• Le banquet

    Platon

    Ils sont allongés sur des lits et parlent de l'Amour et de la Beauté. Leurs discours se succèdent, parfois se répondent : car il y a plusieurs Amours et plusieurs manières de désirer le Beau. À ces hommes vivant en un temps et un lieu où l'éducation des garçons est indissociable de la sexualité qui règle les rapports du maître et du disciple, une étrangère, Diotime, oppose un modèle féminin de la procréation du savoir. À travers elle, Socrate dessine les étapes de l'apprentissage du philosophe capable de se détacher du monde sensible pour devenir l'« amant » par excellence qui guide l'« aimé » dans sa quête du Vrai et du Beau.
    Par-delà les interprétations prudentes du Banquet que nous a léguées la tradition philosophique, cette traduction invite à une lecture renouvelée du dialogue : un Banquet parfois extravagant, à l'image de son objet, d'une richesse stylistique exubérante, souvent cru dans son langage, foisonnant enfin dans sa recherche du bonheur véritable.

  • Gorgias

    Platon

    Le ton du Gorgias est particulièrement violent, et pas seulement à l'égard de la rhétorique. Le dialogue formule une des critiques les plus radicales qui aient été adressées à la démocratie athénienne, à ses valeurs dominantes et à sa politique de prestige. En effet, Socrate s'en prend à tous les aspects de cette politique, du plus concret au plus idéologique. Mais l'essentiel de la critique vise la condition qui donne à la démocratie athénienne ses principaux caractères. Or cette condition est la même que celle qui assurait l'influence de la rhétorique. Il s'agit de la foule comme sujet dominant de la scène politique.Le gouvernement de la liberté est un gouvernement de la foule, c'est-à-dire de l'illusion, du faux-semblant et de la séduction. La critique de la rhétorique débouche donc directement sur la critique de la démocratie.

  • Apologie de Socrate

    Platon

    Athènes, 399 avant notre ère. Socrate, citoyen sans fortune ni pouvoir politique, comparaît devant le Tribunal de la cité. Quels sont les faits reprochés ? On l'accuse de ne pas reconnaître l'existence des dieux traditionnels, d'introduire de nouvelles divinités et de corrompre la jeunesse. Face à ses juges, Socrate assure seul sa défense et met en garde les Athéniens : le philosophe est un bienfait pour la cité et celle-ci se condamne elle-même en mettant à mort son héros. Mais le verdict est sans appel : la condamnation à mort.
    Élevée au rang de mythe fondateur de la philosophie, l'Apologie de Socrate expose les exigences d'une vie vertueuse telle que la défend Socrate : amour du savoir, souci du vrai, recherche de l'acte et du mot justes.

  • Phèdre

    Platon

    Comment parler, pourquoi écrire ? En cette fin du Ve siècle avant notre ère, voilà de quoi discutent deux Athéniens étendus près d'un gattilier en fleur, à l'ombre d'un platane sous lequel coule une source, tout près de l'Acropole. Mais comment évoquer la puissance du langage sans parler de l'âme humaine ? Résidu de ce principe qui meut les corps célestes et même l'univers en son entier, elle produit le discours et en subit les effets.
    Extraordinairement riche par sa forme - on y trouve descriptions, discours, mythes et prières -, le Phèdre aborde des thèmes très variés : la rhétorique, l'écriture, la mort et l'amour. Il déploie tout l'art littéraire de Platon et constitue l'un de ses plus grands dialogues.

    /> Dossier :
    1. Rhétorique et philosophie
    2. Parole et énonciation
    3. Parole et dialectique
    4. Oralité et écriture.

  • Phédon

    Platon

    Phédon
    Platon (traduction Victor Cousin)
    Cet ouvrage a fait l'objet d'un véritable travail en vue d'une édition numérique. Un travail typographique le rend facile et agréable à lire.
    Phédon raconte la mort de Socrate et ses dernières paroles. On y apprend que Socrate a été condamné à boire son poison létal. Le dialogue se tient le dernier jour de Socrate. Il est la suite directe de l'Apologie de Socrate et du Criton. Quelques amis ont été autorisés à rendre visite à Socrate dans sa cellule avant qu'il n'avale le poison, suite à sa condamnation à mort. Une discussion s'engage alors sur la mort, et l'attitude qu'il convient d'adopter face à celle-ci, puis sur la possibilité de la survie de l'âme dans l'au-delà. Le dialogue se termine par un mythe eschatologique sur le jugement des âmes après la mort.
    Retrouvez l'ensemble de nos collections sur http://www.culturecommune.com/

  • Paru en 1872, La Naissance de la tragédie est l'acte de naissance d'un philosophe convaincu que seule la confrontation avec ce qui nous est étranger nous donne accès à nous-mêmes.
    En interrogeant la genèse de la tragédie antique à partir des pulsions que sont l'apollinien et le dionysiaque, Nietzsche met en lumière le sens du pessimisme propre à la Grèce présocratique. Ce « pessimisme de la force », lucide quant au caractère douloureux de la vie humaine, n'exclut pas, mais au contraire renforce le désir d'exister. Par contraste, Nietzsche interroge également une autre forme de pessimisme : le nihilisme dont souffre l'Europe moderne, conséquence paradoxale du rationalisme socratique.
    La Naissance de la tragédie inaugure ainsi une forme de philosophie radicalement nouvelle : une philosophie qui, contre la rationalité triomphante, met au jour le fond pulsionnel de toute activité humaine, et qui s'attache à comparer et évaluer les cultures, en vue de mieux comprendre le présent et de transformer l'avenir.

  • Ne vous y trompez pas : Berner Lerner est lui-même poète ! Et le prouve dans ce récit aux allures de manifeste. Plein d'esprit et engagé, Lerner défend l'idéal de la poésie : non nécessairement politique, essentiellement personnelle et capable de s'adresser à quiconque. D'où son désir de mettre à plat, avec brio et un humour constant, les contradictions qui entourent cet art et, surtout, sa réception. Les anecdotes sont légion, les références, capitales. Car, entre l'idéal poétique et la réalité du vers reporté sur la page blanche, difficile de se départir de sa part d'humanité. Goguenard, tendre et intraitable, Lerner invite le lecteur à prendre parti, à se rebiffer contre le regard interrogateur des uns et les critiques des autres. À bas ceux qui méprisent la poésie et les poètes !

    Né en 1979 à Topeka dans le Kansas, Ben Lerner enseigne la littérature au Brooklyn College. Il est l'auteur de recueils de poèmes et de deux romans, parus en français chez l'Olivier : Au départ d'Arocha (qui lui a valu aux États-Unis le Believer Book Award) et 10 : 04.

  • 50 citations essentielles en lien avec le programme du bac !Vous voulez frimer dans les dîners avec de grandes phrases mais avez peur de dire une énormité ? Vous souhaitez donner du corps à vos devoirs de philosophie, mais ne savez pas comment ? Ou bien vous avez tout simplement envie de comprendre les citations que vous avez entendues des milliers de fois, mais dont le sens profond vous échappe ? Rien de plus simple ! Dans cet ouvrage, à travers 50 citations brillamment expliquées, vous comprendrez les 50 plus grands concepts inhérents à la philosophie.
    50 citations dont :
    o " Je pense donc je suis. "
    Descartes
    o " Dieu est mort. "
    Nietzsche
    o " Connais-toi toi-même. "
    Socrate
    o " Il n'y a pas de matière. "
    Berkeley

  • Relirais-je tout Platon, pour me permettre d'en parler ? Je n'ai plus guère les yeux, ni la patience, ni peut-être le temps. J'ajoute que je n'en éprouve pas la nécessité. Je n'ai jamais prétendu tout savoir de Platon, je n'ai pas tout lu, les Lois, le Parménide aussi, me sont tombés des mains. Mais ce que j'ai lu je l'ai bien lu, comme on fait forcément quand on doit expliquer à d'autres, dont l'attention critique est impitoyable, et qu'on ne saurait payer d'à peu près. Simples angles, pour entrer dans la citadelle par des accès qui parlent. Je n'ai jamais pratiqué un enseignement savant, j'ai essayé de pratiquer un enseignement stimulant. À chacun ensuite de se trouver en lui-même, des raisons, des façons d'aller plus loin. Dans sa propre voie. Sinon, n'est-ce pas, l'acte d'écrire n'irait pas plus loin que ce qu'on a mis sur le papier. D'autres le font beaucoup, et sont définitifs ou rien. Je ne peux pas. J'ai trop longtemps été oral, et seulement oral. Trop longtemps j'ai eu en face de moi cette chose incomparable : des jeunes gens qui écoutent avec leurs yeux, des yeux qui écoutent.

  • Cratyle

    Platon

    Cratyle est un dialogue de Platon sur le langage. La question centrale du Cratyle est simple: le langage est-il un système de signes arbitraitres, c'est-à-dire une simple convention, ou naturels, ou encore le langage est-il la représentation de quelque chose? Une bonne partie du Cratyle se transforme en un exercice d'étymologie.

  • Que penser de Cronos dévorant ses enfants ? D'Athéna sortie de la tête de Zeus ou de Persée décapitant la Méduse ? se demande d'emblée Walter F. Otto. L'invraisemblance de ces mythes tend à maintenir une distance avec ce qu'ils entendent illustrer. Pourtant, le mythe est constitutif de notre être, il gît dans l'ombre quand la raison se déploie dans la lumière, comme le jour cède à la nuit. Il est aussi un garant de la poésie. Que l'on songe à Dante, Homère ou Goethe. Dynamique, le mythe apparaît créateur et appelle l'action. Avec passion, Otto révèle son essence et, par là, nous invite à comprendre ce qui, fondamentalement, nous anime, voire nous enthousiasme, au sens propre.

    Le philosophe et historien des religions Walter Friedrich Otto (1874-1958) est l'auteur de deux chefs-d'oeuvre, Les Dieux de la Grèce (1929) et Dionysos, le mythe et le culte (1933). Aux côtés de Karl Reinhardt, il est l'une des grandes figures de la philologie allemande. Son approche originale du paganisme et des mythes a permis de renouveler la connaissance de la civilisation grecque.

  • Si bien parece que este diálogo gira alrededor de la posibilidad que tiene Sócrates de escapar o no de su detención, y así salvar su vida, el argumento de este texto abarca "el correcto proceder" frente a todas las situaciones, no sólo una donde la vida peligra. En este caso particular, Sócrates que ha sido - victima- de una injusticia, explica porque su padecimiento no es excusa para obrar incorrectamente. Platón pone en boca de Sócrates las razones por las cuales éste último, decide acatar la sentencia a muerte.

  • Des présocratiques à Plotin en passant par Socrate, Platon, Aristote, Épicure et les stoïciens, Jean-François Mattéi nous convie à un voyage initiatique dans la philosophie antique. C'est à cette source que la raison occidentale se nourrit depuis des siècles. On y assiste à la naissance de la philosophie, de la physique, des mathématiques, de la politique et même de l'harmonie : éblouissant feu d'artifice de la pensée comme l'histoire en a peu connu depuis lors, et qui continue de résonner dans les débats d'aujourd'hui. En fin pédagogue, Jean-François Mattéi construit des ponts entre hier et maintenant, soulignant ainsi l'étonnante puissance à travers les âges du «?miracle grec?».

  • Chaussure

    Nathalie Quintane

    Chaussure n'est pas un livre qui, sous couvert de chaussure, parle de bateaux, de boudin, de darwinisme, ou de nos amours enfantines. Chaussure parle vraiment de chaussure.
    Chaussure ne résulte pas d'un pari ; il ne présente aucune prouesse technique, ou rhétorique. Il n'est pas particulièrement pauvre, ni précisément riche, ni modeste, ni même banal. Ce n'était pas un projet, mais ce n'est pas un brouillon, mais il n'a pas encore trouvé sa fin.
    Chaussure s'est gorgé de tout ce qu'il a croisé sur son parcours : des patins, des chaussons d'escalade, un homme avançant en palmes sur la plage, Socrate nu-pieds dans Athènes, Caligula, Imelda Marcos (bien sûr), la Transcaucasie, l'invention de la chaussure, le squelette du pied, la terre qu'on foule etc, et il l'a rendu.
    Bref, c'est un livre de poésie pas spécialement poétique, de celle (la poésie) qui ne se force pas.

  • En 1928, quelques mois après l'attribution du prix Nobel à Henri Bergson, paraît dans Les Revues un pamphlet signé d'un jeune professeur de philosophie qui a publié, un an plus tôt, un ouvrage original et dérangeant, Critique des fondements de la psychologie, dans lequel il oppose la psychanalyse de Freud à la psychologie traditionnelle : Georges Politzer, arrivé en France en 1921, agrégé de philosophie en 1926.
    Ce pamphlet s'attaque à plusieurs aspects de la pensée de Bergson, accusé de présenter sous de nouvelles couleurs le spiritualisme à la française qui est l'une des facettes de la tradition universitaire depuis Victor Cousin. Au-delà du bergsonisme, Politzer stigmatise une Université française figée dans une pensée qui ignore tout de Hegel, de Marx ou de Nietzsche, et préconise de revenir à l'enseignement de Socrate, à cette philosophie « corruptrice de la jeunesse », ennemie des dieux et des États. Cette anthologie, préfacée et annotée par Roger Bruyeron, regroupe ses principaux écrits philosophiques.

    En couverture : d'après des croquis de Georges Politzer © Michel Politzer et une caricature de Bergson © Studio Flammarion.

  • L'objet a de Lacan est aussi célèbre qu'ignoré dans sa teneur. D'où vient-il ? Guy Le Gaufey suit d'abord les conditions textuelles et conceptuelles de son émergence au fil des séminaires. Le mystère n'est pas pour autant levé.Relique, zéro algébrique, point de fuite perspectif, objet de l'hypnose... sont appelés à la rescousse. Tel l'objet a, chacun participe d'un ordre qu'il subvertit, en bouleversant la consistance de l'ensemble où il opère. Cette stratégie indirecte tout à la fois respecte et éclaire l'impossibilité d'une définition canonique de cet objet que Lacan a pu présenter comme son invention.

  • Platon (c.428-c.347 av. J.-C.) est le nom propre qui signe l'avènement de la philosophie comme telle. Y sont attachés une méthode - le dialogue et, à sa suite, la dialectique -, ainsi qu'un objectif : celui de fonder le savoir vrai et la conduite juste sur des principes premiers. Ontologie et déontologie trouvent là leur acte de naissance ; elles sont un discours raisonné tenu de se justifier par une argumentation rigoureuse.
    Prolongeant de manière personnelle la leçon éthique de Socrate, les dialogues de Platon inscrivent le Bien dans une philosophie des Idées qui s'interroge sur la teneur de la vérité, la possibilité de l'atteindre ou non par la science, la nature des erreurs dont dérivent nos errances, le statut épineux du non-être. Convaincu du fondement métaphysique de tout état de choses, Platon ouvre simultanément des réflexions sur la justice, la cité idéale, l'amour, la beauté et le plaisir, qui seront autant de cadres pour la philosophie morale et politique à venir.
    Le présent livre explore la cohérence de la construction platonicienne en soulignant le pouvoir qu'ont les dialogues de mettre le lecteur sur le chemin de leurs thèses et d'ouvrir l'espace argumentatif de leur discussion. Le platonisme se montre ainsi sous son meilleur jour, celui d'une philosophie en prise sur le réel.

    Agrégé et docteur en philosophie, Ronald Bonan (né en 1961) enseigne actuellement en C.P.G.E. scientifiques au Lycée Vauvenargues d'Aix-en-Provence ainsi qu'au Département de Philosophie de l'Université de Provence (A.M.U.) où il prépare les étudiants aux concours d'enseignement et dispense un cours d'esthétique. Il est l'auteur de nombreux ouvrages et articles en histoire de la philosophie (sur Merleau-Ponty, la science, l'esthétique) ainsi que de romans et pièces de théâtre (Le Canapé, Création au théâtre de Lenche à Marseille en 2010 ; Ambulances, Coaraze, L'Amourier, 2005) rapportant la courte mais marquante période de sa vie où il a changé de langue en passant brusquement de l'italien au français). Il a récemment publié aux Belles Lettres en 2011,Merleau-Ponty, chez Ellipses en 2011, Apprendre à philosopher avec Merleau-Ponty, aux Éditions Aléas en 2009, Pourquoi voyager avec Rimbaud ? Dialogues sur la réalité des apparences.

  • Les conquêtes d'Alexandre répandirent le grec jusqu'aux confins de l'Ancien Monde. Outre les Hellènes, des Égyptiens, des Syriens, des Hébreux, des Romains même allaient commercer, composer, chanter, philosopher et dogmatiser dans la langue nouvelle. Cette carrière universelle qui s'ouvrait à la culture née jadis en Hellade inaugura un nouvel âge, cette époque dite « hellénistique » qui allait assister au si au bouleversement de l'ordre politique du monde : les cités-États de l'âge classique s'effacèrent devant les grandes monarchies des successeur d'Alexandre, lesquelles à leur tour durent se fondre dans la domination romaine. C'est l'histoire de cette révolution culturelle que retrace le présent ouvrage, suite de l'Histoire de la littérature grecque d'Homère à Aristote publiée dans la même collection. Il évoque notamment toutes les formes nouvelles de culture qui, surgissant au cours de cet âge nouveau, en font le père de la modernité : la chronique se transforme avec Polybe en histoire universelle, elle-même charpentée par la première philosophie de l'histoire, d'inspiration stoïcienne ; Plutarque invente la réflexion historique, cependant que les lettres voient naître le roman, la poésie bucolique, la comédie de moeurs, la vogue de la satire et de la parodie. La science, avec Archimède et Ptolémée, accomplit des progrès décisifs tandis que la philosophie procède à de vastes synthèses prétendant rendre compte de l'ordre du cosmos. Enfin l'époque hellénistique accueille avec ferveur les cultes orientaux, qui viennent s'unir aux traditions locales pour créer des formes syncrétiques de religiosité nouvelle. La principale de ces religions est le christianisme, qui use du grec pour propager son message dans tout le bassin méditerranéen. La façon dont il se mêle à l'héritage culturel hellénique, notamment à sa philosophie néoplatonicienne, est déterminante pour toute la civilisation ultérieure. Cette vaste aventure de l'esprit est dépeinte dans un récit qui, alliant la richesse à la clarté, révèle les racines de l'Occident moderne.

  • Alcibiade (451-404) est l'une des figures les plus controversées de l'antiquité grecque. Neveu de Périclès, descendant de la grande famille des Alcméonides, Alcibiade inquiète autant qu'il fascine. Fréquentant Socrate, il joue plus au dandy arrogant qu'au philosophe d'autant que sa beauté et son charme lui valent d'être poursuivi par une foule de femmes. Excellent orateur, doté d'une intelligence de premier ordre, il brûle d'une ambition effrénée. Déçu de n'avoir pas été associé aux négociations lors de la paix de Nicias (421), il intrigue pour obtenir la direction de l'expédition de Sicile contre Syracuse (415) qui se solde par un désastre. Compromis dans la parodie des Mystères d'Eleusis, il s'enfuit et se réfugie chez l'ennemi spartiate (412) dont il devient le conseiller. Puis, il revient triomphalement dans sa patrie en 407, fort de ses succès militaires, où la cité, sous la domination des oligarques depuis leur coup de force de 411, lui accorde les pleins pouvoirs. En fin de compte, ce sont les Trente tyrans qui vont convaincre les Spartiates de le faire assassiner. Par précaution.
    En 404 avant J.-C., Athènes est vaincue et soumise à la dure loi des Spartiates. C'est aussi cette année-là que meurt Alcibiade. De la démocratie, il n'aura peut-être pas partagé les convictions. Il en aura du moins suivi le destin, dans un de ses chapitres les plus difficiles, mais un des plus éclatants.
    Plutarque, Thucydide, Lysias, Andocide, Platon, Xénophon, Aristophane, Athénée, Isocrate, Diodore de Sicile et Cornélius Népos nous racontent.

  • Ion

    Platon

    Ion
    Platon (traduction Victor Cousin)
    Cet ouvrage a fait l'objet d'un véritable travail en vue d'une édition numérique. Un travail typographique le rend facile et agréable à lire.
    L'Ion est un dialogue de Platon, traitant du genre critique. Il appartient au groupe des dialogues dits socratiques, que l'on considère habituellement comme des compositions de jeunesse.
    Ion est un rhapsode, c'est-à-dire un artiste allant de ville en ville pour réciter des poèmes épiques à la population. Il est originaire de la cité d'Éphèse, sous domination athénienne. Ion vient de remporter le prix de la récitation aux jeux d'Épidaure pour son excellente connaissance d'Homère. Il en tire une incommensurable vanité, que Socrate va s'atteler à démonter progressivement.
    Retrouvez l'ensemble de nos collections sur http://www.culturecommune.com/

  • Selon le philosophe Whitehead, l'ensemble de la philosophie n'est que quelques lignes au bas d'un Dialogue de Platon. Celui-ci est en effet le fondateur de la philosophie, d'un type de réflexion qui demeure.
    Cet ouvrage, accessible à tous, constitue une excellente initiation à la pensée platonicienne, à ses fondements, à son actualité. Tout en faisant découvrir Platon, cet ouvrage aborde les grandes questions de la vie : l'amour, la mort, la recherche de ce qui est vrai, la place de la parole et de la communication, les fondements de l'existence, la relation à l'autre, la quête intérieur, celle d'un Etre premier.

  • Le grand penseur français internationalement connu conclut ici son oeuvre magistrale traduite dans une dizaine de langues, mettant en scène tous les philosophes qui l'ont précédés.
    Comment réinterpréter et donner sens à l'idée de Socrate que la philosophie est la plus belle des musiques ? C'est ce que cherche François Laruelle en intégrant dans l'écriture philosophique l'idée de composition paramusicale, qui serait comme la " belle insonore ".
    Il donne corps au concept de Figura serpentinata, en construisant une longue montée, en guise de " gamme ", de la caverne au monde, puis du monde à l'univers. Techniquement, Laruelle transforme la réminiscence de Platon en réminiscience, ajoutant à la montée philosophique les concepts de quantique (la philosophie ne peut plus être l'objet d'une automodélisation) et de générique (l'universel est " surbaissé ", aucune philosophie n'a de suprématie sur les autres).
    La superposition de ces concepts hétérogènes produit une " invention " au sens de Bach, une superposition de voix qui réorganise le matériau musical et conduit à un cogito philomusical, qui réinterprète le silence, et permet de faire entendre autrement le tissu musical.
    Dans un dernier temps, en une longue descente depuis l'univers, la musique insonore revient comme vécu des sujets humains. L'ensemble est une vaste réflexion sur le sens musical de la vie humaine.

  • Les Éditions Rhéartis, présentent dans sa gamme patrimoine, les oeuvres de la philosophie antique et notamment Platon. L'Apologie de Socrate est sans doute le premier compte rendu juridique avec une dimension historique et culturelle de la société grecque. Platon, rapporte en effet le procès de Socrate en -399 à Anthère qui déboucha sur la condamnation de Socrate.

    Le texte s'articule en trois parties et présente le mode de pensée de Socrate. Ce plaidoyer reste une référence en matière de discours et de méthode, tout en abordant des sujets de société, qui même s'ils nous semblent lointains, restent malgré tout d'une extrême actualité.

    Le texte est enrichi de notes et de référence, permettant au lecteur de pouvoir aller plus loin dans sa compréhension du texte.

  • L'assassinat de Socrate

    Marcos Chicot

    • Plon
    • 14 June 2018

    Plongez dans le tumulte d'une époque fascinante aux côtés du plus célèbre des philosophes.
    Grèce, Vème siècle avant J.-C.
    À l'heure où la guerre du Péloponnèse fait rage, et où Sparte et Athènes se déchirent, l'oracle de Delphes fait une énigmatique prédiction : Socrate sera tué par " l'homme au regard le plus clair ".
    Au gré des caprices du destin et des tours que les dieux aiment jouer aux hommes, deux familles que tout oppose - celles de Persée l'Athénien et du Spartiate Ariston - vont se retrouver étrangement liées.
    Croisant Périclès, Euripide, Aristophane, Platon et surtout Socrate - le penseur dont la vie et la mort nous fascinent depuis des siècles et dont la philosophie nous inspire tant -, Marcos Chicot nous entraîne dans une époustouflante épopée, un récit à la fois haletant et captivant.

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