• Edition enrichie (Préface, notes, notes complémentaires, chronologie et bibliographie)Les Fables occupent une place singulière dans notre mémoire : par le souvenir que nous gardons de ces poèmes devant lesquels nous sommes restés enfants, mais aussi par la grâce de tant de vers devenus proverbiaux  et que notre parole quotidienne fait renaître. Et tout  se passe comme si une correspondance secrète se maintenait de siècle en siècle entre ces Fables et l'identité de notre pays comme de notre langue.
    Le premier recueil paraît en 1668, et le second dix ans plus tard. Le succès est immense et les poèmes, alors, appartiennent pleinement à leur temps : la France du règne de Louis XIV. Mais le mystère de leur pouvoir est de s'émanciper très vite de cet environnement immédiat, d'éclairer nos réalités successives, d'allier de manière toujours éclatante le particulier et l'universel. Dans cette «comédie à cent actes divers, / Et dont la scène est  l'Univers», le texte se dérobe à toute signification définitive. Mais La Fontaine, à chaque page, nous convainc que la poésie, à ses yeux, demeure instrument de connaissance : il existe une beauté du savoir - et nous ne cessons pas de la retrouver en lui.


    Edition de Jean-Charles Darmon et Sabine Gruffat. 

  • Texte intégral révisé suivi d'une biographie de Léon Bloy. L'"Exégèse des Lieux Communs", livre terrible sous son apparente cocasserie, se présente sous la forme de quelque trois cents textes en deux séries où sont analysées, interprétées et commentées une à une les expressions toutes faites par quoi se traduit la "sottise bourgeoise". Comme Flaubert avec son "Dictionnaire des idées reçues", Bloy s'attaque férocement à l'homme "qui ne fait aucun usage de la faculté de penser" et se contente d'un répertoire limité à quelques formules toutes faites. L'énumération des lieux comuns fait ressortir la prédominance des préoccupations d'argent: "Les affaires sont les affaires, Qui paie ses dettes s'enrichit, Les bons comptes font les bons amis, etc." D'autres expriment avant tout la bonne conscience et l'assurance qu'il n'est besoin d'être ni un héros ni un saint pour mériter considération: "On ne se refait pas, Je m'en lave les mains, Être à cheval sur les principes, etc." Bloy s'empare à chaque fois d'une expression, et la poussant au terme de sa logique secrète, en déduit magistralement l'imbécillité ou la perversité cachée du petit bourgeois qui l'emploie. Mais ce n'est là qu'un artifice de méthode pour laisser entendre que sous chacune de ces paroles mortes subsiste la vertu inchangée de la Parole sacrée. Bloy interprète avant tout les lieux communs à la lumière de l'Écriture et le mot "Exégèse" doit être entendu ici dans son sens précis. Ce qu'il tente, c'est de tirer de l'absurdité même, ou de la pesanteur humaine, ce qui peut s'y dissimuler qui appartient à la révélation de Dieu aux hommes. Toute parole, selon lui, est "réellement dérobée à la Toute-Puissance créatrice", si bien que "les plus inanes bourgeois sont, à leur insu, d'effrayants prophètes". Dès lors, le sens le plus mystérieux réapparaît sous les pires platitudes, et le génie contemplatif et verbal de Bloy parvient sans cesse à tirer du plus pauvre langage la solennelle attestation du mystère de notre humaine nature.




  • L'assemblée

    Micheline Belle

     Lors d'une assemblée, le débat porte sur la falsification du compte-rendu  de la précédente réunion de la copropriété. Une partie des protagonistes, menée par Elle, est décidée à rendre justice. Avec le rétablissement de la vérité, de nouvelles intrigues apparaissent... Hypocrisie, ruse, mensonge, envie de possession, corrupton...Ainsi va le monde...Grâce à  Elle, les forces de l'égoïsme seront-elles vaincues ? Cocasse et mordant...www.lassemblee-leroman.com

  • Parti pour faire fortune, mais contraint par les circonstances de s´adapter aux modes de vie de diverses contrées étrangères, Gulliver semble y retrouver toujours, d´une façon ou d´une autre, les problèmes qui se posaient déjà dans les mères patries qu´il a laissées derrière lui : l´Angleterre où il est né ; l´Irlande où vit son géniteur spirituel ; l´Europe, qui fait l´objet des critiques du narrateur aux multiples visages. Cependant, le lecteur se rend très vite compte que si le navigateur-narrateur-antihéros des Voyages l´invite en effet à le suivre dans des aventures au coeur de contrées où se mélangent traits réalistes et peintures utopiques, c´est bien plus profondément les multiples facettes de la nature humaine que l´ouvrage lui-même lui propose de redécouvrir. C´est cet ensemble complexe d´éléments historiques, géographiques, rhétoriques et philosophiques des Voyages de Gulliver que les auteurs des articles ont cherché à mieux définir, afin de faciliter la lecture de ce chef-d´oeuvre de la littérature du XVIIIe siècle.

  • Les vigilants

    Gilbert Deininger

    « C'est la huitième affaire de ce genre. Des politiques, des hauts fonctionnaires, des dirigeants de la société civile... Tous hommes de pouvoir, tous enlevés, humiliés, ridiculisés. Qui se cache derrière ces aventures qui feraient plutôt penser, si elles n'étaient si nombreuses, à des blagues de carabins ? Quel message veulent envoyer les ravisseurs ? Toutes les victimes sont retrouvées nues et estampillées du symbole macabre... Chaque fois, la presse est directement informée... Pourquoi ces mises en scène ? Anatole, le sourire aux lèvres... » Si l'auteur s'amuse dans ce roman, véritable satire du monde d'aujourd'hui, il nous fait sérieusement toucher du doigt, les perversions des hommes, dans une société minée par la cupidité, l'intérêt personnel, les lâchetés et l'incompétence. Anatole, le héros de son dernier livre, Les Cupides reprend du service.

  • « - Un coupable, ça peut se fabriquer, crois-moi, lui opposa-t-elle. Cette dernière phrase lui fit froid dans le dos. Il mit fin à la conversation non sans lui avoir assuré qu'elle lui manquait et qu'il lui tardait d'être à ce soir. Puis il prit sa tête dans ses mains et essaya de se souvenir de son emploi du temps de la veille au soir minute par minute. Il ne fallait pas laisser libre cours à l'imagination des policiers. Mais Clara-Lou avait peut-être plaisanté. » Trois petits romans, et puis s'en va... Certes, mais Triquard tire sa révérence sur une note policière, au fil d'un texte qui voit Lassaiche mourir dans de troublantes conditions et Clara-Lou s'avérer une femme décidément insaisissable. Porté par cette ironie qui faisait déjà le sel des deux premiers opus, « Nul miel sans fiel » clôt avec un humour acide - qui met en relief nos contradictions et égratigne l'actualité politique - une trilogie ô combien caustique.

  • Tiré à part de "Lettres d'un ermite dans le showbiz : confession générale au prochain pape" (édition entièrement revue et corrigée des «Lettres d'un ermite aux papes» enrichie par l'auteur d'un supplément - numéro spécial de la revue «Singuliers») : où l'on retrouve André Comte-Sponville, Christine Boutin, Nicole Croisille, Raymond Devos, Sophie Marceau, Georges Moustaki, Nicoletta, Line Renaud, Didier Sandre, Georges Wilson... et beaucoup d'autres.

  • Quand les salariés se vivent comme des samouraïs alors que les managers prennent les salariés pour des rats de laboratoire, les plus grandes ambitions tournent au cauchemar surréaliste. D'autant plus quand s'affiche le plus total mépris pour la terre, l'eau, la raison et l'avenir. Fable satirique, la Légende de Trouzarrat, avec humour et malice, interroge ceux qui, consciencieux, se dévouent au service de projets vides de sens. Sans adoucir le cauchemar, plusieurs illustrations soulignent la poésie d'un texte acide et percutant.

  • Tableau sarcastique du provincialisme (nouvelle édition de "Langres Guide") : sur les "ravages de la consanguinité politique"... et culturelle.

  • C'est en 1993 qu'Éric Chevillard fait paraître sa Nébuleuse du crabe, un livre étape dans la construction de son fantastique. Crab, le personnage principal, est une forme, une durée, un système d'idée, une critique de Léonard de Vinci.
    Mais, avec Chevillard, les personnages de roman ne s'arrêtent pas au livre qui les fait naître.
    Ici, l'auteur inventeur de Crab est aux prises avec son propre personnage. Des voix contestent, assaillent, commentent. Une journaliste de radio veut à tout prix une réponse à des questions insolubles.
    Et tout d'un coup, nous voilà sur la piste vertigineuse d'une critique du roman...

    Manière de saluer ici la parution de Dino Egger, le nouveau livre d'Éric Chevillard chez Minuit (l'éditeur), ainsi que le 3ème tome annuel de son Autofictif, le célèbre triptyque lancé chaque minuit (l'heure).
    Qui a a dit que la littérature contemporaine n'autorise pas le rire ?
    Je remercie profondément Eric d´avoir bien voulu être présent avec nous dès le début de l´expérience publie.net... A lire aussi sur publie.net : Dans la zone d´activité. On peut visiter aussi sa page auteur sur le site des éditions de Minuit, mais surtout la vue d´ensemble que propose Even Doualin sur le site Eric-chevillard.net.


    FB

  • Paris futurs

    Joseph Méry

    Volume mis à jour et augmenté à l'occasion de la sortie du fascicule papier.
    « Paris sera toujours Paris » chantait Maurice Chevalier en 1939. Ville éternelle, ville lumière, Pantruche, Paname...
    Pourtant nombre d´auteurs ont rêvé d´autres Paris, de Paris du futur. Nous proposons quelques-unes de ces visions datant de 1851 jusqu´à 1906 dans ce volume. Émile Souvestre propose en 1843 une anticipation qui n´est guère réjouissante dans Le Monde tel qu´il sera où les banquiers ont pris le pouvoir, les enfants sont allaités par des nourrices à vapeur, la presse est sous le monopole d´un seul titre et les citoyens sans cesse contrôlés. Vingt ans plus tard, Jules soumet le manuscrit de Paris au XXe siècle (écrit vers 1863) à son éditeur Hetzel qui le refuse. D´autres textes sont publiés comme ceux de Pierre Véron (En 1900, 1878), Émile Calvet (Dans mille ans, 1883), ou d´Albert Robida (Le Vingtième siècle en 1882 ou La Vie électrique en 1892). Entre 1851 et 1906 plusieurs auteurs imaginent des Paris futurs. Ces visions sont très variées et naviguent entre utopie sociale, satire et humour. Chaque texte a ses caractéristiques propres et parfois surprend par sa modernité. Théophile Gautier donne deux articles au journal Le Pays en décembre 1851 sous le titre « Paris futur » qui sont recueillis dans Caprices et Zig-Zags en 1852. Raillant le nombrilisme parisien, le « parisianisme », et son orgueil déplacé, il compare le pauvre Paris du XIXe siècle aux splendeurs des villes antiques avant d´imaginer une remise à plat (au sens propre). Deux ans plus tard, Joseph Méry répond à Théophile Gautier avec un « Paris futur » satirique que Françoise Sylvos caractérise ainsi : « Il y brocarde tous les travers de Paris qui font partie des lieux communs du pré-urbanisme utopique. Sur le mode de Boileau ou dans la tradition de Montesquieu, il critique les embarras de Paris et propose d´enjamber les avenues encombrées à l´aide d´arches ressemblant à des galeries couvertes. Ces dernières permettent aux piétons de vivre, de consommer sans avoir à traverser les grandes artères de la capitale. » Que d´eau, que d´eau, pourrait-on ajouter mais pour le comprendre, il faut lire ce texte. » Le « Paris Futur » de Victor Fournel est beaucoup plus sérieux. Historien de Paris, il imagine ce que pourrait être le Paris de l´avenir selon un « modèle exacerbé de l´urbanisme haussmannien ». En 1869, Tony Moilin, futur communard, rêve d´un Paris utopique dans Paris en l´an 2000. Comme il l´indique dans son avertissement : « Le Paris dont il est question dans cet ouvrage ne ressemble guère, je l´avoue, au Paris actuel. À tous les incrédules qui trouveraient mes réformes trop radicales et impossibles à réaliser, je ne répondrai qu´un seul mot : c´est que d´ici à l´an 2000 il s´écoulera 131 années, et que, pendant ce long laps de temps, il pourra survenir plus d´une révolution et se faire bien des changements. » Si l´extrait proposé ici ne concerne que la « transformation de Paris », l´utopie de Tony Moilin balaie l´ensemble des réformes dont il rêve : organisation du travail, société, instruction, gouvernement, religion et moeurs. Il ne survit pas à la Semaine sanglante et est fusillé le 28 mai 1871. Le texte d´Arsène Houssaye nous projette en « L´An trois mille sept cent quatre-vingt-neuf » dans un Paris devenu une capitale de l´univers pleine de poésie. Finissons sur la note humoristique que nous offre Eugène Fourrier imaginant des archéologues du futur décryptant une bien mystérieuse inscription communément gravée sur les murs de Paris.
    - Philippe Éthuin Le site compagnon ARCHÉOSF Le site de Philippe Éthuin

  • La mayonnaise a pris !

    Frederic Berry

    • Labo21dk
    • 17 February 2013

    « Dunkerque, station touristique au charme (in)certain, vous accueille toute l'année dans une farandole de bêtise humaine. Nous vous attendons pour un séjour clownesque ! » Voici un slogan qui est plus que cela : un véritable art de vivre ! Si pour vous le Nord rime avec pluie, temps gris et aucun intérêt, alors lisez ce récit qui va droit au but.

      Venez découvrir une ville où l´air y est industriellement modifié, où Capitale de la biodiversité est synonyme de disparition d´espaces naturels, et où se cachent des légendes urbaines d´un autre temps. Prenez connaissance d´une suite de vérités qui se doivent de rester cachées, sous peine que les autochtones prennent conscience que le culte de la bêtise est une religion locale.

      Laissez-vous tenter par un voyage inédit, saupoudré d´une bonne dose d´humour, pour vous laisser convaincre que Dunkerque n´est pas aussi grise qu´on le dit !

  • La garrigue brûle

    Pierre Molaine

    Eté 1968.
    La saison a draîné vers la mer son lot habituel de touristes insouciants.
    L'un d'entre eux, pourtant, n'est pas un vacancier ordinaire.
    Brillant chirurgien, professeur des Universités reconnu et célébré, personnage séduisant et séducteur, il a choisi ce petit port méditerranéen pour y louer une villa de villégiature.
    Là, face à la mer et tout en cultivant un hédonisme sélectif, il décide de rédiger le journal de son séjour.
    Journal-prétexte où ce misanthrope désabusé règle ses comptes avec les hommes qui l'ont déçu et dont la pantomine est privée de sens, avec une societé dans laquelle il ne se reconnaît plus et qui se vautre dans l'insignifiance et la vulgarité, avec lui-même, enfin, dont l'avenir est obéré par une maladie dégénérative incurable lui interdisant désormais l'exercice de son art.
    Journal-prétexte où les souvenirs professionnels et sentimentaux affluent, les succès, mais aussi les échecs, ceux qui peuvent briser des vies.
    Sans famille, sans amis, sans avenir, adepte du seul culte de la dérision, il paraît trouver un ultime plaisir à coucher sur le papier son testament philosophique.
    Mais son unique héritier mourra.
    Serait-ce la désillusion de trop ?

  • Un flic exemplaire

    Eric David

    « Qui a tué Aristote Acropolis ? À tous ceux qui ont le nom et peut-être le prénom de l'assassin, je rappelle une dernière fois cette règle de prudence élémentaire : il ne faut pas se fier aux apparences. » Un matin d'hiver, un homme est retrouvé mort, les bras en croix, sur le parvis d'une église. Quand il découvre le corps, ...

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