• " Cette nuit, il y aura des affrontements, il y aura des blessés et des morts. Il y aura la volonté farouche d'un peuple de mettre à bas ses dirigeants. "
    Janvier 2011 : après l'immolation de Mohamed Bouazizi, jeune marchand ambulant poussé au désespoir par la misère et l'arbitraire, le peuple tunisien se soulève et " dégage " Ben Ali. C'est le début des " printemps arabes ", et Vanessa Benlazar, grand reporter, est aux premières loges. Derrière la liesse populaire, la jeune Française pressent que cette révolution court le risque d'être noyautée par les islamistes, toujours prompts à profiter d'un vide du pouvoir. Bientôt, la chute de Khadafi, la guerre civile en Syrie et le chaos qui s'installe dans tout le Levant lui donnent raison : un nouveau groupe semble émerger peu à peu des décombres, venu d'Irak pour instaurer un califat dans la région ; un groupe dont la barbarie est sans limite, aux méthodes de recrutement insidieuses et modernes, et qui prône la haine de l'Occident.
    À Toulouse, justement, Laureline Fell, patronne de l'antenne locale de la DCRI tout juste créée par Sarkozy, s'intéresse à un certain Merah, soupçonné de liens avec des entreprises terroristes. Mais les récentes réformes du renseignement français ne lui facilitent pas la tâche. Quand le pire advient, Fell comprend que la France n'est pas armée pour affronter ce nouvel ennemi qui retourne ses propres enfants contre leur pays : d'autres jeunes sont prêts à rejoindre l'État islamique, autant de bombes à retardement que Laureline, avec l'aide de Vanessa, va tenter de désamorcer.
    Avec ce dernier tome, Frédéric Paulin clôt la trilogie Benlazar qui nous mènera de Tunis à Toulouse, de Lunel à Bengazi, dessinant la carte des nouveaux réseaux terroristes qui frapperont Paris en plein coeur au cours de l'année 2015.
    [Triologie Benlazar Grand prix de littérature policière 2020]
    La Guerre est une ruse, premier tome :
    --prix des lecteurs de Quai du polar
    --prix étoile d'or du parisien
    --prix du noir historique du festival de Blois
    --Grand Prix du roman noir du festival du film policier de Beaune 2019
    --Prix Marguerite-Puhl-Demange 2019
    Trilogie Benlazar :
    --Grand prix de littérature policière 2020

  • À partir de 1881, Guy de Maupassant se rend à plusieurs reprises au Maghreb pour le journal Le Gaulois. Il fait le récit des paysages, des villes et du désert, des moeurs et des cultures qu'il découvre... Il est avant tout un observateur curieux et avide de transmettre.

    Ces articles alternent avec une veine plus engagée, sous la signature "Un colon". Le ton se fait incisif, accablant l'ignorance de l'administration française. Face aux conflits générés par la colonisation, Maupassant condamne la violence de l'État et défend une position qui respecterait les colonisés, croyant une entente possible... tout en ayant conscience des cruautés et des absurdités de l'entreprise française : "C'est nous qui avons l'air de barbares au milieu de ces barbares, brutes il est vrai, mais qui sont chez eux."

    Guy de Maupassant (1850-1893) poursuit des études de droit, est mobilisé lors de la guerre de 1870 puis occupe des postes dans divers ministères avant de se consacrer à l'écriture. Sa vie est d'échanges avec les auteurs majeurs de son temps (Flaubert, Mallarmé, Huysmans...), de liaisons, de voyages qui l'aident à fuir ses troubles de santé et ses angoisses. Il est l'auteur, notamment, de Boule de Suif, Bel-ami, Le Horla. Il est interné à Passy en 1892 où il mourra des suites d'une syphilis.

  • L'empreinte Nouv.

    De 1956 à 1973 la Tunisie a perdu la quasi-totalité de sa population juive, qui a émigré en France ou ailleurs. Ce livre, paru une première fois en 1983, raconte sous une forme romancée le drame de cet exil, tel qu'il a pu être vécu par des personnages aussi improbables qu'Alma Alba, détentrice malgré elle de la clé de la dernière maison juive, ou Judith, fillette égarée entre Tunis et Belleville où la communauté s'est installée à son arrivée en France. Il s'agissait de raconter le mythe de cet exil, à travers des personnages symboliques et de rappeler de quoi était faite la vie de cette population (coutumes, langages, histoires) et ce qu'elle a pu endurer, contrainte qu'elle était à un exil sans retour. L'auteur, quant à lui, apparaît masqué au fil des pages, mais ne la ramène pas trop.

    Michel Valensi (Tunis, 1956) est (aussi) éditeur. Avant de créer les éditions de l'éclat en 1985, il a exercé différents métiers: rangeur de fiches au CNRS, agitateur de négatifs photo dans une chambre noire, cuisinier, tubiste, violoncelliste, barman, chanteur, deuguiste en Sciences des Textes et des Documents (qui n'est pas un métier). Il a publié avec Patricia Farazzi une correspondance en 2020, Lettres du chemin de pierre. L'empreinte a été son premier roman, mais pas son dernier.

  • Histoire de la tunisie

    Sophie Bessis

    Située au coeur de la Méditerranée, regardant vers l'Europe et vers
    l'Orient, la Tunisie s'est nourrie des influences des civilisations qui
    l'ont tour à tour habitée pour rayonner bien au-delà de son petit
    territoire. Sophie Bessis nous plonge dans l'histoire de ce pays trois
    fois millénaire pour en saisir la richesse et la singularité.
    De la fière Carthage, qui a su tenir tête à Rome, à la bouillonnante
    Ifriqiya médiévale, de la conquête arabe à l'instauration du Protectorat
    français, du « despotisme éclairé » de Bourguiba aux espoirs
    nés de la Révolution de 2011, l'auteure interroge la nature de
    l'« exception tunisienne » et nous éclaire sur la façon dont s'est construite
    la « tunisianité ».
    État longtemps qualifié d'exemplaire pour sa sécularisation et les
    droits accordés aux femmes, initiatrice des « Printemps arabes »,
    la Tunisie reste le symbole d'une démocratie possible en pays arabe.
    Mais celle-ci est menacée par la proximité d'un environnement
    régional troublé et par l'implantation sur son territoire de foyers de
    radicalisme religieux. La Tunisie doit aussi composer avec la fracture
    millénaire entre un littoral anciennement urbanisé et économiquement
    privilégié et un intérieur qui se sent délaissé, fragilisant l'unité d'un
    peuple écartelé entre des héritages contradictoires.
    En revisitant chaque étape de ce riche passé dans cette synthèse
    érudite et réfléchie, Sophie Bessis interroge l'avenir d'une nation entrée
    depuis 2011 dans une nouvelle séquence de son histoire.

  • Un séjour à Hammamet, à Tozeur aux portes du désert ou un week-end à Sidi Bou Saïd ? Le créateur de la célèbre méthode Assimil a conçu pour vous le compagnon moderne et indispensable de votre séjour en Tunisie.


    °Initiation à la langue : 21 leçons d´arabe tunisien °Les phrases et les mots indispensables °Toute la prononciation °Toutes les situations du voyage

  • 1947. Tunis sous le protectorat français. Marcello Volponi et Crocefissa Panzone, deux Siciliens de Tunis, se rencontrent à un bal. De leurs ébats tumultueux, naîtra l'union de deux familles. Des relations charnelles aux mariages forcés, du combat contre la poliomyélite aux coups de couteaux, les membres du clan affrontent les épreuves du quotidien et font des choix souvent irrévocables. Comme celui de s'enrôler dans la Légion étrangère, celui de partir ou de rester. Mais ils avancent, malgré leurs passions, malgré leurs débordements, malgré l'histoire. Deux familles, une multitude de vies. Parmi elles, la femme, les femmes : on parle de destins tracés, de vies révoltées, d'obéissance forcée. Et puis, il y a Rosaria, l'enfant, aimée, rejetée, fragile et secrète, son regard, sa destinée.
    Premier volume d'une trilogie qui se poursuivra à Paris du milieu des années 50 au début des années 90, Les Volponi, genèse tunisienne est le roman d'une époque, celle du Tunis de l'après-guerre, Tunis et son histoire, Tunis et ses communautés.

  • Enfant du premier vingtième siècle, leader politique du second, François Mitterrand (1916-1996) fut un homme de culture. La littérature fut pour lui une passion, et il fera de l'écriture une activité de chaque instant. Arme politique tout autant que reflet d'une plume au style singulier, les textes mitterrandiens témoignent d'un homme et d'une époque. Il fallait les contextualiser pour offrir au lecteur d'aujourd'hui une analyse historique, ce à quoi cette édition des oeuvres, fruit d'un travail de plusieurs années mené par une large équipe de spécialistes, s'attache. Dans ce premier volume, se trouvent réunis : Les Prisonniers de guerre devant la politique (1945) François Mitterrand, 29 ans à peine, retrace, au sortir de la guerre, l'histoire des prisonniers dans la captivité puis dans la Résistance. Dans cette histoire, il raconte la sienne, son expérience de la captivité, son rôle dans la genèse et le développement de la résistance « P.G. » jusqu'à la Libération. C'est aussi un livre programmatique. La guerre terminée, se pose le problème du retour et de la réinsertion professionnelle et sociale des prisonniers rapatriés. L'enjeu est grand, cette force de près de deux millions d'hommes est en passe de devenir l'une des plus importantes du pays. Mitterrand veut avec ses amis en rester à la tête. Il doit alors séduire et convaincre pour rassembler. C'est, entre les lignes, l'ambition de son livre. Un livre politique donc. Le premier. Aux frontières de l'Union française (1953) La guerre d'Indochine dure depuis sept ans, le différend tunisien depuis deux ans, le Maroc réclame une réforme du statut de Protectorat. La France se doit de concilier la reconnaissance d'une évolution inévitable et le maintien de sa présence. Partout où s'élabore un monde nouveau, notre pays doit agir en sorte de garder sa place. À ces vastes problèmes, Mitterrand apporte des solutions. Celles qu'il préconise pour la Tunisie et l'Indochine ne manqueront pas de provoquer des réactions, bien que l'auteur se soit gardé de toute polémique. Comme Clemenceau, qu'il cite en épigraphe, il s'est proposé de servir à la fois son pays et la vérité. Présence française et abandon (1957) Hanoï, Saigon, Rabat, Tunis, capitales d'États indépendants, symbolisent le terme de la tragique aventure vécue par la France en ces années cinquante. Les gouvernements successifs, pour avoir voulu tout ignorer afin de tout maintenir, ont d'abord tout compromis pour tout perdre enfin. Mitterrand fut intimement lié au déroulement des événements dont il fait l'analyse. La Chine au défi (1961) Reprise de cinq articles publiés dans L'Express entre février et avril 1961, La Chine au défi est l'unique récit de voyage du corpus mitterrandien et l'une des pièces les plus méconnues : un tableau de la Chine Populaire en pleine mutation révolutionnaire.

  • Les "Printemps arabes" ont pris l'Occident par surprise. Pourtant, face aux Etats autoritaires nés après les indépendances, des hommes et de femmes se sont toujours levés. Ce sont à proprement parler des dissidents politiques, comme en connut l'Europe de l'Est à l'époque soviétique. Mais, à la différence des régimes autoritaires du passé, l'autoritarisme contemporain ne peut pas s'abstraire de son siècle : tous les habitants et tous les dirigeants savent qu'il existe un monde libre, quelque part, et que dans de nombreux Etats, y compris souvent les plus proches culturellement et géographiquement, les libertés politiques, publiques et privées sont en vigueur.
    Au Maghreb, cette conviction est d'autant plus forte qu'il existe un espace de circulation à la fois physique (15 millions de Maghrébins avec leurs descendants vivent en Europe au début du XXIe siècle), linguistique et culturel avec l'Europe, et en particulier avec la France. Deux grands spécialistes du Maghreb, l'historien Pierre Vermeren et la politiste Khadija Finan, écrivent une histoire méconnue du Maghreb.
    Des militants ont combattu au sein d'organisations nationales de droits de l'Homme (contre les brutalités policières et judiciaires), en faveur de revendications culturelles (droit à la langue berbère), de la liberté d'expression (droit à une presse et à des syndicats libres), de genre (droit à l'égalité des femmes) ou de respect des droits des travailleurs. L'aventure politique des Printemps arabes a tourné à la tragédie en Syrie et seule la Tunisie est parvenue à établir un compromis mais il demeure un point clef : un autre Maghreb est possible.

  • Si les textes sur la diplomatie culturelle sont assez conséquents, très peu concernent la production et la diffusion des films. Les activités sur la promotion et diffusion du cinéma par les établissements culturels français sont également quasiment absentes de nombreuses études consacrées à l'histoire du cinéma. Cet ouvrage comble cette lacune grâce au projet de recherche qui en est à l'origine : Exporter et soutenir le cinéma dans le contexte des Instituts français et des Alliances françaises. En analysant les dispositifs de diffusion et promotion, la programmation et les publics sollicités, l'ensemble des contributions permet d'établir un premier bilan sur la vie des salles de cinéma des Instituts français et des Alliances françaises ainsi que sur leurs activités hors les murs. D'abord indice du rayonnement unilatéral de la culture française, ensuite vitrine de la « diversité culturelle », l'histoire des activités des IF et AF en matière de cinéma est certainement complexe. Nous avons préféré la restituer avec toutes ses contradictions et fait le choix d'exposer la variété des discours à travers les documents émanant des institutions, les récits à la première personne de leurs représentants, les études de chercheurs affirmés ainsi que les textes de jeunes doctorants.

  • Tunisie, 2012. Deux ans plus tôt, la révolution enflammait le pays. Un historien spécialiste de la Tunisie analyse les enjeux et l'impact de cette révolte sans précédent. Il use pour cela des clés de sa discipline. En connaisseur et en intime, Serge La Barbera s'affranchit du carcan qu'impose la science et dérive allègrement vers la fiction. Mais une fiction amplement documentée, grâce à l'archive et à l'expérience personnelle. Cette plongée dans son propre imaginaire et son vécu bouscule ses déterminations et l'oblige à s'interroger sur son identité à lui, alors que se redéfinit celle de la Tunisie. Connaissances, troubles, souvenirs se superposent, s'entrecroisent et se répondent selon trois modes narratifs pour éclairer le syndrome de Salammbô, ville propice à l'exotisme littéraire.

  • Depuis la révolution tunisienne, le pays a attiré nombre de chercheurs, de journalistes et d'experts. Les articles et les discours médiatiques ont foisonné sur les mobilisations sociales et politiques, les résultats des élections d'octobre 2011, les démêlés avec la justice de militants et d'artistes. Cependant, si la révolution puis la victoire électorale des islamistes ont placé la Tunisie au centre des actualités internationales, les relations entre les artistes et les institutions autoritaires, les conditions socio-économiques de création et les rapports de sexe dans les mondes de l'art demeurent inconnus. Fondé sur une longue enquête de terrain, cet ouvrage comble ces manques en menant une analyse détaillée de l'univers littéraire tunisien et des rapports sociaux de sexe qui le traversent jusqu'à la révolution. Il ôte à la Tunisie, souvent présentée comme à part, son statut d'exception. Il rend enfin intelligibles, au-delà du cas de ce pays, les manières dont se reproduisent les rapports de sexe et les modes de domination en contexte autoritaire.

  • « Les Maghrébins sont des Arabes », « Au Maghreb, on parle français », « Le Maghreb est un carrefour de civilisations », « Au Maghreb, c'est l'explosion démographique », « Au Maghreb, les femmes n'ont aucun droit », « Les Berbères, ce n'est pas pareil... », « Le Maghreb, c'est la chasse gardée de la France » ... Pierre Vermeren nous invite à (re)découvrir cette Afrique du Nord avec laquelle nous avons des liens historiques et culturels très forts.

  • Phénomènes sociaux de grande ampleur, les pèlerinages ne sauraient être réduits à leur seule dimension religieuse. Ils participent en effet pleinement aux mobilités qui traversent la région, alimentant le développement touristique et les échanges commerci

  • La jeune Lina Ben Mhenni, aux commandes de son blog Tunisian Girl, est l'une des actrices les plus courageuses de cette guerre menée contre Ben Ali, le dictateur tunisien. Tandis qu'ex-ministres arabes et ex-ministres occidentaux palabrent sans vergogne sur le « printemps arabe », ce petit livre témoigne du rôle indéniable de la génération Facebook pour la conquête d'un monde sans violence, sans torture, sans censure et sans chefs. 

  • Au lendemain de la révolution, durant le mois de juin 2011, Christian Giudicelli est retourné dans une Tunisie qu'il avait déjà beaucoup parcourue. Il a voulu y percevoir les signes d'un possible renouveau. 'La Tunisie de la révolution, disait cet étudiant, c'est celle qui se tenait derrière le décor.' Cet espace, que les médias ont quelque peu délaissé, l'auteur tente de l'explorer. Ils se promène, toujours à l'affût. De Bizerte à Tunis, il rencontre des jeunes et des moins jeunes, croise des bacheliers, des marchands, des policiers, des footballeurs d'Afrique noire, des Libyens réfugiés, des petites danseuses et des garçons élégants, des victimes et des vainqueurs qui cherchent où est leur victoire. Se dégage de ce récit impressionniste l'image d'une société encore en crise mais étonnamment vivante.

  • Le parcours incroyable de Samia Orosemane, femme, voilée et humoriste.
    Samia Orosemane n'est pas une femme comme les autres. D'origine tunisienne, musulmane, cette comédienne de 36 ans s'est affranchie des préjugés pour vivre sa passion : la scène. De son enfance à Clichy-sous-Bois à son succès sur les planches, Samia raconte dans ce livre son parcours hors du commun.
    Pourtant, malgré sa formation au conservatoire de Paris, Samia a failli abandonner pour toujours l'humour. Avec un turban en guise de voile sur la tête, elle pensait que sa place n'était pas sous les projecteurs. Puis ce fut le déclic. Aujourd'hui, son destin l'a rattrapé. Grâce à la diffusion d'une vidéo qui a fait le buzz sur les réseaux sociaux (700 000 vues) après les attentats de Charlie Hebdo, des passages répétés dans les médias et deux spectacles, Samia est bel est bien un phénomène. L'humoriste remplit les salles en France, mais aussi au Maghreb, au Canada ou en Belgique, attirant un public aussi varié que les couleurs de ses tenues.
    Car Samia ose tout, aborde tous les sujets sans tabou ni vulgarité, abolit les clichés et ne laisse personne indifférent. Un témoignage inspirant, sincère et drôle. Un livre universel pour changer les mentalités et rappeler l'urgence de vivre ensemble.

  • Par son intensité et la puissance de ses images, ce texte nous invite aux premières loges d'un XXème siècle incroyablement tourmenté. Les épisodes d'une vie se succèdent ici à une cadence incroyable, de France en Tunisie, et enfin en Algérie.
    Ainsi se façonne, dans les tempêtes de l'histoire, la détermination d'hommes et de femmes au courage exceptionnel.
    Mais le talent de l'auteur ne s'arrête pas là. Sous les chênes verts de Tigzirt ou de Kroumirie, au creux de cette orangerais de la Mitidja, autuant de séquences impressionnistes, alors que souffle le sirocco sur les roses d'Alphonsine...
    Quel joyau que ce livre, oeuvre d'une femme exceptionnelle ! Il rassemble ses souvenirs d'enfance, de la colonisation de l'Algérie à la seconde guerre mondiale en passant par les années folles...

    Editions Tangerine nights

  • Le 14 janvier 2011, Ben Ali fuit la Tunisie, qu'il a gouvernée d'une main de fer pendant vingt-trois ans. Le pays vient de faire sa révolution, premier acte du printemps arabe, saluée par le monde entier. La France officielle, elle, reste pétrifiée et défend jusqu´au bout le dictateur.
    Comment expliquer que jusqu'à la fin, et au plus haut sommet de l'État, la France ait affiché son plus total soutien à Ben Ali et à son clan ? Telle est la question à laquelle répond ce livre édifiant : à droite comme à gauche, on ne compte plus les responsables politiques et diplomates qui ont tissé des liens étroits avec la dictature de Carthage, les entreprises françaises qui ont prospéré grâce à leurs liens avec la mafia de Tunis. Quant aux médias et aux intellectuels jusqu´au monde de la culture, ils sont nombreux ceux qui se sont fait les apôtres du régime de Ben Ali. Il faut dire que certains hôtels de luxe de Tunis sont particulièrement accueillants...
    Corruption et affairisme, réseaux politiques, liens d´amitiés : depuis la révolution, ceux qui, en Tunisie, vivaient dans la peur acceptent aujourd´hui de parler, le voile trop longtemps jeté sur les complicités de l'ancienne puissance coloniale se lève peu à peu. Ce livre révèle que la France s´est compromise au-delà de ce qu´on pouvait imaginer.

  • En relisant l'oeuvre d'Ibn Khaldûn, historien du XIVe siècle, Hamit Bozarslan en fait ressortir toute l'actualité et la justesse d'analyse. La chute des régimes de Ben Ali et de Moubarak ne trouve-t-elle pas une explication dans ce qu'il décrit comme l'inévitable « routinisation » du pouvoir, menant à la troisième et ultime phase de toute domination ?

    Théoricien de la civilisation, Ibn Khaldûn construit une analyse du pouvoir fondée sur la mise en évidence de cycles et de contradictions. Aucune cité ne peut se constituer sans la violence, mais elle ne peut pas non plus vivre avec, dans un va-et-vient permanent entre pacification et brutalisation. Conquête, domestication, puis exercice tyrannique du pouvoir : telles sont les trois phases de domination menant inexorablement à la chute d'un pouvoir, laissant la place à d'autres ambitions de puissance.
    L'étude révélatrice de Hamit Bozarslan sur un penseur d'une envergure digne de Machiavel illustre la pertinence d'une pensée qui n'a pas fini de nous interpeller

  • Cet ouvrage, qui est le fruit d´une coopération entre l´Ifpo et la Fondation Ford, examine le décalage existant dans la majorité des pays arabes  entre les débouchés de l´enseignement supérieur et les besoins du marché de l´emploi. Sept études de cas sont présentées qui concernent le Maroc, l´Algérie, la Tunisie, l´Égypte, la Jordanie, la Syrie et le Liban.  Toutes soulignent le chômage des diplômés, dont les causes sont multiples et pour partie liées au manque de croissance économique et aux politiques conduites en matière d´enseignement supérieur et de recherche.
    Tous les auteurs signalent le développement quantitativiste de l´enseignement supérieur au détriment de la qualité, son manque de relation avec le secteur privé et ses méthodes pédagogiques passives et déconnectée des réalités professionnelles d´aujourd´hui. Ces auteurs explorent aussi les pistes d´une sortie de crise pour l´enseignement supérieur en relevant tout de même l´amélioration globale des qualifications de la force de travail dans les différents pays.

  • Les interactions entre sociétés humaines et environnement constituent un défi majeur pour l´avenir de la planète. Les conférences internationales (Rio, Kyoto, Johannesburg, etc.) montrent toute l´ambiguïté et tous les enjeux économiques et politiques nationaux qui s´y expriment. Dans ce contexte hautement politique, comment créer des convergences qui répondent aux besoins des populations et à une gestion environnementale appropriée ? C´est bien là toute la difficulté du développement durable. L´une des réponses qu´apporte ce livre passe par la nécessité de renouveler en profondeur les problématiques scientifiques et par l´importance de développer des études au niveau local ; car c´est là où se trouvent confrontées les stratégies des sociétés et les réponses qu´elles apportent aux multiples contraintes auxquelles elles ont à faire face. Connaître et faire connaître, dans les processus de prise de décision, les capacités d´adaptation et d´innovation des sociétés locales, cerner de nouveaux modes de régulation pour l´usage des ressources naturelles, proposer des stratégies alternatives de développement durable : tels sont les enjeux fondamentaux des études développées dans ce livre, à partir d´exemples contrastés pris dans la zone bioclimatique méditerranéenne.

  • Depuis le tournant du XXIe siècle, des événements importants ont confirmé la place centrale de la laïcité dans le débat social et politique de nombreux pays relevant d'aires culturelles diverses. Au plan social, les questionnements sur la place du religieux dans l'espace public ont pris de l'ampleur, aussi bien en Europe que dans les Amériques et les pays arabes. Les différents régimes juridiques établissent de nouvelles dispositions. Certaines portent sur les signes religieux, d'autres concernent le corps, le genre, la sexualité, la vie. Cet ouvrage, s'appuyant sur des études et des recherches nouvelles, entend établir un bilan approfondi de différentes situations nationales (pays européens, africains, arabes, américains et Japon) avec trois objectifs principaux : d'abord, étudier comment les pouvoirs politiques assurent la liberté de conscience ; ensuite, analyser comment s'opère le rapport entre le droit positif et la norme religieuse ; enfin, approfondir la question des modes de gestion du religieux. Dans chaque pays, les dynamiques sociales et culturelles internes croisent les influences internationales du processus de globalisation, dont l'ouvrage rend également compte.

  • Les Juifs de Tunisie sont les seuls Juifs au monde à être tombés massivement sous le pouvoir de l´Allemagne hitlérienne et à avoir échappé à la Shoah. Pourtant l´anéantissement de cette Communauté était prévu, comme le prouve la présence à la tête des for

empty