• Mimmo et Cristofaro sont amis à la vie à la mort, camarades de classe et complices d'école buissonnière. Cristofaro qui, chaque soir, pleure la bière de son père. Mimmo qui aime Celeste, captive du balcon quand Carmela, sa mère, s'agenouille sur le lit pour prier la Vierge tandis que les hommes du quartier se plient au-dessus d'elle. Tous rêvent d'avoir pour père Totò le pickpocket, coureur insaisissable et héros du Borgo Vecchio, qui, s'il détrousse sans vergogne les dames du centre-ville, garde son pistolet dans sa chaussette pour résister plus aisément à la tentation de s'en servir. Un pistolet que Mimmo voudrait bien utiliser contre le père de Cristofaro, pour sauver son ami d'une mort certaine.
    L'intrigue est semblable à celle d'un livret d'opéra : violence et beauté, bien et mal se mêlent pour nous tenir en haleine jusqu'au grand final.
    Giosuè Calaciura est né à Palerme et il vit et travaille à Rome. Journaliste, il écrit régulièrement pour de nombreux quotidiens et diverses revues. Borgo Vecchio est son cinquième roman traduit en français. Il a remporté, lors de sa sortie en Italie, le prix Paolo Volponi.
    « La langue de Giosuè Calaciura est unique, objectivement unique : c'est une langue très belle, dense, poétique, baroque, traversée de constantes inventions métaphoriques. »
    Jérôme Ferrari
    « Borgo Vecchio est une fable mélodramatique qui fait penser aux oeuvres les plus visionnaires de García Márquez. Le portrait d'une insularité méditerranéenne magique et extrême. »
    Goffredo Fofi, Internazionale

  • Mexique, été 1902. Deux soeurs kidnappées aux États-Unis sont contraintes à la prostitution dans les ruines d'un temple aztèque caché au coeur des montagnes. Leur père, John Lawrence Plugford, ancien chef de gang, entame une expédition punitive pour tenter de les sauver, accompagné de ses deux fils et de trois redoutables acolytes. Il s'adjoint également les services d'un jeune dandy désargenté, attiré par la promesse d'une rétribution alléchante. Peu d'entre eux survivront à la sanglante confrontation dans les badlands de
    Catacumbas.

  • Belladone

    Hervé Bougel

    C'est le début de l'été et la toute fin des années 60, dans une ville morne des Alpes. Une montagne surplombe l'agglomération. A son sommet, une énorme statue de la Vierge veille sur la vallée.
    Un petit garçon observe sa famille et s'interroge : son père avale régulièrement tous ses cachets de Belladone ; sa mère est autoritaire, son frère aîné est une véritable brute et sa petite soeur est réduite au silence.
    Comment s'échapper de cet univers étouffant ? Par où fuir ? Dans ce court roman noir écrit au cordeau, Hervé Bougel agite des ombres et explore les chemins de l'enfance.
    Hervé Bougel est né en 1958. A 16 ans, il quitte l'école et exerce différentes professions, jusqu'à devenir, en 1997, éditeur de poésie. Il vit à Bordeaux.

  • Femmes au bord de la nuit

    Michel Quint

    • Phébus
    • 1 October 2020

    Jacky, c'est un sanguin. Quand il débarque à la Vacquerie, et se rend compte que sa maison a été squattée, transformée en atelier de couture, il prend sa faux et décapite les mannequins en plastique.
    Cela fait des années qu'il n'est pas revenu. Depuis que son épouse, Véronique, s'est jetée d'un quatrième étage. Il vit avec Cécile maintenant, une beauté elle aussi, mais moins tragique que Véro...
    À l'arrivée de Tom, un géant débonnaire, Jacky se calme. Comment pouvait-il savoir que c'était cet ami d'enfance qui occupait sa résidence ? Alors hospitalité par-ci, hospitalité par-là et tout le tralala.
    Mais quelque chose ne tourne pas rond. Le passé ressurgit : une jeunesse faussement dorée, une mère alcoolique, la violence comme un engrenage...
    Des générations d'hommes qui jouent avec les femmes comme le chat avec la souris.
    Né en 1949 dans le Nord-Pas-de-Calais, Michel Quint écrit pour le théâtre avant de se lancer dans le roman noir. En 1989, il obtient le Grand Prix de littérature policière pour Billard à l'étage, et décide de se consacrer pleinement à l'écriture. Paru en 2000, Effroyables jardins est traduit en vingt-cinq langues et vendu à plus d'un million d'exemplaires. Il est l'auteur chez Phébus d'Apaise le temps, de Misérables !, et des Aventuriers du Cilento. Sentinelle de la littérature, il défend un art engagé, en prise avec notre époque.

  • - 62%

    Avec impertinence et humour, L'Enlèvement des Sabines démonte la mécanique des rapports de force et opère une libération, aux confins du meurtre et de la folie.
    Pour son pot de départ, Sabine reçoit une sex doll. Stupéfaite, la jeune femme rentre chez elle accompagnée de sa poupée aux seins démesurés et au visage figé de manga. Un renversement s'opère face à cette étrange colocataire convoitée et confortablement installée.
    D'un naturel effacé, Sabine se confie et pas à pas s'impose dans le jeu mortifère de son couple avec Hans - un metteur en scène mondialement connu pour ses spectacles ultra réalistes, encensé par toute la critique qui veut y lire une dénonciation de la violence.
    Pourtant en coulisse sévit un monstre féroce protégé par son charme, son succès et son aura de créateur génial.

  • 1995. Aux confins du désert californien, Gabi, quatorze ans, est kidnappée par un psychopathe ultra-violent et sa secte satanique. L'insondable scène de carnage laissée par les ravisseurs ne livre aucun indice, la police patine, le sort de la jeune fille semble scellé. Fou de désespoir, son père, Bob Hightower, le flic local, se voit obligé de faire confiance à une ancienne adepte du culte : Case Hardin, une ex-junkie avec des comptes à régler. Leur quête commune ne tarde pas à se transformer en une traque sauvage marquée par la drogue et la violence, qui les oblige inexorablement à regarder le diable dans les yeux.

  • "Vous dramatisez les choses. Quand des jeunes filles disparaissent, elles ont souvent de bonnes raisons de le faire. Tous les ans, des milliers de jeunes femmes abandonnent leurs familles, leurs écoles..." Pas de quoi s'inquiéter ? Homer Wycherly, riche Californien, n'est pas de cet avis. Voilà deux mois que Phoebe, sa fille unique, a disparu, alors qu'il était à l'étranger. Maintenant qu'il est rentré, il se fait un sang d'encre et s'en remet à Lew Archer pour la retrouver. Sauf qu'il ne lui facilite pas la tâche, car il veut laisser son ex-femme, à la conduite pour le moins bizarre, en dehors de l'affaire. Naturellement, cette exigence ne fait qu'attiser la curiosité d'Archer. Les cadavres commencent à sortir des placards.

  • Avancer toujours !
    Les Roues parcourent le monde, à bord de leurs véhicules, à la poursuite de l'horizon et de points. Une vie de poussière et d'asphalte où seules les routes demeurent. Une civilisation où la voiture est l'unique instrument de citoyenneté.
    Dany et Sarah sont des enfants du goudron et de l'essence. Avec leur père, ils vivent au jour le jour dans leur Peugeot 203 de couleur blanc-albatros. D'une station à l'autre, en nomades modernes, ils roulent, jusqu'à l'accident... et les Pieds.

    Walter Kurtz était à pied est un récit déroutant dans lequel Emmanuel Brault nous fait prendre le volant vers un avenir où l'homme et la voiture ne font plus qu'un.

  • Les infâmes

    Jax Miller

    Freedom Olivier, alcoolique et suicidaire, a pass dix-huit ans se cacher dans une petite ville de l'Oregon, sous protection du FBI. Hante par son pass douloureux et la mort bruutale de son mari, elle souffre d'avoir abandonn ses deux enfants pour chapper la vengeance de son beau-frre. En apprenant la disparition de sa fille Rebekah, leve par un pasteur aux croyances radicales, elle part avec l'nergie du dsespoir pour le Kentucky. Aprs tant d'annes se cacher, quitter l'anonymat c'est laisser son bourreau l'occasion de la retrouver. Et de se venger. Entre les paums magnifiques, les flics indlicats, les dgnrs de sa belle-famille et de dangereux fanatiques religieux, son priple tourne l'odysse.

  • Candyland

    Jax Miller

    Candyland n'est pas un conte ordinaire. C'est l'Amérique.
    Il était une fois Sadie Gingerich, ancienne amish, seule dans sa confiserie d'une ville minière de Pennsylvanie. Sa vie va brutalement changer lorsque son fils est assassiné par sa petite amie, Allison.
    Cruauté du destin, Sadie fait la rencontre de Danny, le père d'Allison, en proie à ses propres démons. Leurs lourds passés et le choc du meurtre s'entremêlent pendant l'enquête de police, révélant une vérité indicible.
    Entre les doux pâturages de la communauté amish, les montagnes isolées du Nord et les villes minières abandonnées de la Rust Belt, la vie et l'amour sont broyés, laminés par la drogue et la pauvreté de l'Amérique rurale. Un lieu où les rêves ne se réalisent pas, où les fins heureuses n'existent pas.

  • Fatimah vit au Kurdistan irakien avec son mari, leurs enfants et la famille de son mari. Un jour, elle est emmenée à l'hôpital de Souleymanyeh, très grèvement brûlée. Un accident domestique, apparemment... Un premier roman poignant de Marina Carrère d'Encausse pour décrire la terrible réalité des crimes d'honneur.
    Fatimah vit au Kurdistan irakien avec son mari, leurs enfants et la famille de son mari. Un jour, elle est emmenée à l'hôpital de Souleymanyeh, très grèvement brûlée. Un accident domestique, apparemment... " Apparemment " car ces accidents dont sont victimes de nombreuses femmes, en général très jeunes, masquent souvent des crimes d'honneur.
    Tandis que Fatimah va lutter pour vivre malgré ses blessures, pour ses enfants et le bébé qu'elle porte et qu'elle appelle le " bébé de la honte ", la vie dans son village s'organise sans elle. À tel point qu'il semble qu'elle n'ait jamais existé. Seule sa fille aînée continuera à évoquer son souvenir.

    Que va devenir Fatimah ? Que s'est-il passé le jour de l'"accident" ? le jour où le "bébé de la honte" a été conçu ? Quels mystères planent sur cette femme ?


    Un roman poignant pour décrire la terrible réalité des crimes d'honneur.

  • Dans ces récits solidement construits, l'inquiétante étrangeté de chaque détail, l'horreur toute simple - donc absolue - et le réalisme alimentent un fantastique aussi spectaculaire qu'ambigu ; fantastique parfois drôle, plausible et cependant opaque comme peuvent l'être la monstruosité de l'enfance, la force tonnante d'un fleuve en crue, l'inclémence de la forêt vierge et des midis tropicaux ou le délire de l'homme, délire de l'amour ou folie de mort.

  • Un homme ouvre son coeur à sa femme disparue sous les coups d'un autre, venue le visiter le temps d'une nuit. Un voyage intérieur poétique, âpre et intime. Le temps d'une nuit, le narrateur est visité par sa femme disparue sous les coups d'un homme. Il lui parle et l'emmène dans une déambulation dans les rues parisiennes. Sur les lieux de leur amour et de leurs déchirures, il s'adresse à elle et convoque, au fil de pages intenses, les blessures et les joies de leur destinée tragique, leurs souvenirs communs, leur fils merveilleux et la difficulté de vivre sans elle. Un voyage intérieur passionné et poétique.

  • En douce

    Marin Ledun

    Sud de la France. Un homme est enfermé dans un hangar isolé. Après l'avoir séduit, sa geôlière, Émilie, lui tire une balle à bout portant. Il peut hurler, elle vit seule dans son chenil, au milieu de nulle part. Elle lui apprend que, cinq ans plus tôt, alors jeune infirmière, elle a été victime d'un chauffard. L'accident lui a coûté une jambe. Le destin s'acharne. La colère d'Émilie devient aussi puissante que sa soif de vengeance. En Douce est un roman dévastateur, où l'injustice se heurte à la force de vie d'une héroïne lumineuse.

  • Noir canicule

    Christian Chavassieux

    • Phébus
    • 5 March 2020

    Nous sommes en 2003. Lily est taxi. Elle accompagne un couple de vieux agriculteurs sur la route de Cannes, en pleine fournaise. Et si la canicule se prolongeait indéfiniment ?
    Sur l'autoroute, les bolides klaxonnent de loin, fusillent le rétroviseur d'appels de phare et passent en trombe.
    À mesure que la température monte, les personnages se dévoilent, entre amour et violence. Lily songe à sa plus grande fille, Jessica, que l'adolescence expose aux premières déconvenues sentimentales. À son ex-mari, qui l'a quittée pour une femme plus jeune. À leurs anciens jeux érotiques...
    Il y a quelque chose de pourri dans l'atmosphère. La vie semble se résumer à une peur de souffrir.
    Et le lecteur est loin d'imaginer ce qui l'attend...
    Né en 1960, Christian Chavassieux vit près de Roanne, sa ville natale. Auteur de Mausolées paru aux Éditions Mnémos en 2013, il aborde des domaines aussi variés que le théâtre, la nouvelle, l'essai, la chronique quotidienne sur son blog, la poésie, et les écrits sur l'art. L'écriture est pour lui le terrain d'un engagement.

  • Condamné à me tuer

    Jonathan Destin

    • Xo
    • 10 October 2013

    En France, 14% des enfants ne se sentent pas en sécurité au collège.


    10% sont victimes de harcèlement. Certains finissent par en mourir.



    Jonathan est encore à l'école primaire lorsque les brimades, les insultes, les coups commencent. On se moque de lui, de son physique, de son nom de famille. Puis on le menace, on lui demande de l'argent, on lui dit qu'on va tuer ses parents. La peur et la honte l'empêchent de parler. Les adultes ne voient rien ou lui assènent que c'est un jeu. Jonathan est seul face à ses bourreaux.


    Le calvaire qu'il a enduré, jusqu'à s'immoler par le feu parce que la mort lui semblait être la seule solution, d'autres enfants le vivent tous les jours. Ils n'osent pas parler, sont en butte au déni des adultes et perdent tout espoir.


    Jonathan a été brûlé à 72%. Il a passé trois mois dans un coma artificiel, a subi dix-sept opérations et continue de souffrir de douleurs incessantes.


    Pour lui, aujourd'hui, la reconstruction passe par le partage de son histoire, afin que les enfants victimes osent enfin parler. Et que les adultes ouvrent les yeux.



    Un témoignage bouleversant pour briser le silence.

  • Non, la télévision pour les bébés n'est pas un divertissement sans danger ! Non, elle n'est pas un outil de découverte du monde ! Non, elle ne peut pas constituer un support d'échanges familiaux ! Et encore moins faire offi ce de nounou ! Chez les bébés, la télévision ne s'appuie pas sur des repères déjà élaborés, elle participe à la construction de leur cerveau, de leur psychisme, de leur rapport aux autres. Elle n'est qu'une pièce du gigantesque dispositif que les marchands de « temps de cerveau disponible » ont imaginé pour imposer leur vision du monde et leurs intérêts. Cette nouvelle édition d'un ouvrage précurseur paru en 2007 enfonce le clou en citant plusieurs travaux de recherche publiés depuis. Ceux-ci montrent sans ambiguïté que divers troubles cognitifs et relationnels mesurés à 13 ans sont corrélés au temps passé devant un écran de télévision avant l'âge de 3 ans. Les parents, et tous ceux qui s'occupent des bébés, doivent tenir compte des dangers des écrans dans l'éducation des jeunes enfants.

     

  • Enquête sur les viols perpétrés dans une université américaine Célèbre pour son campus universitaire et surtout pour son équipe de football - les Grizzlis -, l'université de Missoula est secouée par plusieurs affaires de viols commis entre 2010 et 2012 par des étudiants. À partir de ce scandale retentissant, Jon Krakauer brosse le tableau d'une Amérique où le viol est le crime le plus fréquent - même si près de 80% des victimes ne portent jamais plainte. Comment expliquer ce phénomène ? Peut-on dresser un portrait type du violeur ? Quelles sont les répercussions d'un tel traumatisme pour la victime ? Comment la société et la justice réagissent-elles ? C'est à toutes ces questions que Jon Krakauer entend répondre.

  • On pourrait croire la violence en voie d'éradication de nos quotidiens mais, à y bien regarder, il n'en est rien. Si les violences émanant des individus sont effectivement jugulées par de solides appareils policiers, la violence économique, sociale, politique, imposée par le néolibéralisme perdure allègrement, tendant même à se fondre dans le décor. Dans cet essai ravageur, François Cusset nous décrypte ces nouvelles logiques de la violence avec lesquelles nous cohabitons malgré nous.
    Le monde est déchaîné. La violence n'y a pas reculé, comme le pensent certains. Elle a changé de formes, et de logique, moins visible, plus constante : on est passé de l'esclavage au burn-out, des déportations à l'errance chronique, du tabassage entre collégiens à leur humiliation sur les réseaux sociaux, du pillage des colonies aux lois expropriant les plus pauvres... L'oppression sexuelle et la destruction écologique, elles, se sont aggravées.
    Plutôt qu'enrayée, la violence a été prohibée, d'un côté, pour " pacifier " policièrement les sociétés, et systématisée de l'autre, à même nos subjectivités et nos institutions : par la logique comptable, sa dynamique sacrificielle, par la guerre normalisée, la rivalité générale et, de plus en plus, les nouvelles images. Si bien qu'on est à la fois hypersensibles à la violence interpersonnelle et indifférents à la violence de masse. Dans le désastre néolibéral, le mensonge de l'abondance et la stimulation de nos forces de vie ont fait de nous des sauvages d'un genre neuf, frustrés et à cran, et non les citoyens affables que la " civilisation " voulait former. Pour sortir de ce circuit infernal, et de l'impuissance collective, de nouvelles luttes d'émancipation, encore minoritaires, détournent ces flux mortifères d'énergie sociale. Mais d'autres les convertissent en haines identitaires et en replis patriotes. Qui l'emportera ? De quel côté échappera toute la violence rentrée du monde ?

  • Dans un paysage dominé par une usine chimique abandonnée, au milieu de bois empoisonnés, l'Intraville, aux immeubles hantés de bandes d'enfants sauvages, aux adultes malades ou lâches, est devenue un modèle d'enfer contemporain. Année après année, dans l'indifférence générale, des écoliers disparaissent près de la vieille usine. Ils sont considérés par la police comme des fugueurs. Leonard et ses amis vivent là dans un état de terreur latente et de fascination pour la violence. Pourtant Leonard déclare que, si on veut rester en vie, ce qui est difficile dans l'Intraville, il faut aimer quelque chose. Il est plein d'espoir et de passion, il aime les livres et les filles. Il y a dans ce roman tous les ingrédients d'un thriller, mais le lecteur est toujours pris à contrepied par la beauté de l'écriture, par les changements de points de vue et leur ambiguïté, par le raffinement de la réflexion sur la façon de raconter les histoires et les abîmes les plus noirs de la psychologie. On a le souffle coupé, mais on ne sait pas si c'est par le respect et l'admiration ou par la peur. On est terrifié mais aussi touché par la grâce d'un texte littéraire rare.

  • « J ai voulu montrer le calvaire que vivent des femmes comme moi. Dénoncer le silence de ceux qui savent mais se taisent. Et répondre à ceux qui se demandent pourquoi une femme battue a tant de mal à quitter son tortionnaire. » Sans doute Alexandra est-elle au début restée par amour. Il y a eu les promesses, également : « Je ne recommencerai plus. » Puis les coups à nouveau, les insultes, les humiliations, les viols, les strangulations, la peur.

    C est la peur qui empêche de partir. Peur de se retrouver à la rue avec ses quatre enfants, peur des représailles sur ses proches si elle se réfugiait chez eux. Peur des menaces directes de son mari : « Si tu fais ça, je te tuerai. » Le soir du drame, Alexandra lui a dit qu elle allait s en aller. La fureur de son dernier étranglement l a terrifiée au point de provoquer son geste fatal.

    En reconnaissant, dans son cas, la légitime défense, la justice française a braqué les projecteurs sur les victimes des violences conjugales. Et le témoignage digne et bouleversant d Alexandra Lange, adresséà nous tous, est aussi un appel à l aide pour ces femmes en danger.

  • Ancienne reporter de guerre devenue journaliste lifestyle, Diane Beaufort part séjourner en Écosse. Elle espère y trouver le calme dont elle a besoin pour achever la rédaction de son premier roman. Dans son hôtel des Highlands, elle rencontre Sarah et Jérémie, un jeune couple en voyage de noces, et se lie d'amitié avec eux. Hélas, une série de meurtres mystérieux va troubler leur voyage. En visitant le château de Highstone, où un chevalier français a péri au fond d'un cachot, Sarah est assaillie de visions.
    Qu'est-elle venue chercher sur les landes écossaises? Y aurait-il un lien entre ces crimes et le jeune couple?
    De découvertes en révélations, les événements s'enchaînent, qui bouleversent chacun des personnages...
    Le suspense est permanent dans ce roman de Marie-Bernadette Dupuy. Entre Écosse et Canada, l'auteure nous offre une intrigue riche en péripéties portée par un trio efficace et attachant. La jeune Sarah connaît de nombreuses frayeurs, tandis que son couple est souvent chahuté. Mais heureusement, Diane veille toujours au grain...

    1 autre édition :

  • « Je ne demandais qu'à lui donner de l'amour, à le satisfaire, à le combler. Mais il a refusé tout ce que je lui offrais. C'est à ce moment-là que les meurtres ont commencé à Bradfield... » Féru de supplices anciens, un homme punit atrocement ceux qui l'ont repoussé. La police, dépassée, fait pour la première fois appel au psychiatre profileur Tony Hill. Mais entrer dans la tête d'un serial killer, c'est aussi affronter ses propres démons. Aidé de l'inspecteur principal Carol Jordan, ils partent sur les traces d'un tueur aussi pervers qu'insaisissable.

  • L'art prolonge l'enfance et l'adolescence, période où la culture est particulièrement investie. Le goût pour les jeux vidéo et les références pop, notamment numériques, se sont imposés et laissent supposer que les héros de séries ou les super-héros sont entrés dans notre vie, comme de nouveaux amis ou des membres substitutifs de notre famille interne. Séries, cinéma, peinture, jeu vidéo, bande dessinée, livre ou autre flash mob, la pop culture ne se décline pas seulement en fonction de son média, elle a modifié notre façon de vivre.

    L'auteur explore la possibilité d'un voyage associatif à partir de son expérience clinique et d'artistes qui ont laissé une empreinte souvent essentielle. Des peintres modernes au Street Art, d'Arcimboldo, Iron Man aux transhumanistes en passant par Michaël Jackson et certains de ses patients, il s'attache à créer un décalage en subvertissant le réel.

    Cet entrelacs entre la culture et la clinique pose sans cesse de nouvelles questions voire de nouveaux défis quant à la compréhension de l'humain au contact de la modernité.

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