• Blues pour l'homme blanc

    James Baldwin

    • Zones
    • 27 August 2020

    James Baldwin a écrit cette pièce en 1964 en réaction à l'assassinat de son ami Medgar Evers, militant des droits civiques, abattu devant son domicile du Mississippi le 12 juin 1963 par un suprémaciste blanc.
    L'accumulation des meurtres racistes aux États-Unis (dont celui de quatre jeunes filles noires dans un attentat à la bombe contre une église baptiste de Birmingham, Alabama, le 15 septembre 1963) constitue l'arrière-plan de ce cri de révolte scénique. La quasi-impunité qui suit ces actes sera l'élément déclencheur de ce travail.
    C'est aussi le meurtre atroce en 1955 de l'adolescent Emmett Till qu'il décide d'évoquer : " Dans ma pièce, écrit-il, il est question d'un jeune homme qui est mort ; tout, en fait, tourne autour de ce mort. Toute l'action de la pièce s'articule autour de la volonté de découvrir comment cette mort est survenue et qui, véritablement, à part l'homme qui a physiquement commis l'acte, est responsable de sa mort. L'action de la pièce implique l'effroyable découverte que personne n'est innocent [...]. Tous y ont participé, comme nous tous y participons. "

  • Édition enrichie d'Yves Bonnefoy comportant une préface et un dossier sur l'oeuvre. HAMLET Voici l'heure sinistre de la nuit, L'heure des tombes qui s'ouvrent, celle où l'enfer Souffle au-dehors sa peste sur le monde. Maintenant je pourrais boire le sang chaud Et faire ce travail funeste que le jour Frissonnerait de voir... Mais, paix ! D'abord ma mère. Oh, n'oublie pas, mon coeur, qui elle est. Que jamais Une âme de Néron ne hante ta vigueur! Sois féroce mais non dénaturé. Mes mots seuls la poignarderont ; c'est en cela Que mon âme et ma voix seront hypocrites ; Mon âme! aussi cinglantes soient mes paroles, Ne consens pas à les marquer du sceau des actes! (Acte III, scène II).

  • Blanche, une femme d'une trentaine d'années aux allures de grande dame, arrive dans le quartier français de La Nouvelle-Orléans pour rendre visite à sa soeur Stella. Là, elle découvre que sa cadette a épousé un ouvrier fruste et qu'ils vivent dans un sordide appartement. Après plusieurs semaines de lutte, de résistance, de mensonges, le papillon de nuit qu'elle est s'y brûlera les ailes.
    De cet infernal ménage à trois, composé de " gens ni bons ni méchants, juste d'individus qui ne se comprennent pas les uns les autres " et à jamais incarné au cinéma par Vivien Leigh, Marlon Brando et Kim Hunter, Tennessee Williams a tiré l'une des pièces majeures du XXe siècle, couronnée du prix Pulitzer.

  • Othello

    William Shakespeare

    « Oh ! prenez garde, monseigneur, à la jalousie !
    C'est le monstre aux yeux verts qui produit l'aliment dont il se nourrit ! »

    Général de Venise, Othello est un homme heureux : il a épousé la belle et vertueuse Desdémona. Mais son bonheur est fragile... Jaloux, le perfide Iago tente de séduire Desdémona qui le repousse. Pour se venger, il persuade Othello qu'elle a pour amant l'honnête Cassio,
    distillant le mensonge à la façon d'un venin.
    Tragédie captivante, magistralement construite, Othello est sans doute l'une des plus belles expressions littéraires de la jalousie.

  • Docker non loin du pont de Brooklyn, Eddie protège jalousement Catherine, sa nièce de dix-huit ans. L'arrivée du cousin Rodolpho va perturber leur complicité déjà mise à mal par le désir d'émancipation de Catherine. Dans Je me souviens de deux lundis, qui suit Vu du pont dans ce volume, Bert travaille dans un entrepôt new-yorkais avec des collègues qui essaient, comme lui, de s'en sortir d'une façon ou d'une autre. Quel souvenir va-t-il leur laisser ? Selon Arthur Miller, c'est avec Vu du pont qu'il apparut comme un auteur engagé. Quant à Je me souviens de deux lundis, il la considérait comme une de ses pièces les plus autobiographiques. Les deux oeuvres, jouées ensemble à Broadway en 1955, gardent une place essentielle dans son répertoire. Édition enrichie d'une introduction de l'auteur. " Arthur Miller était un monument de la littérature, dont les oeuvres comptent au rang des plus belles du XXe siècle. " Harold Pinter

  • Le Quêteur de la mort, ou un monologue à deux voix dans un musée d'art contemporain, soliloque sur la société moderne, l'art, la vie, la mort.
    L'Autre Rive, du monde réel à une autre rive improbable, pour libérer le théâtre des contraintes du code du jeu conventionnel, pour restaurer toutes les fonctions de l'art dramatique...
    La Neige en août, histoire et légendes du Sixième Patriarche du bouddhisme Chan (Zen) Huineng.

    Trois pièces de théâtre inédites en français par le prix Nobel de littérature 2000.

  • Personnage principal de Chronique du classique des mers et des monts, le récitant introduit chaque dieu, déesse et monstres plus étranges les uns que les autres en tissant une narration poétique et plaisante. Les divinités du Ciel sont en proie aux mêmes vices et émotions que les humains : les dieux se révèlent excessifs, jaloux, vaniteux, cruels. La mythologie chinoise regorge de bêtes fantasmagoriques, buffle unijambiste, serpent à tête humaine, corbeaux d'or et oiseaux aux couleurs chatoyantes interviennent pour forger le monde tel qu'il est actuellement.Empruntant beaucoup à la tradition chinoise (dans ses thèmes et pour les personnages), cette pièce s'inscrit également dans la modernité du théâtre occidental du XXe.

  • Willy Loman, la soixantaine, marié et père de deux enfants adultes, se remémore les étapes de sa vie de commis voyageur. Il s'est toujours donné avec passion à son métier mais, au seuil de la vieillesse, il constate qu'il n'est plus dans le coup. Il va alors préférer disparaître plutôt que de perdre la dignité qu'il a su préserver jusque-là. Arthur Miller a été le témoin du drame qu'il décrit.il s'est en effet inspiré des représentants qui travaillaient dans la fabrique de manteaux de son père. Au-delà de son talent, c'est cet accent de vérité qui donne à la pièce sa dimension universelle. Mort d'un commis voyageur, qui a valu à Arthur Miller de remporter le prix Pulitzer, est l'une des pièces les plus jouées dans le monde depuis sa création en 1949. " Un monument théâtral de l'Amérique d'après-guerre. " France Inter

  • Cette pièce de l'auteur de Mort d'un commis voyageur raconte un drame familial dans les États-Unis de l'immédiat après-guerre, encore pleins du bruit et de la fureur du conflit mondial. C'est une critique féroce et pourtant pleine d'humanité de l'american way of life, du " prêt à tout pour réussir ". Larry, l'un des fils de Joe Keller, est mort dans un accident d'avion en Chine. Son frère Chris tombe amoureux d'Ann, la jeune fille qui était promise à Larry avant la guerre. Or le père d'Ann - collègue de Joe Keller dans l'usine d'aviation où tous deux ont travaillé - a été inculpé et emprisonné à la suite d'un scandale provoqué par l'existence de pièces défectueuses dont Joe est sorti blanchi. Survient le frère d'Ann, convaincu que son père paie pour un autre. Cet autre pourrait-il être Joe Keller lui-même ? Arthur Miller déploie ici une dramaturgie réglée comme une pièce d'horlogerie dans une bombe à retardement. Un véritable suspense avec une galerie de personnages à couper le souffle. Du grand art théâtral !

  • Lorsque Abigail et une dizaine d'autres jeunes filles sont aperçues dansant nues en pleine nuit dans la forêt, quelques puritains de Salem s'empressent de crier à la sorcellerie. Bientôt, un procès plonge cette communauté de la Nouvelle-Angleterre dans la colère et la confusion. Ceux qui sont accusés d'être des oeuvres du démon encourent la potence. En 1953, alors que l'Amérique est en proie au maccarthysme et à la " chasse aux sorcières ", Arthur Miller écrit une pièce incisive sur un célèbre épisode de l'histoire américaine : le procès qui, en 1962, ébranla la petite ville de Salem, gagnée par une crise d'hystérie puritaine, et se solda par la condamnation de nombreuses personnes soupçonnées de pratiques sataniques et par vingt-cinq exécutions. Cette oeuvre illustre de façon magistrale comment peut-être franchie - à toute époque- la frontière entre raison et folie, justice et fanatisme. " Viscéral et vitral. "The Guardian

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