• Germinal

    Emile Zola

    Voici, dans la France moderne et industrielle, les " Misérables " de Zola. Ce roman des mineurs, c'est aussi l'Enfer, dans un monde dantesque, où l'on " voyage au bout de la nuit ". Mais à la fin du prodigieux itinéraire au centre de la terre, du fond du souterrain où il a vécu si longtemps écrasé, l'homme enfin se redresse et surgit dans une révolte pleine d'espoirs.
    C'est la plus belle et la plus grande oeuvre de Zola, le poème de la fraternité dans la misère, et le roman de la condition humaine.
    Préface de Jacques Duquesne Edition établie, commentée et annotée par Auguste Dezalay.

  • Pourquoi devons-nous travailler ?
    Paul Lafargue (1842-1911), penseur socialiste, tente de comprendre l'amour absurde du travail, « cette étrange folie qui possède les classes ouvrières des nations où règne la civilisation capitaliste ».
     
    Relire Le Droit à la paresse nous rappelle que la liberté d'employer le temps est fondamentale.

  • Jaurès ? Quel est cet homme, assassiné le 31 juillet 1914, alors que le mot même de socialisme auquel il était identifié semble vidé de sa part de rêve ? Pour répondre, Max Gallo, avec érudition et passion, a reconstitué jour après jour l'existence de Jaurès.
    Et l'on découvre un homme extraordinaire que les souvenirs officiels ont enseveli. Voici l'enfant dans la campagne du Tarn, l'étudiant exceptionnel dans le Paris des années 1880, le mari conformiste, le jeune député et le tribun, le visionnaire qui, avec une sensibilité de poète, voit la guerre et l'avenir tels qu'ils seront. Voici l'homme politique qui conciliait raison et passion. L'homme intime qui s'interrogeait sans cesse sur le sens de la vie et la signification de l'univers.
    Voici l'homme calomnié et admiré. Et l'homme de tous les jours, mangeant comme un paysan, crachant dans son mouchoir et, distrait comme un artiste pris par son rêve, négligeant son apparence, s'épongeant le front avec une chaussette ! En utilisant tous les témoignages, Max Gallo rend présents un homme et son temps. Car Jaurès, c'est aussi ce monde autour de lui : Paris en état de siège le 1er Mai, les mineurs de Courrières ensevelis par centaines à la suite d'un coup de grisou, les vignerons en révolte, les régiments qui se rebellent, les anarchistes qui tuent à l'aveuglette et que l'on guillotine, l'affaire Dreyfus qui divise toute la nation.
    Et puis la tour Eiffel, la bicyclette, la Belle Epoque, l'automobile et l'avion. S'il fut un temps qui ressemble au nôtre, c'est bien celui de Jaurès, cette époque de bouleversements profonds, où la guerre point dans les Balkans, où chacun avec angoisse se demande ce que sera le siècle qui vient, ce XXe siècle, comme nous, nous attendons le XXIe. Que faire, que penser ? Jaurès, parce qu'il a été assassiné, n'a pu faire entendre sa voix.
    Et ses mots, son élan, après des décennies de glaciation, retrouvent vie aujourd'hui. A l'orée d'un nouveau siècle, Jaurès reste jeune. Celui qui écrivait : " Le premier des droits de l'homme, c'est la liberté individuelle " ou encore : " Il n'y a pas de vérité sacrée, c'est-à-dire interdite à la pleine investigation de l'homme. Ce qu'il y a de plus grand dans le monde, c'est la liberté souveraine de l'esprit ", celui-là est non pas un grand ancêtre, mais bien le Grand Jaurès, notre contemporain.

  • Disparus les cathos de gauche ? Plus que jamais, au sein d'une France tourmentée, ils luttent pour faire rayonner la doctrine sociale de l'Évangile et sortir de l'ombre les humbles et les pauvres oubliés. Un manifeste de combat fort et utile.
    2019. Le mouvement des Gilets jaunes met en avant le peuple des invisibles, le peuple des " sans " - sans voix, sans visage, sans porte-parole, sans représentation, sans revendications précises. Qui sont-ils, d'où viennent-ils ? Ils restent insaisissables, car si des enquêtes, un film, des livres leur ont été consacrés, les invisibles ne se donnent à voir qu'au moment où ils deviennent visibles.
    Le groupe de travail mis en place par les Poissons Roses s'est attaché à démontrer combien cette notion révolutionne notre approche des rapports politiques au sein d'une société qui, bien que toujours ancrée dans l'État-providence, bascule inéluctablement dans la société liquide décrite par Zygmunt Bauman. Dans ce rapport, ils font trois propositions concrètes pour que les invisibles ne soient plus des laissés-pourcompte.

  • LA MÈRE

    Maxime Gorki

    La Mère est un roman de l'écrivain russe Maxime Gorki publié en 1907.
    Présentation
    | Le roman décrit l'évolution intellectuelle d'une mère de famille ouvrière dans un faubourg industriel de la Russie pré-révolutionnaire, dont le fils Pavel (ou Paul) est militant socialiste. D'abord, effrayée par les dangereuses idées de son fils, qu'elle ne comprend pas, elle tombe ensuite sous le charme des camarades de Pavel, pleins de fougue, d'idéal et d'amour pour l'humanité. Petit à petit s'éveille en elle la conscience de l'injustice vécue par les travailleurs dans la société tsariste. Lorsque Pavel est arrêté une première fois, la mère prend sur elle de continuer la diffusion clandestine de tracts au personnel de l'usine où travaille Pavel, afin de sauver son fils de prison...|
    |Wikipédia|

  • Entre biographie et essai, le livre de Jean-Pierre Rioux, salué par la critique et succès d'édition, évoque l'orateur hors pair, le philosophe, l'intellectuel et l'historien, le défenseur des droits de l'homme, l'homme de la paix, l'adversaire du colonialisme. Les questions d'aujourd'hui auxquelles le premier mort de l'été 1914 avait donné sa réponse continuent de nous hanter. Comment ne pas trahir quand on est au pouvoir ? Comment lire une société d'inégalités ? Comment récuser le désordre établi si l'on n'assume pas l'histoire et l'héritage ? Que serait un avenir sans morale et sans religion ?
    Jean-Pierre Rioux a notamment publié Histoire culturelle de la France au XXe siècle, Au bonheur la France et un Dictionnaire de la France coloniale.

  • Auguste Blanqui est le grand représentant du socialisme révolutionnaire au XIXe siècle en France, le lien entre la Révolution, celle de Babeuf et de Buonarroti, et la Commune de Paris, vécue dans sa cellule de Clairvaux. Depuis sa première blessure lors des émeutes de la rue Saint-Denis en 1827 jusqu'à sa libération en 1879 après la campagne menée par Victor Hugo et Georges Clemenceau, il a tout mené de front, fondé des sociétés secrètes, créé des journaux, monté des insurrections, instruit la jeunesse révolutionnaire parisienne. Et il a pourtant trouvé le temps d'écrire, en particulier pendant les longues années de prison la moitié de sa vie. On trouvera ici présentés des proclamations, des extraits de sa défense lors de ses procès, des articles, des lettres, des textes théoriques et polémiques, et deux classiques : Instructions pour une prise d'armes, et L'Eternité par les astres. " Le peuple est muet, il végète loin des hautes régions où se règlent ses destinées. Lorsque, par hasard, la tribune ou la presse laissent échapper quelques paroles de pitié sur sa misère, on se hâte de leur imposer silence au nom de la sûreté publique, qui défend de toucher à ces questions brûlantes, ou bien on crie à l'anarchie. Et puis, quand il s'est fait un grand silence, on dit : Voyez, la France est heureuse, elle est paisible, l'ordre règne ! " Textes choisis et présentés par Dominique Le Nuz. Préface par un des agents du Parti imaginaire.

  • Longtemps, Mazarine Pingeot a vécu «bouche cousue». Aujourd'hui, elle rompt le silence et tente de percer sa mémoire emmurée par une histoire trop lourde à porter.0300Depuis que son père est mort, Mazarine a perdu l´un de ses deux principaux témoins et acteurs de son enfance. Et tandis que les historiens et les journalistes continuent de s´approprier le personnage public de François Mitterrand, sa jeunesse, déroulée dans le secret le plus total auprès de cet homme, semble perdre peu à peu de sa réalité. Tout cela a-t-il bien existé? Ce François Mitterrand des journaux et des livres d´histoire a-t-il bien été son père?Pour lutter contre l´oubli, elle doit faire revivre, à tout prix, la petite fille heureuse qu´elle a été, ses paysages et ses jeux d´enfant, ses parents amoureux, le trio idéal, jalousement gardés dans un coin de sa mémoire... Tissant les instants magiques, banals ou cruels d´une enfance pas comme les autres, passée auprès d´un père président de la République, Mazarine fait surgir la figure étonnante de l´homme qu´elle a connu, celle d´un père aimant et exclusif. Et c´est cette image émouvante, salvatrice, qu´elle s´autorise enfin à partager.

  • Bon petit soldat

    Mazarine Pingeot

    • Julliard
    • 18 October 2012

    Être ou ne pas être. Être un secret inavouable, affublé d´un prénom impossible, une vie entre les lignes : une enfant cachée. Être la fille du président Mitterrand ou ne pas être du tout. Être la progéniture adorée à la maison, au sein d´un trio aussi idéal que mythique, mais n´être rien ailleurs - rien, nada, personne. Être la soeur, la belle-fille, la nièce, la cousine, et la tante, d´une ribambelle de frères, belle-mère, oncles, cousins et neveux qui, eux, ne savent pas qui vous êtes. Et puis soudain la lumière, pleins feux ; les flashs, le scandale. Être sa fille, enfin, officiellement. Un objet de curiosité, de suppositions, de préjugés, de rancoeur - ne vit-elle pas aux crochets de la République ? De harcèlement aussi, quand les paparazzi campent devant chez elle. Et puis devenir l´héritière morale. Le portrait craché. La représentante. Devenir lui, un peu. Mais jamais soi-même. Comment échapper à ce sortilège originel qui l´empêche d´être autre chose qu´un « bon petit soldat » ? Comment protéger ses propres enfants, comment leur transmettre un héritage à la fois si prestigieux et si tortueux, sans qu´ils en souffrent à leur tour ? C´est sous forme de journal que Mazarine Pingeot a choisi de transcrire ces réflexions, au fil des mois de la campagne présidentielle durant lesquels le combat personnel est sournoisement venu se mêler au combat politique. Reprenant le fil là où elle l´avait laissé il y a sept ans, concluant Bouche cousue sur l´espoir d´un lendemain meilleur, elle fait de son écriture, vibrante et exutoire, le lieu d´une étonnante introspection collective.

  • Enfant du premier vingtième siècle, leader politique du second, François Mitterrand (1916-1996) fut un homme de culture. La littérature fut pour lui une passion, et il fera de l'écriture une activité de chaque instant. Arme politique tout autant que reflet d'une plume au style singulier, les textes mitterrandiens témoignent d'un homme et d'une époque. Il fallait les contextualiser pour offrir au lecteur d'aujourd'hui une analyse historique, ce à quoi cette édition des oeuvres, fruit d'un travail de plusieurs années mené par une large équipe de spécialistes, s'attache. Dans ce premier volume, se trouvent réunis : Les Prisonniers de guerre devant la politique (1945) François Mitterrand, 29 ans à peine, retrace, au sortir de la guerre, l'histoire des prisonniers dans la captivité puis dans la Résistance. Dans cette histoire, il raconte la sienne, son expérience de la captivité, son rôle dans la genèse et le développement de la résistance « P.G. » jusqu'à la Libération. C'est aussi un livre programmatique. La guerre terminée, se pose le problème du retour et de la réinsertion professionnelle et sociale des prisonniers rapatriés. L'enjeu est grand, cette force de près de deux millions d'hommes est en passe de devenir l'une des plus importantes du pays. Mitterrand veut avec ses amis en rester à la tête. Il doit alors séduire et convaincre pour rassembler. C'est, entre les lignes, l'ambition de son livre. Un livre politique donc. Le premier. Aux frontières de l'Union française (1953) La guerre d'Indochine dure depuis sept ans, le différend tunisien depuis deux ans, le Maroc réclame une réforme du statut de Protectorat. La France se doit de concilier la reconnaissance d'une évolution inévitable et le maintien de sa présence. Partout où s'élabore un monde nouveau, notre pays doit agir en sorte de garder sa place. À ces vastes problèmes, Mitterrand apporte des solutions. Celles qu'il préconise pour la Tunisie et l'Indochine ne manqueront pas de provoquer des réactions, bien que l'auteur se soit gardé de toute polémique. Comme Clemenceau, qu'il cite en épigraphe, il s'est proposé de servir à la fois son pays et la vérité. Présence française et abandon (1957) Hanoï, Saigon, Rabat, Tunis, capitales d'États indépendants, symbolisent le terme de la tragique aventure vécue par la France en ces années cinquante. Les gouvernements successifs, pour avoir voulu tout ignorer afin de tout maintenir, ont d'abord tout compromis pour tout perdre enfin. Mitterrand fut intimement lié au déroulement des événements dont il fait l'analyse. La Chine au défi (1961) Reprise de cinq articles publiés dans L'Express entre février et avril 1961, La Chine au défi est l'unique récit de voyage du corpus mitterrandien et l'une des pièces les plus méconnues : un tableau de la Chine Populaire en pleine mutation révolutionnaire.

  • Après vingt années de chavisme, le Venezuela, qui possède pourtant les premières réserves mondiales d'hydrocarbures, se trouve à un stade structurel post-apocalyptique : pénurie alimentaire, hyperinflation galopante, insécurité maximale, corruption généralisée, désastre écologique, crise énergétique, délabrement sanitaire, émigration massive, répression politique.
    Le projet du « socialisme du XXIe siècle » mené par Hugo Chavez, puis par son successeur Nicolas Maduro, agonise dans une impasse idéologique.
    À l'heure où l'espoir d'une transition démocratique renaît à nouveau, Paula Vasquez Lezama nous propose, sous la forme d'une enquête sociologique et anthropologique, une analyse de la situation actuelle.
    Paula Vasquez Lezama est sociologue et anthropologue. Chercheuse au CNRS, ses domaines de recherche sont l'anthropologie des catastrophes et de la santé, les situations de violence et l'économie du pétrole.

  • La religion est l´opium du peuple : relisez Marx ! C´est en ces termes qu´au début de l´année 2010, le NPA (Nouveau Parti Anticapitaliste) fut renvoyé à ses chères études par un choeur unanime composé, entre autres, d´Aurélie Filippetti, Nadine Morano, Laurent Fabius et Michel Onfray. Le motif ? La candidature, jugée saugrenue, d´une jeune militante du Vaucluse qui avait le mauvais goût d´être musulmane et de porter un foulard. Ce sarcastique conseil de lecture est, depuis lors, repris quasi rituellement, dans l´ensemble de la gauche française, à chaque fois que des musulmans investissent le champ politique, tandis que se multiplient les professions de foi antireligieuses - dont la version la plus vendeuse a été, ces dernières années, le Traité d´Athéologie de Michel Onfray (Grasset, 2005).

    C´est ce sarcastique conseil de lecture qu´on a ici choisi de prendre au sérieux - et l´expérience se révèle passionnante. On découvre en chemin qu´il est fort difficile d´enrôler post-mortem l´auteur du Capital dans la cabale éradicatrice des chasseurs de voile, d´islam ou de religion - et pas davantage Engels, Lénine, Trotsky ou Rosa Luxemburg. On découvre même qu´un des grands apports théoriques et pratiques du mouvement socialiste d´inspiration marxiste au combat progressiste est d´avoir pointé les limites du combat antireligieux issu de la tradition des Lumières et de l´avoir relégué à l´arrière-plan, en le dénonçant comme un écueil, un idéalisme ou une ruse de la bourgeoisie. On découvre que Marx et les marxistes ont même théorisé et pratiqué l´alliance entre « celui qui croit au Ciel et celui qui n´y croit pas ». On réalise enfin la malicieuse actualité de leurs analyses : c´est aujourd´hui l´athéisme et le combat antireligieux, l´irréligion en somme, qui peuvent être considérée comme l´opium du peuple de gauche.

  • Enfant du premier vingtième siècle, leader politique du second, François Mitterrand (1916-1996) fut un homme de culture. La littérature fut pour lui une passion, et il fera de l'écriture une activité de chaque instant. Arme politique tout autant que reflet d'une plume au style singulier, les textes mitterrandiens témoignent d'un homme et d'une époque. Il fallait les contextualiser pour offrir au lecteur d'aujourd'hui une analyse historique, ce à quoi cette édition des oeuvres, fruit d'un travail de plusieurs années mené par une large équipe de spécialistes, s'attache. Dans ce deuxième volume, se trouvent réunis : Le Coup d'État permanent (1964) « Entre de Gaulle et les républicains il y a d'abord, il y aura toujours le coup d'État. » Toute la thèse de François Mitterrand tient dans cette courte phrase. Avec ce livre de combat, Mitterrand franchit une nouvelle étape : en choisissant l'arme littéraire pour affronter le Général, il prend date avec l'Histoire, ayant l'intuition que son propre destin doit passer par une opposition irréductible au gaullisme, quitte à en caricaturer la présentation de façon à susciter le débat. Ma part de vérité (1969) Candidat à la Présidence de la République contre de Gaulle en 1965, puis leader de la Fédération de la Gauche Démocratique et Socialiste, François Mitterrand incarne une option bien définie : l'unité de la gauche, celle-là même dont l'abandon vient de se solder aux élections législatives du 1er juin par un échec retentissant. Après avoir donné les grandes étapes d'une autobiographie politique, Mitterrand livre sa « part de vérité » : il faut reconstruire cette gauche en miettes. Un socialisme du possible (1971) « Un socialisme du possible », maillon souvent ignoré, permet pourtant de comprendre le passage du François Mitterrand leader de l'Union de la Gauche au rénovateur du PS après Mai 1968. Marginalisé par ce mouvement spontané, il tente ici de se réapproprier une partie de l'effervescence intellectuelle du moment et trace la voie à l'union des socialistes puis de la gauche. Il entend montrer que la conciliation entre ce que l'on appellera plus tard la « deuxième gauche » et la tradition socialiste issue de la SFIO est nécessaire pour arriver au pouvoir.

  • Pleinement ancrées à gauche, les idées qu'Elio Di Rupo émet témoignent d'une ferme détermination à ne pas accepter la société telle qu'elle est. Il est convaincu qu'il est possible de réveiller la démocratie et d'offrir des perspectives d'émancipation et d'autonomie aux citoyens, en particulier aux jeunes. Il promeut l'écosocialisme et l'individualisation des droits sociaux. Il entend lier les salaires à l'utilité sociale d'un emploi, entrevoit l'éradication de la pauvreté par un bonus social généralisé et conforte l'État dans son rôle de réducteur des inégalités. Il encourage la révolution numérique comme source de création et appelle à l'encadrement de l'intelligence artificielle et de la robotique. Il présente enfin des perspectives pour une Europe plus proche des citoyens, qui va de l'avant sous l'impulsion des pays de la zone euro. Il accorde à l'éducation des jeunes et aux libertés individuelles une valeur essentielle. Les idéaux socialistes demeurent pour Elio Di Rupo d'une brûlante actualité. Il trace la voie d'un socialisme authentique qui place l'être humain et son épanouissement au centre des préoccupations politiques.
    Elio Di Rupo est docteur en sciences. Il a été Premier ministre de Belgique de 2011 à 2014. Il a occupé des fonctions ministérielles dans les différents gouvernements du pays. Ministre d'État, il assume actuellement la présidence du Parti socialiste. Dans la première partie de son essai politique, il évoque son parcours de vie à grands traits et rappelle certains faits significatifs qui éclairent le lecteur sur sa sensibilité et son mode de pensée. Il poursuit en analysant les grandes mutations de la société et en formulant des propositions concrètes et innovantes dans une dizaine de domaines, propositions inspirées du Chantier des idées qu'il a ouvert en 2015.

  • Enfant du premier vingtième siècle, leader politique du second, François Mitterrand (1916-1996) fut un homme de culture. La littérature fut pour lui une passion, et il fera de l'écriture une activité de chaque instant. Arme politique tout autant que reflet d'une plume au style singulier, les textes mitterrandiens témoignent d'un homme et d'une époque. Il fallait les contextualiser pour offrir au lecteur d'aujourd'hui une analyse historique, ce à quoi cette édition des oeuvres, fruit d'un travail de plusieurs années mené par une large équipe de spécialistes, s'attache. Dans ce troisième volume, se trouvent réunis : La Rose au poing (1973) Premier secrétaire du Parti socialiste, François Mitterrand allie récit enflammé et démonstration rationnelle et entend rassurer tous ceux qui craignent une inféodation du PS à l'égard du PCF. Il affiche l'ambition de la première force socialiste de France d'exercer le pouvoir, et ce durablement. Ici et maintenant (1980) Ici et maintenant paraît le 8 novembre 1980. Le jour même, François Mitterrand déclare sa candidature à l'élection présidentielle. Trois ans après la rupture de l'union de la gauche, alors que cette échéance majeure de la vie politique française occupe tous les esprits, ce livre est l'occasion pour lui de s'expliquer. Tout au long de ces pages, François Mitterrand expose son projet politique pour la France, empruntant largement au programme socialiste de l'époque et aux travaux menés dans le cadre du Parti socialiste qu'il dirige depuis 1971. Il s'explique sur la bataille interne qui l'a notamment opposé à Michel Rocard et dont il est sorti vainqueur en avril 1979. Il revient sur les difficultés rencontrées avec la direction du Parti communiste français et sur la rupture de l'union de la gauche de septembre 1977, toujours au coeur de l'actualité de l'époque. Surtout, il se livre à une dénonciation sans concession du régime giscardien, fustigeant son incapacité - à ses yeux - à lutter contre la crise économique qui, alors, touche la France. Ici et maintenant apparaît avec le recul comme un important

  • En 1951, tournant le dos à son itinéraire l'ayant mené du socialisme national jusqu'à la collaboration idéologique avec Vichy, Bertrand de Jouvenel (1903-1987) publie au Royaume-Uni et en anglais The Ethics of Redistribution. Dans le prolongement de Du pouvoir (1945) qui lui avait valu une renommée internationale de penseur politique, cet opus, inédit en français, développe avec une sobre alacrité une critique de l'extension du « Minotaure » que représente l'institution naissante de l'État-providence par le biais de la redistribution massive des revenus. Sa thèse : un inquiétant transfert des pouvoirs de décision des individus s'accomplit ainsi au profit de l'État, toujours plus omnipotent. Jouvenel met à mal le mythe d'une redistribution ne sollicitant que les plus riches. La logique fiscale conduit nécessairement à ponctionner aussi les classes moyennes. Une analyse singulièrement iconoclaste et prémonitoire.

  • Avec la Révolution française, triomphe de la liberté comme idéal, nous entrons dans une longue période faite de turbulences politiques et de bouleversements sociaux, durant laquelle le littéraire est, plus que jamais, investi dans les débats. Les romantiques crient leur « mal du siècle », les réalistes dressent le portrait d'une société inégale, les naturalistes dénoncent et accusent. Les poètes établissent des canons qu'ils s'empressent de transgresser et les dramaturges expérimentent.
    Dans ce troisième volume, Alain Viala retrace l'histoire de ces oeuvres qui, loin de n'appartenir qu'au passé, perdurent jusqu'à aujourd'hui.

  • Laurent Fabius qui a dirigé le quai d'Orsay de mai 2012 à février 2016 livre pour la première fois sa vision des grands sujets qui ont et vont bouleverser notre monde. " Ce livre évoque plusieurs aspects importants de la diplomatie française pendant la période où je l'ai conduite,de mai 2012 à février 2016. Sur le moment, je n'ai pas pris de notes : je n'en avais ni le temps ni le goût. Mais une fois quitté le "37, quai d'Orsay', je me suis dit - et d'autres avec moi - qu'il serait dommage que ne subsiste sur la politique extérieure de la France au cours de ces années aucun récit présenté par son principal responsable gouvernemental, avant que le temps ne vienne déformer ou effacer mes analyses et mes souvenirs. D'autant plus que ces quatre ans ont été riches en événements internationaux, heureux ou malheureux - l'accord mondial sur le changement climatique, les négociations sur le nucléaire iranien, la tragédie syrienne, les questions européennes. À travers ce récit qui mêle analyses de fond, portraits personnels et scènes prises sur le vif, je montre quel rôle la France a joué et comment j'ai dirigé le Quai d'Orsay, avec pour maître-mot : l'indépendance. "

  • Ségolène Royal a tout pour gagner les primaires et l´élection présidentielle de 2012. En 2007, elle était arrivée au second tour de la présidentielle avec 17 millions d´électeurs derrière elle. Elle a de ce fait conquis notoriété et respect dans le monde entier, ce qu´elle mettra au service de la France.Ségolène Royal opère la synthèse entre la défense de valeurs traditionnelles (famille, éducation, sécurité) et la conscience du futur (croissance verte, entreprises citoyennes, démocratie participative, alliances politiques sans sectarisme...). Elle a su faire l´union rassurante entre la ruralité de son enfance et de sa région, et les quartiers urbains populaires où elle a acquis une forte popularité.Ségolène Royal aborde ce moment politique avec la maturité et la force puisées dans les épreuves. Animée depuis toujours par la morale de l´action, elle se présente aujourd´hui comme « la présidente des solutions ». Dans ce livre, elle propose un « ordre social juste » pour en finir avec les « désordres injustes » qui indignent et découragent.

  • "« Il faut absolument lire ce brillant essai sur les effets secondaires du gouvernement. Il divulgue le problème de l'interventionnisme naïf, les dommages collatéraux de l'excès de bureaucratie, l'impunité croissante des dirigeants politiques (le problème d'Hammurabi) et autres difformités de l'État moderne.
    Il montre comment un tel système est voué à imploser sous le poids de sa propre fragilité. C'est profond, bien illustré, plein d'esprit et très agréable à lire. Achetez-en deux exemplaires : un pour vous et un autre pour votre voisin politicien. » Nassim Nicholas Taleb, professeur d'épistémologie des probabilités et des sciences du risque à l'université de New York, auteur de Le Cygne Noir et de Antifragile.

    ""Hormegeddon"", tel est le terme inventé par William Bonner, entrepreneur et auteur de best-sellers du New York Times, pour décrire ce qu'il advient lorsque l'on abuse d'une bonne chose dans les sphères de la politique, de l'économie et des affaires. En bref, trop de bien conduit au désastre.
    S'appuyant sur des exemples tirés de notre histoire politique moderne, de la campagne napoléonienne en Russie à la débâcle du système de protection de la santé américain, du déclenchement de la Seconde Guerre mondiale à la chute du Troisième Reich, de la Grande Dépression à la crise de la dette souveraine, William Bonner poursuit une ambition modeste : tenter de comprendre ce qui a mal tourné.
    L'Histoire n'est pas un joli conte déclamé par ses vainqueurs. C'est un long récit de tout ce qui a déraillé : débâcles, catastrophes et désastres. Le fait que chaque désastre porte en lui un avertissement est ce qui rend son étude si intéressante. Si le constructeur d'un grand paquebot vous affirme que « Dieu lui-même ne pourrait pas couler ce navire », prenez le bateau suivant. Si la bourse se vend à vingt fois au-dessus de sa valeur...et que tous les experts vous invitent à « y entrer » parce que vous « ne pouvez pas perdre », il est temps d'en sortir !
    De même, les désastres de la politique publique surviennent lorsque des gens bien intentionnés, armés d'un degré identique de confiance ""Titanique"", appliquent une logique de résolution de problèmes, certes rationnelle à petite échelle, mais totalement inappropriée à une planification à grande échelle.
    Premièrement, vous observez une chute du taux de retour sur investissement (de temps comme de ressources) jusqu'à atteindre le zéro. Si vous persistez à descendre en-dessous de ce niveau, et vous obstinez toujours, vous obtenez un désastre.
    Le problème est que vous ne pouvez pas compter sur les gens éclairés et bien intentionnés pour stopper la progression du désastre puisque ce sont précisément eux qui en sont la cause.
    William Bonner a tiré de ces réflexions le concept de l'Hormegeddon : un phénomène qui surgit lorsqu'un élément produisant un effet favorable à petites doses est utilisé de manière tellement abusive qu'il conduit tout droit à la catastrophe. Cela s'applique à tous les domaines, que ce soit celui de la politique, de l'économie ou des affaires. William Bonner apporte un éclairage et une compréhension inédite sur ce phénomène méconnu en le replaçant dans des contextes précis de l'histoire politique moderne."

  • "La belle France" dans ses oeuvres. À la fin du XIXe siècle... En ce temps-là, Paris est une guerre civile. En ce temps-là, on invente le terme " racisme ", l'expression " socialisme national " et le slogan " La France aux Français ". Les scandales fleurissent. Les attentats anarchistes se multiplient. Les nationalistes préparent un coup d'État. La République vacille. Bientôt, l'affaire Dreyfus cristallisera toutes les passions. Romain Delorme est jeune et audacieux. Son mentor, l'ex-préfet de police Andrieux, un deus ex machina proche de Clemenceau, a fait de lui son agent au coeur du mouvement antisémite. Romain est devenu l'ami du marquis de Morès, redoutable duelliste, de ses gardes du corps, les terribles bouchers de La Villette, de Jules Guérin - dont le journal L'Antijuif et l'épisode du Fort Chabrol immortaliseront le nom -, et d'Édouard Drumont, l'auteur de La France juive qui, dans les colonnes de La Libre Parole, exalte la haine des Juifs. Il devra feindre, ruser, prendre des risques inouïs avant d'être mêlé à une affaire insensée autant qu'incroyable, l'assassinat d'Émile Zola, et de découvrir le secret de ses propres origines. De la Commune de Paris à la Libération, un roman noir historique à la documentation impressionnante. Palpitant.

  • Cet ouvrage ambitieux propose une cartographie des grandes figures, des idées et controverses du premier socialisme français, aujourd'hui largement méconnu et pourtant incroyablement inventif et actuel. Dans les années qui suivent les Trois Glorieuses de juillet 1830, ce bouillonnement d'idées s'est notamment incarné dans une presse foisonnante, qui ne peut se résumer aux seuls noms d'Étienne Cabet, Pierre-Joseph Proudhon ou Louis Blanc. Sa puissance reste vive pour notre temps. En 1825, les socialistes sont dans les premiers balbutiements de leur histoire. Trente-cinq ans plus tard, leur élan s'interrompt au fond des prisons de Napoléon III, en exil ou dans le silence. Au cours de ces années trop souvent négligées, ils dénoncent les désordres et les injustices de leur temps tout en élaborant une nouvelle connaissance du lien social, de la solidarité et de l'union. Ils se placent au croisement de la science, de la philosophie ou de la religion pour revendiquer un droit à l'action et à l'expérience. Ils s'attellent à fonder une nouvelle association des hommes dans un monde en crise et en mutation. Cette gestation est enthousiasmante mais aussi douloureuse : elle est rythmée par d'âpres querelles que l'histoire ultérieure des socialismes ne cessera de rejouer. L'une des armes maîtresses dont se saisissent les socialistes pour leurs combats est le journal : c'est notamment à la pointe de leurs plumes qu'ils donnent corps à leur action et qu'ils propagent leurs foisonnantes découvertes. Du Globe au Nouveau Monde, de La Démocratie pacifique au Tocsin des travailleurs, de La Revue du progrès à La Revue indépendante, de L'Écho de la fabrique à L'Atelier, saint-simoniens, sociétaires, cabétistes ou buchéziens, socialistes chrétiens ou républicains, communistes et féministes partent en quête d'une compréhension du présent pour en extraire, sous les désordres apparents, les contours d'un avenir émancipé. Quand les socialistes inventaient l'avenir est l'enquête inédite qu'une trentaine d'auteurs consacrent à cette histoire politique, sociale, économique, culturelle et savante de première importance et toujours très largement méconnue.

  • Arrêté en mai 2011 par la police new-yorkaise, Dominique Strauss-Kahn devait-il être présenté d´entrée comme coupable, forcément coupable ?





    Dans cette Chronique d´une exécution, Ivan Levaï, journaliste, président de l´association Presse-Liberté, témoigne des dérives d´un système médiatico-judiciaire dans lequel le lynchage d´un homme de pouvoir riche et puissant précède le procès.





    Ni avocat ni procureur mais liéà la famille de l´ancien ministre devenu directeur général du Fonds monétaire international, l´auteur s´efforce de dépasser le temps de l´émotion pour mieux souligner un nouvel échec de la justice des hommes.

  • Après sept ans passés à la tête de la capitale, Bertrand Delanoë, fort d'un bilan approuvé par une large majorité des Parisiens, se prononce sur son rôle futur et nous propose ici un livre important où se mélangent expérience personnelle et définition

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