• C'est un été en Normandie. Le narrateur est encore dans cet état de l'enfance où tout se vit intensément, où l'on ne sait pas très bien qui l'on est ni où commence son corps, où une invasion de fourmis équivaut à la déclaration d'une guerre qu'il faudra mener de toutes ses forces. Un jour, il rencontre un autre garçon sur la plage, Baptiste. Se noue entre eux une amitié d'autant plus forte qu'elle se fonde sur un déséquilibre : la famille de Baptiste est l'image d'un bonheur que le narrateur cherche partout, mais qui se refuse à lui. Flanqué d'une grand-mère à l'accent prononcé, et d'une tante « monstrueuse », notre narrateur rêve, imagine, se raconte des histoires, tente de surpasser la honte sociale et familiale qui le saisit face à son nouvel ami. Il entre dans une zone trouble où le sentiment d'appartenance est ambigu : vers où va, finalement, sa loyauté ?
    Écrit dans une langue ciselée et très sensible, Un jour ce sera vide est un roman fait de silences et de scènes lumineuses qu'on quitte avec la mélancolie des fins de vacances. L'auteur y explore les méandres des sentiments et le poids des traumatismes de l'Histoire.

  • Tout semble opposer Éric et Laura. Si la réussite sociale de celui-ci n'a pas tenu toutes ses promesses, la déchéance de Laura est totale, aussi bien sur le plan amoureux que professionnel. En dépit de la colère ressentie face à l'impossibilité de communiquer, déclinée en impossibilité d'aimer, Éric tâche pourtant d'interroger ce fossé qui les sépare, à l'aune de ce qui les unit.

    Dans ce portrait de Laura, Éric Chauvier se lance finalement dans un examen autocritique d'une grande honnêteté, outrepassant les clichés qui trop facilement opposent l'intellectuel à ses sujets issus d'une autre classe sociale. À travers le récit d'un amour non advenu, ou survenu trop tard, l'anthropologue s'efforce de raconter autrement les fractures qui divisent la France d'aujourd'hui.

    Anthropologue, Eric Chauvier est né en 1971. Il a déjà publié, aux éditions Allia, Anthropologie(2006),Si l'enfant ne réagit pas (2008), Que du bonheur, La Crise commence où finit le langage(2009), Contre Télérama(2011), Somaland(2012), Les Mots sans les choses(2014), Les Nouvelles Métropoles du désir(2016) et Le Revenant(2018).

  • Année scolaire 2015-2016, une station balnéaire dans le sud-est de la France. Un concours de mannequins annonce une étape de sa tournée régionale dans cette ville qui ne s'anime d'ordinaire qu'à l'arrivée des touristes en été.
    Garance Sollogoub, la fille d'une professeure de danse, est d'ores et déjà donnée favorite. Elle attire l'attention d'une bande d'adolescents plus âgés, les plus populaires, ceux avec lesquels elle a toujours rêvé de traîner. Pour se faire accepter d'eux, elle va devoir consentir à quelques sacrifices. En échange, ils vont lui offrir trois choses : l'ennui, le sentiment d'appartenance et la férocité de la meute.

    Quelques mois plus tard, Garance disparaît.

    Elle a menti pour les ailes est un premier roman né de deux interrogations générationnelles : quelle influence le monde numérique a-t-il sur l'évolution du langage, et comment la société de l'hyperconnexion entretient-elle une mélancolie du présent ?
    Ces personnages nous touchent d'autant plus que, malgré leur jeunesse et leur contemporanéité, ils ont la douloureuse prémonition de leur obsolescence. Dans ces pages, ils deviennent des figures tragiques quand ils se tournent vers leurs pulsions, seuls indices du réel et preuves tangibles du temps qui passe.
    Francesca Serra offre à cette génération des milléniaux, si souvent caricaturée avec la brutalité d'un tweet, une fresque héroïque, charnelle et profondément humaniste.

  • L'intensification et l'amplitude des migrations internationales à l'aube du xxie siècle placent l'Europe devant de nouveaux défis. Au coeur d'un système migratoire d'ampleur inédite, il lui faut d'urgence élaborer une stratégie visionnaire pour assurer ou refonder sa cohérence. Condition préalable : la compréhension de son passé migratoire récent. Fondé sur les derniers résultats de la recherche, ce livre explore les articulations complexes entre mobilités, migrations et constructions identitaires en contexte transnational. Les migrations étudiées ici dans plusieurs aires géographiques d'Europe et jusqu'en Israël sont appréhendées dans leur dimension culturelle, économique ou ethnographique, mais aussi historique et politique. Ainsi rassemblés, les articles proposés par des auteurs de diverses nationalités marquent l'état de la réflexion scientifique et constituent un observatoire pertinent dans le contexte contemporain d'une Europe inquiète, marquée par « la crise des réfugiés ». Ce livre vise à nourrir la réflexion politique et civile sur la question migratoire.

  • Ce livre prend appui sur les analyses logiques et ludiques de Lewis Carroll pour souligner le caractère fictif et labyrinthique de l'identité. Contre le sophisme du particularisme culturel, ce livre place l'identité dans une réflexion sur la frontière, en abandonnant les crampes mentales que donne la notion d'appartenance unique. Comment mettre en avant les observations et les expériences plutôt que les convictions et les jugements expéditifs ? Cette question, mise en évidence par des philosophes empiristes comme David Hume ou des logiciens comme Bertrand Russell, sert de pivot pour substituer au débat idéologique contemporain sur l'identité, les constructions fictives des philosophes, des constructions rationnelles qui prennent le relais des anciennes épopées pour penser le mien bien plus que le moi.
    L'identité comme fable philosophique repose sur le réseau sémantique des emprunts et des métamorphoses. C'est une notion qui nous permet de refaire le lien avec la puissance onirique d'un personnage comme Alice dans Les aventures d'Alice au pays des merveilles. L'enseignement des songes d'une part, les exigences du droit d'autre part sont un antidote aux crispations identitaires.
    L'exemple de la culture arabo-musulmane sert de mise à l'épreuve des thèses présentées ici. Cette culture, loin d'être enfermée dans une spécificité, est par bien des aspects - pensons à Averroès - le fonds anonyme de la culture européenne de la Renaissance du XVIe siècle et de celle des Lumières du XVIIIe siècle. Comparer sans égaler les productions culturelles est une activité qui aide à comprendre comment s'inscrivent dans la vulnérabilité des corps l'exil, l'accent, la voix : autant d'expressions flottantes de l'identité.

  • Devant la tombe de sa mère à Alger, Suzanne El Kenz, Palestinienne vivant en France, mêle le passé et le présent, se souvient et espère dans des tonalités parfois légères et rieuses, parfois tragiques. Son rêve ? Que les Palestiniens retrouvent un pays en paix, « qu'il y ait un match de foot et que les enfants de notre nation se disputent contre des enfants d'une autre nation, et qu'après la victoire ou la défaite, qu'on voie un grand défoulement populaire dans les rues transmis par toutes les radios et les télévisions du monde. Oui, c'est ça un pays. Réel. »

  • Les 4 piliers essentiels pour vivre pleinement
    À cette question récurrente : « Que recherches-tu dans la vie ? » quoi de plus spontané que de répondre : « Le bonheur ! » Pourtant, cet objectif semble toujours nous échapper et nous laisser insatisfaits. Pourquoi, alors, ne pas poser la question différemment ? Car ce qui fait que la vie vaut la peine d'être vécue, c'est le sens qu'on lui donne !
    En se basant sur les avancées récentes de la psychologie, tout en se référant aux grands penseurs, Emily Esfahani Smith propose de fonder cette quête du sens sur quatre piliers fondamentaux :
    - L'appartenance : trouvez votre tribu et comptez sur elle.
    - La raison d'être : identifiez ce qui vous motive, les valeurs qui vous poussent à agir.
    - La mise en récit : verbalisez, écrivez tout ce qui forge votre identité.
    - La transcendance : accueillez ces moments qui vous connectent avec quelque chose qui vous dépasse, devant une oeuvre d'art ou un coucher de soleil.
    Découvrez dès maintenant VOTRE pilier principal, pour une vie plus pleine et réussie !
    « J'ai eu un véritable coup de coeur pour le livre d'Emily. Car, plus qu'un livre, c'est une fabuleuse enquête sur la quête de sens. Sens de l'existence, que nous cherchons tous, et qu'Emily nous invite à trouver. Magique et puissant. Je le recommande chaleureusement ! » - Raphaëlle Giordano, auteur de Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n'en as qu'une.

  • La notion de transmission fait-elle encore sens aujourd'hui ? Migration et transmission ont-elles partie liée ? Comment s'opère la transmission en contexte migratoire ? Nos sociétés post-migratoires à l'aube du xxie siècle peuvent-elles, entre ruptures et continuités, réinventer « l'esprit de sociabilité » cher aux philosophes des Lumières ? Quelle part d'identité l'étranger immigré transmet-il à ses enfants, quelle part d'étrangéité à la société qui l'accueille ? C'est à ces questions que répondent des spécialistes de huit nationalités différentes, en croisant les aires géographiques et culturelles ou les échelles temporelles, et avec les outils de leurs disciplines respectives : la géographie, la philosophie politique, l'anthropologie, la sociologie, la sociolinguistique, l'histoire et la civilisation. Un faisceau d'enquêtes inédites et un arsenal analytique international à la mesure de l'enjeu (post)migratoire à l'aube du xxie siècle.

  • LE PRÉSENT OUVRAGE A POUR OBJET L'ENGAGEMENT DES JEUNES DITS « EN DIFFICULTÉ » : jeunes de la rue, en « sortie de rue », en parcours de réinsertion, placés en centres jeunesse, en quête identitaire ou fréquentant des organismes communautaires.

    Si on observe une modification des référentiels d'action publique concernant la jeunesse, le type d'engagement considéré lors des prises de décisions est souvent limité au domaine socioculturel, angle qui exclut la relève des décisions touchant les secteurs clés de l'insertion sociale. Du côté de l'expérience d'engagement, la tendance consiste à souligner l'apathie des jeunes, qui s'explique par leur faible participation électorale, maintenant largement documentée. Or, nombre d'actions collectives correspondent à des mobilisations organisées, notamment grâce au rôle fondamental joué par les organismes communautaires et les intervenants dans la mise en action de la jeunesse.

    Des travaux récents ont montré combien les jeunes s'engageaient autrement, dans des domaines aussi variés que possible. C'est notamment le cas des trois projets de recherche à l'origine de cet ouvrage. Rédigé par autant de chercheuses investies depuis plusieurs années dans ces champs d'étude, ce livre a pour but de mieux comprendre les contours et les processus particuliers de l'engagement des jeunes en difficulté. Au-delà de son utilité en matière de réflexions théoriques, méthodologiques et empiriques, cette mise en commun se veut également une véritable prise de position épistémologique qui consiste à replacer le discours de la jeunesse au centre de l'objet de recherche.

  • Champion et Ooneemeetoo Okimasis, jeunes Cris du nord du Manitoba, sont arrachés à leur famille et placés dans une école catholique résidentielle du Sud. Aliénés par une culture qu'on leur impose, ils luttent pour leur survie. La Reine blanche, personnage mythique, veille sur eux et les ramène vers l'univers magique dont ils sont issus. L'un deviendra musicien et l'autre danseur. De leur art, un espace de possibilités, un monde nouveau, émergera.

    Ce projet a été réalisé grâce au soutien financier d'Ontario Créatif

  • Il ne se passe pas une journée sans que nous soyons sollicités par des images, des films, des livres, des messages appartenant à un autre monde: celui des esprits désincarnés.

    Le présent livre Quand l'au-delà se manifeste n'est pas là pour effrayer. Bien au contraire, il aidera le lecteur à mieux saisir toute la portée des nombreuses manifestations des pensionnaires de l'au-delà.

    Depuis la parution de son premier livre, Serge Girard a reçu plusieurs confidences de lecteurs et de lectrices. Depuis près de trente ans, monsieur Girard a aussi été témoin de manifestations quasi quotidiennes d'esprits désincarnés. Il est donc parfaitement en mesure de nous instruire sur les manifestations de l'au-delà et leur nature.

    Serge Girard a également consacré un chapitre, le dernier, à la prière, où il nous propose des textes très précis pouvant aider ceux et celles qui ont l'habitude de l'utiliser.

    L'esprit des morts est vivant. Ce livre nous en fournit incontestablement la preuve.

  • Brandon Cartwright, copropriétaire du Black Cat et du Manor, a toujours eu une attirance pour les jolies femmes soumises. Il tient cependant farouchement à son indépendance. Aucune femme n'a jamais emménagé chez lui.
    Jusqu'au jour où il fait la connaissance de Tasha Grant, venue postuler pour un emploi de serveuse au Black Cat.

    La jeune femme va devenir une véritable obsession et bouleverser sa vie et ses habitudes.

  • Changer de prénom, c'est chercher à « devenir soi-même » (ou redevenir soi-même). De nombreux travaux ont pointé les injonctions contemporaines à être authentique sans insister sur les outils aux mains des personnes cherchant à fabriquer leur authenticité. Pour le dire autrement : changer de prénom n'est pas seulement répondre à la question « qui suis-je ? » (à la question de l'identité ou de l'identification étatique), mais c'est aussi répondre à la question de l'authenticité : « qui suis-je en vérité ? ». Identité et authenticité sont ainsi en tension dans les dossiers judiciaires. À travers une étude de la jurisprudence (soixante ans d'arrêts de cours d'appel, plusieurs dizaines d'observations d'audiences dans les tribunaux) et plusieurs mois de travail dans les archives des greffes, Baptiste Coulmont analyse comment le droit, petit à petit, en est venu à considérer le prénom non plus seulement sous l'angle de ses fonctions d'élément de l'état civil, à savoir sa capacité à identifier précisément un individu, mais aussi sous l'angle de ses fonctions connotatives : la capacité du prénom à indiquer l'appartenance à un groupe. S'est ainsi construit un « droit à devenir soi-même », reconnu à présent par des juristes et des magistrats. On peut dès lors déployer une sociologie empirique de la fabrique de l'authenticité, en étudiant, à travers les archives judiciaires, les contextes où elle se manifeste concrètement. Autant d'histoires singulières qui racontent tour à tour le rapport de l'individu à son corps ou à son genre, ou encore à son sentiment d'appartenance nationale.

  • Pompéi

    Patrick Roy

    Chaque fois que je sors de moi-même, je me liquéfie, au gré des journées de travail et des villes où je m'égare, étranger. Je m'arrache du lit le matin pour retomber en enfance ou en convulsion devant les cadences d'un monde durci. Partout l'avenir passe pour mort et j'essaie d'habiter le présent dans un univers d'algorithmes où règnent l'évasion et l'expérience client - pour un peu, j'y croirais encore. Il y a les voix de mes parents et tous mes âges emmêlés, il y a des nuées d'oiseaux jaseurs et mon corps couvert de cendres. Il y a les signes multiples que nous courons à notre perte et l'évidence de ma bonne fortune. Je sais bien qu'on dort toujours sur le Vésuve, n'empêche : j'apprends à être là pour ceux que j'aime.
    - P. R.

  • Des documents araméens d'Éléphantine dans l'Égypte du viie siècle avant l'ère chrétienne aux enquêtes ethnologiques du xxie siècle sur les juifs éthiopiens en Israël, cet ouvrage présente des problématiques his­toriques, ethnologiques, linguistiques et anthropologiques sur la famille juive à différentes époques, dans les espaces où les juifs ont su fonder des cultures originales. Comment les sociétés juives ont-elles adapté l'arsenal juridique hérité de la Bible et du Talmud relatif au mariage, au divorce, au lévirat ou à l'héritage des filles? Quelle mission éducative relève de la famille? Quel est le rôle de cette dernière dans la transmission de valeurs, rites et coutumes qui fondent l'appartenance ou l'identité? Quelles images apparaissent à l'écran, au théâtre ou encore à travers les stéréotypes de l'épigraphie funéraire ? La construction de la famille s'appuie-t-elle sur les représentations et modèles de parenté engrangés dans une mémoire collective et individuelle ? Ce livre, issu de la collaboration de quinze chercheurs spécialistes des études juives, s'efforce de répondre à ces questions avec clarté et érudition.

  • La culture, qu'on le veuille ou non, joue un très grand rôle dans les organisations. Ne pas en tenir compte entraîne habituellement de nombreux problèmes dans tous les secteurs de l'entreprise. Mais en tenir compte peut créer autant de problèmes si on ignore la vraie nature de la culture dans une organisation. C'est à ce paradoxe que s'attaque l'auteur en nous proposant une vision originale de la culture organisationnelle. Ce livre saura intéresser à la fois les personnes qui se préoccupent des structures fondamentales des organisations et les gestionnaires qui ont à coeur l'efficacité de leurs entreprises.

  • Les amitiés fragiles nous portent et, parfois, nous déportent, confondant en nous les sentiments d'appartenance, les fidélités solubles, les promesses rompues. Ne reste alors que le coeur vivant des plaisirs ou des tristesses, toujours floués que nous sommes, au bout du compte, face aux dégradations du temps qui passe. Ce recueil est un acte de foi en ce qui perdure en nous du chagrin comme du plaisir d'avoir été pour d'autres, qui le furent aussi pour nous, essentiels. Ces textes tracent un parcours qui n'a de sens qu'à travers cette grâce qu'a parfois la mémoire de nous faire ressentir le plus profond désarroi. On s'accroche à ce qui fut, à ce qui surnage, car la solitude se nourrit de ce pacte qu'on a signé avec sa propre histoire afin de ne jamais se renier. Les amitiés se confondent, les sentiments qui en survivent aussi.

  • Le nouveau livre de Serge Girard, son septième depuis 1990, lève le voile sur les échanges que l'homme peut entretenir avec le monde des morts. Il explique le phénomène de l'invocation en révélant le véritable processus énergétique qui y est associé.

    Mais que signifie « invoquer l'au-delà »? Que peuvent nous apporter ces demandes que nous adressons à Dieu, aux esprits supérieurs ou à nos défunts? Quelles sont leurs vraies valeurs?

  • « Parcours identitaires de jeunes francophones en milieu minoritaire » explore comment s'articule la notion d'identité chez huit adolescents franco-ontariens, âgés de 15 et 16 ans. Ces jeunes ont participé, de 1997 à 2000, à une étude ethnographique qui a mis l'accent sur leurs pratiques langagières et le sens qu'ils accordent à ces pratiques. La recherche a porté une attention toute particulière à la notion d'identité bilingue, qu'elle déconstruit en vue d'en comprendre la signification pour ces jeunes et d'examiner si cette forme identitaire peut exister en soi en tant que phénomène stable, ou s'il s'agit plutôt d'un phénomène transitoire menant, à plus ou moins long terme, à l'assimilation.
    Les portraits révèlent que l'identité de ces jeunes est en pleine mouvance, que leurs parcours identitaires sont loin d'être linéaires. L'étude démontre que le concept « d'identité bilingue » est plus complexe que ne le laissent croire, à ce jour, les études quantitatives qui voient dans ce phénomène un pas vers l'assimilation définitive au groupe anglophone dominant.

  • Parce qu'il a des boutons d'acné et ne porte pas de vêtements griffés, Vincent, 12 ans, est victime d'intimidation à l'école secondaire. Alors que tout ce qu'il désire est d'être accepté des autres, c'est exactement le contraire qui se produit. Ses pires ennemis, le groupe des populaires, s'en donnent à coeur joie pour lui faire vivre les pires sévices physiques et psychologiques: on le traite de noms, lui crache à la figure, lui arrache ses vêtements, l'enferme à clef dans son casier, le menace de mort, lui vole son lunch le midi, lui casse la gueule devant tout le monde...

    Puis, un beau midi, Vincent fait la découverte d'un crayon grâce auquel il se découvre un talent en dessin. Au même moment, il fait la rencontre de Vicky, nouvellement arrivée dans le quartier, une fille qui a une façon bien particulière de voir les choses. Aidé de son crayon et de sa nouvelle amie, Vincent remportera un prestigieux concours de dessins, qui fera de lui une coqueluche à la polyvalente. Son apparition à Jeunesse en vedette, une émission de télévision populaire diffusée sur les ondes de Radio-Canada, ne passera pas inaperçue, surtout pas aux yeux des populaires. Alors qu'il obtient enfin le succès dont il a toujours rêvé, Vincent sera contraint de réaliser malgré lui que la popularité a un prix. Jusqu'où sera-t-il prêt à aller pour faire partie de la gang?

  • Il y a plus de vingt ans, le Jonquiérois Serge Girard s'est présenté aux Éditions JCL, comme tous les autres auteurs, avec son manuscrit sous le bras et le coeur plein d'espoir. Une cinquantaine d'esprits, disait-il, l'avaient aidé et inspiré à rendre à terme ce travail sérieux de réflexion.

    Se pourrait-il que?
    Les morts sont silencieux, c'est bien connu. Très peu d'entre eux sont revenus sur la Terre, en chair et en os, pour nous raconter exactement ce qui se passe dans l'au-delà. Cependant, depuis la nuit des temps, plusieurs Esprits désincarnés ont confié des témoignages très intéressants aux médiums qui possédaient le don de les capter.

    Serge Girard est un de ces médiums que les Esprits ont utilisés sciemment comme intermédiaire, afin de livrer à tous leurs points de vue sur plusieurs aspects de la vie humaine et terrestre. Mieux encore, ces habitants de l'au-delà ont raconté avec précision quels individus étaient-ils sur la Terre, et ce qui leur est arrivé dans l'après-mort.

    Remise en question
    Maintenant disponible en format semi-poche, Messages de l'au-delà constitue un témoignage d'une grande honnêteté. Ce livre questionne très humblement nos attitudes en tant qu'être humain et surtout nous fait réfléchir sur l'idée que nous nous faisons de la mort et de ses suites.

  • On a beaucoup écrit que si, dans le passé, la religion avait constitué un principe essentiel de différenciation politique, il n'en allait plus de même aujourd'hui. On s'est également demandé si la classe sociale continuait d'avoir une incidence sur le comportement politique.
    En fait, les comportements politiques et les systèmes d'opinions et d'attitudes qui leur sont associés restent fortement dépendants du niveau d'intégration religieuse et de l'appartenance objective et subjective à une classe sociale. Ce que l'analyse, menée à partir d'entretiens non directifs et d'enquêtes par questionnaires, révèle, à l'origine des comportements politiques, ce sont les croyances et les convictions, les implications affectives, la représentation du champ social, les systèmes de normes et de valeurs caractéristiques notamment du catholicisme et de la classe ouvrière. L'emprise de ces structures symboliques est largement tributaire de l'histoire des individus et de leurs groupes d'appartenance.
    L'analyse de données collectées en 1966 et sa confrontations avec des résultats plus récents montrent à la fois le profond enracinement culturel des systèmes d'attitudes ainsi constituées et leur évolution, inséparable des mutations globales de la société française.

  • Les auteurs ont construit, dans les années 1960, le modèle d'une culture politique ouvrière dans laquelle appartenance au groupe ouvrier, sentiment d'appartenir à la classe ouvrière, rejet du libéralisme économique et républicanisme débouchaient sur un vote de gauche, notamment communiste.
    Les mutations et ruptures, idéologiques et électorales, intervenues dans les années 1980-1990 ont conduit à ce livre fondé sur des entretiens non directifs et 18 enquêtes par sondage réalisées entre 1962 et 2002.
    Cette approche empirique permet aux auteurs de mettre en évidence l'évolution des attitudes politiques ouvrières sur quarante ans, d'en évaluer l'ampleur, d'en dater précisément les étapes majeures et de proposer une synthèse sans équivalent.


  • Un premier roman qui pénètre dans l'univers clos d'une communauté juive orthodoxe et examine les notions d'appartenance et de foi avec chaleur et humour

    Un premier roman qui pénètre dans l'univers clos d'une communauté juive orthodoxe et examine les notions d'appartenance et de foi avec chaleur et humour.

    Londres,2008. Chani Kaufman, jeune fille de dix-neuf ans élevée dans la tradition juive ultra-orthodoxe, s'apprête à épouser Baruch Levy, futur rabbin. Elle attend avec une intense anxiété le jour de son mariage et plus encore la fatidique nuit de noces, synonyme d'inconnu et de mystère.
    Rivka, épouse du rabbin Chaïm Zilberman, elle-même rabbine, prépare Chani à cette union. Alors qu'elle lui enseigne les secrets de la vie conjugale, Rivka se remémore la rencontre avec son mari et le chemin parcouru, fait d'amour, de concessions et de trahisons. Mais ses échanges avec la jeune mariée ébranlent ses convictions les plus profondes, tant personnelles que religieuses.
    Chani et Baruch, Rivka et Chaïm. Deux couples, deux générations aux parcours différents. Aux prises avec les évolutions du monde moderne, tous vont devoir se confronter à des choix difficiles.

empty