• Après quinze ans, Aurelio Blanco sort de la prison où il a été incarcéré pour son implication dans l'escroquerie d'Olinka, un complexe de luxe construit suite à l'appropriation de terrains publics. À nouveau libre, il compte bien récupérer ce qu'on lui a volé : son foyer, sa fille, sa vie. Après tout, par loyauté aux Flores, sa belle-famille, il avait endossé la faute contre la promesse de sortir tôt de prison... avant qu'on l'abandonne à son sort.
    Olinka décrit les affaires et secrets d'un clan de Guadalajara, capitale et paradis du blanchiment d'argent. C'est là que les Flores ont construit leur ville. Mais la réalité mexicaine transforme les utopies en farces sanglantes, et la multiplication des projets immobiliers est un signe clair de la corruption rampante.
    Avec ce roman noir, Antonio Ortuño confirme qu'il est l'un des observateurs les plus lucides des impasses et de la violence, sous toutes ses formes, de son pays.

  • Rassemblant des essais et des articles écrits entre 1978 et 1993, ce livre précurseur analyse les rapports de domination en démontrant que leurs formes matérielles sont inextricablement liées à leurs formes idéelles - à la manière dont la pensée scientifique ou théorique, le "sens commun", l'idéologie les valident ou les justifient. Le servage, l'esclavage et ce que, la première, Colette Guillaumin a nommé sexage, reposent sur une appropriation rendue possible par l'établissement de catégories prétendument naturelles qui font des dominé·es "des choses dans la pensée elle-même".

  • Le rapport de l'école primaire aux technologies numériques fait l'objet d'une attention constante et suscite encore aujourd'hui de nombreuses questions : quels sont les usages qui en sont faits en classe ? Quelles modifications des pratiques pédagogiques induisent-elles ? Sur un autre plan, comment l'action pédagogique mobilisant ces instruments est-elle accompagnée ?C'est à ce double enjeu que tente de répondre cet ouvrage. En mobilisant différents cadres théoriques, il propose un ensemble de recherches récentes sur ces questions vives. L'influence des tablettes sur les pratiques d'écriture en classe ainsi que la question très actuelle de l'apprentissage de l'informatique à l'école primaire sont abordées. L'évolution des modes et pratiques de supervision pédagogique en France et dans différents pays d'Afrique subsaharienne est également développée.Cet ouvrage présente l'originalité de s'inscrire dans un contexte francophone, il met en avant la contribution des recherches en éducation aux débats sur le numérique à l'école.

  • Au croisement des modèles théoriques, cet ouvrage effectue une double synthèse à la fois du côté des neurosciences cognitives et du côté de la psychanalyse sur la question de la mémoire. Cet ouvrage propose une étude sur la mémoire, son fonctionnement et ses troubles, dans une optique « complémentariste », c'est-à-dire, une double lecture, celle de la psychanalyse et celle des neurosciences avec un maillon intermédiaire : celui de la psychologie développementale précoce. Ainsi, il fait apparaître des correspondances entre concepts relevant d'épistémologies différentes, entre fonctionnement cérébral et fonctionnement psychique. Les neurosciences comme la psychanalyse mettent en perspective la dynamique et les enjeux des processus mnésiques.

  • Le terme « appropriation » est de plus en plus utilisé en sciences humaines, sans pour autant que l´on sache à partir de quels postulats il se trouve justifié, que ce soit pour expliquer une action ou pour en faire une méthode de recherche. Le but de ce court essai est de l´intégrer à une théorie de l´interprétation qui en révèle pleinement sa puissance, et c´est à partir du pragmatisme de Charles Sanders Peirce que cela est possible.

  • « Je n'ai pas le temps, je suis débordé, je ne sais plus où donner de la tête, je suis fatigué, je suis trop stressé, je ne peux pas me poser, je cours toute la journée... » Combien de fois en une semaine entendons-nous, ou prononçons-nous, une de ces phrases ?À l'heure où nous sommes de plus en plus nombreux à avoir l'impression que tout va trop vite, découvrez une nouvelle façon d'appréhender votre temps, zen et déculpabilisante. Prenez conscience de votre relation au temps, améliorez-la, initiez-vous à l'art de la pause, tentez l'expérience des réveils matinaux ou choisissez vos moments personnels en fonction de votre rythme, accordez à nouveau votre pleine attention à vos proches... Et grâce au carnet pratique, mettez tout de suite en application vos nouvelles résolutions. Il est temps de ne plus vivre vos journées de la même façon !

  • La revue Spirale propose un numéro printanier sur l'appropriation culturelle où les collaboratrices et les collaborateurs réfléchissent sur ce que signifie le fait de parler en lieu et place d'autrui. Le dossier, présenté par Eftihia Mihelakis, explore plusieurs thèmes et enjeux : les cultures autochtones, le rapport à la censure, les sans-papiers en France, les droits d'auteur, le racisme anti-Noirs et bien plus. Il comporte entre autres un entretien avec Barbara Métais-Chastanier, un dialogue entre Nathalie Batraville et Rachel Zellars et des essais de Catherine Mavrikakis et de Mélikah Abdelmoumen. Lisez également une lettre de Sophie Létourneau, une deuxième chronique sur la critique par Catherine Voyer-Léger, un portfolio de Maryse Goudreau présenté par Claire Moeder, des recensions critiques par Kevin Lambert, Laurence Pé, Rebecca Leclerc, Martin Hervé, Luba Markovskaia, Pierre Popovic, Simon Lévesque, Yan Hamel, Clément Willer et Caroline Hogue, puis en théâtre, les critiques de Gilbert David et de François Jardon-Gomez.

  • La logique destructrice qui régit le voir humain n'a jamais été étudiée par la psychanalyse, pourtant la première concernée. Par contre, les légendes et la pathologie la clament sans équivoque : avec d'un côté la croyance au mauvais oeil, le mythe du BAsilic "qui tue par le regard" ; et de l'autre les phobies, l'angoisse du regard, les innombrables troubles de la vision, etc. Cette méconnaissance provient de ce que Freud s'est trouvé comme inhibé dans son élaboration sur ce sujet : G. Bonnet analyse les raisons et les méfaits de ce blocage en reprenant ses analyses du narcissisme, de l'hystérie, des perversions. Il démontre ensuite les effets de ce voir implacable dans la cure, dans l'oeuvre littéraire : celle de Bataille, et dans une affection étonnate : l'anémie provoquée ou "syndrome de Lasthénie de ferjol", dont il apporte ici la première étude psychanalytique exhaustive. Ce livre est d'actualité, car notre époque est dominée par une poussée à voir sans précédent : le problème ne vient pas tant de ce que l'on montre trop de violence, mais de ce qu'un voir sans limites est fondamentalement violence et qu'il fait constamment resurgir la destruction pour s'en repaître et pour se justifier.

  • Nous vivons dans une société de la démesure dominée par le temps de l'urgence et de la course perpétuelle. La logique de la gestion efficace et de la consommation a cloisonné et formaté nos espaces sociaux. Il s'agit d'un véritable processus de désappropraition du monde : nous ne sommes plus maîtres de notre vie, mais dépendants de la télévision, de la publicité, de l'urbanisation galopante...

  • En vue de lutter contre les ségrégations socio-résidentielles et la paupérisation des quartiers d'habitat social, la politique nationale française en matière de renouvellement urbain a fixé des objectifs ambitieux, mettant l'accent sur l'accroissement des démolitions. Dans le cadre de ces opérations, les habitants sont appelés, dans les limites de leur compétence, à participer à la définition d'un projet pour leurs quartiers. Ils sont également contraints par un relogement imposé dont le bon déroulement dépend de la qualité de l'offre résidentielle proposée. Cette dernière lorsqu'elle fait l'objet d'une adhésion de la part des habitants et répond à leurs attentes, stimule leur désir d'appropriation. Dans le cas contraire, lorsque la forme urbaine est dépréciée, elle ne fait qu'empirer la situation du repli territorial auquel la démolition-reconstruction tente d'apporter des solutions. Notre ouvrage analyse, à partir d'une démarche d'enquête ethno-méthodologique, comment le relogement et le post-relogement ont-ils été perçus et vécus différemment par les habitants, entre le deux sites étudiés. Ces derniers sont situés dans la banlieue nord marseillaise et présentent des contrastes majeurs du point de vue de l'offre résidentielle proposée. Alors que la copropriété Bellevue, grand ensemble des années 60 construit afin d'accueillir les « pieds-noirs » de retour d'Algérie, fait l'objet d'une dé-densification par démolition partielle, la Cité Bassens, quant à elle, subit une démolition totale. Cette cité de transit construite afin de reloger les populations en provenance des bidonvilles, s'est vue remplacée par des habitations de type semi-individuel.

  • Après avoir barré la route au projet de déménagement du Casino de Montréal à Pointe-Saint-Charles, en 2006, le mouvement populaire du quartier le plus militant de Montréal poursuit son combat et obtient la cession gratuite, en 2012, d'un des anciens entrepôts du chemin de fer Canadien National, un immeuble de plus de 8 000 m2 voué à la démolition par les «promoteurs»: le Bâtiment 7. L'édifice rescapé abritera un pôle d'activités sociales, artistiques et politiques compatibles avec une économie solidaire et écologique.

    Ce livre fait le récit de cette appropriation populaire, une victoire obtenue de haute lutte contre un puissant groupe immobilier, les édiles municipaux, et l'urbanisme du tout-condo. Contre la résignation aussi.

    Les auteur-e-s, membres du Centre social autogéré qui a joué un rôle déterminant dans la lutte, analysent pour nous leurs stratégies, leurs succès et leurs doutes, tandis qu'ils se prêtent au jeu de la négociation, nouent des alliances avec des partenaires aux horizons très divers et combattent la redoutable inertie que leur oppose l'administration municipale.

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