• Candide

    Voltaire

    Edition enrichie (Introduction, notes, documents, chronologie et bibliographie)suivi de L'Histoire des voyages de Scarmentado et de Poème sur le désastre de Lisbonne Candide nous conte les mésaventures d'un voyageur philosophe qui affronte les horreurs de la guerre et les sanglants caprices de la Nature ; qui connaît les désillusions de l'amour et découvre les turpitudes de ses semblables, faisant à l'occasion l'expérience de leurs dangereuses fantaisies. Pourtant si l'homme est un bien méchant animal et si l'existence n'est qu'une cascade de catastrophes, est-ce une raison pour que le héros perde sa sérénité et le récit son allégresse ? Sous la forme d'une ironique fiction, Candide propose une réflexion souriante sur l'omniprésence de la déraison qui puise sa force aux sources vives d'une expérience humaine, celle de l'auteur. Candide, on l'a dit, ce sont les « Confessions » de Voltaire, et c'est en cela qu'il nous émeut.
    Mais ce « roman d'apprentissage » est aussi - et peut-être surtout - un festival merveilleusement ordonné de drôlerie et de fantaisie sarcastique, ruisselant d'un immense savoir maîtrisé qui ne dédaigne jamais de porter le rire jusqu'au sublime. C'est en cela qu'il nous éblouit et qu'il nous charme.

    Edition de Sylviane Léoni. 

  • Candide ou l'Optimisme

    Voltaire

    Chassé du château de son enfance, son « paradis terrestre », Candide est entraîné bien malgré lui dans une succession d'aventures calamiteuses. Il s'étonne, s'offusque, se lamente... L'humanité serait-elle foncièrement mauvaise ? Le jeune garçon assiste, impuissant, à la mort de son rêve : celui d'un monde parfait. Perdant sa naïveté et son « optimisme », peu à peu il se résigne.
    La verve et l'ironie mordante de Voltaire se conjuguent à merveille dans Candide pour évoquer, sous des airs de légèreté, des sujets essentiels.

  • Ubu roi

    Alfred Jarry

    Le 9 décembre 1896, un jeune homme crée le scandale en faisant jouer au théâtre de l'OEuvre une farce truculente : Ubu roi.
    « Merdre ! » Sitôt le premier mot lâché, la salle siffle, hue, rit, proteste : le public est insulté, les conventions théâtrales sont bousculées, le grotesque s'introduit dans le théâtre d'avant-garde. En mettant en scène les tribulations du Père Ubu - personnage cynique et ordurier, prêt à tout pour s'accaparer le pouvoir -, Jarry donne naissance à un véritable mythe. Blague de potache témoignant de l'inventivité d'un lycéen rennais ou « pamphlet philosophico-politique à gueule effrontée », selon le mot d'un journaliste d'alors, Ubu roi est d'abord un feu d'artifice verbal qui, plus d'un siècle après sa création, n'a rien perdu de sa saveur.

    Dossier :
    1. De l'école au théâtre
    2. Jarry et la réforme théâtrale : articles, lettres et manifestes
    3. Ubu roi : un désastreux triomphe
    4. Fortune de l'oeuvre : mises en scène et illustrations.

  • Le château

    Franz Kafka

    " Tout ce que je laisse après moi (...) doit être brûlé sans restriction et sans être lu ".
    Ainsi Kafka demandait à son exécuteur testamentaire de détruire ses manuscrits, dont celui, inachevé, intitulé Le Château. On y rencontre un homme, K, face au chaos de la bureaucratie. Les personnages, incapables d'agir, s'obstinent dans une confusion absurde. Plus que tous ses autres textes, c'est ce roman qui installe la définition du mot " kafkaïen ".

  • Les Voyages de Gulliver est un roman satirique de l'auteur anglais Jonathan Swift . Le livre est un classique incontournable de la littérature du siccle des Lumicres. Il conte quatre voyages extraordinaires de Lemuel Gulliver, médecin de marine. Le premier conduit le héros au pays des Lilliputiens. Le deuxicme ´r Brobdingnag, la cité des géants dans laquelle Gulliver se trouve lui-meme en situation de Lilliputien. Le troisicme voyage mcne Gulliver ´r Laputa, une île volante, royaume des musiciens et mathématiciens. Lors de son quatricme voyage, Gulliver découvre un pays gouverné non point par des hommes mais par des chevaux intelligents, les Houyhnhnms. Bien que le récit des aventures merveilleuses de Gulliver se lise comme un fascinant roman d'aventures, l'oeuvre de Jonathan Swift est profondément philosophique. Elle s'inscrit dans l'histoire des idées comme la premicre critique sérieuse des temps modernes.

  • Édition de Michel Delon Ce dialogue, qui est presque un roman, Diderot l'écrit au sommet de son art, à près de soixante ans, et le revoit encore dix ans plus tard. Il met aux prises deux personnages seulement, "Moi", et le Neveu. Ce personnage se dédouble sans cesse : qu'est-ce qu'un homme qui prétend ne pas avoir de conscience, ne pas avoir d'unité, mais qui a en même temps une sensibilité esthétique, celle d'un musicien averti ? Diderot mêle la grosse plaisanterie, les motifs et les sujets les plus divers, la lutte contre les adversaires des philosophes, dans cette mise en scène d'une conversation sans fin. Le Neveu pose des questions importantes, et soudain, pour notre amusement, l'argumentation déraille. "Moi" est fasciné par ce bouffon sublime. Ainsi va cet enchaînement de numéros, de pantomimes, cette fausse pièce, ce faux roman, où l'auteur a mis, sous une allure burlesque, toute sa vie, tout son coeur et tout son esprit.

  • « Prosper Brouillon n'écrit pas pour lui. Il ne pense qu'à son lecteur, il pense à lui obsessionnellement, avec passion, à chaque nouveau livre inventer la torture nouvelle qui obligera ce rat cupide à cracher ses vingt euros. »
    Prosper est de retour ! L'écrivain le plus insupportable de Saint-Germain-des-Prés est aux prises avec les tourments d'un auteur à succès : il passe à la télé, parle de littérature, dirige une master class et, suite au succès de son premier roman, tente d'écrire un polar. Il attend la visite de l'inspiration en travaillant ses métaphores, il recrute ses personnages, s'outille, plante le décor, remonte les bretelles à ses nègres, essaime des indices de sa plume turgescente... sans oublier de faire monter ses à-valoir.
    C'est avec une délectation jouissive qu'on plonge dans cette diatribe féroce contre la littérature industrielle et le monde des écrivains à succès. Un livre satirique et hilarant, toujours illustré par Jean-François Martin.

  • « Pride and prejudice » is a romantic novel published in 1813. It's a social critique of rigidity of the society from XIX century. The main story revolves around two characters: Elizabeth Bennet y Fitzwilliam Darcy.Darcy, a landowning aristocrat who is too proud to speak to anyone.Elizabeth despite her pride and reluctance to know him. Both, must overcome their prejudices to achieve love in a hostile environment.
    "It is a truth universally acknowledged that a single man in possession of a good fortune must be in want of a wife."

  • Édition bilingue français-allemand / fournie avec une édition adaptée à un public dyslexique (elle aussi en bilingue).


    La Métamorphose (Die Verwandlung) est un roman court écrit par Franz Kafka en 1912 et publié en 1915. Il s'agit d'une de ses oeuvres les plus célèbres avec Le Procès. La nouvelle décrit la métamorphose et les mésaventures de Gregor Samsa, un représentant de commerce qui se réveille un matin transformé en un « monstrueux insecte ».
    Die Verwandlung ist eine im Jahr 1912 entstandene Erzählung von Franz Kafka. Die Geschichte handelt von Gregor Samsa, dessen pltzliche Verwandlung in ein Ungeziefer die Kommunikation seines sozialen Umfelds mit ihm immer mehr hemmt, bis er von seiner Familie für untragbar gehalten wird und schließlich zugrunde geht.

  • Mouchequetaire. C'est comme un jeu de mots avec mouche et mousquetaire. Mais c'est surtout le seul héros qui puisse sauver Mourrial d'une menace terrible : une mouche. Une mouche qui sème la pagaille un peu partout à travers la ville, faisant dérailler un évènement incontournable de la saison estivale : le Festival de Zazz.

    Les gens ont peur : que feront-ils pour s'amuser? Le divertissement est en danger. La police ne sait plus quoi faire. Le maire, pris au dépourvu, décide de faire appel au Mouchequetaire pour régler le problème. Mais l'opinion publique est divisée : notre protagoniste est-il vraiment l'homme de la situation?

  • Texte intégral révisé suivi d'une biographie de Léon Bloy. L'"Exégèse des Lieux Communs", livre terrible sous son apparente cocasserie, se présente sous la forme de quelque trois cents textes en deux séries où sont analysées, interprétées et commentées une à une les expressions toutes faites par quoi se traduit la "sottise bourgeoise". Comme Flaubert avec son "Dictionnaire des idées reçues", Bloy s'attaque férocement à l'homme "qui ne fait aucun usage de la faculté de penser" et se contente d'un répertoire limité à quelques formules toutes faites. L'énumération des lieux comuns fait ressortir la prédominance des préoccupations d'argent: "Les affaires sont les affaires, Qui paie ses dettes s'enrichit, Les bons comptes font les bons amis, etc." D'autres expriment avant tout la bonne conscience et l'assurance qu'il n'est besoin d'être ni un héros ni un saint pour mériter considération: "On ne se refait pas, Je m'en lave les mains, Être à cheval sur les principes, etc." Bloy s'empare à chaque fois d'une expression, et la poussant au terme de sa logique secrète, en déduit magistralement l'imbécillité ou la perversité cachée du petit bourgeois qui l'emploie. Mais ce n'est là qu'un artifice de méthode pour laisser entendre que sous chacune de ces paroles mortes subsiste la vertu inchangée de la Parole sacrée. Bloy interprète avant tout les lieux communs à la lumière de l'Écriture et le mot "Exégèse" doit être entendu ici dans son sens précis. Ce qu'il tente, c'est de tirer de l'absurdité même, ou de la pesanteur humaine, ce qui peut s'y dissimuler qui appartient à la révélation de Dieu aux hommes. Toute parole, selon lui, est "réellement dérobée à la Toute-Puissance créatrice", si bien que "les plus inanes bourgeois sont, à leur insu, d'effrayants prophètes". Dès lors, le sens le plus mystérieux réapparaît sous les pires platitudes, et le génie contemplatif et verbal de Bloy parvient sans cesse à tirer du plus pauvre langage la solennelle attestation du mystère de notre humaine nature.




  • « Turcaret » ou le Financier est la pièce la plus célèbre de Alain-René Lesage. S´inscrivant dans une tradition classique à la Molière, Turcaret est pourtant bien différente. A la fois satire et comédie de moeurs, Turcaret emprunte autant à l´esprit de Ben Jonson qu´à la prose et aux dialogues de Molière. Le rejet du comportement des maitres par les valets, un peu moins perfides, nous a évoqué l´esprit naissant du Figaro de Beaumarchais.

  • Les oiseaux

    Aristophane

    "Les oiseaux" d´Aristophane est une satire utopiste, qui imagine un monde où les oiseaux deviennent les Dieux des hommes. Cyrano de Bergerac s´en inspira-t-il pour écrire "l´Autre monde" ? Nous le pensons. C´est une pièce à part dans le répertoire d´Aristophane ; certains ont même voulu y voir, à l´instar de "L´Assemblée des femmes" une utopie socialiste ?

  • La Bêtise : La Lutte de Flaubert. « On l'a lu et relu ce dictionnaire désopilant et un tantinet féroce. » Télérama « Le rire, ici aussi, est au bord des larmes, si proche à cause de la férocité de Flaubert, de sa clairvoyance cynique. » Le Magazine littéraire « Pour rester dans les délices inépuisables de l'infinie bêtise. » Pages Le Dictionnaire des idées reçues fut l'oeuvre de la vie de Flaubert. La dénonciation de la bêtise, et d'abord la dénonciation de sa propre bêtise, est omniprésente. Gustave Flaubert (1821-1880) est l'un des plus grands romanciers français. On peut citer ses oeuvres phares comme Madame Bovary, L'Éducation sentimentale, Bouvard et Pécuchet... Le Castor Astral a publié Le Candidat, Le Dictionnaire des idées reçues et Le Gueuloir.

  • "Pour l'édification des fidèles et pour le bien de leurs âmes, nous leur défendons de jamais lire aucun livre, sous peine de damnation éternelle." Voltaire « Voltaire est cette icône qui ressurgit régulièrement d'un tombeau vide pour exalter les valeurs de la tolérance et dénoncer les ravages de l'obscurantisme, de la superstition, de la censure. C'est l'homme de l'ironie, usant comme nul autre dans ses pamphlets des procédés d'antiphrase, d'amplification et d'accumulation, pastichant les récits épiques, excellant dans la litote, raillant et ferraillant. » Édouard launet

  • Miss Sarajevo

    Ingrid Thobois


    Printemps 1993. Joaquim, vingt ans, débarque au milieu de Sarajevo assiégée. Armé de son seul appareil photo, il cherche à échapper à son enfance et à se confronter à la mort. Cette mort que vient de choisir sa jeune soeur Viviane, fatiguée d'expier dans l'anorexie un tabou familial jamais levé.
    Été 2017. Joaquim apprend le décès de son père. Le temps d'un Paris-Rouen, lui reviennent en rafales les souvenirs de sa famille bourgeoise, apparemment sans défaut, verrouillée autour de son secret. En contrepoint, il revit les mois passés à Sarajevo, qui lui ont permis de se soustraire à l'emprise du passé et d'inventer sa vie. Mais peut-on réellement se libérer du fardeau familial ? Quel est, au bout du compte, le prix du non-dit ?
    Un roman qui mêle la grande et la petite histoire, et interroge la façon dont l'individu peut construire, en dépit des secrets de famille, son propre rapport à la vie.
    Née en 1980, Ingrid Thobois a passé plusieurs années à l'étranger. Couronnée par le prix du Premier roman pour Le roi d'Afghanistan ne nous a pas mariés (Phébus, 2007), elle a publié depuis L'Ange anatomique (Phébus, 2008), Le Simulacre du printemps (Le bec en l'air, 2008), Sollicciano (Zulma, 2011, prix Thyde Monnier de la SGDL) et Le Plancher de Jeannot (Qui Vive, 2015). Elle écrit également pour la jeunesse.

  • « La première chose qui frappe l'esprit en arrivant à Whitehorse, ce sont les pélicans. Parce qu'ils sont partout et parce qu'ils ne sont pas comme nos dociles et minables petits pélicans de ville, non : ils sont au moins dix fois plus gros et ils visent invariablement les yeux lorsqu'ils vous fondent dessus en piqué. Il n'est pas rare de croiser en ville de vieux prospecteurs n'ayant en guise d'yeux que deux trous béants, deux abîmes sans fond couleur d'encre. L'horreur. La deuxième chose, c'est le volcan immense qui gronde sans cesse et qui domine la ville par son ombre lourde et ses éruptions spontanées. Et il faut faire attention à toute cette lave partout. »

    - Extrait du journal d'Henri Castagnette

  • Auteur favori aux Enfers ? Commence une quête qui va confronter le dieu fantasque aux dures réalités du monde des ombres : des grenouilles qui le célèbrent dans un grotesque chant moderniste, un monstre puant, des coups. L'art ne sert alors à rien.
    Chez les morts, Dionysos doit arbitrer un conflit entre Eschyle et Euripide. Aristophane offre aux spectateurs un concours tragique qui n'a jamais eu lieu, puisque Euripide a commencé sa carrière juste après la mort d'Eschyle. Le combat analyse des poétiques opposées et montre leurs ridicules : l'art sublime d'Eschyle, qui produit de la réalité grandiose, mais abrutit les spectateurs; ou au contraire l'art d'Euripide, qui prétend enseigner le langage et la dialectique aux Athéniens, mais qui, trop subtil, les rend inefficaces et fourbes.
    Dionysos choisit Eschyle : Athènes, tout près d'être défaite dans sa guerre avec Sparte (hiver 405), a besoin d'un auteur qui rappelle un âge ancien et meilleur. Le vieil Eschyle remonté sur terre servira à dénoncer le présent. C'est la comédie qui décide, souverainement, de ce que vaut la tragédie et des besoins politiques de la cité.

  • - 27%

    Frieda Haxby, romancière et excentrique vieille dame, a du mal à supporter la normalité de ses contemporains. Déçue par les méfaits de la société en laquelle elle ne croit plus et qu´elle rejette en bloc, elle a tout quitté pour s´installer dans une demeure délabrée, totalement isolée et accrochée à la falaise au bout d´un pays perdu nommé l´Exmoor. Les membres de sa famille, dignes représentants de la bourgeoisie anglaise, voient leur univers se fissurer quand ils découvrent que la vieille dame indigne joue avec de surprenants secrets dont la révélation pourrait radicalement changer leur ordinaire.
    « Un vrai bonheur de lecture. » Florence Noiville, Le Monde.
    « Cette satire féroce se lit avec délectation. » Claire Julliard, Le Nouvel Observateur.

  • Le couple formé de Henri, misanthrope, et Laura, comédienne à l'aube du succès, commence à se désintégrer lorsque cette dernière a l'opportunité d'aller tourner un film sur les caribous à Whitehorse avec le détestable réalisateur prodige Sylvain Pastrami... L'amour saura-t-il survivre au cruel milieu du cinéma québécois?

  • José Cantoná, être grotesque et dérisoire entretenu par son vieux père, n´a rien d´un héros. Mais l´assassinat de Pedro Akira, leader de l´opposition au régime dictatorial du président de la République du Miranda, le très minuscule Don Tomás Del Pito, va changer son destin. Sosie parfait du charismatique Akira, le voilà convaincu de se mettre dans la peau du héros, dont la mort n´a pas été rendue publique, afin de jeter à bas le régime pitiste. Que se passe-t-il quand il tombe amoureux de sa belle et silencieuse infirmière, Ada ? Qu´arrive-t-il à un imposteur qui peu à peu incarne le personnage qu´il joue ? Pourchassé par ses ennemis (les tueurs de Del Pito, les militaires, les narcotrafiquants, les escadrons de la mort) et trahi par ses amis, le faux Akira prend la fuite avec sa belle. Dès lors, le roman avec ses épisodes hilarants se transforme en un thriller effréné, où la mort guette à chaque instant.


    Satire violente de certains régimes latino-américains, Trois cercueils blancs est porté par une voix sauvage et imprévisible.

  • L'économie (travail, échanges) est un moteur depuis que le monde est monde.
    Régulée par une saine idée de la besogne, de l'invention de soi, elle aidait à la qualité de vie. Et nous, commis de Dieu sur Terre, avions en main de quoi fabriquer, montrer et vendre. L'argent restait un des symboles du réel...
    Aujourd'hui ? Le fric est le signe destructeur d'un acte unique et suprême : l'accumulation ! Sans plus nous occuper des lieux, nous prétendons être des anges oisifs : le pognon notre patron... Or Dieu ne supporte pas la concurrence ! La maison est en faillite et nous allons être virés !
    Seize nouvelles, ami lecteur, à propos du dépôt de bilan, de la dévaluation et des vraies valeurs, autrement dit : LE TEMPS DES SOLDES ! On y confondra allègrement le commerce et la trahison, la comptabilité, l'évolution, l'homme et l'hypocrisie, la vanité et la finance.
    La loyauté est devenue menue monnaie ; on bazarde les acolytes ; on ne pense que rabiot, bénef et soulte ; les moyens font la culbute ; les mains sont dans les poches ; on liquide le gratin et d'autres croûtes grattent ; rien ne fait plus recette ni relique. À gaspiller nos échantillons, nous n'avons plus rien à montrer !
    Vendus, assis au bord du fleuve, nous regardons notre univers se noyer. Et pendant que tout s'effondre, on se demande qui est coupable de ça. Qui a sapé nos fondations ? Mais NOUS ! Fourgues minables de daube et de piquette ! Le patron du service a prévenu les fraudes : à nous la courte honte : TOUT DOIT DISPARAITRE ! Nous laissant l'espoir vague de ramper, juste encore un instant, durant LA FIN DU MONDE...

empty