités qu'il engendre, n'en continuent pas moins le plus souvent à croire à la possibilité et à la nécessité du progrès par la croissance économique illimitée, se contentant pour l'essentiel d'exiger que les fruits de la croissance soient répartis un peu plus équitablement ?

  • Améliorer les potentialités de l'être humain, le rendre moins dépendant de la nature, du vieillissement, des accidents... Un projet qui remonte aux origines de l'humanité ! Qu'il s'agisse de médecine réparatrice, de performances sportives ou de génie militaire, l'Homme a toujours cherché à se dépasser. Les progrès constants et de plus en plus rapides de la science et de la technique repoussent sans cesse les limites du possible. Aujourd'hui émerge un projet de société qui ambitionne de bouleverser le monde en faisant de l'objectif de « devenir plus qu'humain » une priorité : le transhumanisme. Noble projet héritier de l'humanisme du Siècle des Lumières, ou dangereuse manifestation d'une volonté de toute puissance délétère ?

  • Le 14 mai 2013, deux jeunes doctorants de la London School of Economics, Nick Srnicek et Alex Williams, publiaient, sur le site Critical Legal Thinking, un texte intitulé : « #ACCELERATE. Manifesto for an Accelerationist Politics ». Ils y défendaient une thèse iconoclaste : la gauche, si elle veut sortir du marasme dans laquelle elle se complaît désormais, doit repenser sa relation au futur, à la technologie, au travail et à l'économie. Plutôt que continuer à résister aux innovations qui ne cessent d'être produites dans tous les domaines, il est grand temps qu'elle apprenne à les embrasser si elle veut parvenir à dépasser un jour le capitalisme. Il faut accélérer plutôt que tenter de décélérer - car seule une accélération politique, technologique, scientifique et économique assez puissante pourrait nous donner les chances de réaliser une révolution qui ne soit pas réactionnaire et vouée à l'échec. La parution de ce texte a suscité un débat mondial, et a aussitôt fait de Srnicek et Williams les chefs de file de ce qui a été appelé « accélérationnisme » - le mouvement défendant le dépassement du capitalisme par le haut, plutôt que par le bas. D'Antonio Negri aux xénoféministes de Laboria Cuboniks, des chefs de file du Réalisme Spéculatif au critique culturel Mark Fisher, les critiques féroces et les salutations enthousiastes n'ont pas cessé de fuser. Il fallait que les lecteurs francophones puissent avoir accès aux principales pièces du dossier : voilà qui est fait.

  • « Faisons-nous face à la dictature du progrès ?
    Jusqu'où doit-on oeuvrer, individuellement et ­collectivement, à faire progrès, à produire du ­progrès, à être en progrès ? L'adverbe est de lieu, il est aussi de direction, de périmètre, d'espace. Et, bien sûr, de sens. Ce postulat, ce qui l'interroge est légion. Le devenir de l'humanité passe par une approche d'un progrès utile, résultant d'un grandissement intérieur personnel partagé collec­tivement. Ce grandissement, c'est-à-dire cette appréhension d'un "sens" et d'une responsabilité revivifiés, convoque chacun. C'est à ce question­nement intime qu'invite ici Étienne Klein. »
    Denis Lafay

    Étienne Klein est physicien, docteur en philosophie des sciences. Il dirige un laboratoire de recherche au Commissariat à l'énergie atomique (CEA) et enseigne à l'école Centrale. Il est l'auteur de nombreux ouvrages.

  • Devenez une bête en grammaire !

    "La grammaire est une chanson douce", écrit Erik Orsenna. Oui, sans doute, mais à condition d'en connaître la mélodie ! Cet ouvrage vous permettra de faire le point avec ces notions lointaines de sujet, verbe, COD, COI e

  • Nos sociétés semblent aujourd'hui se caractériser par deux évolutions : d'une part, elles vivent un extraordinaire développement des « techno-sciences » et, d'autre part, elles ont atteint un effarant niveau de complexité.
    Ces deux tendances conjuguent leurs effets pour conduire à une sorte d'effacement des responsabilités. Mais quelles responsabilités ? Celles, individuelles, du médecin, de l'élève, du consommateur ? Ou celles, collectives, des citoyens, des politiques, des États ? Et quels sont les impacts de ces constats dans les domaines technique, économique, juridique, politique ou éthique ?

    Philippe de Woot est juriste et économiste, Professeur à l'Université catholique de Louvain, Membre de l'Académie royale de Belgique et correspondant de l'Institut de France. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages prônant une réflexion morale sur l'innovation technologique et une orientation plus responsable des stratégies d'entreprises.

  • Ce livre, écrit dans un langage simple, pragmatique et vivant, s´adresse à tous ceux qui ont à coeur de réaliser un projet qui leur semble important.

    Vous y découvrirez - et c´est une bonne nouvelle -, qu´atteindre vos objectifs et réaliser vos projets est avant tout affaire de méthode et de détermination.

      1o Avoir un état d´esprit positif 2o Choisir les bons objectifs 3o Vous programmer pour le succès 4o Supprimer vos blocages 5o Trouver les meilleures idées pour réussir 6o Construire un plan d´action robuste 7o Développer votre efficacité et vos compétences 8o Vous entourer des bonnes personnes 9o Savoir surmonter vos difficultés 10o Progresser sûrement vers le succès...


    Vous réussirez si vous utilisez avec rigueur et constance les méthodes et les outils que l´auteur détaille au fil de cet ouvrage en mariant présentations formelles et exemples tirés de l´expérience.

    Avec ce livre, Jean-Claude Bernardon vous fait bénéficier de sa double expérience de dirigeant d´entreprise et de consultant en management. Il vous montre que le succès est à votre portée.

      Jean-Claude Bernardon accompagne depuis 20 ans des cadres dirigeants et managers dans la conduite de leurs projets. D´abord associé dans des cabinets internationaux de conseil en management, il a ensuite créé une société de conseil en stratégie opérationnelle et conduite du changement. 

  • « Lève les yeux au ciel nocturne et essaie, pour voir, de compter ses scintillements en nombre transfini, dont certains, y compris ceux invisibles du fait de leur éloignement, sont des galaxies. Ce trésor inextinguible d'apparence inutile, est-il le fruit d'un rêveur matérialiste et s'il ne sert à rien, pourquoi pareil gaspillage ? Serions-nous seuls dans cet écrin démesuré ? » Situé en 2050, le roman de science-fiction de Jean-Louis Cayla met en scène la découverte d'une vie extraterrestre dotée d'intelligence, les Extra-Ummites. Le récit des voyages interstellaires et les descriptions de cet univers parallèle fourmillent de détails savoureux. En outre, l'auteur dénonce les inégalités et rapporte d'authentiques conclusions de la recherche scientifique actuelle, notamment sur les conséquences de la crise écologique, comme le dérèglement climatique. Paradoxalement, cette aventure futuriste lui donne ainsi l'occasion de prendre du recul pour réfléchir à la situation politique française et plus généralement à l'état du monde contemporain.

  • L'origine de l'univers : une création volontaire ou la résultante d'une série d'accidents fortuits ? Pour Pierre Soumarey, l'Univers est une réalité physique perceptible, donc accessible à notre conscience et à l'investigation rationnelle de notre intelligence. Pour ce faire, il met en parallèle les avancées de la science avec les enseignements du Très Saint Coran.

  • Pourquoi placer la réflexion sur la finalité de l'homme en liaison avec la religion ? La Révélation indique à l'humanité quelle est sa mission, à savoir celle de gouverner la Terre et par extension, son univers. Ainsi, la notion coranique de « Khalifa » appelle l'homme à agir, sur et dans le monde, pour construire le progrès de son être "unicitaire ou parcellaire" en vue d'atteindre un degré de développement qui permette dans le Réel, sa réintégration au "Un" primordial.

  • Le livre actuel du Très Saint Coran correspond-il fidèlement à la révélation reçue par le prophète Mohamed SAAWS ? Les problématiques de conservation et d'authenticité incitent l'auteur à se livrer à un examen critique de l'histoire de la transcription matérielle et de la transmission de la Révélation Coranique.



  • Le Très Saint Coran : oeuvre impersonnelle ou production humaine ? Il existe manifestement une difficulté dans la recherche de l'objectivité, dans le phénomène de la prophétie en général. Par conséquent, l'auteur a choisi de traiter méthodiquement le phénomène de la Révélation Coranique à partir d'une batterie de critères objectifs, pour infirmer ou confirmer son altérité.



  • L'origine de la vie et de l'homme : hasard ou création ? Pour y répondre, l'auteur propose une approximation audacieuse qui apporte un éclairage significatif sur le concept très novateur de « l'étance ». Cette approche introduit un lien indissociable entre l'existence et un être radicalement autre, et propose une compréhension de l'Unicité de l'Être, en tant que totalité du Réel.

  • La religion en son entier s'attache à définir les liens entre la réalité absolue et la réalité sensible pour définir une théorie globale de l'Univers, susceptible de nous permettre de saisir la réalité ultime. De par cette démarche, elle se pose à la fois, comme un instrument de découverte et de réalisation pour l'homme, tant sur le plan personnel que collectif. Elle dévoile ce qui est caché, derrière le rideau de l'apparence, pour ouvrir l'accès au Réel.

  • L'histoire, dépourvue d'un objectif précis, apparaît comme une oeuvre insuffisante. Aussi, l'homme se doit de définir un projet tiré par un idéal, qui réponde de manière satisfaisante aux besoins de sa nature intégrale, dans la construction de celle-ci. Un progrès qui s'adresse à la totalité de son être "unicitaire". C'est la seule perspective qui s'offre à l'humanité pour réaliser sa finalité, en reconstituant son unité avec le Principe, source de son existence.

  • Reprise aujourd'hui de manière plus rationnelle dans certains cercles religieux et intellectuels, la contestation de l'altérité de la Révélation Coranique et du caractère authentique de la mission du prophète n'est pas une novation.Elle a été plutôt exprimée de manière agressive dès la naissance de l'Islam. Aussi, l'auteur se livre ici à un examen minutieux et exhaustif des principaux arguments avancés, pour en examiner la réalité.

  • La société, minée par ses choix technologiques, meurt à petit feu, détruisant le paradis terrestre qu'elle avait construit. Pour y remédier, un rêveur marginal voyage dans le temps et l'espace, quitte sa compagne, et réussit à modifier le cours de l'histoire. Deux mondes vont exister en parallèle. Dans l'un, la cité de Gostan, les robots vont devenir les seigneurs et s'adonner à la conquête du cosmos. Dans l'autre, le village, le voyageur et ses amis vont reconstruire par le travail une société nouvelle et harmonieuse. L'ancienne compagne du héros va fuir à son tour le monde des robots pour rejoindre le village de son ex, tandis que la fille du héros, vivant au village, sera enlevée par le maitre robot. Elle va être éduquée chez les robots de guerre, développer quelques pouvoirs. Le héros, son père, partira à sa recherche, pour tenter de la ramener...

empty