• "Née pour détruire les rois, née pour remodeler le monde, née pour horrifier et briser et recréer, née pour endurer et n'être jamais effacée". Ainsi est Médée, femme libre et enchanteresse, qui brise tous les tabous pour maîtriser son destin. Magicienne impitoyable assoiffée de vengeance ou princesse amoureuse trahie par son mari Jason ? Ce portrait d'une femme exceptionnelle, qui s'élève contre la loi des hommes, allie noirceur et passion dévorante. David Vann offre une relecture moderne du mythe originel et fondateur de la civilisation occidentale dans toute sa complexe et terrifiante beauté.

  • Dans un XIXesiècle encore à écrire, un jeune écrivain du nom de Victor Hugo s'insurge de la destruction de l'ancienne France et de ses monuments. Texte de jeunesse qui témoigne de l'acuité précoce de son auteur, Guerre aux démolisseursnous met face à un homme engagé dans les débats de son temps, et dont le diagnostic sévère laisse le lecteur toujours aussi dubitatif. Quelle place pour la protection du passé dans une époque obsédée par le progrès industriel ?
    Victor Hugo met ici toute sa verve pour répondre à cette question et se fait le défenseur de ce qui constitue rien de moins que l'âme et l'histoire d'un pays : ses monuments. Le texte d'Hugo fascine en ce qu'il pose les jalons d'un débat ancien de presque deux siècles, qui reste aujourd'hui encore plus que jamais d'actualité.

    Faut-il le rappeler ? Victor Hugo (1802-1885) est le fameux auteur de Notre-Dame de Paris et des Misérables...

  • Moi, violent ?

    Nous sommes collectivement de plus en plus conscients de la violence du monde : on parle de discriminations raciales, de violences sexistes, de crimes incestueux... pour ne citer que quelques-unes des violences ordinaires. Mais toujours, le violent, c'est l'autre ! Et dans nos relations, c'est justement cette peur de l'autre qui est source de violence. Cet ouvrage explore les différents aspects de cette violence interpersonnelle : la séduction, l'emprise, la jalousie, la médisance, l'indifférence, l'idéalisation...

    Pour chacun de ces poisons relationnels, il met en regard la lecture psychanalytique et le point de vue des trois religions abrahamiques - le judaïsme, le christianisme et l'islam - car dans leur quête d'Absolu, les religions sont les premières concernées par ces formes de violence. Accessible, précis et vivant, ce livre essentiel vient éclairer ce qui constitue le coeur du fanatisme en s'appuyant sur des exemples de la littérature, d'une part et sur des extraits des textes fondateurs (la Bible et le Coran), d'autre part.

    Tarik Abou Nour est imam, professeur, théologien, président de l'IESIP (Institut d'enseignement supérieur islamique de Paris) et responsable du premier site français de droit musulman malikite.

    Philippe Haddad est diplômé du séminaire israélite de France. Rabbin de l'Union libérale israélite de France (ULIF), il enseigne, il écrit et il est l'un des principaux contributeurs d'Akadem.

    Nicole Jeammet est psychanalyste et maître de conférences honoraire en psychopathologie à l'université René Descartes-Paris V. Elle est déjà l'auteure de plusieurs ouvrages.

    Gilles-Hervé Masson, prêtre depuis 1990, devient dominicain en 1999 et développe le département de théologie des éditions du Cerf. Il est actuellement vicaire à la paroisse Saint-Eustache de Paris.

  • Votre enfant vous supplie de lui acheter un smartphone pour son entrée en 6e parce que « tout le monde en a un » ? Votre adolescent passe des heures sur Instagram et Snapchat, au détriment de son sommeil ? C'est la bataille quotidienne pour limiter le temps passé sur les écrans ou faire décrocher le petit dernier de Fortnite ?Vous refusez de perdre le contrôle sur ce que votre enfant voit sur Internet (pornographie, violences, fausses informations) ? Ce livre est fait pour vous ! Rédigé par Marie-Alix Le Roy, à l'origine d'un groupe de parents unis contre les dérives des écrans, il brosse un état des lieux alarmant mais lucide, informe largement sur les différents dangers et donne des conseils pratiques et éprouvés, issus de l'expérience concrète des parents.Protégeons nos enfants des écrans !Ne les laissons pas payer l'addiction !

  • « Contrairement à ce qu'on croit, la politique n'est pas l'art du possible ; c'est l'art de l'impossible. »

    Dans la soirée du 8 novembre 1923, la tentative de putsch menée par Hitler échoue à la brasserie Bürgerbräukeller de Munich. Il est arrêté puis enfermé dans la prison de Landsberg de novembre 1923 à décembre 1924. Ce « document fictionnel » s'intéresse de près à ces quatorze mois décisifs qui expliquent, en partie, son accession au pouvoir moins de dix années plus tard, avec une facilité inimaginable.

    Commence alors une plongée en apnée dans le quotidien et la psyché du futur Führer qui s'est persuadé que son destin et celui de l'Allemagne ne font qu'un.

    /> Page après page, ce Journal fictif, criant de vraisemblance nous prouve d'une façon magistrale que la puissance des mots, si bénéfique ou maléfique soit-elle, peut encore avoir des répercutions à la fois personnelles et mondiales au sein de nos sociétés modernes.

    Aujourd'hui, alors que l'humanité entière est menacée par l'émergence d'une nouvelle forme de barbarie, que le nationalisme connaît un nouvel essor, que le racisme étend son emprise, que la manipulation des masses est recherchée à tout prix et que la construction européenne est menacée, je considère qu'une nouvelle approche d'Hitler est utile et même nécessaire. Haris Vlavianos

    Haris Vlavianos est né en 1957 à Rome, de parents grecs. Il a fait ses études à Bristol et à Oxford. Sa thèse s'intitule Greece 1941-1749 : from Resistance to Civil War. Il vit actuellement à Athènes où il enseigne à l'American College of Greece, ainsi qu'au Centre européen de traduction (EKEMEL). Très connu en Grèce, il a publié une dizaine de recueils de poésie et dirige la revue («Poésie»). Il a traduit des auteurs comme Whitman, Pound, Longley, Ashbery, Stevens, Goldoni, Blake, etc

  • La violence sociale qu'on voit se manifester aujourd'hui, à la fois politique, économique et interindividuelle, était autrefois limitée et freinée, à l'échelle de sociétés fermées, par la croyance en des dogmes religieux, irrationnels et souvent absurdes, auxquels presque plus personne n'ajoute foi à présent. L'auteur du Temps du sida et de La Folle Histoire du monde se propose de montrer ici qu'en deçà des anciens dogmes religieux existe une conscience universelle, fondée sur des dispositions humaines très particulières, à la fois physiques et mentales ; et dont les religions ne sont que les enfants dégénérés. De cette conscience découle une morale, absolument incompatible avec la barbarie moderne ; ainsi qu'une liberté individuelle, un courage et une joie, dont notre époque a perdu jusqu'au souvenir. Le choix se pose donc maintenant à chacun de nous de réintégrer son extraordinaire humanité, ou de s'enfoncer toujours plus profondément dans la barbarie.


  • Alain Bentolila retrouve le terrain où sa voix porte le mieux : celui de l'Ecole, qu'il souhaite voir se métamorphoser face aux défis qui l'attendent. Un essai court et percutant en pré-campagne électorale.
    o Donner la priorité à la maîtrise de la langue française, afin que
    les élèves puissent mettre en mots leur pensée, faire entendre
    leur voix et questionner celle des autres, tous les autres.
    o Refuser de programmer l'échec et l'exclusion des enfants les
    plus fragiles, en mettant en place de vrais sas de transition aux
    moments névralgiques du cursus.
    o Réconcilier spiritualité et laïcité, en faisant de la religion un
    sujet de réflexion dont on ose parler à l'école : les enfants
    doivent pouvoir se réapproprier l'idée de Dieu et l'interroger.
    Parce que seule l'éducation de nos enfants pourra faire
    rempart à la barbarie, Alain Bentolila formule dans ce livre
    onze propositions fortes, concrètes et inédites pour rénover
    l'école et en faire un lieu de tolérance, de diversité culturelle
    et de résistance humaniste, où parents et professeurs
    devront travailler main dans la main pour former les
    jeunes esprits.

  • Au travers d'un dialogue avec Pablo Neruda et en écho à son livre «L'Espagne au coeur», «Un refuge au milieu des flammes» explore une faille tragique de l'histoire : la barbarie.

    Ce long poème évoque les ruines du passé, sur lesquelles se sont érigées nos sociétés, peut-être même nos civilisations. Ce que nous appelons «progrès» a-t-il un sens quand il se réalise aux dépens de masses humaines sacrifiées, au nom de croyances devenues aveugles? Tant qu'il y aura du sang dans les rues, pourrons-nous prétendre que nous sommes une société humaine? Et si, au fond, la barbarie était une composante indissoluble de toute culture?

    La Guerre civile espagnole, venue du fond des âges, apparaît comme une anticipation vertigineuse des temps modernes et annonce les fosses communes ou s'enlisera plus tard l'Histoire contemporaine. Échappant à toute espagnolade ou nostalgie poétique, l'ouvrage illustre le désir de mort qui traverse les siècles jusqu'à aujourd'hui, de Guernica jusqu'à Alep.

    En écho à cette première partie de l'ouvrage, «L'Ange de l'Histoire» rappelle l'éternel et intolérable combat des hommes et des femmes contre la Terreur. Quand l'Histoire tourne le dos au passé, quand celui-ci lui fait horreur, il s'interdit de créer les conditions du progrès. Le salut réside alors dans cette foi du prochain pas, alors même que la course furieuse de l'exil reste le dernier espoir des oubliés.

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