• Dans un contexte où s'enchaînent toujours plus brutalement les crises économiques majeures, provoquées par les formes financiarisées de la valeur-capital, François Morin livre un plaidoyer pour un remaniement du système économique mondial.

    Il s'agit, pour passer de la valeur-capital à une valeur-travail affranchie, d'entamer une réelle démarche d'économie politique, d'adapter aux réalités du XXIe siècle une théorie économique critique qui a fait la grandeur des penseurs du capitalisme moderne, de Marx à Keynes en passant par les institutionnalistes contemporains.

    Les défis intellectuels, politiques et moraux d'aujourd'hui sont immenses. Pour y faire face, ce livre propose d'explorer les gestes de refondation économique et politique que citoyens et responsables politiques devraient être appelés à poser : transformer le travail, repenser la monnaie, la notion de patrimoine, la grande entreprise et la démocratie.

  • « La vulnérabilité appelle la vulnérabilité. La mort est en embuscade. L'aide sociale inadéquate et l'apathie médiatique renforcent cette hyperfragilité. Les femmes autochtones sont surreprésentées dans cette cohorte livide et silencieuse. Fétus de paille, brindilles, flocons de neige, éphémères, invisibles. »

    Depuis 1980, près de 1 200 Amérindiennes canadiennes ont été assassinées ou ont disparu dans une indifférence quasi totale. Proportionnellement, ce chiffre officiel et scandaleux équivaut à 55 000 femmes françaises ou 7 000 Québécoises.

    Dans ce récit bouleversant écrit au terme d'une longue enquête, Emmanuelle Walter donne chair aux statistiques et raconte l'histoire de deux adolescentes, Maisy Odjick et Shannon Alexander. Originaires de l'ouest du Québec, elles sont portées disparues depuis septembre 2008. De témoignages en portraits, de coupures de presse en documents officiels, la journaliste découvre effarée ces vies fauchées. Soeurs volées apporte la preuve que le Canada est bel et bien le théâtre d'un féminicide.

    Avec des textes de Widia Larivière, Laurie Odjick, Connie Greyeyes et Helen Knott.

  • « Peut-être ne le savez-vous pas, mais les anarchistes sont très actifs au Québec », soutenait un chroniqueur du Journal de Montréal, au cours de la grande grève étudiante de 2012. Au-delà d'un phénomène spectaculaire associé au chaos, quelle est la véritable nature des activités de la nébuleuse anarchiste ? Et surtout, qui de mieux que des anarchistes pour l'expliquer ? Nous sommes ingouvernables constitue une réponse à plusieurs voix par des anarchistes qui militent dans divers réseaux. Cette mosaïque forme un portrait ouvert de ce qui fait le coeur et le corps du mouvement ­anarchiste aujourd'hui au Québec.

  • Au Québec, les débats sur la pluralité ethnique et religieuse enflamment les esprits, mais n'ont souvent qu'un lien ténu avec les données scientifiques. Dans ce livre, des chercheurs reconnus présentent leurs réflexions sur le sujet. On y trouvera des analyses poussées sur la façon dont les nouvelles migrations transforment les villes et, de plus en plus, les régions ; sur les frontières toujours mouvantes entre le «nous» et le «eux» ; sur la mondialisation, la discrimination ou la cohabitation au pluriel dans les quartiers de Montréal ; sur les lieux de culte et les signes religieux. Fondées sur des travaux qui se sont échelonnés sur plusieurs décennies, et présentées dans un langage accessible, ces recherches novatrices sont ancrées dans la réalité actuelle et portent sur des questions capitales concernant l'avenir du Québec. Travail savant, donc, destiné tant aux universitaires et aux spécialistes qu'à tout lecteur intéressé par les questions du vivre-ensemble et de l'inclusion.

  • « Trouve-toi une vie »
    ça veut dire
    en gros
    d'arrêter d'avoir un caractère de pâte à tarte
    ça invite à sortir du cadre
    à aller de l'avant
    pis à agir au lieu de subir»


    Avec son humour cru et décapant, Fabien Cloutier explore l'âme québécoise par ses expressions et ses régionalismes. « Y farme pas étanche », «Ben accoté dans' barrure », «C'est pas vargeux », « Yinque à wouèr on woé ben»... Chacune de ces formules est l'occasion d'une instropection désopilante qui dévoile nos travers individuels et collectifs, les absurdités de l'actualité, mais aussi la beauté de la langue au Québec.

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